- il y a 7 minutes
- #faceabockcote
Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Toulèvement de la Terre depuis très longtemps, depuis quelques temps, en fait, à chaque fois qu'ils font une action,
00:00:04ils ont annoncé plein d'autres actions à côté qui permettent de perturber les forces de l'ordre.
00:00:08Donc il faut être assez vigilant, mais oui, il y a un risque aujourd'hui.
00:00:11En tout cas, on voit cette volonté, et là je rejoins tout à fait ce que dit Mathieu.
00:00:15Dans la jeunesse, aujourd'hui, il y a une vraie volonté de violence politique.
00:00:21On est avec un sondage qui montre que 44% des jeunes considèrent que la violence est nécessaire pour faire
00:00:25avancer leurs idées.
00:00:26Et ça, il y a une vraie évolution de ce point de vue-là.
00:00:29Et puis surtout, quand vous parlez de la violence, vous avez parlé des soulèvements de la Terre, jurisprudence sainte solide.
00:00:35Quand vous avez 66 gendarmes qui sont blessés et que vous avez des élus de la France insoumise
00:00:42ou des élus écolos qui n'ont pas eu de mots pour soutenir les forces de l'ordre
00:00:48et condamner justement la présence des policiers ou des gendarmes présents sur place,
00:00:53ne vous étonnez pas qu'il y ait une jeunesse qui considère aujourd'hui que la violence,
00:00:57c'est le meilleur vecteur pour avoir des...
00:00:58Et sainte solide, ça a été vraiment le camp de formation et d'entraînement
00:01:01puisqu'il y a beaucoup, beaucoup de différents mouvements politiques,
00:01:05de différentes obédiences de l'ultra-gauche qui se sont formés lors des manifs de sainte solide.
00:01:09Et rappelez-vous de la formule de Gérald Darmanin à l'époque, c'est l'éco-terrorisme.
00:01:13Première fois qu'on parlait d'éco-terrorisme.
00:01:15Je voudrais qu'on revienne avec vous, Elodie Huchard, sur le rôle de la France insoumise
00:01:18dans les événements que l'on voit et auxquels on assiste depuis maintenant trois semaines.
00:01:23Elodie Huchard ?
00:01:24Oui, parce qu'on voit que la France insoumise, elle a immédiatement, en fait,
00:01:28attisé et récupéré le mouvement lycéen.
00:01:31Et on sait que le rêve de la France insoumise, et elle le dit sans arrêt,
00:01:34c'est cette fameuse convergence des luttes.
00:01:36Comprenez, tous les pas contents dans la rue.
00:01:38Et si c'est le chaos, finalement, ce n'est pas bien grave.
00:01:41Et on voit que, d'ailleurs, la France insoumise est toujours en tête des cortèges.
00:01:45D'ailleurs, tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon était dans le cortège autorisé.
00:01:48On a vu que, d'ailleurs, la délégation insoumise est très rapidement partie.
00:01:52C'est Beli Bagayoko qui est resté jusqu'à la fin.
00:01:54Il a été accueilli, il faut le dire, comme une vraie star.
00:01:57Il a fait des selfies toute la journée dans ce cortège.
00:02:00Et on voit que la France insoumise, elle attise cette colère,
00:02:04elle attise ces jeunes, elle leur explique que les policiers les mutilent.
00:02:08Je reprends évidemment les mots de la France insoumise, ce ne sont pas les miens.
00:02:10Et petit à petit, ce discours, il finit par infuser.
00:02:13On a des jeunes ultra excités à qui on explique depuis des années
00:02:17que le gouvernement est méchant avec eux, que le gouvernement est injuste,
00:02:21que le policier est un ennemi.
00:02:22Et donc, l'ennemi, forcément, on va le combattre.
00:02:25Et on voit ensuite ce que fait la France insoumise depuis tout à l'heure sur les réseaux sociaux.
00:02:28Pas un mot, effectivement, pour les images qu'on est en train de voir,
00:02:31pas un mot pour les forces de l'ordre.
00:02:33Mais au contraire, il souligne que le mouvement ne s'essouffle pas,
00:02:36qu'il faut continuer.
00:02:37On va quand même rappeler la réalité des chiffres.
00:02:39Sur les chiffres officiels, on est à 320 000 personnes qui ont manifesté aujourd'hui.
00:02:43410 000 la semaine dernière, 550 000 il y a deux semaines.
00:02:46Les chiffres montrent quand même que le mouvement pour les cortèges officiels s'essouffle pour l'instant.
00:02:51Après, on est dans un week-end qui est n'en déplaise à certains qui préfèrent parler d'Halloween.
00:02:57C'est le week-end de la Toussaint.
00:02:58Oui, bien sûr.
00:02:59C'est un week-end qui, normalement, où les gens partent un peu en vacances.
00:03:03Je trouve quand même que plus de 300 000 personnes qui se rassemblent dans toute la France,
00:03:08c'est le signe que, certes, il s'essouffle quand on regarde le chiffre brut.
00:03:13Mais attention, le 5 novembre prochain, il y a une nouvelle mobilisation.
00:03:18On va voir comment vont se dérouler les prochaines mobilisations à la rentrée.
00:03:24C'est d'ailleurs une forme de tartufferie.
00:03:25C'est-à-dire que pendant les vacances, les lycéens se sont arrêtés de se mobiliser en masse.
00:03:30Il fallait se reposer un petit peu pour ensuite reprendre les blocus le lundi.
00:03:34Vous voyez l'image à Paris parce que tout au long de la soirée,
00:03:38et vraiment, il faut avoir une pensée pour les forces de l'ordre,
00:03:40elles ont commencé parfois à 6h du matin ce samedi.
00:03:43Tout au long de la nuit, vous allez avoir des dispositifs de sécurité XXL
00:03:48dans les principales villes de France, que ce soit à Bordeaux, que ce soit à Nantes,
00:03:52on le voit à l'image, à Paris.
00:03:54On a une France dans ses grandes métropoles, Mathieu Bocoté, bunkerisée.
00:03:59Et pardonnez-moi, c'est une formule qui me revient à chaque fois,
00:04:01c'est le confinement sécuritaire.
00:04:03Vous savez, une société normalement constituée,
00:04:06c'est-à-dire plus que nous sommes devenus aujourd'hui,
00:04:09n'a pas besoin de policiers partout pour être en sécurité.
00:04:11Je pense que ça, c'est un truc qu'on va devoir réapprendre, cette idée,
00:04:14que la sécurité, vivre en sécurité, c'est pas avoir un flic partout,
00:04:18la vidéosurveillance partout, la reconnaissance faciale demain.
00:04:22Vivre en sécurité, ça consiste à avoir un degré d'intégration sociale
00:04:26et de confiance sociale telle que je peux me promener dans la rue
00:04:30sans crainte de me faire agresser à tous les coins de rue.
00:04:33Je peux me promener chez moi,
00:04:34il n'y a pas un campement de SDF nouvellement arrivé de je ne sais où
00:04:38qui sont là et qui, à deux heures du matin, par exemple,
00:04:41se permettent de troubler la paix nocturne
00:04:44parce qu'ils veulent montrer qu'ils s'emparent d'un territoire, quelquefois.
00:04:48Il y a une vision misérabiliste qui nous dit,
00:04:49c'est la douleur sociale qui s'exprime.
00:04:51Non, c'est aussi, quelquefois, des rapports de conquête territoriale
00:04:53qui s'exercent.
00:04:54Dans une société normale,
00:04:56dans une société normale,
00:04:57c'est la paix sociale,
00:04:58elle repose sur la confiance des uns des autres.
00:05:01Nous n'y sommes plus.
00:05:02Nous sommes entrés dans un système
00:05:04où on a besoin de voir des flics partout
00:05:06pour se sentir en sécurité.
00:05:07Donc, la question qu'on doit se poser,
00:05:09c'est qui a accouché de cette société
00:05:10où on ne peut plus faire confiance minimalement à son voisin,
00:05:13où on a besoin d'un digicode partout,
00:05:15où les femmes ont besoin d'avoir toujours
00:05:17une bombe au poivre avec elles,
00:05:18ou un petit canier pour un petit couteau
00:05:19lorsqu'elles se promènent,
00:05:21où les transports en commun font peur désormais,
00:05:23où les gens déménagent,
00:05:24quittent leur quartier
00:05:25pour retrouver leur pays,
00:05:26leur civilisation, quelquefois.
00:05:27Donc, cette société est une société
00:05:30qui génère de la violence en grande quantité.
00:05:34Ça, c'est quand même le principe de base.
00:05:35Et je comprends qu'à travers cela,
00:05:37on veuille voir des flics partout.
00:05:38Mais sachez qu'une société où il y a des flics partout,
00:05:40ce n'est pas une société civilisée.
00:05:42Le terrain maintenant à Nantes,
00:05:44puisque alors qu'à Nantes,
00:05:46les manifestations étaient interdites,
00:05:48la situation est en train de se tendre.
00:05:50Que se passe-t-il du côté de Nantes ?
00:05:56Ce qu'on peut vous dire,
00:05:57c'est que la situation est extrêmement tendue.
00:05:59Ce qui se passait dans la rue,
00:06:00qui se trouve juste en face,
00:06:01que vous pouvez voir sur ces images,
00:06:03c'est qu'il y a plusieurs individus,
00:06:06une centaine, en tout cas,
00:06:07d'individus hostiles,
00:06:09qui ont lancé plusieurs tirs de mortiers d'artifices,
00:06:12des gros mortiers d'artifices.
00:06:15Ils se sont aussi précipités
00:06:17contre les forces de l'ordre
00:06:19pour essayer d'aller au contact avec eux.
00:06:22On a pu voir aussi toutes sortes de jets de projectiles,
00:06:24des pavés, des bouteilles en verre,
00:06:25des tirs de mortiers d'artifices.
00:06:26Et les forces de l'ordre,
00:06:27qui viennent de faire usage de gaz lacrymogène
00:06:31pour tenter de disperser cette foule
00:06:34qui est extrêmement hostile ici à Nantes.
00:06:36Merci beaucoup.
00:06:37Faites attention à vous.
00:06:38On reste sur ces images,
00:06:39avec, je le disais,
00:06:41une présence de forces de l'ordre,
00:06:42là aussi très importante,
00:06:44du côté de Nantes,
00:06:45qui est un des bastions de la gauche radicale.
00:06:48Vous êtes nombreux à m'alerter sur les réseaux sociaux.
00:06:50Vous connaissez ma prudence également.
00:06:52Mais à Marseille,
00:06:54on me signale des individus
00:06:55qui seraient rentrés dans un bâtiment.
00:06:57Pour l'instant,
00:06:58je n'ai pas la confirmation de cela.
00:07:00Donc, on vérifie.
00:07:03On va voir si ça a été confirmé
00:07:05par la préfecture des Bouches-du-Rhône,
00:07:07si de sources policières,
00:07:09il y a bien eu une intrusion
00:07:11dans un bâtiment privé,
00:07:13dans un immeuble marseillais.
00:07:16mais pour l'instant,
00:07:18je ne peux pas vous donner
00:07:20cette information.
00:07:21Donc, à 19h06,
00:07:24prudence, bien sûr,
00:07:25et on se renseigne,
00:07:26on vous donnera l'information
00:07:29avant la fin de l'émission.
00:07:31Arthur de Vatrigan,
00:07:32c'est vrai que Mathieu a raison,
00:07:34c'est le sociologue qui parle,
00:07:35il dit qu'une société
00:07:37où il y a du bleu de partout,
00:07:38c'est une société qui est le symbole
00:07:40d'une forme de décivilisation.
00:07:42Mais les Français,
00:07:43ils sont en attente d'ordre.
00:07:45Ils sont en attente de voir
00:07:46que les quelques milliers d'individus
00:07:48qui peuvent casser, piller,
00:07:50elles soient appréhendées,
00:07:52elles soient jugées fermement,
00:07:54mises hors d'état de nuire
00:07:56par la justice,
00:07:57à l'ombre pendant des années,
00:07:59si elles ont tenté de tuer un policier,
00:08:01si elles ont saccagé un commerce,
00:08:05si elles s'en sont prises
00:08:06à des bâtiments publics.
00:08:07On a l'impression aussi
00:08:08que c'est la faillite
00:08:09de l'État régalien
00:08:12auxquels on assiste
00:08:13depuis maintenant plusieurs semaines
00:08:15pour ne pas dire plusieurs mois.
00:08:16Le problème c'est que les Français
00:08:18en effet sont en attente d'ordre,
00:08:20c'est-à-dire juste que
00:08:21la civilisation qui a été bâtie
00:08:24depuis 2000 ans continue
00:08:25à exister telle qu'elle est
00:08:27et que l'État,
00:08:28les Français savent
00:08:29que l'État peut être puissant.
00:08:31Les Français l'ont vu,
00:08:32ils l'ont vu pendant les Gilets jaunes,
00:08:34les vrais, je parle,
00:08:34où l'État a été,
00:08:36a déployé tous les moyens,
00:08:38des milliers d'amendes,
00:08:40des centaures déployés,
00:08:41des tirs de LBD
00:08:42où il n'y avait vraiment
00:08:43pas de précautions prises.
00:08:44Ils l'ont vu pendant le Covid,
00:08:46on a mis la France sous cloche
00:08:47et dès que vous sortiez
00:08:47à 100 mètres de chez vous,
00:08:48vous preniez une prune.
00:08:49On l'a vu pendant l'interdiction
00:08:51des colloques,
00:08:51comme celui de Polémia
00:08:52par exemple d'aujourd'hui.
00:08:54Et par contre,
00:08:54ils ont vu aussi en effet
00:08:55que dans des émeutes
00:08:56comme en 2005,
00:08:58comme avec Naël,
00:09:00avec la mort de Naël,
00:09:01où le 17 octobre,
00:09:02l'État pouvait être impuissant.
00:09:04C'est-à-dire qu'en fait,
00:09:05l'État décide
00:09:06quand est-ce qu'il est puissant ou pas.
00:09:08Et ce n'est pas que l'État
00:09:08n'a pas les moyens
00:09:09de faire respecter les lois,
00:09:10c'est que selon les profils,
00:09:12l'État n'a pas le courage
00:09:13de les faire respecter.
00:09:13Et les profils,
00:09:15on les connaît.
00:09:15C'est les racailles,
00:09:16souvent issus de l'immigration
00:09:17et c'est l'ultra-gauche.
00:09:19Pourquoi ?
00:09:19Parce qu'ils savent
00:09:19qu'il y aura un affrontement.
00:09:21Et donc qui dit affrontement
00:09:22dit qu'il peut y avoir
00:09:23des conséquences dramatiques.
00:09:24Et l'État a peur de ça.
00:09:26Et donc là,
00:09:26on voit depuis deux week-ends
00:09:28que l'État peut être puissant
00:09:29parce qu'il déploie les moyens.
00:09:30Et ça, les Français le savent très bien.
00:09:32Et ce qu'ils ne supportent pas,
00:09:33ce n'est pas que l'État
00:09:34n'applique pas les règles,
00:09:35c'est qu'ils soient forts
00:09:36avec ceux qui sont normaux,
00:09:39avec ce qu'on peut appeler
00:09:40les faibles,
00:09:41c'est-à-dire ceux
00:09:41qui ne provoquent pas de bazar
00:09:42ou quand ils le provoquent
00:09:43parce qu'ils sont pris
00:09:44dans un événement
00:09:45ou qu'ils suivent une meute,
00:09:47mais ils sont souvent faibles
00:09:48avec ceux qui pourtant
00:09:51montrent et filment
00:09:52leurs méfaits
00:09:54et filment justement
00:09:55leur conquête territoriale
00:09:56de la France.
00:09:57Parce que moi,
00:09:58je ne sais pas vous,
00:09:58mais quand je vois
00:09:59des drapeaux algériens
00:10:01ou des drapeaux palestiniens,
00:10:02je me demande
00:10:03si on n'a pas été annexés
00:10:04mais qu'on ne me l'avait pas dit.
00:10:05Bon, les Français
00:10:06le voient aussi ça
00:10:07et puis ils ne voient pas de riposte.
00:10:08Bon, là, ils le voient
00:10:09depuis deux semaines,
00:10:09ça peut les rassurer.
00:10:11Ça touche donc,
00:10:12on a vu les images
00:10:13du côté de Nantes,
00:10:14du côté de Bordeaux,
00:10:15à Paris,
00:10:15je vois également
00:10:17que la situation
00:10:18est sous contrôle,
00:10:20mais tendue
00:10:21du côté de Nice,
00:10:22notamment place Masséna
00:10:24avec des barrages de CRS
00:10:25en place
00:10:25qui empêchent
00:10:26le passage
00:10:27vers l'avenue
00:10:28vous savez,
00:10:29très commerçante,
00:10:30l'avenue Jean Médecin
00:10:31pour éviter les pillages.
00:10:34Galerie Lafayette
00:10:35et magasins
00:10:36barricadés.
00:10:37Voilà aussi
00:10:38ce qui se passe
00:10:39du côté de Nice
00:10:42où un important dispositif
00:10:43de sécurité
00:10:44a dû être mis en place.
00:10:47C'est ici,
00:10:48Azure
00:10:48qui relate
00:10:50cette information
00:10:50parce que Nice
00:10:51a été il y a deux semaines
00:10:52touchée par les pillages
00:10:53et les saccages.
00:10:55Mathieu Beaucoté,
00:10:56ce qui m'intéressait
00:10:58également,
00:10:58c'est
00:10:59quelle sera
00:11:00la réponse
00:11:01des politiques
00:11:02autour de ce qui
00:11:03nous arrive
00:11:04depuis trois semaines ?
00:11:05Est-ce qu'on va trouver
00:11:07un jour
00:11:07une sorte
00:11:08d'unité nationale
00:11:10pour considérer
00:11:11que la France
00:11:12est en train,
00:11:13ses commerçants,
00:11:15ses forceux de l'ordre,
00:11:16est en train
00:11:16de mourir
00:11:17à petit feu
00:11:17et qu'il y a peut-être
00:11:18une France majoritaire,
00:11:20silencieuse,
00:11:20qui a envie de travailler,
00:11:21qui a envie de se bouger,
00:11:22qui n'est pas là
00:11:23pour casser,
00:11:24qui est là
00:11:24pour piller,
00:11:26qui a juste envie
00:11:26de ne pas voir
00:11:28ce pays s'effondrer ?
00:11:30Alors,
00:11:30d'unité nationale,
00:11:31non,
00:11:32je ne vois pas.
00:11:33Pour une raison simple,
00:11:34c'est que la gauche radicale,
00:11:35dans son esprit
00:11:36insurrectionnel,
00:11:37ne se ralliera pas
00:11:38à je ne sais quelle
00:11:39unité nationale
00:11:41qui prône le contraire
00:11:42de tout ce qu'elle voit.
00:11:43La gauche radicale,
00:11:45quelle que soit son expression,
00:11:46que ce soit
00:11:47LFI,
00:11:48que ce soit
00:11:49Génération S,
00:11:49que ce soit
00:11:50France Inter,
00:11:51que ce soit France CUL,
00:11:52que ce soit
00:11:53les différents syndicats,
00:11:54cette gauche radicale
00:11:55ne souhaite pas
00:11:56une forme de retour
00:11:56à l'ordre
00:11:57que souhaite l'homme ordinaire.
00:11:58Elle ne le souhaite pas.
00:11:59Elle goûte cette situation.
00:12:01Il y a une forme,
00:12:01vous savez,
00:12:01de frénésie,
00:12:02d'excitation révolutionnaire
00:12:03qui existe dans la vie.
00:12:04Elle s'enthousiasme de cela.
00:12:06Il y a des gens
00:12:07qui sont excités
00:12:08par le chaos,
00:12:08par la possibilité
00:12:09de basculer
00:12:10dans quelque chose
00:12:10de tout à fait nouveau.
00:12:12Et n'oubliez jamais une chose
00:12:13et ça,
00:12:13je pense qu'on a sous-estimé
00:12:14à quel point
00:12:14l'ennui
00:12:15et quelquefois
00:12:16la médiocrité d'une vie
00:12:17peut transformer
00:12:17un homme en révolutionnaire.
00:12:19Globalement,
00:12:20le monde vous ennuie.
00:12:22Vous avez un job
00:12:23que vous n'aimez pas vraiment.
00:12:24Vous avez peut-être
00:12:24fait des études
00:12:25de trop poussées
00:12:26en sociologie
00:12:26ou en ethnologie.
00:12:27Puis à la fin,
00:12:28vous ne réussissez pas
00:12:28à gagner votre vie.
00:12:29Vous sentez que la société
00:12:30ne vous reconnaît pas
00:12:31à votre juste valeur.
00:12:32Donc, vous vous réfugiez
00:12:33dans des théories radicales
00:12:34pour être capable
00:12:34de faire passer votre quotidien.
00:12:36Et là, ça explose.
00:12:37Vous pouvez d'un coup
00:12:38être quelque chose
00:12:39comme le militien du moment
00:12:40qui permet de faire tomber
00:12:42une société injuste
00:12:43qui ne vous a pas reconnue
00:12:43telle que vous vous considérez.
00:12:45Donc, il y a cette dimension
00:12:46qui me semble absolument
00:12:49centrale.
00:12:49Et donc, il n'y aura pas
00:12:50de moment consensuel.
00:12:52Il peut y avoir, cela dit,
00:12:53un moment de restauration
00:12:54de l'ordre.
00:12:55Il peut y avoir un moment
00:12:55de restauration des libertés aussi.
00:12:57Et ça, je pense qu'il n'y aura
00:12:58pas de restauration de l'ordre
00:12:59sans restauration des libertés.
00:13:01Ça, c'est fondamental.
00:13:02Les deux doivent venir ensemble.
00:13:03Si on a l'ordre, l'ordre,
00:13:05l'ordre seulement,
00:13:05en oubliant que les libertés
00:13:06sont fondamentales.
00:13:07Si au même moment,
00:13:08on ne restaure pas le droit
00:13:08des gens d'organiser
00:13:09des forums, des colloques,
00:13:10si on ne leur donne pas
00:13:11le droit de manifester librement,
00:13:12bien évidemment,
00:13:13si on ne leur donne pas le droit...
00:13:15Pardonnez-moi, Mathieu Bocoté,
00:13:16la liberté de manifester
00:13:18est une valeur qui est...
00:13:19Ce n'est pas de cela
00:13:20dont je parle, vous l'aurez compris.
00:13:21Je parle ici de la possibilité
00:13:23pour le commun immortel
00:13:23d'avoir une vie encadrée
00:13:25sous le signe de la liberté.
00:13:26Mais moi, je me permets
00:13:27de le dire, Arthur en a parlé
00:13:28un instant,
00:13:30la séquence du forum Polémia
00:13:32qui a été frappée
00:13:33d'interdiction, étonnellement,
00:13:34ça ne fait pas l'actualité
00:13:35aujourd'hui.
00:13:36Et pourtant,
00:13:37je vois bien votre regard sceptique,
00:13:39et pourtant, c'est fondamental.
00:13:40Parce que quand on se donne
00:13:41le droit, parce qu'on n'aime pas
00:13:42un courant de pensée,
00:13:43d'interdire ce courant de pensée,
00:13:45de s'exprimer,
00:13:45il ne peut pas organiser
00:13:47un événement pourtant pacifique
00:13:48où il n'y allait pas
00:13:49avoir de casse.
00:13:50Mais on se laisse
00:13:51complètement déborder ainsi,
00:13:52comme on le voit trop souvent.
00:13:53C'est que l'État décide
00:13:54de frapper systématiquement
00:13:56ceux qui sont coupables
00:13:57de crimes pensés,
00:13:58mais se rend beaucoup moins
00:13:59capables de frapper
00:13:59ceux qui véritablement
00:14:00déstabilisent la société.
00:14:02Réaction politique également
00:14:03après les cocktails Molotov
00:14:05lancés sur les forces de l'ordre.
00:14:07Éric Ciotti,
00:14:08explosion d'un cocktail Molotov
00:14:10au pied de nos policiers,
00:14:13une attaque pour tuer,
00:14:15dit-il.
00:14:15Combien de temps
00:14:16le gouvernement va-t-il
00:14:17refuser de traiter
00:14:17ces organisations
00:14:18d'extrême-gauche
00:14:20comme des forces terroristes ?
00:14:22Ce soir,
00:14:23une fois encore,
00:14:24j'ai une pensée
00:14:25pour nos forces de l'ordre
00:14:26en première ligne
00:14:26face aux barbares.
00:14:27Et ça, c'est intéressant
00:14:28et on pourrait le voir
00:14:29avec vous, Olivier Vial,
00:14:30qui êtes spécialiste
00:14:32des radicalités,
00:14:32alors qu'on voit
00:14:34sur le terrain,
00:14:35du côté de Paris,
00:14:37ces forces de police
00:14:38extrêmement mobiles
00:14:39et notamment
00:14:39les braves,
00:14:41les brigades de répression
00:14:42de l'action violente
00:14:43qui sont déployées
00:14:44pour tenter
00:14:45de désamorcer
00:14:46ces cortèges sauvages
00:14:48qui vont tenter
00:14:49de se former
00:14:51un peu partout.
00:14:52Alors, il y a des points
00:14:53de tension
00:14:53qui sont envisagés.
00:14:55Ce sont les
00:14:55à la Paris
00:14:56et c'est également
00:14:57la place de la Bastille.
00:14:59Mais pourquoi en France,
00:15:00ces groupes
00:15:02d'ultra-gauche,
00:15:03d'extrême-gauche
00:15:04ne sont pas classés
00:15:05comme aux États-Unis
00:15:06comme terroristes ?
00:15:07Pourquoi en France
00:15:08on n'a pas cela ?
00:15:09Alors, en fait,
00:15:10c'est une question
00:15:11extrêmement compliquée
00:15:12parce qu'en fait,
00:15:13on s'aperçoit
00:15:13que notamment
00:15:14dans certains sabotages,
00:15:16on saisit
00:15:17les services antiterroristes
00:15:18de la police
00:15:19mais pas de la justice.
00:15:20Le PNAT,
00:15:22le parquet antiterroriste,
00:15:23a simplement pris
00:15:25trois affaires
00:15:25en dix ans
00:15:27alors qu'en réalité,
00:15:28on a 190 sabotages
00:15:29faits par l'ultra-gauche
00:15:30rien qu'en 2025.
00:15:32Donc, on voit
00:15:33qu'il y a une vraie différence
00:15:33là-dessus
00:15:34mais
00:15:36où je mettrai
00:15:37une petite nuance
00:15:37parce que ça va
00:15:38dans ce que disait
00:15:39Mathieu,
00:15:40c'est que oui,
00:15:40on peut attaquer
00:15:41l'ultra-gauche
00:15:42mais aujourd'hui,
00:15:42je pense que malheureusement,
00:15:43le problème,
00:15:44il est beaucoup plus large.
00:15:45L'ultra-gauche,
00:15:46c'est 10 000 personnes
00:15:47à peu près
00:15:48en France,
00:15:50extrêmement radicales
00:15:51mais quand on voit
00:15:52ce qui s'est passé
00:15:53le 17 octobre,
00:15:53on voit bien
00:15:54que ça va bien au-delà
00:15:55et donc c'est pour ça
00:15:56qu'il n'y aura pas
00:15:58de possibilité
00:16:00de front commun
00:16:01de tout le monde
00:16:01parce que dans la jeunesse
00:16:03notamment,
00:16:03il y a déjà une partie
00:16:04de la jeunesse
00:16:04qui a fait sécession
00:16:05là-dessus.
00:16:06On a deux choses
00:16:07qui sont intéressantes,
00:16:07je vous en parlais
00:16:08tout à l'heure
00:16:09de la jeunesse
00:16:10qui aujourd'hui
00:16:10à 44%
00:16:11pense que la violence
00:16:12est nécessaire
00:16:13mais quand vous leur posez
00:16:14par exemple
00:16:14la question des forces
00:16:15de l'ordre,
00:16:1659% des jeunes
00:16:17des 18-24 ans
00:16:18pensent qu'elles ont
00:16:19un usage excessif
00:16:20de la force
00:16:21ce qui est exactement
00:16:23c'est presque
00:16:24deux fois et demi
00:16:25plus que les plus
00:16:26de 50 ans.
00:16:27Donc on voit bien
00:16:28que petit à petit
00:16:28l'imaginaire
00:16:29à la fois sur la violence
00:16:31policière,
00:16:31sur le racisme systémique,
00:16:33sur l'islamophobie
00:16:34c'est des thèmes
00:16:34qui ont vraiment
00:16:35irrigué la jeunesse
00:16:36et qui fait qu'aujourd'hui
00:16:37la jeunesse est devenue
00:16:38un terreau inflammable
00:16:39dans lequel il peut y avoir
00:16:41des effets mimétiques
00:16:42extrêmement forts
00:16:43et la gauche
00:16:44a compris ça
00:16:45et l'ultra-gauche
00:16:47c'est simplement
00:16:47souvent
00:16:48simplement l'étincelle
00:16:49dans un milieu
00:16:50qu'elle a beaucoup
00:16:51beaucoup travaillé
00:16:53et qui aujourd'hui
00:16:53partage à la fois
00:16:55ses idées
00:16:55et ses méthodes.
00:16:57Élodie Huchard
00:16:58vous souhaitiez réagir ?
00:17:00Parce que justement
00:17:00là-dessus
00:17:00Gérald Darmanin
00:17:02avant-hier
00:17:02a envoyé une circulaire
00:17:03à tous les procureurs
00:17:04et il mentionne
00:17:05justement ce parquet
00:17:06national antiterrorisme
00:17:07le ministre de la Justice
00:17:08qui dit ceci
00:17:09qu'une attention
00:17:10toute particulière
00:17:11doit être portée
00:17:11à l'information
00:17:12du PNAT
00:17:13et qu'un avis
00:17:14à ce parquet spécialisé
00:17:15doit intervenir
00:17:16pour toute affaire
00:17:17qui porte sur des actes
00:17:18d'une particulière gravité
00:17:20notamment ceux qui visent
00:17:21les bâtiments
00:17:22les institutions publiques
00:17:23ou lorsqu'ils comportent
00:17:24des risques d'atteinte
00:17:25graves aux personnes
00:17:26donc ça c'est la volonté
00:17:28et la demande
00:17:29entre guillemets
00:17:29du ministre de la Justice
00:17:30il met noir sur blanc
00:17:31les cas où le PNAT
00:17:33peut être saisi
00:17:34on verra
00:17:35dans les jours à venir
00:17:35par exemple
00:17:36si pour ce cocktail Molotov
00:17:37ou si pour d'autres dégradations
00:17:38il y a oui ou non
00:17:39justement une intervention
00:17:40du PNAT là-dedans.
00:17:41Vous voyez cette image
00:17:42en direct
00:17:43depuis Paris
00:17:44mais alors Paris
00:17:44c'est immense
00:17:45donc je vais vous expliquer
00:17:47où on est
00:17:47on est place Doménil
00:17:48vraiment dans le 12ème arrondissement
00:17:52c'est dans la rue
00:17:53Claude Descamps
00:17:54où vous voyez donc
00:17:55ces policiers
00:17:56qui sont également
00:17:57mobilisés
00:17:58et qui tentent
00:17:59de disperser
00:18:00les dernières personnes
00:18:01qui avaient quitté
00:18:02la porte de Charenton
00:18:03en direction
00:18:04donc de la place
00:18:07Doménil
00:18:09toujours dans le 12ème arrondissement
00:18:10et ensuite
00:18:11à quelques centaines de mètres
00:18:12un peu plus
00:18:14de kilomètres
00:18:14on a la place de la Bastille
00:18:16qui était l'endroit rêvé
00:18:18pour les militants
00:18:20d'extrême gauche
00:18:21mais pas que
00:18:22pour les syndicats
00:18:23et notamment la CGT
00:18:25je serais curieux
00:18:26d'avoir
00:18:28les explications
00:18:29des membres
00:18:30de la CGT
00:18:30pourquoi voulait-il
00:18:32impérativement
00:18:32partir de place de la Bastille
00:18:34jusqu'à la place de la Nation
00:18:35est-ce qu'ils ont
00:18:36un seul instant
00:18:37pensé
00:18:38aux commerçants
00:18:39qui sont contraints
00:18:40à chaque fois
00:18:41de se barricader
00:18:42j'aimerais
00:18:43vous poser une question
00:18:44au Féléroc
00:18:44sur notre jeunesse
00:18:45toujours
00:18:46et tenter
00:18:48avec vous
00:18:48d'avoir une explication
00:18:49votre grille de lecture
00:18:50sur la fascination
00:18:51pour le pillage
00:18:52qui existe
00:18:53dans une partie
00:18:53de la jeunesse
00:18:55est-ce qu'on y trouve
00:18:56une fascination
00:18:57pour la destruction
00:18:59c'est pas la même chose
00:19:00d'ailleurs
00:19:00entre le pillage
00:19:01et la destruction
00:19:01parce que la destruction
00:19:02si en effet
00:19:03c'est quand vous êtes
00:19:03au stade
00:19:04où vous ne croyez
00:19:05tellement plus en rien
00:19:06que même pour vous-même
00:19:07vous n'avez pas l'idée
00:19:08en fait de prendre
00:19:09vous détruisez
00:19:09et vous ne prenez rien
00:19:10le pillage
00:19:11c'est encore différent
00:19:12c'est-à-dire que le pillage
00:19:12vous prenez
00:19:13ce que les autres ont
00:19:14et que vous estimez
00:19:15que vous n'aurez jamais
00:19:16par vous-même
00:19:16ou que vous aurez
00:19:17très difficilement
00:19:19ou après moult et moult
00:19:20on va dire
00:19:21emplois
00:19:22qui ne sont pas forcément
00:19:22bien payés
00:19:23donc on se sert
00:19:25là où c'est un peu
00:19:27un peu étrange
00:19:28presque finalement
00:19:29sur ce qui se passe
00:19:31aujourd'hui
00:19:31c'est qu'on sent
00:19:33quand même
00:19:34je pense qu'une partie
00:19:35des jeunes
00:19:36qui étaient peut-être
00:19:37s'étaient motivés
00:19:38sur les réseaux sociaux
00:19:39pour venir sur Paris
00:19:40notamment
00:19:40et dans les centres-villes
00:19:42pour piller
00:19:44avec ce prétexte
00:19:45en effet
00:19:46un petit peu
00:19:46de on va venir déguiser
00:19:47on va faire une sorte
00:19:48de contre-révolution
00:19:49on va faire
00:19:50et bien finalement
00:19:50on ne les voit pas
00:19:51en tout cas
00:19:52aux images
00:19:52on voit des jeunes
00:19:53habillés lambda
00:19:54enfin pas spécialement
00:19:55un motif spécial
00:19:56Halloween
00:19:57et on a l'impression
00:19:58que d'une certaine manière
00:20:00les réseaux sociaux
00:20:01nous ont fait croire
00:20:02ou leur ont fait croire
00:20:04qu'il y allait avoir
00:20:04une forme de possibilité
00:20:06de prendre
00:20:07voilà
00:20:07de s'implanter
00:20:09de déferler
00:20:09dans les centres-villes
00:20:10et finalement
00:20:11je pense que
00:20:11le dispositif
00:20:13de sécurité
00:20:14est tellement massif
00:20:15qu'on a l'impression
00:20:16que la jeunesse
00:20:17ne s'est pas mobilisée
00:20:18tant que ça
00:20:18et qu'en effet
00:20:19ceux qui sont venus
00:20:20étaient peut-être
00:20:20finalement des gens
00:20:21plus d'ultra-gauche
00:20:22qui savent faire
00:20:23des cocktails Molotov
00:20:24et il n'y a pas eu
00:20:24finalement
00:20:26sur les images
00:20:26trop de ruées
00:20:28de la banlieue
00:20:28en fait
00:20:29ce qui était
00:20:29un petit peu pensé
00:20:30on nous avait énormément
00:20:31en tout cas
00:20:32vendu ça sur les réseaux
00:20:33et a priori
00:20:34il n'y a pas franchement
00:20:35des masses
00:20:37le cordon
00:20:37l'État a vraiment réussi
00:20:39je trouve
00:20:39cette journée
00:20:40et même l'autre samedi
00:20:42à faire peur
00:20:43d'une certaine manière
00:20:45je vous propose
00:20:46qu'on aille sur le terrain
00:20:46nantais
00:20:47puisque c'est les images
00:20:48que nous voyons
00:20:49en direct
00:20:50où il est difficile
00:20:51d'ailleurs
00:20:51d'apercevoir
00:20:52ce qui est en train
00:20:52de s'en passer
00:20:53tant les forces de l'ordre
00:20:54ont dû utiliser
00:20:55les bombes lacrymogènes
00:20:57racontez-nous
00:20:58parce que depuis
00:20:58et d'ailleurs
00:20:59qu'on a commencé
00:20:59cette émission
00:21:00à un peu moins d'une heure
00:21:00c'est vrai
00:21:01qu'il y a ces montées
00:21:02de fièvres
00:21:03et des montées
00:21:03de tensions
00:21:04du côté de Nantes
00:21:34exactement
00:21:35qui sont en direction
00:21:36en direction
00:21:37de ces forces de l'ordre
00:21:38qui sont installées
00:21:39tout autour
00:21:39de cette place
00:21:41pour tenter
00:21:42de disperser
00:21:43toutes ces personnes
00:21:44extrêmement hostiles
00:21:46on a pu l'entendre
00:21:46également
00:21:47de la part
00:21:47de ces personnes
00:21:49qui sont présentes
00:21:50ici
00:21:50sur cette manifestation
00:21:52que je le rappelle
00:21:52n'est absolument pas
00:21:53autorisée
00:21:54dire
00:21:55c'est la guerre
00:21:55avec énormément
00:21:57d'entrains
00:21:57énormément de joie
00:21:58ce qu'on peut vous dire
00:21:59c'est que la soirée
00:21:59elle risque d'être
00:22:00extrêmement longue
00:22:01ici à Nantes
00:22:03et que les confrontations
00:22:04avec les forces de l'ordre
00:22:05sont de plus en plus violentes
00:22:07Merci beaucoup
00:22:08pour ces précisions
00:22:09et on garde
00:22:09un oeil attentif
00:22:10évidemment
00:22:11à Nantes
00:22:12mais également
00:22:12à Marseille
00:22:14on tente d'avoir
00:22:15la confirmation
00:22:16ou non
00:22:17d'ailleurs c'est important
00:22:18de rassurer
00:22:19les téléspectateurs
00:22:20si oui ou non
00:22:20vous avez des individus
00:22:21qui ont tenté
00:22:22d'entrer dans un
00:22:23un immeuble marseillais
00:22:26avec des vidéos
00:22:27qui circulent
00:22:28sur les réseaux sociaux
00:22:30une soirée
00:22:31sous tension
00:22:32un peu partout
00:22:32en France
00:22:33que ce soit Paris
00:22:34Nantes
00:22:34mais également Bordeaux
00:22:36Lyon
00:22:36on l'a vu
00:22:37également
00:22:39Mathieu Boccoté
00:22:39vous souhaitiez
00:22:40peut-être apporter
00:22:41une précision
00:22:43à propos
00:22:43vous avez dit
00:22:43quelque chose
00:22:44d'important
00:22:44à propos de Marseille
00:22:45on attend la confirmation
00:22:46évidemment
00:22:46mais nous vivons tous
00:22:48aujourd'hui
00:22:49dans l'attente
00:22:50de ce moment inévitable
00:22:51nous sommes effrayés
00:22:53mais nous savons
00:22:54qu'un jour
00:22:54ce sera peut-être
00:22:55pas ce soir
00:22:55peut-être pas loin
00:22:56pour l'instant
00:22:56c'est peut-être
00:22:57périphérique
00:22:57et à la marge
00:22:58mais nous savons
00:22:59qu'un jour
00:22:59le caractère
00:23:01sacré du domicile
00:23:02ne sera plus respecté
00:23:03nous savons
00:23:04qu'il viendra un jour
00:23:05où ça ne sera pas
00:23:05quelques exceptions
00:23:06on est entré
00:23:07dans tel ou tel immeuble
00:23:08mais où véritablement
00:23:09les immeubles
00:23:10se permettra
00:23:11d'y entrer
00:23:11d'une manière
00:23:12ou de l'autre
00:23:12on a déjà enregistré
00:23:14cette possibilité
00:23:15c'est-à-dire
00:23:16Digicode 1
00:23:16Digicode 2
00:23:17Digicode 3
00:23:18porte blindée
00:23:19et nous savons
00:23:20que ça va arriver un jour
00:23:21on fait tout
00:23:23pour que ça n'arrive pas
00:23:23mais nous avons accepté
00:23:25l'idée mentalement
00:23:26qu'on avait franchi
00:23:27peut-être
00:23:28une forme de cap
00:23:29irréversible
00:23:29alors c'est pas devenu
00:23:30la norme
00:23:31mais au cas par cas
00:23:33il y en a eu
00:23:33et ce qui est insupportable
00:23:35c'est l'omerta médiatique
00:23:37c'est le déni
00:23:38moi j'avais ce matin
00:23:39un commerçant
00:23:40c'est d'ailleurs bouleversant
00:23:41le parisien
00:23:43Cédric
00:23:44qui est dans un quartier
00:23:45proche de la place
00:23:46de la République
00:23:47c'est son témoignage
00:23:48il disait
00:23:48mais moi dans mon quartier
00:23:49vous avez des gens
00:23:50qui ont été cambriolés
00:23:52le 17 au soir
00:23:53les individus
00:23:54qui ont pillé
00:23:54et qui ensuite
00:23:55sont allés cambrioler
00:23:56mais c'est comme ça
00:23:57et ça va être comme ça
00:23:58de plus en plus souvent
00:24:00et alors vous avez Paris
00:24:01mais pensez aussi
00:24:01aux villes de banlieue
00:24:02qui sont banlieues prospères
00:24:03on s'entend
00:24:04et qui sont associées
00:24:05à une forme des suburbs
00:24:06à la nord-américaine
00:24:07qui sont associées
00:24:07à une certaine prospérité
00:24:08et on en parlait
00:24:10la semaine dernière
00:24:10c'était un peu le sujet
00:24:12pourquoi la thématique
00:24:13de l'autodéfense
00:24:13s'est-elle normalisée
00:24:15aussi rapidement
00:24:16en quelques semaines
00:24:17parce que les gens ont compris
00:24:18que quand on décide
00:24:19de frapper chez vous
00:24:20en fait d'entrer chez vous
00:24:21sans votre permission
00:24:23soit vous vous défendez
00:24:24soit vous êtes foutus
00:24:25et personne ne veut légitimer
00:24:26l'autodéfense politiquement
00:24:28on n'a pas envie
00:24:29de vivre dans un monde
00:24:30où tous les gens
00:24:30se guettent les uns les autres
00:24:32en se disant
00:24:32mais à quel moment je tire
00:24:33mais on voit
00:24:34qu'on va verser de société
00:24:35on le sait
00:24:36on le voit
00:24:37on le sent
00:24:38et ensuite
00:24:39je reviens sur ce que disait
00:24:41Philippe
00:24:41pour l'instant
00:24:42pour l'instant
00:24:42nous n'avons pas eu
00:24:43ces jeunes grimés
00:24:47sur le mode Halloween
00:24:47qui pratiqueraient
00:24:49des espèces de bandes sauvages
00:24:50à Paris
00:24:50mais nous savons
00:24:51le titre d'Oberton
00:24:53la France orange mécanique
00:24:54il avait vu
00:24:56la référence orange mécanique
00:24:57c'est la violence sauvage
00:24:58non programmée
00:24:59qui surgit de partout
00:25:00qui vous cape
00:25:01qui vous tue
00:25:02qui vous vole
00:25:04le fait que ce soit
00:25:05une possibilité
00:25:06suffit déjà
00:25:07de nous inquiéter
00:25:08c'était inimaginable
00:25:09il y a quelques années
00:25:10tout ce qui s'est installé
00:25:12dans nos vies
00:25:12en quelques années
00:25:13alors que c'était
00:25:14inimaginable auparavant
00:25:15ça me semble
00:25:16le relevé de la révolution
00:25:18alors je veux me tourner
00:25:20vers Olivier Vial
00:25:21parce que ça va être intéressant
00:25:22aussi de parler
00:25:23du dispositif
00:25:24de sécurité
00:25:25et notamment
00:25:26des forces de l'ordre
00:25:27qui vont être déployées
00:25:29dans
00:25:30tout au long de la nuit
00:25:31avec une différence
00:25:33majeure
00:25:33par rapport
00:25:34à toute la journée
00:25:35c'est à dire que
00:25:36vous aviez des cortèges
00:25:37qu'il fallait sécuriser
00:25:38on sait que
00:25:39dans ces cortèges
00:25:40peuvent s'intégrer
00:25:40des groupuscules radicaux
00:25:42mais là
00:25:42la situation
00:25:43elle va être tout autre
00:25:44et c'est la flexibilité
00:25:46c'est la capacité
00:25:47à réagir
00:25:49très rapidement
00:25:50et se déployer
00:25:51très rapidement
00:25:52qui va être
00:25:53au coeur
00:25:53de l'action
00:25:54des forces de l'ordre
00:25:55effectivement c'est là
00:25:55où ça devient
00:25:56beaucoup plus compliqué
00:25:57parce qu'il y a
00:25:58une première chose
00:25:58c'est la prévention
00:25:59avec deux outils
00:26:01le renseignement
00:26:02et là dessus
00:26:03effectivement
00:26:04quand c'est l'ultra gauche
00:26:05c'est plus compliqué
00:26:06que quand c'est
00:26:07d'autres mouvements
00:26:07parce que l'ultra gauche
00:26:09est extrêmement discrète
00:26:11donc le renseignement
00:26:12c'est assez compliqué
00:26:13la deuxième chose
00:26:14qui se met en place
00:26:15c'est effectivement
00:26:15les contrôles
00:26:17aléatoires
00:26:17dans les gares
00:26:18et les nœuds
00:26:20routiers
00:26:20etc
00:26:20là ça peut être
00:26:21très efficace
00:26:22parce que ça permet
00:26:23effectivement
00:26:23d'éviter que
00:26:24certaines personnes
00:26:25arrivent
00:26:25soit grimées
00:26:26soit équipées
00:26:28pour commettre
00:26:28des actions
00:26:30et après
00:26:30c'est surtout
00:26:31la capacité
00:26:32à agir
00:26:33très très rapidement
00:26:34donc c'est la mobilité
00:26:35en fait
00:26:36en force de l'ordre
00:26:37on est entre
00:26:38ce qui peut se passer
00:26:40dans des émeutes
00:26:41où on le voit
00:26:41c'est des petits groupes
00:26:42qui agissent
00:26:44point par point
00:26:45on a eu aussi ça
00:26:46dans certaines manifs
00:26:47notamment après
00:26:48les gilets jaunes
00:26:49mais surtout après
00:26:49la loi travail
00:26:50où en gros
00:26:51l'idée c'était
00:26:51de faire courir
00:26:52justement les CRS
00:26:53et donc c'était
00:26:54d'avoir des petits groupes
00:26:55extrêmement mobiles
00:26:56qui pouvaient
00:26:56prendre le métro
00:26:57changer de lieu
00:26:58et ça effectivement
00:26:59c'est le risque
00:26:59qu'il va y avoir
00:27:00parce qu'il faut être
00:27:00extrêmement mobile
00:27:01alors la Bravem
00:27:02notamment
00:27:03est aujourd'hui
00:27:03un des outils
00:27:04les plus efficaces
00:27:05pour ça
00:27:06mais malheureusement
00:27:06ils ne sont pas
00:27:07très très nombreux
00:27:07réaction également
00:27:08de Marine Le Pen
00:27:11après les violences
00:27:12contre les forces
00:27:13de l'ordre
00:27:14les tentatives
00:27:15de meurtre
00:27:15pour reprendre
00:27:16la formule
00:27:16de Bruno Retailleau
00:27:18que dit Marine Le Pen
00:27:19les images
00:27:19d'un policier
00:27:20en proie aux flammes
00:27:21après avoir été
00:27:22la cible de jets
00:27:23d'engins incendiaires
00:27:24sont insupportables
00:27:26les auteurs
00:27:26de cette attaque
00:27:27doivent être retrouvés
00:27:28et condamnés
00:27:28avec la plus grande sévérité
00:27:30nous pensons ce soir
00:27:31à toutes les forces
00:27:32de sécurité
00:27:32et de secours
00:27:33qui seront mobilisées
00:27:34jusqu'à tard
00:27:35dans la nuit
00:27:35pour protéger
00:27:36nos compatriotes
00:27:37face aux hordes
00:27:39d'extrême gauche
00:27:41et je suis certain
00:27:42que des milliers
00:27:44pour ne pas dire
00:27:45des dizaines
00:27:45pour ne pas dire
00:27:46des centaines
00:27:47pour ne pas dire
00:27:47des millions de français
00:27:48se disent
00:27:48mais quand est-ce
00:27:49que cette chianlit
00:27:50va s'arrêter
00:27:51Arthur Devatrigan
00:27:53qu'est-ce qu'il faut
00:27:54pour que la France
00:27:56majoritaire
00:27:57qui a envie
00:27:57je le répète
00:27:58de travailler
00:27:58qui a envie
00:27:59de passer son samedi
00:28:00en famille
00:28:01à marcher
00:28:03dans les grandes métropoles
00:28:05peut-être faire
00:28:06tiens
00:28:06c'est une histoire de fou
00:28:08ça remonte à loin maintenant
00:28:09ah tiens
00:28:10si on allait faire
00:28:11les magasins
00:28:11avec nos petits-enfants
00:28:12certains cherchent
00:28:13à les faire
00:28:14voilà
00:28:14non mais
00:28:15de manière
00:28:15et garder sa carte bleue
00:28:17vous voyez ce que je veux dire
00:28:18sans saccager
00:28:19mais disons
00:28:20c'est vrai qu'on parle
00:28:21beaucoup de révolution
00:28:22en fait
00:28:22et c'est pas une révolution
00:28:23ils font du shopping
00:28:24il y a coup de cocktail
00:28:25bolotov
00:28:25donc il y a quand même
00:28:26deux types de violences
00:28:27qu'il faut rappeler
00:28:28et l'état doit prendre en compte
00:28:29ces deux types de violences
00:28:30vous avez la violence
00:28:30d'extrême gauche
00:28:31on la connaît
00:28:32elle n'est pas nouvelle
00:28:32elle est théorisée
00:28:34elle est utilisée
00:28:35et elle est justifiée
00:28:36Olivier Vial l'a rappelé
00:28:38ils sont pas très nombreux
00:28:39c'est 10 000 personnes
00:28:40sauf que
00:28:40ils sont malins
00:28:42ils sont organisés
00:28:43ils ont derrière
00:28:44des relais
00:28:45notamment sur
00:28:46le service public
00:28:47qui explique
00:28:48et trouve toutes les justifications
00:28:49pour dire pourquoi c'est bien
00:28:50et pourquoi ils ont raison
00:28:51de faire ça
00:28:52et puis de toute façon
00:28:52rappelez-vous
00:28:53cette scène
00:28:53complètement dingue
00:28:55où une jeune femme
00:28:55explique
00:28:56une hystérique
00:28:57qu'on a menacé
00:28:58de la violer
00:28:59elle était avec son nourrisson
00:29:00et cette pauvre dame
00:29:01qui est sociologue
00:29:02qui est à Rennes
00:29:04ou à Lyon 2
00:29:04je ne sais plus
00:29:05à Rennes
00:29:06explique
00:29:06oui mais c'est un dommage collatéral
00:29:08ma pauvre dame
00:29:08ça ces discours-là
00:29:09je les entends
00:29:09sur le service public
00:29:10ça c'est la première partie
00:29:11mais vous avez l'autre violence
00:29:13et celle-là est beaucoup plus compliquée
00:29:14pourquoi ?
00:29:15parce qu'elle est beaucoup plus nombreuse
00:29:16ce sont les racailles
00:29:17ce sont des gens
00:29:18qui alors
00:29:19toute l'immigration
00:29:20n'est pas majoritairement
00:29:21des racailles
00:29:22mais la majorité
00:29:23des racailles
00:29:23sont des personnes
00:29:24issues de l'immigration
00:29:25et elles viennent des cités
00:29:26et la différence
00:29:27avec 2005
00:29:27c'est que 2005
00:29:28ça se passait chez eux
00:29:29aujourd'hui
00:29:30elles viennent
00:29:30comme ils disent
00:29:31chez nous
00:29:31ils emploient ce mot-là
00:29:32c'est une guerre de territoire
00:29:34et ils n'ont pas de justification
00:29:35alors de temps en temps
00:29:36ils vous expliquent
00:29:37oui mais parce que
00:29:37vous nous avez colonisés
00:29:38vous leur demandez
00:29:392-3 points d'histoire
00:29:39ils ne sont pas foutus
00:29:41de vous dire une date
00:29:42mais il y a cette volonté
00:29:43d'aller piller chez l'autre
00:29:45et quand ils vont
00:29:47quand ils s'introduisent
00:29:48chez les personnes
00:29:48au moment des émeutes de Noël
00:29:49il y en a eu
00:29:50rappelez-vous
00:29:50cette personne à Montargis
00:29:51qui avait fait fuir des racailles
00:29:53avec une épée de béhour
00:29:54tout le monde avait vu
00:29:55ce passage-là
00:29:56ils ne se sont pas introduits
00:29:59chez des gens dans leur quartier
00:30:00ils vont dans d'autres endroits
00:30:02il y a une volonté de conquête
00:30:03il y a une volonté
00:30:03de défaire l'autre
00:30:04et le problème
00:30:05c'est qu'ils sont
00:30:05bien plus nombreux
00:30:07et c'est une démographie
00:30:08qui ne cesse d'enfler
00:30:10donc le problème
00:30:11de l'ultra-gauche
00:30:12je pense que ça se résout
00:30:14politiquement
00:30:15la politique peut mettre
00:30:16en place une stratégie
00:30:17l'autre sujet
00:30:18est beaucoup plus complexe
00:30:19parce que
00:30:20ça se joue
00:30:21à plein de strates différentes
00:30:22et là
00:30:23c'est une contre-révolution
00:30:24politique
00:30:25qu'il faut faire
00:30:26et j'entends
00:30:26peu de programmes
00:30:27qui la proposent
00:30:2819h30
00:30:29si vous nous rejoignez
00:30:30sur CNews
00:30:31on poursuit évidemment
00:30:32notre édition spéciale
00:30:33consacrée à cette nuit
00:30:34sous haute tension
00:30:36et sous haute sécurité
00:30:37dans les principales villes
00:30:38de France
00:30:39et je rappelle que
00:30:4070 000 policiers
00:30:41sont présents
00:30:42sur l'ensemble
00:30:43du territoire
00:30:44que la mobilisation
00:30:45de ce samedi
00:30:46a été moins importante
00:30:48en termes de
00:30:49manifestants présents
00:30:51sur l'ensemble
00:30:52du territoire
00:30:53en revanche
00:30:54elle a été
00:30:55le théâtre de violence
00:30:56et notamment
00:30:57certaines séquences
00:30:58insupportables
00:30:59où des policiers
00:31:00ont été pris pour cible
00:31:02à Paris
00:31:03porte de Charenton
00:31:04et vous les voyez
00:31:05les images
00:31:06où les policiers
00:31:06ont été pris
00:31:08donc pour cibles
00:31:09avec des engins explosifs
00:31:11c'est-à-dire
00:31:12des grenades incendiaires
00:31:13ou alors
00:31:14des jets de cocktails
00:31:15Molotov
00:31:16320 000 manifestants
00:31:18dans toute la France
00:31:19et 70 000
00:31:19à Paris
00:31:20c'est quasiment
00:31:21deux fois moins
00:31:22pour la capitale
00:31:23que le 17 octobre dernier
00:31:25et 550 000 personnes
00:31:26s'étaient réunies
00:31:27sur l'ensemble
00:31:28du territoire
00:31:29il y a une question
00:31:30que tout le monde
00:31:30se pose politique
00:31:31et à 19h45
00:31:32Laurent Nouniez
00:31:33doit prendre la parole
00:31:34et le du char
00:31:34c'est l'état d'urgence
00:31:37est-ce qu'un jour
00:31:38ou l'autre
00:31:40l'état d'urgence
00:31:41va être mis en place
00:31:42pour que cesse
00:31:44cette situation-là ?
00:31:45Oui d'ailleurs
00:31:46l'état d'urgence
00:31:47Bruno Retailleau
00:31:47dès le lendemain
00:31:48du 17 octobre
00:31:49a appelé
00:31:50à ce qu'il soit décrété
00:31:51c'est un peu dommage
00:31:52de vous répondre comme ça
00:31:53mais en fait
00:31:53c'est simplement
00:31:54la communication politique
00:31:55c'est qu'après
00:31:55le 17 octobre
00:31:56on s'est dit
00:31:56option 1
00:31:57on décrète l'état d'urgence
00:31:59comme ça
00:31:59on y va tout de suite
00:32:00très fort
00:32:01mais si ça se passe mal
00:32:03on n'aura pas
00:32:03d'autre solution
00:32:04option numéro 2
00:32:05on commence à plutôt
00:32:07mettre en place
00:32:07des couvre-feux
00:32:08à mettre les manifestations
00:32:10non plus
00:32:10dans les centres-villes
00:32:12mais plutôt légèrement
00:32:13en périphérie
00:32:14ou plus de forces de l'ordre
00:32:15pour permettre
00:32:16d'avoir en fait
00:32:16une réponse graduée
00:32:18le jour
00:32:18vous décrétez
00:32:19l'état d'urgence
00:32:20si malgré l'état d'urgence
00:32:21il y a des scènes
00:32:23de chaos dans les rues
00:32:24vous n'avez plus rien
00:32:25à faire derrière
00:32:25et donc mécaniquement
00:32:27c'est un état
00:32:27qui ne pourra plus
00:32:28prendre la parole
00:32:28puisque Emmanuel Macron
00:32:30n'aurait plus rien à dire
00:32:31alors évidemment
00:32:32c'est un peu moche
00:32:33de vous répondre
00:32:33en termes de communication
00:32:34politique pure
00:32:35mais il faut bien comprendre
00:32:36et c'est ça qui explique
00:32:37la raison pour laquelle
00:32:38l'état d'urgence
00:32:39n'a pas été décrété
00:32:40il y a un petit côté
00:32:41on attend que ça dégénère
00:32:42encore encore plus
00:32:43avant d'aller vers
00:32:44l'état d'urgence
00:32:45ok
00:32:47revenons sur l'aspect
00:32:48sécuritaire également
00:32:48quand je vois
00:32:49les forces de l'ordre
00:32:50qui sont déployées
00:32:50un peu partout
00:32:51sur l'ensemble du territoire
00:32:52et qu'ils le seront
00:32:54notamment dans la nuit
00:32:54avec vous Olivier Vial
00:32:57est-ce qu'on peut dire
00:32:58que les forces de l'ordre
00:32:59sont adaptées ou non
00:33:00à cette nouvelle forme
00:33:01de guérilla urbaine
00:33:03d'émeute
00:33:04d'exaction
00:33:04qu'on a pu voir
00:33:05ces trois derniers week-ends
00:33:06c'est effectivement
00:33:07ce qu'on disait tout à l'heure
00:33:08oui il y a une forme de
00:33:10il y a une adaptation
00:33:11qui s'est faite
00:33:12on voit juste qu'elles ont
00:33:13toujours du retard
00:33:14par rapport aux événements
00:33:16maintenant la question
00:33:17c'est effectivement
00:33:18savoir si elles sont capables
00:33:20d'être aussi mobiles
00:33:21que des petits groupes
00:33:22qui effectivement eux
00:33:23sont capables de se mobiliser
00:33:24n'importe où
00:33:25grâce aux réseaux sociaux
00:33:26donc une autre
00:33:28un des endroits
00:33:28où effectivement aujourd'hui
00:33:29on a déjà vu
00:33:30qu'il y a eu
00:33:30un petit peu des effets
00:33:31c'est comment on est
00:33:32en capacité
00:33:33de mieux faire du renseignement
00:33:35notamment sur les réseaux sociaux
00:33:36pour pouvoir arriver
00:33:38à détecter ce qui est
00:33:38des vraies menaces
00:33:39et ce qui est simplement
00:33:40de l'esbrouf
00:33:41puisque
00:33:42et là je rejoins un peu
00:33:43ce qui a été dit
00:33:44depuis tout à l'heure
00:33:45il y a une volonté
00:33:46sur les réseaux
00:33:47de monter le niveau
00:33:48de menace
00:33:48parce que la menace
00:33:49est déjà en soi
00:33:50un moyen de terroriser les gens
00:33:52et donc la menace
00:33:54a déjà permis
00:33:55de faire que des commerçants
00:33:56se barricadent
00:33:57que des commerçants
00:33:58ferment leur rideau
00:33:59aujourd'hui
00:33:59et donc ça
00:34:00c'est une volonté
00:34:01pour le coup
00:34:01de l'extrême gauche
00:34:02très importante
00:34:03et pour les policiers
00:34:04il va falloir effectivement
00:34:05qu'ils arrivent aujourd'hui
00:34:06à gérer ça
00:34:07et avoir des groupes
00:34:09très très mobiles
00:34:09pour pouvoir tenir la nuit
00:34:11On a des précisions
00:34:12et le haut du char
00:34:13sur Marseille
00:34:14et ce que dit
00:34:15Benoît Payan
00:34:17est assez inquiétant
00:34:18sur la situation
00:34:19du côté de la cité
00:34:20fosséenne
00:34:20Oui parce que
00:34:21le maire s'exprime
00:34:23d'abord pour expliquer
00:34:24qu'il y a eu des manifestations
00:34:25dans la journée
00:34:26et dans sa réaction
00:34:27sur les réseaux sociaux
00:34:28Benoît Payan
00:34:28dit ceci
00:34:29Ce soir des individus
00:34:30profitent de ces manifestations
00:34:32pour semer le trouble
00:34:33dans plusieurs quartiers
00:34:34de Marseille
00:34:34Il demande à tous
00:34:35les Marseillais et Marseillais
00:34:36de se mettre en sécurité
00:34:38et de faciliter le travail
00:34:39des secours
00:34:40et des forces de l'ordre
00:34:41Il ajoute que la police municipale
00:34:42est entièrement mobilisée
00:34:44pour protéger
00:34:44tous les habitants
00:34:45et leur bien
00:34:46Il ne confirme
00:34:47ni n'infirme
00:34:48ce qu'on évoquait
00:34:50à savoir que des personnes
00:34:51ont pu rentrer dans les immeubles
00:34:52En revanche
00:34:52le maire a l'air
00:34:53de décrire une situation
00:34:54qui se prête
00:34:55à ce genre d'exaction
00:34:57puisqu'il appelle
00:34:57quand même là
00:34:58les Marseillais
00:34:59à se mettre en sécurité
00:35:00signe que la tension
00:35:02dans la cité fosséenne
00:35:03et dans certaines rues
00:35:04et dans certains quartiers
00:35:05a l'air effectivement
00:35:06d'être importante
00:35:07Et c'est une image
00:35:08qui a été relayée massivement
00:35:09sur les réseaux sociaux
00:35:10du côté de Marseille
00:35:11où on voit des individus
00:35:12pénétrer dans un immeuble
00:35:14de la cité fosséenne
00:35:16Moi cette image
00:35:17elle me perturbe tellement
00:35:20que j'ai du mal à croire
00:35:22que ça soit avéré
00:35:23C'est pour ça que je vais rester
00:35:24encore une fois
00:35:26mais même avec
00:35:27vous savez il faut voir
00:35:28ce qu'on voit
00:35:29Est-ce que cette image
00:35:31elle est tellement grave
00:35:32de conséquences
00:35:33que parfois je peux me demander
00:35:34même si c'est pas
00:35:35de l'intelligence artificielle
00:35:36Vous voyez ce que je veux dire
00:35:38J'ai la même réaction que vous
00:35:38Devant cela quelquefois
00:35:40je me dis parce qu'on vit
00:35:40dans un monde
00:35:41C'est un cauchemar
00:35:42Oui alors on se dit
00:35:43est-ce que c'est de l'IA
00:35:44Je pense qu'on se pose
00:35:45tous la question aujourd'hui
00:35:46dans bien des circonstances
00:35:47qui dépassent largement
00:35:48ces émeutes
00:35:49Ensuite puisqu'on s'attend
00:35:50à voir tout tard
00:35:52un jour ce samedi
00:35:53samedi prochain
00:35:54un autre jour
00:35:55on s'attend à voir
00:35:56des gens rentrer
00:35:56dans les immeubles
00:35:57et on s'attend à voir
00:35:58rentrer dans les immeubles
00:35:59c'est pas simplement
00:35:59pour demander paisiblement
00:36:00aux gens
00:36:01pouvez-vous me donner
00:36:02votre argent s'il vous plaît
00:36:03Non d'accord je repars
00:36:05Rentrer dans les immeubles
00:36:06c'est qu'on a déjà
00:36:06franchi la possibilité
00:36:07de l'agression physique
00:36:08du viol
00:36:09du meurtre
00:36:11donc quand on est
00:36:12c'est vraiment
00:36:12le pillage
00:36:13dans son expression
00:36:14la plus radicale
00:36:16donc quand on est
00:36:16devant ce scénario
00:36:17on sait simplement
00:36:18que ça arrivera
00:36:19donc j'espère que c'est faux
00:36:21mais si on apprend demain
00:36:22ou ce soir
00:36:23que ce sont des vraies images
00:36:24et le maire de Marseille
00:36:25qui que je sache
00:36:26n'a pas la réputation
00:36:27d'être un homme
00:36:28d'extrême droite
00:36:28passionné par les questions
00:36:30sécuritaires
00:36:30si lui-même dit
00:36:32non c'est vrai
00:36:33on a des bandes
00:36:34qui rentrent dans les maisons
00:36:35tout ça
00:36:35c'est qu'on doit comprendre
00:36:36qu'un cap a été franchi
00:36:37et moi je reviens
00:36:38vous noterez
00:36:39j'ai quelques fois
00:36:39j'ai mes obsessions
00:36:40j'ai mes marottes
00:36:40mais le thème de l'irréversibilité
00:36:42il y a un moment
00:36:43où on franchit un cap
00:36:44et là soudainement
00:36:45on s'habitue tous
00:36:46au niveau de
00:36:49nouveau niveau
00:36:49de violence
00:36:50on s'habitue tous
00:36:51à l'idée
00:36:52qu'on doit désormais
00:36:53s'encabonner chez soi
00:36:55se protéger chez soi
00:36:56dans la logique
00:36:58du confinement sécuritaire
00:36:59et à partir de là
00:37:00on accepte de vivre
00:37:01dans une société
00:37:01qui n'est plus du tout
00:37:03la même
00:37:05ensuite on peut toujours
00:37:05espérer
00:37:06je le redis
00:37:06quelque chose
00:37:07comme un redressement
00:37:07sécuritaire
00:37:08et c'est peut-être
00:37:09le paradoxe
00:37:10de notre époque
00:37:10et je le dis
00:37:11en m'en désolant
00:37:11en espérant avoir tort
00:37:12que le retour
00:37:13à une société civilisée
00:37:15une société
00:37:15où on n'a pas besoin
00:37:16de vidéosurveillance
00:37:16partout
00:37:17passera par un moment
00:37:18sécuritaire fort
00:37:19pour ramener
00:37:20les fondements
00:37:20de l'ordre
00:37:21dans la cité
00:37:21j'espère que dans ce moment
00:37:23je l'espère ardemment
00:37:24je serai à tout le moins
00:37:25du côté des défenseurs
00:37:25des libertés
00:37:26mais peut-être que ce moment
00:37:27absolument sécuritaire
00:37:28sera nécessaire
00:37:29oui parce que vous
00:37:30vous préférez
00:37:32effectivement
00:37:32qu'il n'y ait pas
00:37:33de vidéosurveillance
00:37:34dans la rue
00:37:34je vous le confirme
00:37:35une société
00:37:36où la vidéosurveillance
00:37:37et la norme
00:37:37est une société
00:37:38qui me désole
00:37:39moi aussi
00:37:39j'aimerais qu'on soit
00:37:40dans la rue
00:37:41je ne sais pas
00:37:41mais j'ai connu
00:37:42ce monde là
00:37:43et puis qu'on vive
00:37:44avec la porte verte
00:37:45avec marqué
00:37:46vous présentez ça
00:37:46comme un monde
00:37:47de bisounours
00:37:48j'ai connu ce monde là
00:37:49plusieurs peut-être
00:37:50ici ont connu ce monde là
00:37:51je ne me permettrais pas
00:37:52d'imaginer que vous êtes
00:37:54un doux rêveur
00:37:55et pourtant
00:37:56si vous me connaissiez
00:37:57mais
00:37:58le terrain
00:37:59le terrain
00:37:59sur l'avenue
00:38:01Dominile
00:38:01et je le disais
00:38:02c'est malheureusement
00:38:04on a des montées
00:38:04de fièvres
00:38:05parfois
00:38:05que ce soit à Marseille
00:38:07ou à Paris
00:38:07avec une intervention
00:38:09vous voyez ces motards
00:38:10c'est la Brave M
00:38:11ces brigades de répression
00:38:13de l'action mobilante
00:38:14motorisées
00:38:15qui interviennent
00:38:16du côté de l'avenue
00:38:16Dominile
00:38:17on est allé
00:38:18à 400, 500 mètres
00:38:20maintenant à vol d'oiseau
00:38:21de la place
00:38:22de la Bastille
00:38:23un lieu qui était interdit
00:38:25de manifester
00:38:25tout au long de la journée
00:38:26que se passe-t-il ?
00:38:32et bien écoutez
00:38:33sur cette avenue
00:38:33Dominile
00:38:34on a pu voir
00:38:35la Brave M
00:38:35qui est actuellement
00:38:37en train de disperser
00:38:38des manifestants
00:38:39des manifestants
00:38:40sauvages
00:38:40puisqu'ils ont remonté
00:38:42l'avenue Dominile
00:38:43par petits groupes
00:38:43et la Brave M
00:38:45est en train
00:38:45tout simplement
00:38:46d'essayer de disperser
00:38:48ces petits groupes
00:38:49qu'on a pu voir
00:38:49on a pu voir
00:38:50des mouvements de foule
00:38:51des gens courir
00:38:52lorsque la Brave M
00:38:53a commencé
00:38:54à charger
00:38:55voilà la Brave M
00:38:56qui repart actuellement
00:38:57sur les images
00:38:58on les voit régulièrement
00:38:59tourner sur cette avenue
00:39:00Dominile
00:39:00ils font des allers-retours
00:39:01pour essayer
00:39:03d'identifier
00:39:05ces petits groupes
00:39:05parce qu'on voit
00:39:06beaucoup de gens
00:39:07remonter l'avenue Dominile
00:39:09vers la place de la Bastille
00:39:11mais à chaque fois
00:39:12qu'il y a danger
00:39:13la police est là
00:39:14pour intervenir
00:39:15voilà donc la situation
00:39:17avenue Dominile
00:39:18on est comme vous l'aviez dit
00:39:19à 400-500 mètres
00:39:20de la place de la Bastille
00:39:22et vous suivez bien évidemment
00:39:24attentivement
00:39:25mais là vous êtes en train
00:39:26de rediriger du côté
00:39:28de la place d'Oménile
00:39:30visiblement
00:39:31et avec les images
00:39:32que je peux voir
00:39:33notamment du côté
00:39:34de la Bastille
00:39:36donc de l'autre côté
00:39:37ça commence à chauffer
00:39:38à Marseille
00:39:39à Marseille à présent
00:39:41la situation est également
00:39:42en train de se tendre
00:39:43alors que le président
00:39:44de la République
00:39:45était sur place
00:39:46cette semaine
00:39:47le symbole
00:39:47là aussi
00:39:49et c'est un triste symbole
00:39:55Oui exactement
00:39:57Elliot
00:39:57comme vous le voyez
00:39:58nous sommes ici
00:40:00devant une situation
00:40:01qui a quelque peu
00:40:03dégénéré
00:40:03en quelques minutes
00:40:06nous sommes à la plaine
00:40:07c'est là qu'un rassemblement
00:40:09avait été donné
00:40:09à partir de 20h
00:40:11ici même
00:40:12et il y a quelques minutes
00:40:14la foule a été dispersée
00:40:17assez abruptement
00:40:19il faut dire
00:40:19personne ne s'y attendait
00:40:22plusieurs mouvements
00:40:23contraires
00:40:24ont eu lieu
00:40:25comme vous l'entendez
00:40:26ici la situation
00:40:26est très tendue
00:40:27avec beaucoup
00:40:28de slogans revendicatifs
00:40:30beaucoup de personnes
00:40:30masquées
00:40:32et puis évidemment
00:40:32ce feu
00:40:33ce feu que vous voyez
00:40:35à l'antenne
00:40:36qui est donc d'ailleurs
00:40:37au milieu
00:40:39d'un petit carrefour
00:40:40des voitures
00:40:41continuent néanmoins
00:40:42de passer
00:40:43c'est une situation
00:40:44vraiment étrange
00:40:46en tout cas
00:40:47une fin de soirée
00:40:47vraiment mouvementée
00:40:49tendue
00:40:49et difficile
00:40:50pour Marseille
00:40:51le maire
00:40:52s'est justement
00:40:52exprimé à ce propos
00:40:54appelant les habitants
00:40:55à rester évidemment
00:40:56chez eux
00:40:57en sécurité
00:40:58et la question
00:40:59c'est de savoir
00:41:00même si on est chez nous
00:41:01est-ce qu'on est
00:41:02en sécurité
00:41:04chez nous
00:41:05quand on voit
00:41:06malheureusement
00:41:07que l'objectif
00:41:08pour certains
00:41:09serait
00:41:10d'aller
00:41:11jusqu'au domicile
00:41:12des individus
00:41:13pour
00:41:15soit
00:41:16les cambriolages
00:41:17ou même
00:41:17vous savez
00:41:18c'est une soirée
00:41:19où vous allez avoir
00:41:20des grandes fêtes
00:41:21des rassemblements
00:41:22et c'est venir perturber
00:41:24ces rassemblements
00:41:25d'où la question
00:41:26qu'on se pose
00:41:26est-ce la nuit
00:41:27de tous les dangers
00:41:27il est 19h40
00:41:28dans quelques instants
00:41:30normalement
00:41:30Laurent Nunez
00:41:31doit s'exprimer
00:41:34Élodie Huchat
00:41:35on sait à quel point
00:41:37son
00:41:39sa responsabilité
00:41:40peut-être
00:41:41engager
00:41:42si cette nuit
00:41:44bascule dans le chaos
00:41:45et on a vu
00:41:46là aussi
00:41:47un ministre de l'Intérieur
00:41:49assumer
00:41:50une part de responsabilité
00:41:51dans le fiasco
00:41:52du 17 octobre dernier
00:41:54oui là ça va être
00:41:55un exercice
00:41:55périlleux
00:41:56parce que
00:41:57Laurent Nunez
00:41:57peut dresser le bilan
00:41:59de la première partie
00:42:00de journée
00:42:00à savoir
00:42:01le maintien de l'ordre
00:42:02pour les manifestants
00:42:04et les tensions
00:42:05qui ont commencé
00:42:06au moment
00:42:07de la dispersion
00:42:08mais il faudra
00:42:08qu'il fasse
00:42:09très attention
00:42:10aux mots
00:42:10choisis
00:42:11Laurent Nunez
00:42:12parce que
00:42:12pour les forces
00:42:13de l'ordre
00:42:13la soirée
00:42:14ne fait que commencer
00:42:15comme on le disait
00:42:15et donc
00:42:16il y a à la fois
00:42:16sans doute
00:42:17une partie
00:42:19bilan
00:42:19puisque
00:42:19Beauvau nous parlait
00:42:21tout à l'heure
00:42:21de 296 interpellations
00:42:23sur la France entière
00:42:24dont 61
00:42:25à Paris
00:42:26on verra
00:42:26si les chiffres
00:42:27ont évolué
00:42:28depuis le décompte
00:42:29qui a été fait
00:42:29il y a un peu moins
00:42:30de deux heures
00:42:31maintenant
00:42:31et puis forcément
00:42:32il va falloir se projeter
00:42:33on imagine
00:42:33un ministre de l'Intérieur
00:42:34qui va vouloir
00:42:35appeler au calme
00:42:36et effectivement
00:42:37après le 17 octobre
00:42:38Laurent Nunez
00:42:38avait remis sa démission
00:42:39au président de la République
00:42:40qu'il avait refusé
00:42:42Laurent Nunez
00:42:43qui a eu beaucoup plus
00:42:44de parole
00:42:44de fermeté
00:42:45depuis
00:42:46mais il va vraiment
00:42:47s'exprimer
00:42:47en fait à mi-chemin
00:42:49entre la possibilité
00:42:50de faire un premier bilan
00:42:51et faire très attention
00:42:52à la soirée
00:42:53qui s'ouvre
00:42:54parce que évidemment
00:42:55si Laurent Nunez
00:42:56et je ne le crois pas
00:42:57mais est trop confiant
00:42:58dans la prise de parole
00:42:59qui devait avoir lieu
00:43:00vers 19h45
00:43:01ça a toujours un petit peu
00:43:02de retard
00:43:03on ne manquerait pas
00:43:03lui reprocher
00:43:04donc il va falloir
00:43:04qu'il appelle
00:43:05sans doute au calme
00:43:06message de fermeté
00:43:07et lui évidemment
00:43:08comme tout le monde
00:43:09est aussi soumis
00:43:10aux images
00:43:11qu'on va voir
00:43:11dans les prochaines heures
00:43:12voire pendant
00:43:13une partie de la nuit
00:43:15puisqu'on le sait
00:43:16et désire
00:43:17Beauvau le disait
00:43:18il y a vraiment
00:43:18des craintes
00:43:19pour cette soirée
00:43:20à partir de 20h
00:43:20Je voudrais m'arrêter
00:43:22aussi sur cette jeunesse
00:43:23avec vous Ophélie Roque
00:43:24je rappelle que vous êtes
00:43:26professeure
00:43:27que vous êtes également
00:43:28essayiste
00:43:29est-ce qu'on assiste
00:43:31à une partie
00:43:31d'une jeune génération
00:43:33qui en quelque sorte
00:43:35est complètement
00:43:37désensibilisée
00:43:37à la violence
00:43:38contre les personnes
00:43:39et notamment aussi
00:43:40contre les personnes
00:43:41qui représentent l'ordre
00:43:42à savoir les policiers
00:43:43Oui ça c'est
00:43:44l'évidence même
00:43:45et ça pour le coup
00:43:47que ce soit une jeunesse
00:43:48qui soit des banlieues
00:43:49ou même une jeunesse
00:43:50plus traditionnelle
00:43:51on va dire
00:43:52il y a une forme
00:43:53de perte de repère
00:43:53moi je me souviens
00:43:55parfois
00:43:56d'avoir assisté
00:43:57à des élèves
00:43:58qui prennent
00:43:59un pétard
00:44:00et qui l'envoient
00:44:00à travers
00:44:02le pauvre portail
00:44:04d'un habitant
00:44:05et qui font exploser
00:44:06le chat
00:44:06c'est-à-dire qu'il y a
00:44:07une forme en fait
00:44:08de cruauté
00:44:09par presque indifférence
00:44:11c'est-à-dire qu'à force
00:44:12de consommer des images
00:44:13de violence
00:44:13à force en fait
00:44:14d'être imbibé
00:44:15d'une forme en fait
00:44:16de toute façon
00:44:18on entend partout
00:44:19autour de nous
00:44:20dire que la société
00:44:21va mal
00:44:21donc c'est que ça doit
00:44:22être vrai
00:44:22donc finalement
00:44:23d'une certaine manière
00:44:23il n'y a plus vraiment
00:44:24besoin ou nécessité
00:44:26d'être décent
00:44:27en fait tout simplement
00:44:28je pense que
00:44:28ce qui manque
00:44:29à la jeunesse
00:44:30d'une certaine manière
00:44:30c'est une forme de décence
00:44:31c'est une forme de décence
00:44:32dans le comportement
00:44:33envers l'autre
00:44:34c'est une forme d'empathie
00:44:35pourquoi en effet
00:44:36on a une jeunesse
00:44:37qui n'arrive pas
00:44:38à devenir empathique
00:44:38pourquoi on a
00:44:39on a l'impression
00:44:40que plus rien n'a de sens
00:44:42que plus rien ne compte
00:44:43mais ce qui est assez intéressant
00:44:44quand même
00:44:44et je trouve ça
00:44:46le fait que justement
00:44:48ils veuillent absolument
00:44:49aller sur Bastille
00:44:50ou se filmer
00:44:51en train de casser
00:44:51les portes des maisons
00:44:53c'est parce que
00:44:53c'est aussi une jeunesse
00:44:54qui d'une certaine manière
00:44:55est en train de construire
00:44:55quelque chose
00:44:56ils sont en train de construire
00:44:57un peu des contre-symboles
00:44:58et c'est vrai que
00:44:59le fait que
00:45:01la place en effet
00:45:02le cortège Bastille-Nation
00:45:03vous pouvez l'interdire
00:45:04ça n'empêchera que symboliquement
00:45:06c'est pour ça
00:45:07qu'une partie aussi
00:45:07notamment
00:45:09mais même des syndicats
00:45:10a été déçue
00:45:10c'est-à-dire qu'à un moment
00:45:11on vit aussi dans du symbolisme
00:45:13or ce symbolisme
00:45:14de dire
00:45:14ben non
00:45:14on va vous enlever
00:45:16Bastille-Nation
00:45:17et puis on va vous mettre
00:45:17dans la périphérie
00:45:18ça ne convient pas
00:45:19c'est pas que symbolique
00:45:20pardonnez-moi
00:45:21c'est pas que symbolique
00:45:22de dire à des gens
00:45:23vous arrêtez
00:45:24de bordéliser
00:45:25le coeur commercial
00:45:26de la capitale
00:45:27ou une partie
00:45:28du coeur commercial
00:45:29mais c'est symbolique pour eux
00:45:30ah pour eux
00:45:30bien sûr
00:45:31parce qu'ils n'ont même pas conscience
00:45:32qu'ils sont en train de tuer
00:45:33des commerces
00:45:34non
00:45:34enfin c'est même pas conscience
00:45:35c'est qu'ils sont moques
00:45:36ah ça c'est intéressant
00:45:38en fait c'est des profonds égoïstes
00:45:41oui c'est ça bien sûr
00:45:41c'est-à-dire que
00:45:42là nous sommes face à des gens
00:45:43qui d'une certaine manière
00:45:45symboliquement
00:45:46ils veulent compter
00:45:47or je suis désolée
00:45:48mais pour eux
00:45:48vous faites une manif
00:45:49porte de Charenton
00:45:50c'est vraiment pas
00:45:51c'est pas glamour
00:45:52je suis désolée
00:45:53mais il y a une forme
00:45:54aussi de réalité
00:45:55qui est comme ça
00:45:56c'est des grands romantiques
00:45:57en plus
00:45:57non mais je vois
00:45:58ce que vous voulez dire
00:45:59attention
00:46:00c'est juste insupportable
00:46:01à entendre
00:46:02mais c'est la réalité aussi
00:46:03ou du moins
00:46:04la manière dont vous le présentez
00:46:06or je suis désolée
00:46:07mais si vous faites
00:46:08une manif
00:46:08porte de Charenton
00:46:09c'est moins glamour
00:46:10en effet
00:46:10c'est moins vendeur
00:46:11sur le réseau
00:46:11c'est moins
00:46:12j'étais dans une grande manifestation
00:46:14bah non je suis désolée
00:46:15vous avez eu la manif
00:46:16en périphérique
00:46:16et ça ça ne leur plaît pas
00:46:18et du coup
00:46:18c'est pour ça que là
00:46:19on voit des jeunes
00:46:20qui essayent peut-être
00:46:21de se replier aussi
00:46:22vers ces lieux-là
00:46:23on leur a interdit
00:46:24ces lieux-là symboliquement
00:46:25qui les prendront comme ça
00:46:26et tant mieux
00:46:26qu'ils s'assoient
00:46:28interdit
00:46:28ah oui tant mieux
00:46:29bien sûr Ophélie
00:46:30Laurent Nouniez
00:46:31le ministre de l'Intérieur
00:46:32prend la parole
00:46:33il est 19h46
00:46:34voilà bonsoir
00:46:37ok
00:46:38on va faire un premier bilan
00:46:40de cette journée
00:46:41de mobilisation
00:46:42donc du 31 octobre
00:46:45donc journée
00:46:46qui a réuni
00:46:47320 000 personnes
00:46:48donc 70 000 à Paris
00:46:50dans les cortèges
00:46:51revendicatifs
00:46:52dans les différentes manifestations
00:46:54dont on peut dire
00:46:55d'ailleurs qu'elles se sont tenues
00:46:56pour les cortèges
00:46:57elles ont pu aller
00:46:58à leur terme
00:46:59et les cortèges revendicatifs
00:47:01se sont bien déroulés
00:47:03en dehors
00:47:04des centres-villes
00:47:05comme l'avaient décidé
00:47:06la plupart des préfets
00:47:07pour certains d'entre eux
00:47:08il y avait eu des recours
00:47:09devant les tribunaux
00:47:10qui ont été
00:47:11les décisions des préfets
00:47:12ont été confirmées
00:47:13c'est le cas à Paris
00:47:14où le conseil d'état
00:47:14l'a confirmé
00:47:15puis c'était le cas
00:47:15dans certaines villes de province
00:47:16où les itinéraires
00:47:18avaient été attaqués
00:47:18en justice
00:47:19et le juge administratif
00:47:21les a confirmés
00:47:22c'est notamment le cas
00:47:23à Nancy
00:47:24à Montpellier
00:47:25il me semble
00:47:25et je crois également
00:47:27à Avignon
00:47:28voilà
00:47:28donc le choix
00:47:29qui a été fait
00:47:30d'écarter ces cortèges
00:47:31des centres-villes
00:47:32sans venir entraver
00:47:34en quoi que ce soit
00:47:34la liberté d'expression
00:47:35la liberté de manifestation
00:47:36a été une bonne décision
00:47:38en revanche
00:47:39comme on s'y attendait
00:47:41et comme je l'avais anticipé
00:47:42comme je vous l'avais dit
00:47:43on a eu dans chaque cortège
00:47:45des groupes de casseurs
00:47:47de pilleurs
00:47:49beaucoup animés
00:47:50d'ailleurs par la mouvance
00:47:50d'ultra-gauche
00:47:51et d'extrême-gauche radical
00:47:52qui dans toutes les villes
00:47:55dans la plupart des villes même
00:47:56ont pris à partie
00:47:58les forces de sécurité intérieure
00:47:59et n'ont eu que comme seul objectif
00:48:01de regagner ces centres-villes
00:48:03avec une violence inouïe
00:48:05je pense que les chaînes
00:48:06d'information continuent
00:48:07les médias
00:48:08en ont rendu compte
00:48:10de manière assez fidèle
00:48:11on a vu des prises à partie
00:48:13extrêmement violentes
00:48:14de groupes de plusieurs centaines
00:48:15d'individus
00:48:16encore une fois
00:48:16dans la plupart des villes
00:48:17c'est le cas à Paris
00:48:18et on l'a vu
00:48:19c'est le cas à Montpellier
00:48:20à Toulouse
00:48:21à Rennes
00:48:22à Marseille
00:48:23à Nantes
00:48:23à Angers
00:48:24et à Tours
00:48:25donc dans de nombreuses villes
00:48:26des groupes ont essayé
00:48:28de se rendre dans les centres-villes
00:48:29évidemment le dispositif robuste
00:48:30agile, mobile
00:48:31qui avait été mis en place
00:48:32les en a empêchés
00:48:33au prix d'un engagement
00:48:35sans faille
00:48:36des forces de sécurité intérieure
00:48:37que je veux saluer
00:48:39les sapeurs-pompiers également
00:48:40qui ont eu à éteindre
00:48:41de nombreux incendies
00:48:42l'engagement de ces casseurs
00:48:45de ces pilleurs
00:48:46de ces militants radicaux
00:48:47a été sans limite
00:48:49on a assisté là encore
00:48:51à des jets de projectiles
00:48:52à des prises à partie
00:48:53à des tirs de mortiers
00:48:54des jets de pavés
00:48:55et puis on a vu même
00:48:56ça a été vu à Paris
00:48:57un jet de cocktail Molotov
00:48:59sur un barrage
00:49:01notamment un barrage
00:49:01de gendarmes mobiles
00:49:02où on a vu un gendarme mobile
00:49:03qui commençait à s'enflammer
00:49:05et qui heureusement
00:49:06a été pris en compte
00:49:07par ses camarades
00:49:08et qui, je vous rassurer
00:49:09donc son état
00:49:11il est simplement blessé léger
00:49:12d'ailleurs il n'a pas cessé
00:49:13le service
00:49:14et je veux évidemment
00:49:14lui rendre hommage
00:49:15comme je rends hommage
00:49:15à l'ensemble
00:49:16des forces de sécurité intérieure
00:49:18ce dispositif donc
00:49:19a parfaitement fonctionné
00:49:21ce soir
00:49:21mais l'adversité
00:49:23la violence
00:49:24des individus
00:49:25qui voulaient faire
00:49:25dégénérer ces cortèges
00:49:26était là
00:49:27et je félicite encore une fois
00:49:29les forces de sécurité intérieure
00:49:30qui ont rendu possible
00:49:31le fait que les cortèges
00:49:32puissent avoir lieu
00:49:33je signale également
00:49:35qu'on a eu
00:49:35énormément de contrôles
00:49:37en amont
00:49:37qui ont été effectués
00:49:38je salue le travail
00:49:40qui a été effectué
00:49:41donc par l'ensemble
00:49:42des forces de sécurité intérieure
00:49:44puisque 40 000 contrôles
00:49:45ont été effectués
00:49:46sur l'ensemble
00:49:47du territoire national
00:49:48donc 15 000
00:49:49sous l'autorité
00:49:50donc de monsieur le préfet de police
00:49:51donc pour la région
00:49:52Île-de-France
00:49:53donc des contrôles
00:49:54sur les axes routiers
00:49:54qui visaient à
00:49:55sur réquisition du procureur
00:49:57des procureurs
00:49:57pour la plupart
00:49:58qui visaient évidemment
00:49:59à procéder à des fouilles
00:50:00s'assurer que les personnes
00:50:01ne venaient pas
00:50:01avec des armes par destination
00:50:02dans les centres-villes
00:50:04à Paris bien sûr
00:50:05mais également
00:50:05dans toutes les villes
00:50:06donc contrôle d'axes routiers
00:50:07contrôle dans les gares
00:50:08par contrôle sur les flux ferroviaires
00:50:09ces contrôles ont été
00:50:11particulièrement efficaces
00:50:12et ont eu un caractère
00:50:14dissuasif évident
00:50:15voilà
00:50:15donc voilà
00:50:16en quelques mots
00:50:17ce que je voulais vous dire
00:50:18en nombre d'interpellés
00:50:19puisque nous avons
00:50:19nous enregistrons
00:50:21422 interpellations
00:50:22au moment où je vous parle
00:50:22mais je pense que ce chiffre
00:50:23va augmenter
00:50:24et donc
00:50:26422 interpellations
00:50:27il y en aura sans doute d'autres
00:50:28nous agrégions évidemment
00:50:29au fur et à mesure
00:50:30les données qui remontent
00:50:31de la préfecture de police
00:50:33de la direction générale
00:50:34de la gendarmerie nationale
00:50:35et de la direction générale
00:50:37de police nationale
00:50:38de la gendarmerie nationale
00:50:39je voudrais dire
00:50:40un mot également
00:50:41pour remercier
00:50:42l'ensemble des préfets
00:50:44préfets de zone
00:50:45les préfets de département
00:50:46qui ont bâti
00:50:47les dispositifs
00:50:48de sécurité
00:50:49conformément aux instructions
00:50:50que j'avais passées
00:50:51qui ont été des dispositifs
00:50:53qui ont vraiment montré
00:50:54leur robustesse
00:50:55force est restée à la loi
00:50:56et donc je remercie
00:50:57les préfets
00:50:58je remercie monsieur le préfet de police
00:50:59monsieur le directeur général
00:51:00de la police nationale
00:51:01monsieur le directeur
00:51:02de la gendarmerie nationale
00:51:03qui m'entoure
00:51:04voilà tout le monde
00:51:05a répondu présent
00:51:05et aujourd'hui c'était
00:51:07comme nous nous y attendons
00:51:08une journée compliquée
00:51:09compliquée
00:51:10je vois des bandeaux de presse
00:51:11qui disent
00:51:11les cortèges se sont bien passés
00:51:13donc il y a eu énormément
00:51:14de tensions
00:51:14énormément de violences
00:51:16et il a failli
00:51:16évidemment y faire face
00:51:17vous dire également
00:51:19qu'en cette journée d'Halloween
00:51:20la journée n'est pas terminée
00:51:22le dispositif
00:51:23qui a été mis en place
00:51:24pour gérer les cortèges
00:51:25il s'est réarticulé
00:51:26dans les centres-villes
00:51:27justement pour protéger
00:51:29ces centres-villes
00:51:30eu égard aux nombreux appels
00:51:32à rassemblement
00:51:33qu'il y a eu à 20h
00:51:34sur l'ensemble
00:51:35des villes françaises
00:51:36on a eu des appels
00:51:37à rassemblement
00:51:38c'est le cas à Paris
00:51:39au moment où je vous parle
00:51:40nous avons des effectifs
00:51:41de la préfecture de police
00:51:42qui contiennent des groupes
00:51:43qui veulent se rendre
00:51:44à la Bastille
00:51:45ça n'est pas possible
00:51:46les forces de l'ordre
00:51:47sont déployées sur le terrain
00:51:48et les en empêchent
00:51:49et c'est le cas
00:51:50dans toutes les villes françaises
00:51:51on a réarticulé
00:51:52complètement le dispositif
00:51:53conformément à ce qui a été prévu
00:51:55j'avais demandé
00:51:55qu'on soit également présent
00:51:56en soirée
00:51:57et en deuxième partie de nuit
00:51:58compte tenu de ces appels
00:52:00qui sont liés évidemment
00:52:01à la soirée d'Halloween
00:52:02et donc le dispositif
00:52:03a complètement été réarticulé
00:52:05pour faire face
00:52:07à d'éventuels casseurs
00:52:08pilleurs
00:52:09ou personnes
00:52:10qui voudraient
00:52:10se livrer
00:52:11à des manifestations
00:52:12revendicatives
00:52:13généralement c'est la mouvance
00:52:14ultra-gauche
00:52:15et l'extrême droite
00:52:15et l'extrême gauche
00:52:16radicalisée
00:52:17qui a appelé
00:52:18à ces rassemblements
00:52:19et donc évidemment
00:52:20ils seront dispersés
00:52:21et si les personnes
00:52:22se maintiennent sur place
00:52:22elles seront interpellées
00:52:24voilà
00:52:24je veux bien prendre
00:52:26si vous souhaitez
00:52:26quelques questions rapidement
00:52:28mais encore une fois
00:52:29les uns et les autres
00:52:30doivent regagner
00:52:31leur poste de travail
00:52:31car la journée
00:52:32n'est pas terminée
00:52:33loin s'en faut
00:52:34ça veut dire que la vigilance
00:52:36ne redescend pas
00:52:37il y a des craintes
00:52:37de débordement
00:52:38des chauffe-fouret
00:52:39ce soir
00:52:40compte tenu des appels
00:52:41à la mobilisation
00:52:42notamment dans plusieurs villes
00:52:43on sait que c'est Halloween
00:52:45donc des personnes
00:52:45qui viendraient aussi déguiser
00:52:47il y a cette crainte là aussi
00:52:48oui bien sûr
00:52:48vous avez eu des appels
00:52:50notamment sur tous les sites
00:52:53de l'ultra-gauche
00:52:54de l'extrême-gauche radical
00:52:55qui étaient des appels
00:52:56à rassemblement à 20h
00:52:57pour profiter de la nuit d'Halloween
00:52:58pour venir masquer
00:52:59et se livrer à des pillages
00:53:01des dégradations
00:53:02ou s'en prendre
00:53:03aux bâtiments publics également
00:53:04avec des mots
00:53:05qui étaient extrêmement forts
00:53:06on appelait à la révolution
00:53:07à l'insurrection
00:53:08la nuit des ténèbres
00:53:09donc évidemment
00:53:10on va rester vigilant
00:53:11toute la soirée
00:53:11toute la nuit
00:53:12et le dispositif est en place
00:53:14on vient de se réunir
00:53:15à l'instant
00:53:16pour refaire le point
00:53:17le dispositif est en place
00:53:18dans toutes les villes
00:53:19on a fait un point
00:53:19avec l'ensemble
00:53:20des préfets de zone
00:53:21avec l'ensemble
00:53:21des directeurs zoneaux
00:53:22de la police nationale
00:53:23les responsables
00:53:23de la gendarmerie
00:53:24monsieur le préfet de police
00:53:25qui est là
00:53:26le dispositif est en place
00:53:27donc on attend fermement
00:53:29ceux qui voudraient
00:53:29en découdre ce soir
00:53:30que les choses soient claires
00:53:31on les attend fermement
00:53:31avec beaucoup d'autorité
00:53:32Est-ce que vous voulez revenir
00:53:33s'il vous plaît
00:53:34sur la situation à Marseille
00:53:36précisément sur les pillages
00:53:36potentiels en cours
00:53:38Je n'ai pas connaissance
00:53:39de pillages en cours
00:53:40à Marseille
00:53:41il n'y a pas eu
00:53:43de cortège déclaré
00:53:43donc on a eu
00:53:4410 000 personnes
00:53:45qui ont déambulé
00:53:47dans les rues de Marseille
00:53:48avec un dispositif policier
00:53:49qui est extrêmement important
00:53:50puisque j'avais octroyé
00:53:52pour la ville de Marseille
00:53:53en plus des effectifs locaux
00:53:54que je saluais
00:53:55j'avais octroyé
00:53:578 forces mobiles
00:53:58qui ont encadré
00:53:59cette déambulation sauvage
00:54:00de ce que je comprends
00:54:02les personnes sont retournées
00:54:03sur la plaine
00:54:04on est principalement
00:54:06avec des militants
00:54:06de la mouvance
00:54:07d'ultra-gauche
00:54:07sur la ville de Marseille
00:54:09la situation est contenue
00:54:11par le préfet
00:54:12avec lequel
00:54:12le préfet des Bouches-du-Rhône
00:54:14qui est par ailleurs
00:54:14préfet de région
00:54:15préfet de zone
00:54:15avec lequel je m'entretiens
00:54:17très régulièrement
00:54:18et j'ai eu également
00:54:18un échange avec monsieur le maire
00:54:19de Marseille
00:54:21Vous constatez une augmentation
00:54:23des violences
00:54:23vis-à-vis des forces de l'ordre
00:54:25est-ce que c'est quelque chose
00:54:26que vous craignez
00:54:26pour la suite des mouvements
00:54:27puisqu'on sait qu'il y a
00:54:28encore des appels à manifester
00:54:29mardi, jeudi aussi par exemple
00:54:33Oui évidemment
00:54:33c'est ce qui s'est passé
00:54:36le 17 octobre
00:54:36ça s'est également produit
00:54:37le 24 octobre
00:54:38c'était le cas aussi aujourd'hui
00:54:39et puis il y a eu
00:54:40des manifestations par le passé
00:54:41vous avez des personnes
00:54:42qui s'inscrivent
00:54:43non pas dans la revendication
00:54:44mais dans la volonté
00:54:45qui créent un climat insurrectionnel
00:54:46un climat de quasi-révolution
00:54:48qui s'en prennent
00:54:50aux forces de sécurité intérieure
00:54:51pour pouvoir accéder
00:54:52à des commerces
00:54:52pour pouvoir procéder
00:54:53à des pillages
00:54:53s'en prendre à des bâtiments publics
00:54:55et ils s'en prennent
00:54:56aux forces de l'ordre
00:54:56de manière extrêmement violente
00:54:58jet de cocktail de monotov
00:54:59jet de pavé
00:55:00tir de mortier
00:55:01oui c'est extrêmement violent
00:55:02mais la réponse
00:55:03qui a été apportée aujourd'hui
00:55:04elle a été très ferme
00:55:05les forces de sécurité intérieure
00:55:07ont tenu
00:55:07ils ont protégé
00:55:08les centres-villes
00:55:09c'est un engagement
00:55:10que nous avions pris
00:55:11que le président de la République
00:55:12avait pris
00:55:13notamment à Marseille
00:55:14quand il s'est rendu à Marseille
00:55:15et qu'il a rencontré
00:55:16des commerçants du centre-ville
00:55:17moi-même j'étais à Rouen hier
00:55:18où avec les directeurs généraux
00:55:21nous avons rencontré
00:55:21des commerçants
00:55:22voilà
00:55:23l'ordre public
00:55:24a été maintenu ce soir
00:55:26mais encore une fois
00:55:26encore une fois
00:55:27la journée n'est pas finie
00:55:29et on va rester extrêmement
00:55:30extrêmement vigilants
00:55:31mais la montée
00:55:31de la violence
00:55:32contre les forces de l'ordre
00:55:33elle inquiète évidemment beaucoup
00:55:34quand vous jetez
00:55:35un cocktail molotov
00:55:36sur un barrage
00:55:36moi j'appelle ça
00:55:37une tentative de meurtre
00:55:37une tentative de meurtre
00:55:39évidemment on va tout mettre en place
00:55:40pour retrouver les auteurs
00:55:42vous savez
00:55:43chaque fois qu'il y a
00:55:44des exactions
00:55:45des actes violents
00:55:46des pillages et autres
00:55:47il y a les interpellations
00:55:48qu'on fait en flagrance
00:55:49et puis il y a le travail remarquable
00:55:51qui est mené par les services
00:55:52d'investigation judiciaire
00:55:54vous savez
00:55:54depuis le 17 octobre
00:55:56des personnes qui ont commis
00:55:57des violences et dégradations
00:55:58des exactions ce jour-là
00:55:59ce sont près de 400 personnes
00:56:01qui ont été interpellées
00:56:02sur l'ensemble du territoire national
00:56:03à postériori
00:56:04et on fera la même chose aujourd'hui
00:56:05aujourd'hui il y a eu
00:56:06422 interpellations
00:56:07mais on va continuer à investiguer
00:56:09et confondre les auteurs
00:56:10de ces violences
00:56:10et de ces dégradations
00:56:11bien évidemment
00:56:13donc là vous dites
00:56:13que le dispositif de sécurité
00:56:15jusqu'à maintenant
00:56:16est efficace
00:56:17ce sera le cas peut-être
00:56:18aussi pour ce soir
00:56:18on sait que vous le disiez
00:56:19il y a des groupes éparses aussi
00:56:21qui se mobilisent
00:56:22et qui se réunissent
00:56:22oui le dispositif de ce soir
00:56:24c'est un autre dispositif
00:56:26aujourd'hui dans l'après-midi
00:56:27dans la matinée aussi
00:56:29parce qu'il y a eu
00:56:29des manifestations
00:56:30pardon aussi dans la matinée
00:56:31c'est un dispositif
00:56:32qui visait à encadrer
00:56:33les cortèges
00:56:34faire en sorte
00:56:34qu'il se passe bien
00:56:35je fais d'ailleurs remarquer
00:56:36à ceux qui critiquent
00:56:37la façon dont gère
00:56:38le maintien de l'ordre
00:56:38je pense à ce qu'a dit
00:56:40monsieur le président Coquerel
00:56:41enfin le maintien de l'ordre
00:56:42aujourd'hui
00:56:42il a rendu possible
00:56:43les cortèges
00:56:44le cortège à Paris
00:56:45si monsieur le préfet de police
00:56:46n'avait pas traité
00:56:47et géré
00:56:47les centaines de casseurs
00:56:48qui sont venus au contact
00:56:50des barrages de police
00:56:51au moment de la dispersion
00:56:52la manifestation
00:56:53n'aurait pas été à son terme
00:56:54je veux encore une fois
00:56:55le redire
00:56:56l'ordre public
00:56:57c'est d'intervenir
00:56:57quand il y a des violences
00:56:58et c'est de permettre
00:56:59au cortège de se dérouler
00:57:00et aujourd'hui
00:57:01c'est ce qui a été fait
00:57:02la liberté de manifester
00:57:03la liberté d'expression
00:57:04elle a trouvé
00:57:04encore une fois
00:57:05à s'exprimer
00:57:05et il a fallu
00:57:06évidemment
00:57:08contenir les violences
00:57:09et puis
00:57:09en deuxième partie
00:57:11de soirée
00:57:12dans la nuit
00:57:13on bascule sur un dispositif
00:57:14qui vise
00:57:15il ne s'agit plus
00:57:15d'encadrer des cortèges
00:57:17déclarés
00:57:17il s'agit effectivement
00:57:18de traiter des petits groupes
00:57:19éparses
00:57:20qui ne vont avoir de cesse
00:57:21d'essayer d'éclater
00:57:21le dispositif policier
00:57:23pour se livrer à des pillages
00:57:24et des exactions
00:57:25mais qu'ils viennent
00:57:26voilà tout est en place
00:57:27et de toute façon
00:57:28le dispositif
00:57:29il a été conçu
00:57:29pour être mobile
00:57:31réactif
00:57:31c'est câble
00:57:32pour les forces mobiles
00:57:32voilà
00:57:33les instructions ont été passées
00:57:34et tout le monde est en place
00:57:35partout
00:57:36à Paris
00:57:37et dans toutes les villes de France
00:57:38où il a été fait appel
00:57:40à des
00:57:40ont été lancés
00:57:41des appels
00:57:41à des rassemblements
00:57:42voilà
00:57:44alors
00:57:44vous me posez la question
00:57:45de la suite
00:57:46la suite évidemment
00:57:46il y a d'autres appels
00:57:47à manifester
00:57:48il y a d'autres
00:57:49nous aurons exactement
00:57:50la même approche
00:57:51voilà
00:57:52permettre à la liberté
00:57:54de manifester
00:57:55de s'exprimer
00:57:56et en même temps
00:57:57contenir
00:57:57et réprimer
00:57:59tous les troupes
00:57:59à l'ordre public
00:58:00c'est absolument
00:58:01intolérable
00:58:02voilà
00:58:03merci beaucoup
00:58:04merci à vous
00:58:06vous venez d'entendre
00:58:08donc le ministre
00:58:09de l'intérieur
00:58:09il est quasiment
00:58:1120h sur CNews
00:58:12Laurent Nunez
00:58:13qui a apporté
00:58:14quelques précisions
00:58:15avec
00:58:16cette formule
00:58:17qui peut-être
00:58:18restera
00:58:19on attend
00:58:20ceux qui veulent
00:58:21en découdre
00:58:22on les attend
00:58:23fermement
00:58:24quelles sont
00:58:26les informations
00:58:26les plus importantes
00:58:28il a parlé
00:58:29effectivement
00:58:30de ce cocktail
00:58:30Molotov
00:58:31qui avait été lancé
00:58:32sur les forces
00:58:32de l'ordre
00:58:33et notamment
00:58:33sur ce policier
00:58:34qui a été blessé
00:58:35et qui
00:58:36quel courage
00:58:37à continuer
00:58:38son service
00:58:39il a expliqué
00:58:40que c'était
00:58:41une tentative
00:58:41de meurtre
00:58:42donc on n'est pas
00:58:43sur l'affrontement
00:58:44comme j'ai pu entendre
00:58:45ou des policiers
00:58:46pris pour cible
00:58:46c'est une tentative
00:58:48de meurtre
00:58:48les mots ont un sens
00:58:49je ne sais pas
00:58:50combien de fois
00:58:51le ministre de l'intérieur
00:58:52a parlé de l'extrême gauche
00:58:54de l'ultra gauche
00:58:56une fois qu'on a posé
00:58:57le constat
00:58:58la question c'est de savoir
00:58:59et maintenant
00:58:59j'aurais rêvé
00:59:00qu'un journaliste
00:59:01lui dise
00:59:01mais est-ce que
00:59:02ces groupes
00:59:03qui sont identifiés
00:59:04s'ils le sont
00:59:05un vont être dissous
00:59:07et deux
00:59:08on va classer
00:59:09cette mouvance
00:59:10dans la liste
00:59:11des groupes terroristes
00:59:12parce que vous avez
00:59:13une capacité d'action
00:59:14qui est beaucoup plus importante
00:59:15Mathieu
00:59:16Bocoté
00:59:17ensuite on ira
00:59:17sur les éléments
00:59:18chiffrés avec vous
00:59:19Elodie
00:59:19et maintenant
00:59:20comme vous dites Elliot
00:59:20c'est très simple
00:59:21et maintenant
00:59:22demain
00:59:23nous allons expliquer
00:59:24que le plus grand danger
00:59:25pour la république
00:59:25c'est l'extrême droite
00:59:27démocratique
00:59:27qui monte
00:59:28qui monte
00:59:28qui monte
00:59:29en étant parlementaire
00:59:31donc au-delà de tout ça
00:59:33on mettra ça en parenthèse
00:59:34et la rhétorique
00:59:35qui veut
00:59:35que le danger
00:59:36c'est l'extrême droite
00:59:37l'extrême droite
00:59:37l'extrême droite
00:59:38va revenir demain
00:59:39parce qu'il y a une forme
00:59:40d'imperméabilisation
00:59:41au réel
00:59:42donc on voit le réel
00:59:43il nous frappe
00:59:44il nous tape la gueule
00:59:45on le constate
00:59:46et à la fin
00:59:47on revient
00:59:47nos discours habituels
00:59:48attention à l'extrême droite
00:59:49l'extrême droite
00:59:50l'extrême droite
00:59:50ça ça me semble
00:59:51je vois venir la trame
00:59:52de la semaine
00:59:53ensuite
00:59:54ensuite
00:59:55le ministre
00:59:56a quand même eu le courage
00:59:57de nommer deux choses
00:59:57vous l'avez dit
00:59:58tentative de meurtre
00:59:59vous l'avez dit
00:59:59Merci.
Commentaires