00:00Il n'y a plus d'argent pour soutenir le sport français et nous sommes ici,
00:02non pas pour mendier, mais pour mettre en valeur cette action.
00:0950% des athlètes de haut niveau vivent sous le seuil de pauvreté.
00:12C'est la journée internationale des personnes en situation de handicap
00:14et il nous semblait important de redonner de la visibilité aux para-athlètes
00:18qui sont en recherche de sponsors, qui nous ont fait rêver il y a un peu plus d'un an
00:21lors des JO de Paris.
00:23On se dit que c'est le bon moment pour les soutenir et redonner la visibilité à ces gens.
00:27Aujourd'hui, on est à Rossi-Charles-de-Gaulle pour profiter de la journée internationale
00:30des personnes en situation de handicap, pour monter une opération de communication
00:33pour montrer la situation financière des athlètes qui ont fait les Jeux
00:38et qui se préparent pour Los Angeles.
00:40Aujourd'hui, si on veut continuer à être présent en tant qu'athlète français sur les podiums,
00:44c'est au travers d'opérations comme celle-ci qui vont permettre de toucher un maximum de monde
00:48pour espérer décrocher des sponsors et des financements vers Los Angeles.
00:52Le sponsoring dépend beaucoup de la médiatisation
00:53et en plus, des sports paralympiques ont tendance à être un peu moins médiatisés.
00:57Nettement moins.
00:58Et donc, il est d'autant plus difficile de trouver des sponsors.
01:00Je pense vraiment que sponsoriser un athlète, un athlète paralympique en particulier,
01:03c'est vraiment autre qu'une histoire de financement.
01:05C'est, je pense, quelque chose de très enrichissant personnellement sur le plan humain,
01:08à la fois pour l'entreprise et pour l'athlète, bien évidemment.
01:11J'ai vu l'implication, l'engouement de la société civile, des partenaires, des sponsors.
01:16Et malheureusement, aujourd'hui, quasiment un an et demi après,
01:19tout s'est désengagé, tout s'est arrêté pour des raisons légitimes.
01:21On traverse une époque de crise économique et de crise politique sans précédent.
01:25J'avais six sponsors principaux.
01:27Après, il y en a, on va dire, un peu plus de la moitié qui sont partis.
01:32Ça fait un manque à gagner, on va dire, de 15 000 euros à peu près.
01:35Et qu'il faudra combler que je puisse optimiser mes entraînements
01:39et puis pouvoir participer aux compétitions.
01:40Nous sommes des athlètes comme les autres.
01:43Pour être parmi les meilleurs mondiaux, aujourd'hui, il faut s'entraîner comme les valides,
01:49je dirais, même peut-être plus encore, pour vraiment être performant.
01:52On a besoin d'être accompagné le mieux possible
01:55pour réussir cette préparation et pour aller chercher une médaille à Los Angeles.