00:00A Chypre, dans le centre d'accueil pour migrants de Pournara, près de Nicosie, des exilés racontent des parcours, souvent
00:07marqués par la peur, et la recherche d'un avenir mailleur.
00:11Parmi eux, Mba Damaris Ménéma, une Camerounaise de 24 ans, explique avoir fui son pays après le réger de sa
00:18famille, liée à son orientation sexuelle.
00:23Arrivée sur l'île par la partie nord grâce à un visa étudiant, elle attend aujourd'hui une réponse à
00:30sa demande d'asile.
00:33Je suis arrivée dans le nord de Chypre grâce à un visa étudiant.
00:36Ensuite, quelqu'un m'a aidé à traverser pour rejoindre une route de brousse, un peu comme dans le désert.
00:42Après ça, j'ai pris une voiture qui m'a déposé quelque part dans le sud de Chypre, un peu
00:47comme si c'était une navette vers la gare routière.
00:49De là, j'ai pris un taxi pour me rendre au camp.
00:55Dans cet ancien camp militaire abandonné, rénové avec plusieurs millions d'euros de financement européen,
01:01les arrivants bénéficient d'hébergements temporaires et de prises en charge médicales ainsi que d'un accompagnement psychologique.
01:07Mais cette île reste une porte d'entrée migratoire complexe vers l'UE.
01:15Ils ne m'ont pas encore communiqué de décision, mais ils m'ont assuré que je devais garder à l
01:19'esprit que ce n'est pas nécessairement Chypre qui allait traiter mon dossier.
01:23Mais peut-être qu'un autre pays de l'Union européenne, n'importe lequel d'entre eux, pourra se charger
01:28de mon dossier.
01:32Selon les responsables du centre, la majorité des migrants viennent de Somalie, du Soudan, du Cameroun ou encore de Syrie.
01:39À Chypre, seul le sud de l'île reconnue internationalement bénéficie pleinement de l'adhésion à l'Union européenne.
01:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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