- il y a 6 minutes
Retrouvez le replay du départ de la Route du Rhum 2026 du 01/11/2026.
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00:00...
00:04Midi 55, très heureux de vous accueillir pour le départ de la 13e édition de la Route du Rhum.
00:09L'aventure, le sport, le mythe également de la Route du Rhum qui va continuer à s'écrire.
00:16Destination Guadeloupe, Saint-Malo pour aller jusqu'à Pointe-à-Pitre.
00:191,5 million de visiteurs entre le départ et la future arrivée, c'est vous dire.
00:24L'immense succès populaire toujours aussi présent autour de cette Route du Rhum.
00:28Regardez le chrono en haut à gauche, on est à 6 minutes du départ de cette 13e édition de la
00:34Route du Rhum.
00:34115 engagés, Tanguy Carrois et Thomas Ruyant avec nous pour vivre ce départ et la première heure de course.
00:41Thomas, on allait dire très heureux de vous avoir avec nous, vous êtes le tenant du titre.
00:46Vous avez remporté la Route du Rhum dans la catégorie Imocar 2022, on l'expliquera tout à l'heure.
00:50Malheureusement, vous ne pouviez pas participer à cette 13e édition.
00:54Tout va bien quand même ?
00:55Tout va bien, j'aurais effectivement préféré ne pas être avec vous, mais c'est un grand plaisir de pouvoir
00:59commenter ce départ sur la chaîne L'Équipe,
01:02avec des superbes conditions aujourd'hui.
01:04Le premier réflexe de Thomas, c'était de regarder le vent, évidemment, et la météo, évidemment.
01:09Tanguy, une édition absolument somptueuse de cette Route du Rhum.
01:13115 engagés, alors les noms les plus prestigieux sont là, les enjeux seront énormes et les histoires, elles sont forcément
01:19belles.
01:19115 engagés, 115 belles histoires.
01:21Oui, il y a 115 magnifiques bateaux, des catégories différentes, 6 catégories de bateaux qui vont des plus gros, les
01:27ultimes,
01:28avec le tenant du titre, Charles Caudrelier, qui est là, avec un bateau tout neuf qu'on n'a encore
01:33jamais vu en course.
01:34Vous savez, c'est des bateaux qui font 32 mètres par 23 mètres, ça fait l'équivalent de plusieurs cours
01:39de tennis, c'est des bateaux immenses.
01:40Et puis de l'autre côté de la ligne, la ligne, elle est immense, 115 bateaux, vous vous rendez compte,
01:44mais Saoud, la ligne a fait 3000,
01:46c'est-à-dire presque 6 kilomètres de long pour que tout le monde puisse s'aligner et aller en
01:49direction du Cap Fréel avant de partir vers le large et vers la Guadeloupe.
01:54L'un des favoris dans la catégorie des ultimes, c'est Armel Lecléache à bord de son Banque Populaire.
01:58Et on sera justement à bord de ce Banque Populaire grâce à ces images qui nous perviennent.
02:04Ça, c'était il y a quelques minutes au moment de se dire au revoir.
02:07C'est l'un des temps, les derniers temps forts, Thomas, avant qu'on soit isolé et focus complètement sur
02:12le départ.
02:12Oui, c'est ça, c'est vrai que c'est un peu la particularité des courses en solitaire.
02:16On a du monde à bord jusqu'au dernier moment, pour faire les derniers petits réglages, pour nous aider à
02:22mettre le bateau en place,
02:23le mettre en configuration pour les conditions au moment du start.
02:28Et donc, voilà, quelques minutes du départ, on a souvent les équipiers ou qui sautent à l'eau quand les
02:33conditions ne sont pas très bonnes,
02:35pour pas justement abîmer le bateau, ou alors qui débarquent sur le Zodiac des teams.
02:40C'est ce qu'on a pu voir là.
02:41On voit évidemment des images toujours un peu émouvantes des équipes qui se séparent avant de laisser partir les skippers
02:46en solitaire.
02:50Et vous voyez la direction de course ?
02:52Oui, Francis.
02:53Là, il faut mettre le mot d'avion.
02:554 minutes du départ.
02:56Oui, c'est la ministre de la mer, Catherine Chabot.
02:59Attention à l'erreur.
03:013 minutes 40 avant le départ.
03:02Tanguy, on peut rappeler le processus qui va lancer les 115 en gré.
03:07Alors là, c'est simple.
03:09Vous voyez les voiles sur les classes 40, qui sont les plus petits bateaux au départ, classe 40,
03:15parce qu'ils font 12 mètres de long.
03:1740, c'est 40 pieds.
03:19Et donc, l'objectif, c'est de prendre le départ le plus rapidement après le son, la corne de brume,
03:27mais surtout ne pas voler le départ.
03:29Et être bien dans sa zone, on vous l'a dit, il y a beaucoup de bateaux.
03:31Donc, ils ont chacun une zone de départ à respecter sur la même ligne.
03:35Le plus à gauche de la ligne, les monocoques.
03:38Le plus à droite, les grands multicoques.
03:40Et l'objectif, surtout, c'est de ne pas voler le départ.
03:42Sinon, on ne revient pas en arrière, mais on a directement 5 heures de pénalité.
03:46Ce qui, à l'échelle océanique, c'est 1.
03:49On peut parler de sprint.
03:50Thomas, il ne faut pas voler le départ.
03:52Oui, mais 5 heures, c'est déjà énorme comme pénalité.
03:55Donc, je pense que les skippers prendront toujours un tout petit peu de gras.
03:59Mais on voit quand même des départs où ça part au top.
04:03Et c'est des courses où, dès le départ, on a aussi envie de montrer qu'on est présent.
04:07Et je sais que les marins présents auront tous le couteau entre les dents.
04:11C'est intéressant, l'image, puisqu'on voit que ça moutonne un tout petit peu au niveau du Cap Réal.
04:16Alors qu'au niveau de la ligne de départ, il n'y a pas non plus énormément de vent.
04:20Je pense qu'il y a 6-8 minutes de vent.
04:22Et comme tu disais, Tanguy, la ligne, elle est divisée en deux parties.
04:25Les multicoques au nord et les monocoques au sud.
04:30Le Cap Réal, il peut me donner.
04:32Et je pense que de l'avoir vécu plusieurs fois,
04:36il y a le palpitant qui commence à monter à bord des bateaux.
04:39Mais en général, à bord, ils savent exactement tous là où ils veulent se placer, là où ils veulent être.
04:44On a évacué toute cette émotion à deux minutes.
04:48Là, ça y est, on n'est pas encore.
04:48Non, l'émotion, elle va être vraiment présente jusqu'au top.
04:52Et puis voilà, c'est quelques dizaines de minutes après le départ
04:55que la pression va tout doucement commencer à retomber.
04:58Et qu'on va commencer à attaquer le gros du sujet.
05:03Il y a quand même un enjeu, c'est ce vent qui est nord, nord-ouest.
05:06Est-ce que tous les bâtons, il y a une marque de passage avant d'aller en direction de la
05:10Martinique,
05:10c'est le Cap Réal qu'on a vu il y a quelques secondes à l'image.
05:13Est-ce que tous les bateaux vont réussir à y aller en ligne droite
05:16ou est-ce que certains vont devoir déjà tirer un bord ?
05:18Les bateaux qui sont le plus à droite, qui sont peut-être susceptibles de tirer un bord,
05:21c'est évidemment les bateaux les moins manœuvrants, les ultimes.
05:24Donc il va y avoir quand même un petit peu de stress au départ,
05:27à savoir quand ils vont accélérer, s'ils sont capables d'aller viser le Cap Réal ou pas.
05:31C'est vrai que c'est le gros enjeu sur cette première petite portion de parcours jusqu'au Cap Réal,
05:37c'est est-ce que les bateaux réussiront à y aller en un seul bord ?
05:413, 2, 1, 5 minutes !
05:44C'est la VHF qui a écrit, il faut vraiment que je coupe le...
05:51D'une minute avant le départ de cette 13ème édition de la Route du Rhum depuis Saint-Malo
05:56et on vit ensemble ce départ.
05:59On a la chance d'avoir des conditions météo assez exceptionnelles,
06:03avec un vent nord-est, du soleil, ce qui arrive assez rarement à cette période de l'année.
06:07On a un bel anticyclone qui est au nord-ouest de l'Irlande
06:12et qui permet d'avoir en tout cas sur ces premiers jours de course
06:15des conditions assez folles au portant pour toutes les classes de bâton.
06:1930 secondes, moins de 30 secondes avant le départ,
06:21comme si vous étiez à Saint-Malo et on va vivre le départ de cette 13ème édition de la Route
06:27du Rhum.
06:283, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 4, 3, 3, 4, 3, 3, 4, 3, 4, 3, 4,
06:393, 4, 3, 4, 3, 2, 4, 3, 4, 3, 4, 3, 4, 3, 4, 3, 4, 3, 4, 3,
06:454, 3, 4, 3, 4, 3, 5, 4, 4, 5, 5, 5, 6, 6, 7, 8, 8, 9, 9, 10.
06:53A tous les concurrents de la Route du Rhum destination Guadeloupe,
06:57c'est la ministre de la Mer, Catherine Chabot, qui vous parle.
07:00A tous et à toutes, je vous souhaite une belle compétition
07:03et de profiter aussi de cette expérience unique avec l'océan.
07:08Bon vent à tous.
07:09To all competitors, Minister of the Sea, Catherine Chabot speaking to you,
07:13I wish you all a great competition and to enjoy this unique experience with the ocean.
07:21Fair wind to all.
07:22Et je passe la VHF au président de la région Guadeloupe.
07:28Laissez un petit temps à la VHF par rapport au départ, c'est le côté, c'est quelque chose à
07:32dire.
07:33Avec le vent, avec les courants, vent portant, vent qui va pousser les voiles.
07:39Pour l'instant, ça ne vole pas pour ces gros bateaux, pour les ultimes qui sont en train de s
07:44'élancer à l'assaut de cette 13e Route du Rhum.
07:49Qui a pris le meilleur départ ?
07:52C'est Banque Populaire peut-être qui semble être là le plus avancé avec Armel Lecléache.
07:58C'est vraiment la seule grande course qui lui manque à son palmarès.
08:02Il a remporté la Transat Jacques Vabre, devenu Café L'Or.
08:05Il a remporté le Vendée Globe.
08:07On y moque bien sûr.
08:09Et donc, il lui manque une grande victoire en ultime.
08:12Il a eu souvent des soucis techniques ces dernières années.
08:15Et quand il n'a pas pu prendre le départ, c'est Loic Perron sur Banque Populaire qui avait gagné
08:19cette course avec son bateau.
08:21C'est vrai qu'Armel n'a pas eu beaucoup de réussite sur cette Route du Rhum.
08:23Mais je sais que ça lui tient beaucoup à cœur et à toute l'équipe d'emmener Armel sur la
08:29plus haute marche.
08:30Après, il aura fort à faire avec des concurrents très sérieux comme Charles Caudrelier à bord d'Edmond Rothschild.
08:37Ou encore Tom Laperche sur West Verde.
08:39Ça, c'est vraiment les trois grands favoris.
08:41Mais il faudrait aussi compter sur des marins comme Anthony Marchand aussi sur Actual.
08:45Et Thomas, les images en direct là à droite dans le bateau d'Armel Lecléache, Banque Populaire.
08:49Expliquez-nous ce qu'il est en train de faire puisqu'on a la chance d'avoir ces images.
08:53On l'a vu s'affairer autour des Ouijs.
08:55Donc tu as affiné un petit peu ces réglages et prendre la barre du bateau.
08:59Parce que là, on est dans des conditions vraiment très légères.
09:01On le voit, les bateaux ne volent pas encore.
09:03Pour voler, les ultimes, il leur faut 12, 12, 13 nœuds de vent pour commencer à vraiment décoller.
09:08Là, sur la zone de départ, on a entre 7 et 9 nœuds de vent.
09:13Voilà, on se rend compte à l'image, les bateaux sont en mode archimédien.
09:16Donc les coques posées dans l'eau, ce qui n'est pas le mode de fonctionnement optimal pour ces bateaux.
09:21On a envie de les voir voler, mais c'est vrai que là, les conditions sont légères.
09:24Mais finalement, pour les marins, c'est des conditions aussi plutôt sympas.
09:28Parce que ça permet aussi de prendre le temps, que la pression redescende avant d'attaquer.
09:34Je pense que dès le cap réel, on aura un petit peu plus de vent.
09:37Et on aura peut-être la chance de voir les bateaux voler dans quelques dizaines de minutes avec l'approche
09:43du cap.
09:43On le rappelle, c'est nouveau.
09:44Ces bateaux qui font autour de 15 tonnes pour les ultimes sont très lourds.
09:48Mais l'objectif, c'est de voler.
09:50C'est nouveau, ça fait moins de 10 ans que les bateaux commencent à voler, c'est-à-dire à
09:52sortir de l'eau.
09:53Pour ça, ils ont des foils qui sont comme des lames, comme des petites ailes dans l'eau.
09:57Et donc, plus le bateau va accélérer, plus il va pouvoir sortir de l'eau et s'appuyer sur ces
10:02tout petits appendices.
10:03Et donc, pouvoir accélérer, sortir du mode archimédien, c'est-à-dire du mode où on navigue.
10:09Comme les classes 40 qu'on voit au fond, ce sont tous ces voiles rondes, ces spies qui sont des
10:16bateaux qui vont forcément moins vite et qui sont pour l'instant sur un autre mode.
10:20Avec ces jolis voiles, ces spies qu'on adore voir et qui ne sont pas faciles quand il y a
10:24peu de vent comme ça à faire tenir sur les bateaux.
10:26Là, au premier plan, c'est une image intéressante.
10:28On voit la flotte des IMOCA, c'est 22 bateaux.
10:32Ce sont les bateaux du Vendée Globe.
10:34On voit plein de configurations de voiles déjà assez différentes entre les bateaux.
10:38On voit des spies, on voit des MH0, des quads.
10:41Voilà, donc ça, à bord d'un IMOCA, on a le droit d'embarquer 7 voiles sur ce type de
10:45course.
10:45C'est différents types de voiles.
10:46Voilà, c'est différentes tailles, différents matériaux, différentes formes de voiles qu'on va installer en fonction des conditions de
10:55vent et de mer.
10:56On voit déjà là qu'il y a, dans des conditions similaires pour tout le monde, des options un peu
11:03différentes.
11:03Parce que ça se joue aussi sur le choix des voiles qu'on va embarquer à bord de nos bateaux.
11:08Et pour ça, depuis 3-4 jours, 7-8 jours, on regarde de plus en plus précisément la météo pour
11:14affiner ces choix de voiles.
11:16On n'embarque pas les mêmes voiles en fonction des choix météo qu'on va faire et en fonction du
11:20parcours qui attend les bateaux.
11:23Et puis les configurations de voiles sont aussi très différentes en fonction des bateaux.
11:26Quand on a 3 coques ou quand on a une coque, on ne fonctionne pas du tout de la même
11:30façon.
11:30On a vu la start list de cette catégorie ultime, les géants des mers, 8 engagés.
11:34C'est un record sur la route du Rhum avec notamment Anthony Marchand.
11:38Qui est sur le bateau tenant du titre actuel, c'est à racheter le bateau de Charles Caudrelier,
11:46qui est un bateau tout neuf, qui fait sa première course,
11:50qui est un bateau qu'on annonce révolutionnaire et dont on attend de voir la révolution à l'œuvre.
11:59Les ingénieurs disent qu'il y a un temps de développement pour ce bateau
12:04et que cette route du Rhum, s'il va au bout, il peut la gagner,
12:07mais il peut aussi s'arrêter dans très peu de temps si ça se passe mal.
12:12Ils ont eu très peu de temps pour préparer le bateau.
12:14C'est un bateau jeune, mais c'est vrai que sur le papier,
12:18ils ont apporté beaucoup d'évolutions très intéressantes,
12:23notamment sur le bateau des Mondrochilles, skippé par Charles Caudrelier.
12:27On a un mât qui peut se déformer et qui peut transformer la forme de la voile.
12:31On a beaucoup d'appendices, c'est vraiment là-dessus que l'équipe a travaillé.
12:36On parle des foils, des safrans, des dérives,
12:41avec une aile de ray au bout de la dérive qui permet de gérer le vol,
12:45comme dans un avion finalement.
12:47Et donc là, l'équipe et le Mondrochilles sont allés très très loin.
12:49Et c'est vrai que c'est un bateau qui est encore très jeune.
12:51Et je pense que pour avoir un bateau à 100% en classe ultime,
12:55c'est au moins une année et demie à deux ans de travail
12:58pour vraiment tirer le plein potentiel d'un bateau.
13:01Donc c'est peut-être un petit peu tôt pour Charles Caudrelier,
13:04mais il a aussi une grosse équipe derrière lui,
13:07ils ont beaucoup travaillé.
13:08Et je sais que Charles, voilà, c'est un marin qui lâche rien
13:14et qui essaiera de tirer le plein potentiel de son bateau.
13:18Donc ça reste un énorme client, bien sûr, pour cette classe ultime.
13:21Et tous ces noms, Thomas Coville, et là on a vu le public également, Tanguy.
13:25Quand on parle de légende, de la voile et des courses,
13:31Thomas Coville, évidemment, avec ce dégo, il en fait partie.
13:33Il incarne la légende de la route du Rhum.
13:37Il l'a remporté sur Monocoque, l'équivalent des Imoca, en 1998.
13:42Il y a un paquet de temps de cela.
13:45Quand son grand frère de course au large, Laurent Bourgnon,
13:50remportait la course sur les gros bateaux.
13:53Et Bourgnon était revenu avec son trimaran chercher Thomas Coville
13:57pour l'accompagner sur l'arrivée.
14:00Mais avant ça, il faut déjà passer le Cap Fréel avant de se projeter sur la Guadeloupe.
14:04Et évidemment, depuis 4, 5, 6 heures du matin,
14:07les gens viennent s'amasser sur des parkings à 4, 5 kilomètres marchés
14:10pour aller s'installer au Cap Fréel et venir voir le passage des bateaux.
14:14Quand on est breton, c'est l'endroit où il faut aller mettre les pieds une fois
14:19sur un départ de route du Rhum.
14:21Pas uniquement quand on est breton, on vient de partout pour assister au départ de cette route du Rhum.
14:25Est-ce que vous en avez conscience, Thomas, quand vous êtes à ce moment-là de la journée ?
14:30Non, on le sait. On sait qu'il y a du monde au Cap Fréel.
14:33C'est très difficile de voir le public depuis les bateaux,
14:36mais on sait que c'est un passage et un point mythique.
14:39C'est la première et la seule marque de parcours.
14:42C'est un passage très important.
14:45Tanguy, je t'entendais parler tout à l'heure de Laurent Bourgnon,
14:48qui est un mythe de la course au large.
14:50On a son fils, Basile Bourgnon, à bord du bateau Eden Red,
14:54qui fait partie des leaders de la classe multi-50,
14:56qui sont vraiment les bateaux presque les plus extrêmes,
15:01puisque c'est des bateaux qui demandent beaucoup d'engagement.
15:03C'est vrai que le fils de Laurent Bourgnon, Basile,
15:06est vraiment dans la droite lignée de son père,
15:10puisqu'il fait partie des grands leaders de cette classe Ocean 50,
15:14qui est une classe très belle.
15:15D'ailleurs, on en voit juste un lacan à l'écran.
15:18La French Fab, c'est le bateau de Laurent Bourguet-Simpson.
15:21Il y en a 10 dans cette catégorie-là.
15:23Oui, exactement.
15:25Et voilà Eden Red, on parle de Basile,
15:26qui est juste au vent du bateau de la French Fab.
15:30Qui est vraiment le favori.
15:31C'est un jeune skipper qui a 24 ans
15:33et qui est sur le dernier bateau sorti de chantier de cette catégorie.
15:39Il y a tout pour gagner.
15:41Le bateau a maintenant deux saisons.
15:45C'est un bateau rapide, c'est un skipper rapide
15:47qui a fait ses classes et en mini et en classe Figaro.
15:51Quand on parle de course au large,
15:52on pourrait dire que pour passer son permis de la course au large,
15:55soit on fait de la mini, soit on fait du Figaro.
15:57Lui, il a fait les deux, le fils Bourgnon.
16:03Et ça fait de lui un concurrent redoutable au large.
16:05Là, on va à l'image d'Anne-Claire Lebert sur le bateau Upwind by Mer Concept,
16:11qui est aussi une marine redoutable sur l'eau,
16:16qui a fait des très bons résultats en début de course
16:18et qui peut aussi jouer les troubles faites dans cette classe Ocean 50.
16:23Il faut rappeler, il y a plusieurs catégories.
16:25Pour ceux qui nous regardent, on a en multicoque les ultimes,
16:29la classe Ocean 50, ça c'est vraiment les deux grandes classes chez les multicoques,
16:34chez les monocoques, les imocas, qui est un peu la classe reine des monocoques,
16:38la classe Vendée Globe, et les classes 40.
16:41Après, on a la classe rome et la classe monorome.
16:45Alors, je les connais un petit peu moins bien, ces classes-là,
16:47mais c'est plus une classe d'amateurs très éclairés.
16:53Avec là aussi des belles histoires et des grands noms de la voir.
16:55Il y a Jean Le Cam, par exemple, qui est au départ sur un bateau en classe mono.
17:01Il y a le Benjamin de l'épreuve, qui a 20 ans, titou en pillard.
17:05Là, on voit Sidney Gavigné, par exemple.
17:06C'est un ancien imoca, Sidney Gavigné, sur le Cigarouge, effectivement.
17:09Cigarouge, qui a fait le Vendée Globe en 92-93 avec Jean-Luc Vendénède.
17:15Et donc, Sidney Gavigné, qui a fait aussi la légende de la course à la voile,
17:21qui est là à faire revivre la grande époque de ce bateau.
17:25Il y a navigué beaucoup aussi sur des courses très anglo-saxonnes,
17:28comme The Ocean Race, le bateau Oman à l'époque.
17:32On espère que vous profitez, comme nous, de ce magnifique départ de la route du Rhum.
17:3713e édition, c'est fascinant, envoûtant de vous écouter raconter toutes ces histoires.
17:41115 engagés, 115 histoires, 115 parcours de vie également pour arriver,
17:48pour être capables de participer à cette 13e édition de la route du Rhum.
17:5311 femmes sont au départ de cette route du Rhum, contre 7 en 2022,
17:57puisqu'on voyait l'une d'entre elles tout à l'heure à l'image.
18:01On est à bord du bateau d'Armel Le Cléage, Banque Populaire.
18:04C'est l'un des favoris dans la catégorie ultime,
18:06mais il n'a encore jamais réussi à remporter la route du Rhum dans cette catégorie.
18:11Puisqu'on a cette image-là, Thomas Ruyant est avec nous,
18:14l'aventure Vendée Globe, on en parlera tout à l'heure.
18:16On espère pour vous que ça va rapidement se décanter,
18:19pour que vous puissiez participer à la prochaine édition du Vendée Globe.
18:22Vous êtes tenant du titre de cette route du Rhum dans la catégorie Imoca.
18:26Tous ces écrans, tout ce qu'il a à faire en ce moment, Armel Le Cléage ?
18:33On le voit en ce moment très concentré, et prendre la barre du bateau.
18:36Il y en a une à gauche et une à droite.
18:38Oui, c'est ça. En fonction de la mûre du bateau,
18:41il va prendre plutôt l'une ou l'autre, en fonction de ce qu'il veut voir aussi.
18:45Mais là, on voit Armel qui prend la barre
18:49pour essayer vraiment d'être très juste dans sa trajectoire.
18:52Et après, effectivement, on voit beaucoup de boutons, beaucoup de chiffres.
18:56Alors, on voit les boutons pour gérer l'hydraulique,
18:59les chiffres qui vont lui donner toutes les infos de tension de ses voiles,
19:02de force de vent, de direction du vent, de cap à suivre.
19:06Voilà, c'est vrai que c'est des bateaux où il y a énormément d'informations
19:09et de data qui circulent.
19:10Et donc, là, on voit, ils sont très accessibles avec chaque chiffre à sa couleur.
19:15Et après, en dessous, on voit ce qu'on appelle les winch.
19:18qui permet, en fait, de manœuvrer, de choquer ou border les écoutes
19:22et de régler le bateau.
19:23Donc, on voit des winch qui sont un petit peu plus gros,
19:25qui seront plutôt sur les écoutes, les grandes écoutes de voile
19:28et puis des winch un petit peu plus petits pour les réglages.
19:30Alors que moi, à ce temps-là, j'entends wings.
19:33Mais Saoud, il voit surtout des cordes un peu partout
19:36et il s'est arrêté à mur.
19:39La mur, c'est en fonction de là où vient le vent au-dessus de votre tête.
19:44Vous vous placez à droite ou à gauche, tout simplement,
19:46tribord à mur, bord à mur, si l'on vient de la gauche.
19:48Une belle image aussi de...
19:49Au revoir sous le vent ou au vent.
19:51Du bateau de Thibaut Vauchel-Canu, ce leader en peloton,
19:57qui est un sérieux concurrent
19:59et qui pourra donner aussi du fil à retordre
20:02à Basile Bourgnon sur Eden Rennes.
20:05C'est vraiment là un des leaders aussi de cette classe Ocean 50.
20:10Voilà, on vous dit, ces bateaux plus petits qui font 15 mètres de long environ,
20:14les Ocean 50, on le voyait avec un poste de bar à l'extérieur.
20:18C'est des bateaux qui sont aussi très, très, très engagés.
20:22Et on se souvient, il y a deux ans, sur le départ de la Transat Café-Lore,
20:27il y avait eu trois chavirages dans la première nuit,
20:29dans des conditions musclées sur ces bateaux-là.
20:31Donc, il y a beaucoup de stress à bord,
20:33même si pour l'instant, les conditions sont évidemment
20:36pas encore très engagées, mais ça doit forcir sur les prochaines heures de course.
20:41Oui, ça va forcir, mais ça restera du vent portant nord-est.
20:44Et c'est vrai que chez les Jeux Ocean 50,
20:47de ne pas partir sur des conditions météo avec une dépression,
20:51par exemple, ce qu'on a souvent à cette période de l'année,
20:54de tout de suite être dans un régime anticyclonique avec du vent portant,
20:58ça permet aussi d'avoir des conditions
21:05et moins d'appréhension pour partir traverser l'Atlantique.
21:08C'est vrai que ce début de course, il est primordial sur une route du Rhum
21:10parce que les conditions sérieuses, on peut les avoir en début de course.
21:13On sait que derrière, on va trouver les alizés.
21:16Là, on a tout de suite du vent portant, sous le soleil.
21:18Donc, voilà, c'est assez rassurant pour ce type de bateaux
21:21qui peuvent facilement se mettre sur le toit, comme on dit.
21:25Ce n'est pas trop calme, presque, Thomas ?
21:27En ce moment, c'est un petit peu calme.
21:29On le voit, là, tous ces bateaux-là,
21:30on le voit à l'image avec des Vibodars sur Bureau Valley.
21:35C'est des bateaux qui pourraient être à 30 nœuds,
21:37debout sur leur foil, en train de voler.
21:39Ce n'est pas le cas, mais ça le sera dans quelques heures
21:42puisqu'on a vraiment des conditions qui vont se renforcer
21:47avec cet anticyclone qui se trouve à l'ouest-nord-ouest
21:51de l'Irlande et qui apporte du vent de nord-est.
21:55Donc, l'ensemble de la flotte vont faire un grand bord,
21:59tribord à mur, avec le vent qui vient de la droite,
22:01pour aller chercher la courbure de cet anticyclone
22:04et placer un empannage au bon endroit
22:06pour aller après chercher le nord des Açores
22:10où, là, il y aura des choix stratégiques à faire.
22:13Mais c'est vrai que, là, ça va être une route du Rhum
22:15avec, je pense, une trajectoire assez directe.
22:18On a souvent le choix entre une route nord
22:21un peu plus proche de la route directe,
22:24mais dure, parce qu'avec les dépressions sur le chemin,
22:27ou une route plus longue par le chemin des Alizés,
22:31donc avec du vent portant et un peu plus de chaleur.
22:34Là, on va être sur une route assez médiane
22:36qui va suivre la route directe.
22:40C'est un peu ce qui se profile, avec des choix météo
22:43qui vont plutôt se faire au niveau des Açores,
22:47avec certainement un front un peu stationnaire à traverser
22:51pour retrouver derrière encore du vent portant et fort.
22:54C'est vrai que le vent qu'on voit en ce moment à l'écran,
22:56ça va durer quelques heures, mais très vite,
22:58on va avoir un vent quand même qui va se renforcer
23:01pour le plus grand bonheur des marins
23:03qui vont pouvoir filer et peut-être même battre
23:06pour certaines classes de bateaux des records de 24 heures.
23:09En tout cas, les conditions sont propices à cela.
23:11Donc, ça va être un début de course rapide,
23:13malgré ce qu'on voit à l'écran,
23:15ça va aller très très vite dans les artilèbres.
23:17On a aperçu quelques Zodiacs encore présents autour des bateaux.
23:20On peut rappeler, on sera avec Sébastien Joss,
23:22d'ailleurs, le directeur sportif de Banque Populaire au téléphone.
23:25Il est sur l'un des Zodiacs, directeur sportif d'Armel Lecléache,
23:28qui était avec lui à bord jusqu'au tout dernier préparatif
23:31pour nous raconter les derniers instants
23:35et la préparation d'Armel Lecléache et de Banque Populaire.
23:37Oui, Tanguy ?
23:37Comme les bateaux ne vont pas très vite,
23:39il y a certains Zodiacs qui accompagnent les concurrents
23:44et qui arrivent à les suivre sur les premières centaines de mètres,
23:47sur les premiers milles.
23:49Mais effectivement, par exemple, pour Sébastien Joss,
23:51l'enjeu est de rentrer le plus vite possible au port
23:53parce que les trimarans ont le droit d'être routés à terre.
23:57Ces bateaux vont si vite et sont si volages,
23:59ils peuvent chavirer, contrairement aux monocoques qui ont des quilles,
24:02qui normalement, sauf si la quille s'arrache, ne peuvent pas chavirer.
24:07On permet aux multicocs d'être routés à terre.
24:10Et donc Sébastien Joss va filer faire la météo du bateau
24:14et discuter en temps réel avec son skipper, avec Armel Lecléache, pour le router.
24:18Et donc là, on voit les Imoca, qui eux sont des monocoques,
24:22les bateaux du Vendée Globe, avec le grandissime favori peut-être de cette course,
24:27Charal, avec Jérémy Beyou.
24:28C'est sa dernière course sur le bateau,
24:31un de vos plus féroces concurrents sur ces dernières saisons,
24:35qui a fait beaucoup de modifications sur son bateau
24:38pour aller justement être fort sur ses vents portants
24:41et sur ses transatlantiques.
24:42On voit Jérémy à l'écran qui a fait la coupe Transat d'ailleurs.
24:47Oui, évidemment, Charal, c'est un des grands favoris de cette course.
24:51Jérémy connaît bien le parcours.
24:53C'est un ancien du circuit, il connaît parfaitement son bateau,
24:56qui a été bien modifié cet hiver et de belles manières.
25:01Ils ont quasiment changé la moitié avant du bateau.
25:06C'est un bateau qu'ils connaissent très bien,
25:07qui a gagné la Transat qu'a fait l'or l'année dernière.
25:12C'était intéressant l'image qu'on a vue juste avant,
25:15puisqu'on voyait déjà qu'il avait la voile d'après qui était prête sur le pont.
25:19Donc on sent vraiment que là, les marins connaissent leur schéma par cœur
25:24et en tout cas sur les premières heures de course.
25:27Voilà, vraiment, toutes les configurations de voile sont prêtes.
25:29On voit le bateau MACSF.
25:31Domain, pardon, je vous coupe parce que Sébastien Joss est avec nous en direct
25:34depuis son Zodiac.
25:36Merci infiniment Sébastien, directeur sportif de Banque Populaire,
25:39l'ultime d'Armel Lecléache.
25:42Vous étiez avec lui il y a encore quelques minutes seulement.
25:45Sébastien, merci infiniment.
25:46Vous êtes encore sur votre Zodiac.
25:48Les sensations autour d'Armel au moment de lui dire au revoir
25:52et de le laisser filer seul ?
25:55Beaucoup de sérénité.
25:57Armel, vraiment très concentré avec son gréma en tête,
26:01le gréma de météo, de parcours.
26:03L'idée, c'est vraiment qu'il soit dans les meilleures conditions.
26:07Donc, les émotions sont mises un peu de côté.
26:10Mais en tout cas, comme Armel, à son habitude,
26:13c'est preuve d'un grand professionnalisme.
26:15Et puis là, on le voit qu'il est en train de décoller,
26:19d'aller vite, d'utiliser son bateau comme il sait le faire.
26:23Un mot sur le scénario.
26:25Bonjour des prochaines minutes de ce qui attend Armel.
26:28Est-ce que ça passe tout droit au Cap Fréel ?
26:30Quelle est la situation météo sur le plan d'eau ?
26:32Est-ce que c'est celle attendue ?
26:33Est-ce que c'est un peu plus faible ?
26:36Alors, les conditions sont plutôt pareilles.
26:38Les ultimes commencent à pouvoir décoller.
26:41Donc, ils évoluent à 25-30 mètres environ.
26:44La route directe ne va pas être possible.
26:46Il va y avoir un empannage.
26:48Donc, ils vont être obligés d'effectuer un virage,
26:50comme on appelle ça, pour relier la porte du Cap Fréel.
26:53Et une deuxième manœuvre au niveau du Cap Fréel
26:55est un peu plus compliquée, avec un changement de voile à ce moment-là.
26:58Et puis après, ça sera direction les Hauts-de-Brières.
27:01Merci infiniment, Sébastien, pour ces infos.
27:04On rappelle, vous êtes à bord du Zodiac, directeur sportif de Banque Populaire d'Armée Le Cléage.
27:08Thomas Ruyant est avec nous en plateau.
27:10Thomas, vous pouvez dialoguer avec Sébastien.
27:13Oui, salut Sébastien.
27:14Bon, écoute, tu as répondu un peu à mes interrogations.
27:17Moi, je me demandais justement si les bateaux allaient pouvoir faire le Cap Fréel en un bord.
27:22J'ai l'impression que ça va être des conditions vraiment superbes pour vos bateaux,
27:27au moins jusqu'au nord des Açores.
27:30Et voire même peut-être un petit record sur 24 heures pour vos bateaux.
27:34Qu'est-ce que ça va donner pour les jours qui arrivent ?
27:39Les conditions à sortie de manche sont idéales.
27:42Mère plate, allure portative.
27:44Donc, on risque de voir des chiffres assez affrolants.
27:4638, 40, 45 peut-être.
27:49En tout cas, pour sortir de l'avant jusqu'au Cap Isard.
27:51Ensuite, le vent va se renforcer pour aller vers le Fastnet au sud de l'Irlande
27:55où un empannage va être effectué au milieu de la nuit.
27:59Et là, ça sera reparti pour des vitesses assez élevées direction les Açores.
28:04Le scénario est encore incertain.
28:06Mais c'est une course de vitesse avec des passages difficiles, en tout cas en termes de manœuvres,
28:12parce qu'en solitaire, ça reste très énergivore.
28:14Donc, ça va être un enchaînement de manœuvres, en tout cas pour les 24 Concenters.
28:19Et on voit Armel à bord, en train de courir partout depuis le départ.
28:25Vous allez vite regagner la terre, Sébastien, pour pouvoir dialoguer avec lui et le guider, c'est ça ?
28:35Il est déjà.
28:39Le réseau n'est pas optimal, évidemment, vous comprenez Sébastien Joss,
28:46le directeur sportif de Banque Populaire qui est à bord du Zodiac
28:49où il se trouvait juste à côté d'Armel Lecléache il y a encore quelques minutes.
28:53Et on a la chance d'être à bord du Banque Populaire d'Armel Lecléache.
28:56Le départ de cette 13e édition de la route du Rhum qui a été donnée il y a 22 minutes.
29:00On est de retour juste après une courte pause.
29:02Pour l'instant, aucun signalement de départ raté.
29:07Tout va bien.
29:07Tout va bien, Tanguy ?
29:08Et ça accélère, on voit que ça commence à moutonner,
29:10c'est-à-dire qu'on voit des toutes petites vaguelettes blanches sur le plan d'eau,
29:13ce qui est le signe que le vent est en train de forcir, même si la mer est plate.
29:17Donc, on va voir les bateaux peut-être s'accélérer, se cabrer un petit peu.
29:20Et ça se sent quand vous accélérez votre débit également, Tanguy.
29:24Ça, c'est du Tanguy Carroise.
29:25On est avec Thomas Ruyant.
29:27On a le bonheur de l'avoir avec nous, vainqueur de la route du Rhum 2022 à bord de son
29:32IMOCA.
29:32Et on parlera de votre projet Vendée Globe.
29:34Thomas, courte pause.
29:36Et on a la chance d'être encore au plus près des 115 engagés de cette 13e édition de la
29:40route du Rhum.
29:40A tout de suite.
29:41Et ensuite, on filera à New York pour le marathon de New York.
29:44On voyage aujourd'hui et on est très heureux de le faire avec vous.
29:46A tout de suite.
29:5613h32, très bon dimanche à vous.
29:58Quel beau dimanche ensemble avec le départ de la route du Rhum.
30:0013e édition de départ depuis 30 minutes.
30:03Vous le voyez en haut à gauche avec toutes les infos.
30:05Thomas Ruyant est avec nous pour vivre ce départ.
30:09Il est la première heure de course avec Tanguy Carroise.
30:11Tanguy, on peut rappeler à ceux qui nous rejoignent le top départ qui a été parfaitement mené par toute la
30:16flotte.
30:17115 engagés.
30:1813h02, 115 bateaux partis en direction de la Guadeloupe depuis 30 minutes maintenant.
30:24Avec un petit détour par le Cap Fréel.
30:27Et là, on voit toute l'immensité de cette course en deux bateaux avec cet Ocean 50 à côté d
30:33'un ultime.
30:34L'ultime de Louis Burton, ancien collègue de classe IMOCA de Thomas Ruyant.
30:39qui est maintenant sur un gros bateau ultime à Armentirier.
30:43Donc là, on voit ces différences de taille de bateaux qui sont gigantesques.
30:47Et déjà au loin, regardez, ça creuse vite, vite, vite les écarts.
30:50Parce que ça y est, regardez avec Sodebo là, ça fume.
30:53Ça fume, c'est des embruns qui claquent derrière le bateau.
30:57Parce que le bateau arrive à sortir de l'eau par moment.
31:00Ça commence à décoller.
31:02On nous annonce huineux de nord-est.
31:03Mais ça y est, ça a fonctionné.
31:04Oui, il y a encore un petit peu d'instabilité.
31:06On le voit avec la façon dont les bateaux décollent ou retombent dans l'eau.
31:11Là, on est vraiment sur des débuts de décollage pour l'ensemble de la flotte.
31:15Et sans trop de surprises, on voit Banque Populaire et SVR qui sont là en tête.
31:20Parce que c'est vraiment les bateaux qui démarrent très tôt.
31:22Peut-être un petit peu plus tôt que leurs concurrents.
31:25Voilà.
31:26Donc c'est vrai que là, on voit des bateaux de la classe vintage mono.
31:33Et voilà, mais c'est vrai qu'on a eu là, à l'instant, quelques belles images de la classe
31:36ultime.
31:37Où ça y est, ils peuvent commencer à lâcher les chevaux.
31:40Justement, Thomas, c'est fascinant toujours d'entendre ça.
31:42Les bateaux vont décoller.
31:43Alors pour le grand public, il faut s'y faire.
31:45En fait, c'est la grande, grande évolution de la course au large de ces dernières années.
31:48C'est l'apparition des foils sur toutes les séries.
31:51Enfin, en tout cas, sur toutes les séries.
31:52Sur la classe ultime et la classe Imoca.
31:54Et c'est ces appendices qui nous permettent de sortir de l'eau, de s'affranchir de la traînée, d
32:01'augmenter la puissance et donc d'accélérer.
32:03C'est la vitesse maximale pour ces géants des mers ?
32:06Pour les ultimes, c'est des bateaux qui, facilement, peuvent atteindre 40, 45 nœuds, voire un peu plus.
32:14Et tenir ces moyennes-là sur la Durelle.
32:16On voit à l'écran Tom Laperche qui semble très concentré.
32:19Il doit ajuster un petit peu sa trajectoire et peut-être même son timing d'empannage.
32:24C'est vrai que pour rejoindre le Cap Réel, il va falloir manœuvrer à deux reprises.
32:29Changer d'amur et donc le timing pour ces deux manœuvres doit être assez précis.
32:34Il y a aussi du monde sur l'eau, il y a le reste de la flotte, il y a
32:37des spectateurs.
32:38Donc c'est vrai que ces premières heures, elles peuvent être un tout petit peu stressantes pour ça.
32:45Parce qu'il y a encore la côte et beaucoup de bateaux autour.
32:49Donc il faut faire très attention.
32:51Voilà une belle image justement d'un bateau qui est en train de démarrer à l'image de Sodebo.
32:54On le voit avec le feuille sous le vent qui pousse de plus en plus fort.
32:58La mer où on voit que le vent commence à s'établir avec quelques moutons.
33:04Donc c'est les petites vaguelettes blanches qu'on voit à la surface de l'eau qui permettent de cerner
33:09la force du vent.
33:12Donc on voit ces lames qui découpent l'eau sont ensuite posées quasiment sur un axe perpendiculaire
33:19qui est une petite aile de raie ou selon les formes de feuilles parfois en moustache sur les imocas.
33:26Et donc le bateau vient s'appuyer sur l'eau pour sortir de l'eau.
33:31Et les 15 tonnes de Sodebo ne viennent à être plus appuyées que sur 2-3 mètres carrés au total
33:37en comptant sur les appuis de différents foils positionnés sous le bateau.
33:41Et les skippers qui n'ont quasiment pas quitté leur cockpit, Habitat, c'est un cockpit.
33:48Oui, c'est vrai que là les skippers sur un départ de course comme ça, avec l'aide de l
33:52'équipe,
33:53mettent le bateau vraiment en configuration pour ses premières heures de course.
33:57Et c'est des bateaux qui sont faits pour le solitaire.
33:59Donc vraiment toutes les manœuvres, tous les cordages, tout ce qu'il leur faut
34:03et ce qu'ils doivent avoir sous la main pour régler le bateau se trouvent autour d'eux dans le
34:06cockpit.
34:07Donc on a tous ces cordages, mais on a aussi les bannettes, le réchaud pour faire à manger.
34:14Voilà, on a vraiment toutes les fonctions utiles pour vivre et régler le bateau qui sont au même endroit.
34:19Là c'est génial, on a l'image de Banque Populaire en direct et l'intérieur du bateau avec Armel
34:25Lecléache.
34:25Expliquez-nous, il a l'air ?
34:27Voilà, il est en tête.
34:28C'est lui le plus rapide pour l'instant de la flotte avec SVR qui est juste derrière lui, Armel
34:32Lecléache
34:32et qui va être dans un moment de tension, qui va préparer son premier empannage.
34:36Parce qu'il ne peut pas, s'il continue tout droit là, il part directement, il sort de la Manche.
34:40Mais non, attention, il faut aller chercher le Cap Fréel.
34:42Sauf que le vent ne permet pas d'aller au Cap Fréel tout droit.
34:46Donc il va devoir tourner à gauche à 90 degrés quasiment pour aller jusqu'au Cap Fréel.
34:52Et au Cap Fréel, retourner, c'est-à-dire refaire un deuxième empannage pour cette fois-ci partir au large.
34:58Donc il va déjà entamer sa jauge d'énergie.
35:02Tous les skippers d'ultime, vous vous rendez compte que pour déplacer les 15 tonnes du bateau
35:07et manipuler toutes les voiles et effectuer cet empannage, ça va demander effectivement beaucoup d'énergie.
35:13Et comme pour Actual, là, qui est lui, pour l'instant, pas encore en train de décoller.
35:17On a l'impression qu'il fait mille choses à la minute, Thomas, Armel Lecléache.
35:20Il faut surveiller à la fois la trajectoire, les réglages du bateau, anticiper la prochaine manœuvre, comme l'expliquait Tanguy.
35:28Ce sont des manœuvres qui sont très énergivores.
35:30C'est 20-30 minutes d'effort à la colonne.
35:33On les verra tout à l'heure avec l'image embarquée certainement d'Armel dans son cockpit.
35:38Mais la manœuvre à bord de ces géants des mers n'est pas du tout anodine.
35:44Et donc, là, on a vraiment des images assez incroyables.
35:48On a eu Banque Populaire tout à l'heure.
35:50Là, on est Actual avec un peu de contre-jou.
35:52Et on devine finalement le bateau qui est en train de décoller.
35:57On voit presque sous les trois coques.
36:00Là, on commence à toucher du doigt le plein potentiel de ces bateaux dans ces conditions-là.
36:07C'est vraiment les conditions de vent parfaites pour commencer à décoller tout doucement.
36:12Et plus ils vont se rapprocher du Cap Fréel, plus le vent va forcir et plus on aura la chance
36:18de voir ces bateaux filer et voler.
36:21Et ça tranche évidemment d'autant plus avec ces monocoques de la classe vintage qui sont donc des vieux bateaux
36:30qui ont déjà traversé plusieurs fois l'Atlantique et qui sont skippés soit parfois par des jeunes skippers
36:38ou par des amateurs éclairés.
36:41Dans cette classe, on en a parlé tout à l'heure, il y a Jean Lecamme par exemple.
36:44Mais il y a aussi Kieran Leborn qui est sur un Imoca qui a remporté...
36:48Le seul Imoca à avoir remporté deux fois le Vendée Globe au début des années 2000
36:51et qui est dans cette classe vintage mono.
36:55Classe où évidemment, vous ne voyez pas ces moussages, vous ne voyez pas ces foils sur les bateaux.
36:59Ils vont bien rester collés à l'eau, dans l'eau.
37:01Ces vieux bateaux.
37:02C'est génial de voir ces classes de bateaux parce que c'est aussi toute l'historique et l'histoire
37:07de la course au large
37:08qui continue de naviguer sur cette route du Rhum.
37:11Même si évidemment en termes de performance, ils seront loin derrière des bateaux comme Edmond Rothschild, SVR ou autres banques
37:18populaires.
37:19Ça y est, on voit une très belle image de Banque Populaire qui est en train d'effectuer son jibe,
37:25son empannage,
37:26donc changement de direction.
37:27Donc là, le bateau va être très lent comme ça pendant quelques minutes, le temps de faire passer ses voiles
37:33de l'autre côté.
37:34Donc là, on imagine Armel dans son cockpit en train de mouliner.
37:38On le voit là, on voit la tête en train de mouliner.
37:40Là, je peux vous dire que l'effort déployé par Armel pour aller le plus vite possible sur ce jibe
37:44est juste dingue.
37:46Il va mettre encore quelques minutes à faire pivoter son bateau, à régler les voiles sur l'autre bord.
37:52On voit Tom Laperche qui sort sur son trampoline pour observer la manœuvre de Banque Populaire
37:57et je pense qu'il ne va pas traîner non plus à effectuer son changement de direction et son empannage.
38:03Donc oui, c'est un moment important pour les ultimes qui du coup auront deux manœuvres comme celle-là
38:10avant de pouvoir passer cette fameuse marque qui se trouve au Cap Fréel.
38:15Et vous voyez, seul sur un bateau, l'énergie dépensée et surtout le temps passé à effectuer cet empannage.
38:22Les centaines de mètres d'avance sont effacés en un clin d'œil.
38:27Et Tom Laperche est passé à pleine vitesse, à plus de 50 km heure, juste à côté.
38:32Et va lui aussi faire un arrêt buffet et reposer son bateau dans l'eau pour pouvoir faire la manœuvre.
38:39C'est évidemment des bateaux qui sont plus faciles et qui sont faits aussi pour faire le trophée Jules Verne,
38:45pour naviguer à plusieurs et donc faire ses manœuvres beaucoup plus facilement, beaucoup plus rapidement.
38:49Et regardez l'effort intense d'Armel.
38:51Oui, mais c'est vrai, des vrais athlètes qui se préparent physiquement toute l'année pour ça.
38:56Et là, on s'en rend compte.
38:57On voit Armel qui force sur la colonne, qui a fait une petite pause juste pour faire ajuster un petit
39:02peu sa trajectoire.
39:04Et voilà, là, il est en train de checker son réglage.
39:07Mais là, il n'a pas fini.
39:09Il a encore quelques minutes à tourner les manuels pour bien ajuster son réglage sur l'autre amur.
39:17Donc ça y est, ça commence à...
39:19La jauge déjà d'énergie commence déjà à être un peu attaquée avec ses premières manœuvres.
39:26Mais voilà, c'est des mecs qui sont prêts pour ça et qui sont préparés pour ça.
39:29Il était fasciné par les 24 heures du mort.
39:31Il nous avait rendu visite l'année dernière.
39:33Et c'est vrai que là, il peut faire les 24 heures du mort au niveau physique.
39:37À niveau sommeil, sans problème.
39:39Sans problème.
39:39La différence, c'est que lui, il n'a pas les mécaniciens pour faire les changements de voie.
39:43C'est lui qui sort de sa voiture et qui doit effectuer tous les changements tout seul.
39:48Et on voit Tom Laperche, là, très concentré, qui est passé juste à côté sur SVR,
39:53l'Azartic de Banque Populaire et qui va devoir aussi effectuer exactement la même manière.
39:58On voit qu'il cogite, qu'il est en train de réfléchir.
40:01Et ça y est, on a l'impression qu'il commence à manipuler son cockpit
40:04pour justement attaquer la même manœuvre que Banque Populaire et Hermel Leclerc à quelques instants.
40:10Voilà.
40:11Donc on sent que ça y est, Tom va maintenant être très, très concentré sur ce qu'il a à
40:15faire.
40:15Ça, c'est des manœuvres qui sont évidemment répétées en entraînement
40:18et qui sont parfaitement maîtrisées et connues par les marins.
40:23Donc voilà, il récite un peu sa partition et son jibe.
40:28Et vous, vous avez des rameurs dans votre salle de gym ou des machines pour courir.
40:33Eux, dans leur salle de gym, ont justement ce qu'on appelle ces moulins à café,
40:36ces manivelles et s'entraînent en salle à répéter ce geste de manipulation des winch et des voiles.
40:44Et Tanguy, Thomas, on n'a pas encore vu vraiment le bateau massif de Sam Gutscheid, l'ancien bateau de
40:52Charlie Dallin.
40:53C'est l'occasion évidemment de rendre hommage à Charlie Dallin qui rêvait de gagner la route du Rhum.
40:58On salue à nous, Corge, qui nous regarde en ce moment.
41:02Et Charlie, il avait terminé deuxième, juste derrière vous, en 2022.
41:06Oui, c'est un souvenir très fort parce que, oui, pendant des années,
41:12Charlie a été un de mes principaux concurrents.
41:15Il a gagné le dernier Vendée Globe.
41:17Et c'est vrai que moi, des souvenirs de mer avec Charlie, j'en ai une quantité incroyable.
41:24Et c'est vrai que, oui, c'est important d'avoir une pensée pour lui et ses proches aujourd'hui.
41:30Parce que je sais que c'est une course qu'il aurait aimé remporter, qu'il aurait aimé refaire.
41:37On n'a pas vu à l'écran encore l'Imoca massif qui est aujourd'hui skippé par Sam Gutscheid,
41:43que je connais bien parce qu'il était dans mon écurie de course au large il y a quelques années
41:49pour le dernier Vendée Globe.
41:51Voilà, et qui a repris la suite de Charlie à port d'un bateau très, très bien préparé.
41:58Voilà, on voit l'image Arnaud Boissière, après le marine.
42:04Avec ses Imoca qui commencent à sortir le nez.
42:07Ils ont un mode volant très différent des ultimes.
42:11L'arrière du bateau reste beaucoup plus au contact de l'eau.
42:14Il n'y a pas encore le droit de mettre des appendices sur l'arrière du bateau.
42:18C'est un peu l'évolution des derniers...
42:21Ça contourne la jauge, tranquillement ?
42:22Ça contourne, oui et non.
42:24C'est sûr que c'est la grosse évolution des dernières générations de bateaux.
42:29C'est qu'on arrive maintenant à stabiliser le vol.
42:33Alors, ça décolle un peu moins vite que les ultimes.
42:35Mais là, dans quelques heures, les bateaux seront en l'air et pourront s'appuyer sur leurs grands foils,
42:43sur leurs safrans, à l'image de Charles qu'on voit à l'écran,
42:45qui a un type de safran très particulier,
42:48qui a ouvert une voie avec des safrans qu'on appelle des V-tail,
42:53qui apportent un peu de portance et qui permettent justement de rajouter un peu ce troisième pied au tabouret.
42:59Ce pied qui manque justement pour stabiliser et avoir un vol stable.
43:05Voilà, une petite vue du cockpit de Charles,
43:07où on voit Jérémy pour vraiment optimiser sa trajectoire à la barre.
43:12Et là, j'ai vu la Carcteau il y a quelques instants avec Tanguy.
43:15On voit que ma paye avec Ambrogio Beccaria,
43:19l'italien Ambrogio avec qui j'ai beaucoup navigué les dernières,
43:23qui a récupéré mon ancien bateau,
43:25qui est en tête de flotte sur ce début de route du Rhum.
43:30Et voilà, je ne suis pas très surpris parce que c'est un très très bon bateau de portant.
43:34Et puis Ambrogio a beaucoup travaillé avec son équipe pour être là où il est.
43:40Et je sais qu'il va être très très performant.
43:41Et ça sera vraiment un client très très sérieux pour moi, pour la victoire.
43:46Ambrogio Beccaria, peut-être même le premier étranger à gagner cette route du Rhum.
43:52En catégorie Imoca.
43:53En catégorie Imoca.
43:57On a vu entre les marchands en sortir.
44:00Là, c'est toute la flotte Imoca.
44:02Enfin, la partie la plus au nord de la flotte Imoca, Ambrogio Beccaria,
44:07est un peu plus au sud, un peu plus près des côtes.
44:09Donc plus près du Cap Friel.
44:11Il arrive à avoir un cap un peu plus abattu.
44:15C'est-à-dire qu'il arrive à aller un peu plus avec le vent que les autres.
44:19Et donc à aller peut-être pas tout à fait en route directe,
44:22mais se rapprocher le plus possible de la route directe.
44:25Oui, il semble que la classe Imoca, les Ocean 50.
44:31Et c'est vrai que quand on regarde les trajectoires des classes 40,
44:33certainement aussi, donc toutes les classes de bateaux vont devoir effectuer
44:36deux grosses manœuvres et deux manœuvres importantes
44:39avant de pouvoir passer cette marque au Cap Friel.
44:4245 minutes de course.
44:43Si vous nous rejoignez, le départ de la route du Rhum,
44:4713e édition qui a été donnée depuis Saint-Malo à 13h02 précisément,
44:52comme il en est de tradition.
44:55On a la chance d'avoir Thomas Ruyant avec nous.
44:57Thomas, on surveille ce qui se passe évidemment sur la course,
45:00mais c'est l'occasion de parler de votre projet.
45:02Vous n'êtes pas sur cette route du Rhum.
45:03C'est l'occasion de réexpliquer pourquoi et d'expliquer où vous en êtes dans votre projet 2022,
45:10de voir votre bateau également, qui, on l'espère, va disputer le Vendée Globe 2028.
45:17Oui, c'est vrai que je ne suis malheureusement pas au départ de cette route du Rhum.
45:21C'est une course qui me tenait à cœur et puis en tant que tenant du titre,
45:24j'avais vraiment envie de venir défendre ce titre.
45:29Malheureusement, ça n'a pas pu être le cas.
45:30On n'a pas réussi à réunir les partenaires pour nous accompagner dans cette nouvelle aventure.
45:35C'est ça qui paraît fou, Thomas.
45:37Vous êtes le tenant du titre, vous êtes l'une des stars de la discipline.
45:42Et sur cette route du Rhum, vous n'avez pas réussi à réunir les partenaires
45:46pour pouvoir effectuer cette route du Rhum.
45:47Non, mais c'est une des particularités de ce sport.
45:49C'est qu'on n'a pas de droit télé, on n'a pas de merchandising,
45:53on n'a pas de ticket ou de place de stade à vendre.
45:58C'est vrai que la seule économie, ce sont les entreprises
46:01qui nous permettent d'être au départ de ces grandes courses.
46:04Et quand l'économie est complexe, c'est plus difficile.
46:09Et donc moi, c'est une situation qui arrive au moment où j'ai un partenaire
46:12qui part pour d'autres aventures.
46:16Je n'ai pas réussi à réunir les fonds,
46:19mais en tout cas la motivation pour être sur l'ensemble du circuit 2027 et 2028
46:24pour aller chercher le prochain Vendée Globe.
46:26C'est vraiment toute l'énergie que je vais mettre cet hiver
46:32pour réussir à débloquer cette situation.
46:33On a un bateau incroyable.
46:35Parce qu'il est prêt, on voit les images là.
46:37Oui, c'est un bateau qui en a mis à l'eau cet été
46:41et qui nous a vraiment donné beaucoup de satisfaction
46:44dès les premières navigations.
46:47On sait que c'est un bateau précurseur
46:49et c'est un bateau qui jouera les premiers rôles sur le prochain Vendée Globe.
46:53Donc moi, j'ai hâte évidemment de pouvoir l'utiliser
46:56et puis que ce bateau puisse arborer de belles couleurs
46:59et voilà, pour vivre avec nous et toute l'équipe.
47:02Plein de courses dont ce Vendée Globe, ce Tour du Monde à la voile en solitaire,
47:07sans escale, sans assistance,
47:09qui est vraiment la course ultime quand on fait de la voile en solitaire.
47:12Il nous manque un petit peu de budget à la chaîne d'équipe
47:14pour pouvoir nous accompagner, Thomas.
47:17Mais on est là en tout cas de tout cœur avec vous
47:19pour suivre cette aventure Tanguy.
47:22Thomas, j'imagine, aura aussi un œil plus aiguisé
47:25sur le bateau Malaysia de Boris Herrmann
47:28qui est sorti du même moule.
47:30Il y a plusieurs bateaux pour le Vendée Globe
47:32et donc j'imagine que quand on se projette,
47:35même s'il n'y a pas encore de nom sur le bateau
47:37et qu'on regarde loin sur les Imoca,
47:40on commence déjà à regarder ce que font les autres chantiers
47:41et ce que font les bateaux copains, entre guillemets.
47:43Bien sûr, ça reste une classe prototype.
47:46Donc on regarde ce qui se passe chez la concurrence.
47:49Et donc c'est intéressant de voir les directions prises
47:51par les différents architectes.
47:53Il y a là des nouvelles carènes
47:54qui sont au départ de cette route du Rhum.
47:56Là d'ailleurs, on voit l'image,
47:57les très belles images de mon bateau.
48:00Ça me donne vraiment envie de retourner vite en mer.
48:04Effectivement, Malidia, Boris Herrmann a le même bateau.
48:06Le team Banque Populaire a également fait la même carène.
48:11Le bateau n'est pas encore à l'eau.
48:13Il sera skippé par Loïs Berréard.
48:15Mais on a aussi des carènes comme...
48:18Ça, c'est un bateau qui est dessiné par Antoine Coche.
48:21Mon bateau, le bateau de Team Malidia.
48:24Et là, sur l'eau, sur ce départ de route du Rhum,
48:26on a le nouveau plan Verdier aussi,
48:29piloté par Sébastien Simon.
48:31Ce sera aussi un sérieux concurrent sur cette course
48:34et sur les courses à venir et jusqu'au Vendée Globe.
48:38Ce sont des skippers qui ont des projets sur du long terme.
48:42Il faudra compter évidemment sur eux.
48:44Là, on voit à l'écran un classe 40.
48:48On voit qu'ils sont peut-être un petit peu plus proches de la côte
48:52et certainement aussi un petit peu moins devant
48:54pour la flotte des classes 40.
48:59Alors, ça accélère tranquillement.
49:01Plus on se rapproche du Cap Fréel,
49:03plus on a l'impression qu'il y a du vent sur le plan d'eau.
49:05On a vu sur le plan précédent une vue du Cap Fréel justement
49:07et Banque Populaire, dont on a parlé de l'empannage tout à l'heure,
49:10qui s'en rapprochait,
49:12qui était en train de réaccélérer en direction du Cap Fréel
49:14avec SVR Lazartigue
49:16qui est quelque part dans son dos
49:19en train d'effectuer lui aussi un empannage.
49:21Ce seront les deux premiers bateaux
49:22à arriver en approche du Cap Fréel.
49:24avec pas loin derrière, c'est assez intéressant,
49:27des Ormas.
49:28Mais Saoud, on n'en a pas parlé.
49:29Ce sont des bateaux de la classe vintage.
49:31Ce sont des bateaux qui remportaient cette course-là
49:34dans les années 2000,
49:35qui ont tous chaviré en 2002,
49:38édition dantesque de la route du Rhum.
49:41Et ces Ormas sont de nouveau sur l'eau
49:43avec des skippers qui essayent de faire revivre la légende,
49:47Éric Perron notamment, ou Francis Joyon.
49:49La légende de la route du Rhum qui continue de s'écrire.
49:51On va marquer une courte pause
49:53et on sera de retour pour faire un point sur la course.
49:55Merci infiniment, Thomas, d'être passé nous voir
49:57et on sera de tout cœur avec vous
49:58lors du prochain Vendée Globe.
50:00On vous suit, évidemment.
50:01Courte pause et on fera un point sur la course.
50:03On ira à New York, évidemment.
50:04Le départ du marathon de New York.
50:06Regardez ça, la route du Rhum, New York.
50:09C'est un magnifique dimanche pour vous accompagner.
50:12Restez bien avec nous.
50:13On est de retour à la fois sur la route du Rhum
50:15et pour le départ du marathon de New York.
50:16A tout de suite.
50:19Je n'ai pas ох attractive.
50:21Merci.
50:22Merci beaucoup.
50:26Merci beaucoup.