- il y a 10 minutes
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité.
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00:00:00Il est quasiment 18h sur CNews, merci d'être avec nous pour cette édition spéciale.
00:00:07Il est 18h et débute ce dimanche soir la grande soirée politique du dimanche.
00:00:12J'aurai l'honneur d'être avec vous jusqu'à 21h avant de retrouver Laurence Ferrari de 21h à 22h.
00:00:19Et 100% frontière à partir de 22h avec le duo de choc Eric Tegner et Gauthier Lebrecht.
00:00:27Pour m'accompagner ce dimanche soir, Régine Delfour, merci d'être avec nous journaliste à CNews.
00:00:32Elodie Huchard, bien sûr, toutes les équipes de CNews sont mobilisées, journaliste politique.
00:00:36Alexandre Devecchio est avec nous, Eric Revelle également, Eric Nolo, vous êtes là.
00:00:43Bonsoir cher Eric.
00:00:44Et pour nous accompagner dans cette première heure, François-Xavier Bellamy est notre invité exceptionnel,
00:00:49eurodéputé et vice-président du parti Les Républicains.
00:00:51Merci d'être avec nous François-Xavier Bellamy, bonsoir.
00:00:55On devait commencer l'émission en prenant le pouls du pays et peut-être que ce qu'il se passe
00:01:00du côté de Marseille,
00:01:03je vais être extrêmement prudent, mais symbolise aussi l'état d'ensauvagement de notre société.
00:01:11Un sapeur-pompier est blessé par balle lors d'une intervention dans les Bouches-du-Rhône.
00:01:16C'est le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui l'a annoncé.
00:01:20Il dit, j'apprends à l'instant, c'était il y a quelques minutes, qu'un sapeur-pompier a été
00:01:23blessé par balle par un individu sur une intervention par un feu
00:01:26à peine au peine Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône.
00:01:29Les circonstances exactes sont à établir, mais je veux dire toute mon indignation face à cette agression violente gratuite
00:01:36à l'encontre de nos pompiers qui s'engagent pour protéger.
00:01:39Nous sommes avec M. Bartosetti, responsable syndical unité de la région Sud.
00:01:47Merci d'être avec nous, Bruno Bartosetti.
00:01:49Qu'est-ce que vous pouvez nous dire à 18h sur ce qu'il s'est passé du côté des
00:01:54peines Mirabeau ?
00:01:56Oui, bonjour. Alors, à prendre avec le conditionnel, bien sûr, mais j'ai cru comprendre qu'il avait été interpellé.
00:02:02Il s'était rendu à la police car il s'est retranché très rapidement dans une caravane après avoir tiré
00:02:07sur les pompiers,
00:02:08après avoir blessé un qui a été transporté très rapidement par ses camarades à l'hôpital dans une urgence absolue.
00:02:16Voilà ce que je sais. Il aurait tiré à la chevrotine. Il voulait en finir également avec lui, mais bon,
00:02:22voilà.
00:02:22Les policiers sont intervenus très rapidement, mes collègues sont intervenus très rapidement, ainsi que leur aide.
00:02:28Voilà ce que je peux vous dire. Je n'ai pas évidemment de raison à développer sur sa motivation.
00:02:36Il va nous l'expliquer dans les prochaines heures pendant sa garde-bue.
00:02:39Alors, vous dites quand même, vous nous apportez une information là aussi très importante,
00:02:43parce que l'agence France Presse annonçait qu'il était encore retranché,
00:02:46que l'individu a été appréhendé, Bruno Bartosetti.
00:02:52Voilà, sur le curseur de 0 à 10, je mettrai 9, car c'est des infos que l'on vient
00:02:57de me donner.
00:02:58Il s'est rendu à la police après une négociation, après avoir compris qu'il ne pouvait évidemment pas nous
00:03:05échapper.
00:03:06Il est interpellé, je vous l'annonce.
00:03:09Et voilà, il va maintenant nous expliquer les raisons pour lesquelles il a tiré sur les pompiers,
00:03:14alors qu'ils intervenaient sur un feu à proximité de l'endroit où il était.
00:03:20Alors, les pompiers, vous l'avez dit, intervenaient sur un incendie appliquant d'un poids lourd
00:03:24et plusieurs véhicules légers lorsqu'un individu a ouvert le feu dans leur direction.
00:03:28On va essayer de prendre un tout petit peu de hauteur, rester extrêmement prudent.
00:03:31Bruno Bartosetti, sur ce qu'il se passe actuellement à proximité de Marseille,
00:03:38mais aujourd'hui, que ce soit les forces de l'ordre et désormais les pompiers,
00:03:43malheureusement, les interventions de nos soldats du feu,
00:03:47mais également de vos frères d'armes, peuvent conduire à une situation d'insécurité
00:03:53de plus en plus grandissante avec des violences,
00:03:55jusqu'à tirer sur, aujourd'hui, un pompier qui est blessé.
00:04:01Qu'est-ce que ça dit, selon vous, de l'état de notre société, Bruno Bartosetti ?
00:04:07Une société qui est bien malade, de plus en plus malade,
00:04:09parce qu'effectivement, il n'y a pas de raison, par exemple, de tirer sur des policiers,
00:04:13mais on pourrait avoir une explication entre l'autorité de l'État
00:04:17et ces forces tenées, ces dégénérées, ces décérébrées qui s'en prennent à la police.
00:04:22Et comme vous le soulignez, ce n'est pas que d'aujourd'hui,
00:04:24mais on s'en prend aux pompiers, on s'en prend aux enseignants,
00:04:28on s'en prend aux chauffeurs d'autobus, aux facteurs.
00:04:31Et en fait, on s'en prend à tout ce qui représente l'État.
00:04:34Et vous avez cette volonté d'avoir pour certains de s'en prendre
00:04:38à tout ce qui représente l'État, avec leur réflexion.
00:04:42Et puis, vous avez ces décérébrées qui suivent, finalement,
00:04:44ce mouvement de violence et qui s'en prennent, finalement,
00:04:47à tout ce qui peut représenter l'État.
00:04:49Et les pompiers en font partie.
00:04:51Vous savez, ce n'est pas d'aujourd'hui que les pompiers sont pris à partie,
00:04:54mais c'est vrai que c'est de plus en plus violent.
00:04:56D'ailleurs, au début des émeutes, il y a trois semaines, quatre semaines,
00:05:00vous avez un marin-pompier qui a été blessé à Marseille
00:05:03avec le camion qui a pris feu.
00:05:06Donc, il y a cette volonté, voilà, tout simplement,
00:05:08de toucher et de tuer, parce qu'on emploie le terme qu'il faut, de tuer.
00:05:13Et alors là, on a l'exemple à la chevrotine.
00:05:16Ce n'est certainement pas pour s'amuser,
00:05:18c'est pour toucher et pour blesser, voire tuer.
00:05:21Alors, quand vous dites la chevrotine, pardonnez-moi,
00:05:23mais je pense aux téléspectateurs qui nous regardent,
00:05:24qu'est-ce que c'est une chevrotine ?
00:05:28Oui, excusez-moi.
00:05:29Alors après, je ne suis pas un grand, grand technicien,
00:05:31mais c'est la chevrotine, mais c'est quand même une arme de chasseur.
00:05:34Je crois que cette arme-là, alors je reste sur le curseur de 0 à 10
00:05:38avec 9 de probabilité.
00:05:40La chevrotine est en fait un fusil qui sert à tirer ou à tuer le sanglier
00:05:45quand on est chasseur, si je ne me trompe pas.
00:05:47Alors, vous imaginez, quand on tire sur quelqu'un,
00:05:50lorsqu'on le touche, lorsqu'on l'atteint,
00:05:51la personne forcément se retrouve sérieusement blessée.
00:05:55Merci Bruno Bartosetti, secrétaire nationale Unité Zot Sud,
00:05:58pour toutes ces précisions à 18h.
00:06:00Et le préfet des Bouches-du-Rhône devrait prendre la parole
00:06:03dans les prochaines minutes.
00:06:05Et restons extrêmement prudents sur ce qu'il s'est passé.
00:06:09Mais Bruno nous a porté quand même un élément très important.
00:06:12L'assaillant aurait été interpellé.
00:06:15Je vais vous lire le message d'Éric Brocardi.
00:06:17Vous savez, c'est le porte-parole des sapeurs-pompiers
00:06:20qu'on peut recevoir, les sapeurs-pompiers de France,
00:06:22qu'on a reçus régulièrement sur notre plateau.
00:06:25Un sapeur-pompier blessé par balle au peine Mirabeau,
00:06:29quand ceux qui portent secours deviennent des cibles.
00:06:31C'est notre pacte républicain qui est atteint.
00:06:34Soutien total à notre collègue, à ses proches et aux équipes mobilisées.
00:06:38Secourir ne doit jamais mettre en danger.
00:06:41Toutes les forces de sécurité sont engagées
00:06:43pour retrouver l'agresseur.
00:06:46Voilà ce qu'on pouvait dire à 18h05.
00:06:49Mais François-Xavier Bollemi, moi j'avais prévu une première question
00:06:52qui englobait, si vous voulez, la situation en France.
00:06:56Comme si vous étiez un médecin
00:06:57et que vous voyiez un patient potentiellement malade.
00:07:01Et la question que j'avais envie de vous poser,
00:07:03avant même qu'on découvre ce qui se passait
00:07:05du côté de Marseille et des Pes de Mirabeau,
00:07:07c'est dans quel état est selon vous le pays ?
00:07:11Ce qui est sûr, c'est qu'une société qui voit des pompiers
00:07:14être pris pour cibles par des individus qui leur tirent dessus,
00:07:19des pompiers, c'est une société dont,
00:07:21si vous me demandez un diagnostic,
00:07:23le pronostic vital semble engagé.
00:07:25Ça ne veut pas dire qu'elle soit perdue.
00:07:26Je suis convaincu que la France peut guérir.
00:07:28Mais pour guérir, il va falloir une thérapie très courageuse.
00:07:31Et le fait est que la première chose qu'on peut dire ce soir,
00:07:33c'est qu'on pense bien sûr à ce pompier.
00:07:35On pense à tous ceux qui sont engagés à ses côtés.
00:07:37On pense à sa famille, à ses proches.
00:07:40Mais je crois qu'il n'y a pas, d'une certaine manière,
00:07:43que ce phénomène, que ce fait.
00:07:45Ce n'est pas un fait isolé.
00:07:46Il y a quelques semaines, on le rappelait,
00:07:48ce sont des sapeurs-pompiers qui ont été pris pour cibles
00:07:51dont le camion a été brûlé.
00:07:52On parle parfois de violences policières,
00:07:54comme si son prendre au policier était justifié
00:07:57parce qu'il y aurait des violences policières.
00:07:58Mais là, qu'est-ce qui peut bien justifier un tel geste ?
00:08:00Il y a des violences pompières peut-être ?
00:08:02Qu'est-ce qui peut justifier qu'on s'en prenne à des pompiers ?
00:08:04Et les policiers, les gendarmes eux aussi sont,
00:08:07d'une certaine façon, le dernier moment,
00:08:11le dernier rempart, le dernier maillon du secours
00:08:13quand on est dans la détresse.
00:08:14La main qui se tend quand plus personne ne vient vous chercher,
00:08:16quand vous êtes dans la plus ultime des difficultés.
00:08:19Ces policiers, ces gendarmes eux aussi sont pris pour cibles.
00:08:241193 policiers et gendarmes ont été blessés pour certains
00:08:27gravement en un seul mois en France, le mois dernier.
00:08:29En un seul mois, on voit ces gens qui défilent dans les rues
00:08:32dans des manifestations supposément pacifiques en criant très fort
00:08:35« accab », ce qui veut dire « tous les flics sont des bâtards ».
00:08:38Et on a Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle,
00:08:40qui pourrait se qualifier au deuxième tour et qui explique que c'est légitime
00:08:43de dire que tous les flics sont des bâtards.
00:08:45Un pays dans lequel des policiers, des gendarmes, des pompiers sont pris pour cibles,
00:08:49des enseignants, des proviseurs, des principaux, des personnels d'éducation.
00:08:53Ce métier-là, ce pays-là, il est évidemment en grand danger.
00:08:58Et encore une fois, ça ne veut pas dire que ce soit une fatalité.
00:09:00Il n'y a aucune forme de fatalité à la montée de cette violence.
00:09:04Ce sentiment d'impunité que nous voyons débridée partout, la violence,
00:09:08il est aujourd'hui encouragé par l'absence de réaction forte face à ces situations absolument inacceptables.
00:09:15Et il n'y a aucun doute sur le fait que si nous le voulions, si notre pays s'en
00:09:20donnait les moyens,
00:09:21si notre État se réarmait judiciairement face à la montée de la violence,
00:09:25nous pourrions y mettre un terme et que nous devrons le faire si nous voulons que la France survive.
00:09:30Le pronostic vital est donc quasiment engagé pour la France.
00:09:35C'est une formule que j'ai pu entendre dans d'autres émissions, dans d'autres voix,
00:09:40et notamment celle de Philippe Devilliers qui avait eu cette formule-là, François-Xavier Balami.
00:09:46On parle parfois d'un pays au bord aussi de la guerre civile.
00:09:49C'est des intellectuels, c'est des hommes politiques qui alertent depuis des années.
00:09:55Ça peut être également des avocats.
00:09:57Je pense à Thibaut de Montbrial qui alerte depuis des années.
00:10:00Et puis là, on entre dans une séquence d'ultra-violence où le pays est en ébullition,
00:10:07où le pays se fracture de plus en plus.
00:10:10Est-ce que vous aussi, vous craignez que notre France n'avance un peu comme des somnambules,
00:10:17comme en situation de pré-guerre civile, dans un climat insurrectionnel du moins ?
00:10:23En tous les cas, ce qui est sûr, c'est que le danger pour le pays, c'est que là
00:10:27où l'État recule,
00:10:27et ce n'est pas une hypothèse théorique, ce n'est pas un concept longtemps,
00:10:31c'est une réalité que vivent aujourd'hui beaucoup de Français,
00:10:33là où l'État recule, c'est la violence qui impose sa loi.
00:10:36Et c'est ce qui est déjà en train de se jouer dans beaucoup de lieux de la vie de
00:10:40notre pays.
00:10:41Là où l'État recule, c'est la violence qui gagne.
00:10:44Et je crois que c'est particulièrement marquant parce que ce que nous vivons aujourd'hui,
00:10:47c'est une forme de délitement, de fragilisation du contrat fondamental qui lie l'État aux citoyens.
00:10:54Le premier devoir de l'État, en philosophie politique, c'est d'être là, d'assumer son autorité.
00:11:01Et ce qu'on demande à l'État, ce n'est pas d'abord de faire des choses,
00:11:04c'est que l'État soit ce qui précisément impose la loi commune.
00:11:11Là où l'État recule, la violence progresse.
00:11:13Et ce que je crois, c'est que ce que nous voyons en France aujourd'hui,
00:11:16c'est ce que d'autres pays ont vécu avant nous, tragiquement, douloureusement.
00:11:20Je pense à cet ami libanais, un responsable politique important au Liban,
00:11:24qui se bat en risquant sa propre vie pour défendre justement le retour de l'État et de la souveraineté
00:11:30au Liban.
00:11:31Eh bien, ce que nous vivons, c'est une forme, ce que les Libanais ont vécu si tragiquement,
00:11:38de violence qui l'emporte sur le droit et qui finit par faire sa loi.
00:11:42Il y a une iconisation de la France.
00:11:44Quand vous avez des responsables politiques, je pense notamment à des élus de la France insoumise
00:11:49qui, au cours des dernières semaines, n'ont cessé de répéter que la violence pouvait légitimement s'imposer face à
00:11:56la loi, face au droit.
00:11:57Et je le redis, ça n'est pas anecdotique que vous ayez un candidat à la présidentielle
00:12:01qui justifie qu'on puisse s'en prendre à la police et à la gendarmerie.
00:12:04Quand vous avez M. Bagayoko, le maire de Saint-Denis, qui dit « la violence peut être légitime »,
00:12:09c'est une rupture avec le premier principe de la vie démocratique,
00:12:13le premier principe même d'une forme de civilité qui est le début de la civilisation,
00:12:17qui est que précisément, aucun individu, aucun parti, aucune faction ne tente d'imposer sa loi par la violence.
00:12:25Et ce renoncement à la violence, ce refus de considérer la violence comme légitime,
00:12:31il trouve sa source, je le redis, dans la faiblesse de l'État.
00:12:34Dans le fait qu'aujourd'hui l'État choisit, ou d'une certaine manière ceux qui assument la responsabilité de
00:12:40l'État aujourd'hui,
00:12:42ne font pas ce qu'il faudrait pour rétablir l'ordre commun.
00:12:46Il faut juste rappeler en un mot, trois jours après le 17 octobre,
00:12:50qui a aussi marqué l'Italie, puisqu'à Milan on a connu des scènes d'émeute un peu comme à
00:12:54Paris.
00:12:54Juste à Milan, mais c'était suffisamment spectaculaire pour que le gouvernement italien
00:12:58prenne des réactions à la hauteur des événements.
00:13:01Trois jours après, le gouvernement italien a fait adopter en Conseil des ministres un décret
00:13:05qui s'applique instantanément et qui dispose de la création d'un nouveau délit.
00:13:09Si vous êtes dans un groupe de cinq personnes ou plus qui commet des dégradations,
00:13:12vous êtes solidairement responsable.
00:13:14Jeter un seul projectile peut valoir cinq ans de prison et 200 000 euros d'amende.
00:13:17La majorité pénale est abaissée à 14 ans.
00:13:20Le discernement est réputé, établi à 14 ans.
00:13:22La détention provisoire est possible dès 14 ans.
00:13:26Et tous ceux qui cassent quelque chose doivent immédiatement payer.
00:13:29En sont considérés comme civilement responsables.
00:13:31Et s'ils sont mineurs, ce sont les parents qui remboursent.
00:13:34C'était trois jours après le 17 octobre.
00:13:36Chez nous, le Sénat, majorité de droite, a fait voter contre une écrasante partie de la gauche
00:13:40la loi anti-casseur, la loi casseur-payeur.
00:13:43Maintenant, il faut que cette loi soit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, tout de suite.
00:13:46Et il faut que le Conseil constitutionnel, qui avait cassé une loi équivalente il y a maintenant plusieurs années,
00:13:52laisse passer ce qui est de l'évidence absolue, ce qu'attendent aujourd'hui les Français
00:13:55qui n'en peuvent plus de voir cette violence s'imposer dans nos rues.
00:13:58Alors, je voulais qu'on aille sur les solutions un tout petit peu plus tard.
00:14:01Mais vous avez fait le diagnostic et vous présentez des solutions
00:14:04en regardant ce qui peut se passer du côté de l'international réactionnaire,
00:14:07à savoir chez Georgia Meloni.
00:14:08L'international réactionnaire est une formule qui est souvent employée dans l'extrême centre
00:14:12lorsqu'il est question de l'Italie ou d'autres pays qui placent l'ordre comme une boussole.
00:14:20Je voudrais qu'on revienne sur l'état du pays avec vous, Éric Nolot.
00:14:22Vous avez face à vous un tout futuiste.
00:14:24C'est-à-dire que vous, vous êtes un optimiste.
00:14:26Vous voyez que le pays est tabou.
00:14:28Mais vous vous dites qu'il y a un moyen d'en ressortir.
00:14:31Je crois à l'espérance.
00:14:32L'espérance.
00:14:33Là, vous avez un dépressif.
00:14:35Et qui alimente la dépression de bon nombre de Français.
00:14:40Non, mais c'est un tout foutuiste heureux.
00:14:42Il est souriant.
00:14:43Mais en tous les cas...
00:14:45Il ne faut pas être offensif.
00:14:45Non, moi, le diagnostic est engagé.
00:14:48Moi, je pense que le pays est dans le coma.
00:14:50On est encore le stade d'après.
00:14:52Qu'est-ce que je disais ?
00:14:53Non, mais évidemment, par exemple, l'affaire de cette agression contre un pompier,
00:14:57même si on attend les détails, vous l'avez rappelé,
00:14:59ça ne s'inscrit pas dans n'importe quel contexte.
00:15:00C'est la énième agression contre les pompiers.
00:15:02Et elle survient au lendemain d'une tentative d'assassinat d'un gendarme par jet de...
00:15:07Et on y reviendra dans un instant.
00:15:08Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous avez pris l'exemple de l'Italie.
00:15:11Mais qu'est-ce qui se passe en France ?
00:15:12Moi, j'entendais un débat passionnant ce matin sur une chaîne publique
00:15:15où le maire de Trappes, il fallait discuter d'une proposition du maire de Trappes,
00:15:18d'interdire l'expression non seulement de grands emplacements, mais de guerre civile.
00:15:22C'est-à-dire qu'on n'a même pas le droit de nommer le réel.
00:15:24Donc, on part de très, très loin.
00:15:26C'est-à-dire qu'avant de trouver les mesures adéquates,
00:15:28et moi, je crois que la loi anti-casseur, c'est une urgence absolue,
00:15:31il n'y a même pas...
00:15:32On n'arrive même pas à nommer la réalité.
00:15:34Et des gens vous disent, je vous interdis de nommer la réalité.
00:15:37Et si vous aimez une chaîne de télévision qui est spécialisée dans le fait de nommer la réalité,
00:15:41eh bien, il faut l'interdire, la fermer, c'est-à-dire CNews.
00:15:44Et on ira sur l'esprit de censure dans quelques instants.
00:15:46Mais une réponse courte, s'il vous plaît, François-Xavier Benhamy.
00:15:48Juste un mot très rapidement pour dire ce que vous dites, Éric Nolot, et déterminant.
00:15:53On a vu ces derniers jours des pompiers pris pour cibles, des policiers, des gendarmes, des professeurs.
00:15:58On a vu aussi beaucoup de journalistes pris pour cibles.
00:16:00Et moi, je voudrais apporter tout mon soutien à Arigine Delfour qui est ici,
00:16:03parce que votre agression nous a évidemment tous bouleversés.
00:16:07Je ne savais pas que vous seriez sur le plateau ce soir.
00:16:09J'avais prévu de dire ce simple mot.
00:16:11Mais pour vous dire, ainsi qu'à toute votre équipe et toutes les équipes de votre rédaction,
00:16:14que le fait même que des journalistes soient ciblés pour la ligne qu'ils prétendent défendre,
00:16:19dans un pays démocratique où la presse est libre,
00:16:21ce fait même devrait alerter toute la presse et tous les responsables politiques,
00:16:26de toutes les formations politiques, quelles qu'elles soient.
00:16:27Qu'est-ce qu'on aurait entendu si un journaliste, je ne sais pas, d'une rédaction étiquetée à gauche,
00:16:33je ne sais pas, Libération, avait été violemment pris à partie
00:16:36et que la personne qui vous accompagnait pour vous protéger,
00:16:39qui je crois est actuellement encore hospitalisée, était à ce point agressée, brutalisée ?
00:16:46Je crois qu'on entendrait une condamnation unanime et que sur ce plateau,
00:16:50on serait heureusement les premiers à le condamner.
00:16:51En tous les cas, je le ferai sans aucune espèce d'étalame.
00:16:54Je m'étonne du silence qui entoure, la violence qui touche les journalistes ces derniers jours,
00:16:58et en particulier à votre endroit, et je voulais vous dire aujourd'hui mon plus profond et absolu soutien.
00:17:03Merci infiniment, mais c'est pour ça que je suis ici aujourd'hui pour justement défendre,
00:17:08et je ne prêche pas que pour ma paroi, je prêche pour toutes les chaînes,
00:17:11pour tous les médias français et pour cette liberté de la presse.
00:17:14Il est dès 18h16 et c'est vrai qu'on n'avait pas prévu ce soir,
00:17:18mais c'est aussi l'importance d'une émission où on peut bousculer nos thématiques,
00:17:24et c'est vrai qu'hier soir, Régine Delfour a voulu expliquer ce qui lui était arrivé.
00:17:29Elle l'a fait également à visage découvert ce matin,
00:17:33et c'est pour ça que j'ai souhaité que Régine soit avec nous cet après-midi
00:17:37pour qu'on puisse échanger sur l'agression dont vous avez été victime hier lors des manifestations.
00:17:43Je voudrais qu'on revoie la séquence, et c'est vrai que ce témoignage,
00:17:49et je vous remercie, M. Bellamy, d'apporter votre soutien,
00:17:52on aimerait que la ministre de la Culture, qui est aussi en quelque sorte celle qui doit s'occuper
00:17:58des médias de la communication qui a un regard attentif, c'est notre ministre de tutelle,
00:18:02je crois qu'elle est encore restée silencieuse, peut-être qu'elle réagira dans la soirée.
00:18:06Et revoyons ce qui vous est arrivé, chère Régine, hier après-midi.
00:18:11Tu vois ?
00:18:22C'est un truc de fou, ils sont en train de nous pousser là.
00:18:26On est pris la partie là.
00:18:43Et en même temps qu'on voyait cette séquence, j'allais sur le compte de Mme Pégard,
00:18:47la ministre de la Culture, qui effectivement, après cette nouvelle agression,
00:18:51n'a pas eu de mots pour Régine Delfour.
00:18:55On va revoir les images, Régine, et vous allez nous expliquer ce qu'il s'est passé hier.
00:18:59Régine Delfour, vous étiez sur le terrain, porte de Charenton,
00:19:02vous avez couvert donc la manifestation, on est dans le 12e arrondissement de Paris,
00:19:06je précise que vous êtes grand reporter, que vous avez couvert des théâtres de guerre,
00:19:10que vous étiez notamment au Proche et au Moyen-Orient,
00:19:14que vous avez couvert la guerre également en Ukraine,
00:19:16mais que sur le terrain, lors de manifestations, à Paris,
00:19:21vous êtes contrainte d'avoir une sécurité privée.
00:19:23Expliquez-nous ensuite ce qui se passe aux alentours, j'imagine, de 17h-18h.
00:19:26Oui, il est aux alentours de 17h30.
00:19:28En fait, nous, on a commencé par le cortège sauvage rue de la Roquette,
00:19:32parce qu'il y a un cortège qui s'est improvisé,
00:19:34et qui, après discussion, a rejoint le cortège officiel.
00:19:37On arrive, porte de Montreuil, ça se passe plutôt bien.
00:19:39On n'est pas encore porte de Charenton, on n'est pas très loin.
00:19:42Mais on voit déjà des fumées, il y a eu des tirs de gaz lacrymogènes,
00:19:46on a des équipes qui sont porte de la Charenton,
00:19:48on sait qu'il y a eu déjà des exactions.
00:19:51Et donc, j'ai l'habitude aussi, comme vous l'avez fait aussi, vous,
00:19:56et d'autres par le passé, de couvrir les manifestations,
00:19:59on l'a fait depuis les Gilets jaunes.
00:20:00Donc, on sait très bien, quand il y a des forces de l'ordre dans un coin de rue,
00:20:03que c'est risque de tension, de points de pression.
00:20:07Donc, je vois des forces de l'ordre dans une rue adjacente,
00:20:09et je dis, bon, on va se mettre là.
00:20:11Et l'erreur, c'est que je n'ai pas vu dans la rue qu'il n'y avait pas
00:20:14de camions de ces forces,
00:20:16c'était des gendarmes, qu'il n'y avait pas des camions des gendarmes mobiles,
00:20:18parce qu'en fait, ils n'étaient pas assez nombreux, ils ont dû reculer.
00:20:22Donc, il y a toutes ces scènes où, en fait, il y a ces...
00:20:25Pour moi, c'est plus des Blackblogs que des casseurs,
00:20:28parce que là, ils sont vraiment là pour faire du mal.
00:20:31Et donc, on a cette scène où, devant nous, il y a quelqu'un avec un marteau
00:20:34qui casse le rebord de la fenêtre pour prendre les pierres et pour les jeter.
00:20:39On voit aussi ces lasers verts, c'est comme ça qu'ils nous pointent.
00:20:45À un moment donné, je ne comprends pas pourquoi cette lumière arrive vers moi
00:20:47et il y a des pierres qui arrivent vers moi, parce qu'on est visé, parce qu'on dérange.
00:20:51Et à ce moment-là, les forces de l'ordre, les gendarmes sont là,
00:20:54ils lancent plusieurs cartouches de gaz lacrymogènes et reculent pour leur protection.
00:21:00Mais nous, on se retrouve tout seuls, au milieu, en fait, de tous ces gens.
00:21:03Mais à côté de ça, il y a aussi des manifestants, lambda, qui nous voient et qui ne font rien.
00:21:08Et mon agent de sécurité, on se regarde, me dit, essaye de te mettre contre le mur.
00:21:14Et à ce moment-là, il y en a à peu près une vingtaine qui viennent lui tomber dessus.
00:21:17Il est en train de rouler.
00:21:18Moi, j'ai un moment de panique.
00:21:19Je me dis, est-ce que je dois y aller ?
00:21:20Mais non, je ne suis pas moi qui vais faire...
00:21:22Il me fait comprendre de partir.
00:21:24La personne qui est mon caméraman est déjà partie avec...
00:21:27On s'est perdus.
00:21:28Et là, moi, pendant plusieurs minutes, je pars et je suis en train de me dire,
00:21:31mais je l'ai vu rouler, j'ai vu ces gens, ils avaient des barres de fer.
00:21:34Je me dis, ça y est, il est mort.
00:21:35Il est mort.
00:21:36Je suis en mode en toupie, il est mort.
00:21:39Il voulait nous tuer, vraiment.
00:21:41Et il m'a sauvé la vie.
00:21:42J'arrive à le retrouver quelques...
00:21:45Enfin, il y a un même, une demi-heure après.
00:21:47On est parti aux urgences, on a porté plainte.
00:21:49Mais là, il est actuellement encore aux urgences parce qu'il a un traumatisme crânien.
00:21:54Donc, il a vomi comme quand on a un traumatisme crânien.
00:21:56Et c'est plutôt inquiétant.
00:21:58Il a une blessure labiale.
00:22:00Il a des blessures aussi à la jambe parce qu'ils se sont acharnés.
00:22:04Ils se sont tabassés et ils m'ont sauvé la vie.
00:22:06Est-ce qu'il y a eu des mots qui ont été prononcés ?
00:22:09Est-ce qu'ils ont...
00:22:10Ils nous ont dit, oui, avec la caméra en fait.
00:22:13Baisse ta caméra.
00:22:14Il y a eu beaucoup tout de suite de l'agressivité.
00:22:17Mais ce climat, en fait, moi si je suis là,
00:22:19parce que techniquement on est anonyme depuis un petit moment pour notre sécurité.
00:22:23Si je suis là, c'est que depuis, on va dire déjà,
00:22:26ça fait un bout de temps que ça monte,
00:22:27mais depuis l'attentat raciste à Trappes,
00:22:30on nous vise clairement,
00:22:32on dit que CNews serait responsable de cet attentat raciste.
00:22:34Il y a eu beaucoup de choses,
00:22:36notamment à l'Assemblée nationale,
00:22:37où des députés ont exclu donc CNews pour une conférence.
00:22:41Il y a eu après des syndicats d'étudiants qui ont...
00:22:44Et puis ils mettent ça en scène sur les réseaux
00:22:46pour bien montrer qu'on ne veut pas de cette chaîne
00:22:48qui est soi-disant raciste.
00:22:49Et ils filment, les journalistes,
00:22:51ils mettent des cibles.
00:22:52Et en fait, on est devenu des cibles mouvantes.
00:22:54Et ça, c'est intolérable.
00:22:55Parce que hier, j'étais clairement visée.
00:22:58Ou le GRI qui était avec moi.
00:22:59Mais le but, c'était quand même de nous tuer
00:23:03ou de nous fracasser au moins.
00:23:05Et là, je parle au nom de tous les journalistes de terrain.
00:23:08Je parle aussi de...
00:23:09Je veux parler au nom de cette rédaction.
00:23:11Vous le voyez, ça ne vous a pas échappé.
00:23:13Je suis d'une origine étrangère.
00:23:15Je suis d'origine indienne.
00:23:16On est plein dans cette rédaction d'origine étrangère,
00:23:19de confession religieuse.
00:23:21Autre, on n'a pas tous la même confession.
00:23:23Et on vit tous très bien.
00:23:24Et ici, dans cette rédaction.
00:23:26Et ça suffit de nous classer.
00:23:28Et de nous malmener.
00:23:30Et c'est pour ça que j'ai décidé de prendre la parole.
00:23:32Et de le faire à visage découvert.
00:23:33Et c'est une parole qui, évidemment, est courageuse.
00:23:37Qui est bouleversante.
00:23:38Et je suis fier d'être dans cette maison.
00:23:40Et fier de travailler à vos côtés.
00:23:41Et je vous remercie de prendre la parole.
00:23:43Et d'aller sur le terrain.
00:23:44Alors que désormais, vous êtes des cibles.
00:23:47Et ces cibles-là, elles sont alimentées par bon nombre.
00:23:50De médias.
00:23:52Bon nombre d'irresponsables et d'incendiaires politiques.
00:23:55Je pense, par exemple, à M. Thomas Porte, député de la France Insoumise.
00:23:58Je pense à Yann Brossat, député communiste.
00:24:01Qui, ces derniers jours, n'ont eu de cesse que de mettre des cibles dans le dos de notre rédaction.
00:24:08Et vous êtes une journaliste extraordinaire.
00:24:09Et vous êtes aussi une maman hors pair.
00:24:12Donc, merci pour ce témoignage-là.
00:24:16Et c'est vrai que, j'ai l'impression, on parle beaucoup d'engrenage depuis une semaine.
00:24:21Et l'attentat raciste de Trappes.
00:24:24où, François-Xavier Bellamy, les personnalités, notamment de gauche, sont allées pointer des responsabilités sur ceux qui soit ont parlé
00:24:35du réel,
00:24:36soit ont eu des paroles qui sont critiquées ou critiquables.
00:24:39Et j'ai même entendu que Bruno Rotaillot était l'un des responsables de cet attentat raciste.
00:24:46François-Xavier Bellamy.
00:24:48Vous savez, moi, ce qui m'a vraiment marqué dans le moment qu'on vient de connaître, après ce crime
00:24:53horrible,
00:24:53enfin, il n'y a pas d'autres mots, il y a d'ailleurs une petite fille qui est toujours
00:24:56hospitalisée et qui lutte pour sa vie.
00:24:59Et on pense à elle, on pense à la victime, à tous ses proches.
00:25:01Mais ce qui m'a marqué après cet attentat, c'est que pendant des années en France,
00:25:07on nous a dit, après chaque attentat, ce n'est pas le premier qui a endeuillé le sol français,
00:25:12qu'il fallait surtout pas d'amalgame, pas d'amalgame, pas d'amalgame.
00:25:15C'était le plus important, ne jamais faire d'amalgame.
00:25:18Et là, d'un seul coup, parce que cet attentat a visé des personnes en raison de leur couleur de
00:25:24peau,
00:25:25d'un seul coup, alors là, tous les amalgames sont permis.
00:25:27Et j'ai entendu, comme vous, le maire de Trappes, M. Ali Rabbe, expliquer en effet que ce crime était
00:25:35directement imputable à CNews, à une rédaction.
00:25:38Mais également au Rassemblement National, à Jordan Bardella, et ça a été fait, mais on y reviendra un peu plus
00:25:42tard.
00:25:43On nous a expliqué que c'était Bruno Retailleau, on voit les journalistes de BFM TV, eux aussi,
00:25:46qui maintenant sont chassés de Trappes physiquement, parce qu'ils sont accusés de répandre la haine.
00:25:52En fait, tous ceux qui documentent le réel, tous ceux dont la ligne déplait à l'extrême gauche, vont désormais
00:25:59être accusés d'être des criminels.
00:26:03Alors que les véritables criminels, ceux qui vous ont pris à partie, qui ont tenté de vous tuer,
00:26:08ceux-là, pour le coup, personne ne s'en prendra jamais à eux de ce côté de l'échiquier politique.
00:26:12Donc c'est stupéfiant de voir ce renversement des responsabilités.
00:26:16Et encore une fois, il n'a rien d'anodin, parce que, je le répète, quand vous avez des élus
00:26:20qui disent que la violence est légitime,
00:26:22c'est la violence très concrète qui est le résultat.
00:26:24Et quand vous avez des élus qui désignent des responsables politiques ou bien des médias qui leur déplaisent comme étant
00:26:29des criminels,
00:26:29c'est la violence très concrète qui est légitime et qui libère ensuite de manière malheureusement dramatique avec les conséquences
00:26:36tragiques que vous venez de nous rappeler.
00:26:37Et c'est cet esprit de censure que je voulais qu'on aborde.
00:26:41Avec vous aussi, Alexandre Devecchio, vous êtes souvent, et vous êtes habitué des plateaux,
00:26:46habitué aussi de donner la parole et de tendre, non pas un micro, mais un stylo pour qu'ils écrivent
00:26:53dans vos pages,
00:26:54les pages opinions, le Figaro Vox.
00:26:57Et donc cet esprit de censure qui est devenu une forme de norme en France, qui ne choque plus vraiment.
00:27:05Les censeurs ont pignon sur rue et ont finalement très bonne presse en ce moment.
00:27:10Oui, il faut rappeler qu'on est quand même dans le pays de Voltaire, je crois qu'il se retournerait
00:27:15dans sa tombe.
00:27:17Au nom du bien, aujourd'hui, on se permet de finalement mettre à bas ce qui est l'essence des
00:27:23sociétés libérales,
00:27:24c'est-à-dire la liberté d'expression.
00:27:27C'est une régression terrible.
00:27:28Pour ce qui nous occupe, on voit bien qu'il y a eu un après et un avant l'attentat
00:27:32de Trappes.
00:27:33C'est un attentat raciste, odieux, qu'il faut évidemment condamner.
00:27:38Mais on voit bien que, pour le coup, on instrumentalise cet attentat pour étendre le domaine du racisme à toute
00:27:44critique légitime,
00:27:46de l'immigration de masse, de l'islamisme.
00:27:49Et à ce compte-là, je pense que ceux qui, aujourd'hui, ferment les yeux, notamment à gauche, devraient se
00:27:54méfier.
00:27:54Parce qu'à ce compte-là, un livre comme celui de Ariane Chemin et Raphaël Baquet, qui décrivait précisément ce
00:28:01qui se passe à Trappes,
00:28:02qui a 8 ans, ça s'appelait La Communauté, et qui montrait que Trappes devenait une société, enfin une contre
00:28:08-société islamiste, communautariste,
00:28:10en tout cas pour toute une partie de Trappes, eh bien demain sera peut-être interdit et lui-même jugé
00:28:15fasciste et d'extrême droite.
00:28:17Donc je dis à la gauche ou au centre ou à ceux qui rechinent finalement à défendre la liberté d
00:28:23'expression,
00:28:23parce qu'ils ne voudraient pas être confondus avec un tel ou un tel, attention, demain ce sera vous.
00:28:28D'ailleurs, aujourd'hui, c'est CNews qui est attaqué, mais pas seulement BFM qui peut-être se croyait à
00:28:33l'abri.
00:28:34Donc c'est vrai que le centre, la gauche, devraient être attentifs à défendre certains principes,
00:28:41mais aussi tous les journalistes, y compris ceux de l'AFP, y compris ceux des services publics,
00:28:45on attend toujours leur geste de solidarité à l'égard de CNews.
00:28:49Et l'ancien patron de presse, l'ancien patron de rédaction, vous avez été notamment dans le service public,
00:28:54où vous étiez, vous trembliez face au syndicat, vous étiez pied et poilier, monsieur Eric Revelle.
00:29:00– Je n'étais pas extrêmement à l'aise, mais j'aurais plutôt voulu vous faire part de mon expérience
00:29:03quand je dirigeais une autre chaîne d'info, et vous allez voir que ça ne remonte pas à des siècles.
00:29:07À l'époque, il y avait déjà des manifestations difficiles, violentes,
00:29:12alors pas aussi violentes que ce que j'ai vu régime.
00:29:14Je n'ai jamais vu quelqu'un avec un marteau en train de défoncer un rebord de pierre pour...
00:29:18– Alors là, on revient sur le niveau de violence, parce que là, on parlait de trappe.
00:29:21– Les images de tout à l'heure sont absolument hallucinantes.
00:29:23Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il y a encore quelques années,
00:29:25quand vous envoyez une équipe sur le terrain pour couvrir,
00:29:29je parle de manifestations en France, mais vous n'aviez pas besoin de vigile,
00:29:33vous n'avez pas besoin d'entourer vos équipes qui, on le savait,
00:29:38n'allaient pas être prises à partie.
00:29:40C'est cet effondrement-là qu'il faut voir, Elliot.
00:29:43Tout à l'heure, vous disiez, il faut rester optimiste.
00:29:46Écoutez, le pays est dans un coma dépassé.
00:29:52Vous savez, il y a toujours deux ministres de la justice qui m'ont frappé.
00:29:55– Deux dépressifs sur le plat.
00:29:56– Non, non, non, je vais vous dire.
00:29:57Éric Dupont-Moretti, avec son sentiment de violence,
00:30:03et Gérald Darmanin, quand il était ministre de la justice,
00:30:05qui dit qu'il n'y a plus un endroit en France où, finalement, on peut être en sécurité.
00:30:09Eh bien, dans une manifestation où il y a des revendications,
00:30:12vous ne pouvez plus être en sécurité.
00:30:14– Mais Éric, je vous ai lancé,
00:30:16alors c'est marrant parce que le patron peste que je lance,
00:30:18lancé du directeur de réaction…
00:30:19– Je pensais que vous me parliez de la violence des manifestations.
00:30:21– Ah non, puisqu'on parlait de trappe.
00:30:23Mais ne vous inquiétez pas, ce n'est pas grave.
00:30:24Je vous apporte un café dans une seconde, Éric Revelle.
00:30:27– Mais pourquoi trappe ?
00:30:27– Parce qu'on parlait de trappe, instrumentalisation d'une partie de la gauche
00:30:31et l'esprit de censure.
00:30:33– Mais les deux sont les liens.
00:30:34– Bah oui, on peut s'y perdre.
00:30:36– Si les gens sont bien à vous dans les manifestations, c'est à quoi.
00:30:38– Voilà, merci de faire la synthèse.
00:30:39– Trappe, par exemple, Didier Le Maire,
00:30:42qui ne peut plus enseigner à trappe parce qu'il a dénoncé l'islamiste,
00:30:46parce que lui aussi, il faut le censurer, lui interdire de parler.
00:30:50Je pense que sa parole est quand même utile.
00:30:53Donc on voit bien que là, on étend le domaine de l'antiracisme,
00:30:57de ce qui est un état acceptable,
00:30:58au débat public, qu'il y a vraiment une volonté politique derrière
00:31:02et beaucoup de complaisance de ceux qui ne devraient pas la dire.
00:31:06– Je vais remercier Régine Delfour.
00:31:07On va revenir dans quelques instants sur les violences dans les manifestations
00:31:11et qu'est-ce qu'on peut faire face à ces éléments radicaux.
00:31:16Mais puisqu'on parlait de l'esprit de censure
00:31:20et notamment de la situation à Trappe après cet attentat terroriste raciste,
00:31:24je voudrais qu'on revienne sur ces médias qui, pendant des années,
00:31:28ont parlé du réel.
00:31:30Qu'est-ce que c'était le réel à Trappe ?
00:31:31C'est un communautarisme grandissant.
00:31:34C'est un islam radical qui s'est implanté dans cette ville
00:31:39à tel point qu'au moment de la guerre en Syrie,
00:31:43Trappe a été le berceau, l'un des plus importants en France,
00:31:48de djihadistes qui ont quitté la ville pour rejoindre les théâtres de guerre.
00:31:55Est-ce que ça fait de tous les habitants de Trappe des islamistes ?
00:31:58Bien évidemment que non.
00:31:59Il serait stupide de dire une chose pareille.
00:32:02Est-ce qu'il y a une essentialisation à faire ?
00:32:04Bien évidemment que non.
00:32:06Mais tous les médias, et notamment des médias de gauche,
00:32:09ont pu s'intéresser à la ville de Trappe en se disant
00:32:12quel est le phénomène qui se passe autour de cette ville ?
00:32:15Regardez ce sujet.
00:32:16Parce qu'aujourd'hui, ils essayent de mettre des cibles dans le dos de rédaction
00:32:21alors qu'eux-mêmes, on parlait de ce sujet.
00:32:23Et tant mieux, c'est-à-dire qu'il ne faut pas essentialiser, critiquer ou insulter.
00:32:27Je parlais d'Ariane Chemin et de Raphaël Baquet,
00:32:29ce sont précisés qu'elles sont du monde, que journalistes au monde.
00:32:31Mais il n'y a pas que le monde, ça a commencé à l'humain.
00:32:33Oui, ça a l'humain.
00:32:34L'humain, regardez ce sujet.
00:32:37Attrape, l'islamisme tisse sa toile.
00:32:40Ce sont les mots titrés par le journal L'Humanité en 2003.
00:32:4423 ans plus tard, L'Humanité dénonce dans cet article les idées d'extrême droite,
00:32:48faisant référence au Rassemblement national qui pointe du doigt depuis plusieurs années
00:32:53l'emprise de l'islamisme à Trappes, tout comme ce même journal en 2003.
00:32:57Cet exemple n'est pas isolé.
00:33:00Dans cet éditorial publié ce vendredi, le journal Le Monde met en cause des propos de Jordan Bardella
00:33:05qui comparait Trappes à une république islamiste en miniature en 2021.
00:33:09Deux ans plus tôt, des journalistes du Monde publiaient ce livre sur Trappes,
00:33:14évoquant une banlieue en proie à l'islamisme.
00:33:16D'autres médias pointent du doigt depuis plusieurs années ce danger pour la république.
00:33:21Paris Match en 2016 titre ceci,
00:33:23« Islamisme radical trappe sous influence ».
00:33:27Toujours en 2016, France Info y voit un bastion du djihadisme français.
00:33:31Et le magazine L'Express révèle en 2021 trois rapports
00:33:34qui décrivent un communautarisme se manifestant par une volonté de conquête non violente de l'espace public,
00:33:41selon les termes des renseignements.
00:33:43A l'époque, de nombreux médias ont réagi à une enquête datée de 2016.
00:33:47Celle-ci a révélé qu'entre 60 et 80 jeunes de cette commune de 30 000 habitants
00:33:52avaient cherché à rejoindre Daesh en Syrie lors de la vague de départ observée entre 2012 et 2016.
00:33:59Éric Nolot, parce que vos prises d'opposition ont fait de vous également un homme, un paria.
00:34:05Ah oui ?
00:34:06Un homme contraint de quitter son territoire dans lequel il était plutôt bien d'ailleurs.
00:34:11J'étais bien, moi ça faisait 30 ans que j'étais dans l'Est parisien.
00:34:14Et puis un jour, on m'a fait comprendre que je n'étais plus le bienvenu.
00:34:18Alors on, c'est trois tribus, les racailles, les islamistes et les bobos
00:34:21qui tiennent le pavé de l'Est parisien.
00:34:24Mais vous savez, c'est le sort de non seulement des gens de l'Est parisien,
00:34:27mais de bien des zones en France, dans des villes, etc.
00:34:30Non mais là, ce que je vois, c'est que ça fonctionne selon un syllogisme.
00:34:34C'est-à-dire quiconque rend compte du réel est un fasciste.
00:34:37Et un fasciste, tous les moyens sont bons contre lui.
00:34:39On peut s'en prendre à lui physiquement, comme ça a été le cas pour Régine et d'autres.
00:34:44C'est ça qui est terrible dans cette rhétorique.
00:34:46Et on ne pourra jamais...
00:34:47Évidemment que le côté sécuritaire est très important.
00:34:50Mais si on ne s'attaque pas au terreau,
00:34:52c'est-à-dire des gens qui, jour après jour, infusent l'idée
00:34:56que parler du réel est fasciste,
00:34:57que si vous dites qu'il y a un problème à Trappes,
00:34:59c'est que vous êtes un affreux islamophobe, un affreux raciste,
00:35:02alors que ça saute aux yeux de tout le monde,
00:35:04on n'y arrivera pas.
00:35:05C'est pour ça que je ne partage pas le volontarisme de notre invité.
00:35:08Je pense que le mal est tellement profond
00:35:09qu'il faudra des générations pour renverser la table.
00:35:12Je vous propose quand même qu'on écoute le maire de Trappes
00:35:14qui, vendredi, proposait aux habitants de Trappes,
00:35:18mais également aux Français, de se réunir.
00:35:20Ça devait être un moment d'hommage
00:35:22pour les victimes de cet attentat raciste.
00:35:25Et ça s'est transformé en tribune politique,
00:35:27pour ne pas dire en procès politique.
00:35:29Écoutez Ali Rabel.
00:35:31Que faut-il de plus pour ouvrir les yeux
00:35:35qui osera prétendre encore
00:35:37que ce parti a fait sa mue
00:35:39et a abandonné son projet raciste ?
00:35:44Le Rassemblement national
00:35:48a assuré la transmission de la haine
00:35:50à travers les décennies.
00:35:53Ce parti, fondé par d'anciens SS,
00:35:57est désormais présidé par un homme
00:35:59qui a fait la synthèse odieuse
00:36:01de l'antisémitisme dissimulé
00:36:04et de l'islamophobie revendiquée.
00:36:07Hier, le clan Le Pen
00:36:09ciblait explicitement les Juifs.
00:36:13Aujourd'hui, il pointe les musulmans,
00:36:15les immigrés et leurs descendants.
00:36:18Mais ne vous y trompez pas,
00:36:21aucune minorité ne saura t'épargner.
00:36:24que personne ne se croit à l'abri.
00:36:27Alors ce qui est intéressant,
00:36:28François-Xavier Bellamy,
00:36:29c'est que vous connaissez très bien
00:36:31cette circonscription et la ville de Trappes.
00:36:33Et son maire d'ailleurs.
00:36:35Je ne connais pas personnellement Ali Rabel.
00:36:37Ça ne vous échappera pas
00:36:38qu'on n'ait pas des amis
00:36:39ni politiques ni dans la vie.
00:36:41Mais je connais bien Trappes,
00:36:42je connais bien le département
00:36:43où j'ai enseigné.
00:36:44J'ai enseigné tout près de Trappes
00:36:47dans l'enseignement public.
00:36:48Et j'ai une très profonde admiration
00:36:50pour un ami politique,
00:36:52pour le coup,
00:36:53Ottoman Nassrou,
00:36:53qui a été à deux reprises
00:36:55aux élections municipales à Trappes
00:36:57pour combattre Ali Rabel.
00:36:58Ali Rabel, aujourd'hui,
00:37:00utilise de manière indécente
00:37:02cet attentat,
00:37:04ce crime abominable,
00:37:05il l'utilise pour servir
00:37:06un agenda politique
00:37:08et pour réduire au silence
00:37:09tous ceux qui osent contester
00:37:11l'islamisme et le clientélisme
00:37:13dont il est en réalité
00:37:14l'un des complices dans cette ville.
00:37:17Trappes, c'est entre 60 et 80 jeunes
00:37:19qui sont partis faire le djihad
00:37:21pendant l'épisode de Daesh.
00:37:24C'est la ville de France
00:37:25qui a donné le plus de candidats volontaires
00:37:28à l'islamisme
00:37:29et il y a évidemment des conséquences à en tirer.
00:37:32Et pour l'avoir dit,
00:37:33Didier Le Maire,
00:37:34Alexandre Vécu le rappelait très justement,
00:37:36Didier Le Maire, professeur de philosophie,
00:37:38a été placé sous protection policière
00:37:40et empêché d'enseigner
00:37:41parce qu'il avait osé évoquer
00:37:43l'islamisme qui gangguentrape.
00:37:45Monsieur Ali Rabel,
00:37:46quelques heures seulement
00:37:48après ce drame,
00:37:50est apparu dans sa mairie
00:37:51à côté d'Elias Dimzalen,
00:37:53un islamiste,
00:37:54fiché S,
00:37:55bien connu de la justice française
00:37:56parce qu'il a été tout récemment condamné
00:37:59pour avoir appelé à l'intifada
00:38:00dans les huit parcs.
00:38:00Il ne dit avoir aucun lien avec lui.
00:38:02Ce que d'ailleurs réfute
00:38:04M. Dimzalen
00:38:05qui dit bien connaître
00:38:06Ali Rabel.
00:38:06M. Dimzalen répond à vos confrères
00:38:08de Valeurs Actuelles
00:38:09qui ont fait le travail
00:38:10de l'interroger
00:38:10que non seulement
00:38:11il connaît Ali Rabel
00:38:13mais que ce soir-là
00:38:14il l'a salué,
00:38:15qu'il n'était pas du tout là
00:38:15comme le prétend Ali Rabel
00:38:17par effraction
00:38:18ou en se dissimulant,
00:38:19qu'il était là
00:38:19de manière tout à fait légitime
00:38:21et visible
00:38:22et qu'il a salué ce maire.
00:38:24Donc vous avez aujourd'hui
00:38:26un maire
00:38:27qui, complice de l'islamisme
00:38:29essaye de nous empêcher
00:38:30d'en parler
00:38:31en expliquant que critiquer cela
00:38:33serait attiser la haine
00:38:35et d'une certaine manière
00:38:36se mettre derrière
00:38:37le fusil d'un terroriste
00:38:39qui tue.
00:38:39Mais c'est absolument effrayant.
00:38:41Et les mêmes, je le répète,
00:38:42les mêmes qui pendant des années
00:38:43nous ont dit
00:38:44surtout pas d'amalgame
00:38:45aujourd'hui pratiquent l'amalgame
00:38:47d'une manière complètement aberrante
00:38:49en expliquant,
00:38:50vous l'avez rappelé,
00:38:51on a même entendu que Bruno Retailleau
00:38:52était le coupable de cet attentat.
00:38:53Je vois pas comment Bruno Retailleau
00:38:55est coupable du fait
00:38:55qu'un décérébré
00:38:57lise Mein Kampf
00:38:58avant d'aller tuer
00:38:59une petite fille dans la rue
00:39:00ou tenter de la tuer.
00:39:01Tout ça est complètement stupéfiant.
00:39:05Et il faut comprendre
00:39:06ce qui se joue
00:39:07parce que derrière la reprise
00:39:09de l'expression d'islamophobie,
00:39:10il y a en fait la reprise
00:39:11d'un concept
00:39:12qui vient directement
00:39:13de l'islam politique,
00:39:14qui vient des frères musulmans,
00:39:15qui n'a pas d'autre but
00:39:17que de faire passer
00:39:18la critique de l'islamisme
00:39:20pour une forme de racisme,
00:39:22ce qui n'a littéralement
00:39:23aucun sens.
00:39:23La victime de Trappes,
00:39:25malheureusement,
00:39:26celle qui a été tuée,
00:39:27a été certainement attaquée
00:39:29parce qu'elle était
00:39:30de couleur noire,
00:39:32mais elle n'était pas musulmane.
00:39:34Donc, nous faire croire
00:39:34qu'il s'agit d'un attentat
00:39:36islamophobe,
00:39:37ça n'a aucun sens.
00:39:38Le seul intérêt
00:39:39de ce mot,
00:39:40c'est de dresser
00:39:41des Français contre la France,
00:39:43c'est de créer
00:39:44les conditions
00:39:45d'un conflit violent
00:39:45et surtout,
00:39:46c'est d'interdire
00:39:47la critique de l'islamisme
00:39:48qui pourtant est non seulement
00:39:50justifiée,
00:39:51mais même nécessaire
00:39:52pour réussir à défendre
00:39:53nos libertés,
00:39:54notre sécurité
00:39:55et la paix civile
00:39:55pour l'avenir de notre pays.
00:39:56Oui, mais c'est vrai
00:39:57qu'à travers ce drame
00:39:59et cet attentat terroriste,
00:40:01raciste,
00:40:02les politiques,
00:40:03certains politiques à gauche
00:40:04ont perdu la raison,
00:40:06leur calme,
00:40:07leur sang-froid
00:40:07et même parfois
00:40:08leurs Français.
00:40:09Non, mais Ségolène Royal
00:40:10qui s'est attaqué
00:40:11à M. Rotaillot
00:40:12en disant qu'à bas le voile,
00:40:14c'était le voile dans le sport,
00:40:15à bas faire tomber le voile,
00:40:17c'était la volonté
00:40:18d'abattre ceux
00:40:20ou celles
00:40:21qui le portaient.
00:40:23Je pense que c'est à raison
00:40:25qu'elle le faisait.
00:40:26Je vous trouve un peu
00:40:27en dessous de la main.
00:40:27Là, il ne s'agit pas d'amalgame
00:40:28parce que moi,
00:40:29j'ai en mémoire quand même
00:40:30les drames de Lola,
00:40:32les drames d'Elias
00:40:32quand on accusait la droite
00:40:34de récupération politique.
00:40:35Bien sûr.
00:40:36Pardon,
00:40:37mais que fait le maire de Trappes ?
00:40:38Ce n'est même pas
00:40:38de la balgame.
00:40:39J'ai parlé de récupération.
00:40:40Mais c'est une récupération politique.
00:40:42Et c'était la question
00:40:42qu'on se pose.
00:40:43Et là,
00:40:43il n'y a pas de tabou
00:40:44à la faire.
00:40:46Revenons à la violence
00:40:47sur le terrain
00:40:48avec l'une des images
00:40:50du week-end.
00:40:51Ayons une pensée
00:40:52avant de passer
00:40:53et de revenir à ce sujet-là,
00:40:55bien sûr,
00:40:55aux familles des victimes
00:40:56de cet attentat raciste à Trappes
00:40:58et que la justice
00:40:59soit rendue
00:41:00contre ce terroriste,
00:41:02la justice la plus ferme possible.
00:41:05J'espère que justice
00:41:06aussi sera rendue
00:41:07et de manière
00:41:07la plus ferme possible
00:41:08pour ce criminel
00:41:10qui a lancé
00:41:12un engin incendiaire
00:41:14contre un gendarme.
00:41:15Mais ce n'est pas
00:41:15qu'un gendarme
00:41:16qui a été touché
00:41:17parce qu'il y a plusieurs policiers
00:41:18qui ont été touchés.
00:41:19C'est-à-dire qu'avant
00:41:20c'était les pavés
00:41:20et maintenant c'est les pavés
00:41:22plus les cocktails Molotov
00:41:24ou les bombes incendiaires
00:41:25sur le terrain.
00:41:26Voyez cette séquence
00:41:26et le gendarme a témoigné
00:41:28à notre micro.
00:41:28Écoutez son témoignage.
00:41:46C'est particulier de se voir
00:41:48à postérieux pour la première fois
00:41:50face à ce qu'on a pu vivre.
00:41:53Néanmoins,
00:41:53ce que je me dis actuellement,
00:41:55finalement quelques heures après,
00:41:56c'est que la catastrophe
00:41:58a été évitée.
00:41:58J'ai été très rapidement soutenu
00:42:00par des camarades de mon unité
00:42:02qui ont cherché à éteindre ce feu
00:42:04qui persistait sur mes jambes
00:42:06et montait quand même assez haut
00:42:07jusqu'au niveau du torse.
00:42:09Ce qui est peut-être plus particulier
00:42:10pour nous aujourd'hui
00:42:11sur ce compartiment de terrain
00:42:13sur lequel on était engagé,
00:42:14c'est que ça a été face à une adversité
00:42:16qui était vraiment intense,
00:42:19spontanée, durable
00:42:20et avec un ensemble d'éléments
00:42:24qui cherchaient évidemment à blesser,
00:42:25voire blesser très gravement
00:42:27avec plus d'une centaine d'adversaires
00:42:29face à nous,
00:42:30clairement hostiles
00:42:31et non pas du manifestant
00:42:34tout à fait habituel
00:42:36auquel on était confronté
00:42:38ou qu'on avait côtoyé
00:42:39depuis le début de matinée
00:42:40sur la manifestation.
00:42:41Et ce qui a pu surprendre,
00:42:42Élodie Huchard,
00:42:43c'est que vous avez eu
00:42:44une classe politique
00:42:45qui a condamné unanimement,
00:42:46mais à droite,
00:42:47et que j'ai cherché
00:42:48ces 24 dernières heures
00:42:50sur les réseaux sociaux,
00:42:51par exemple,
00:42:51des messages d'Olivier Faure,
00:42:53de François Hollande,
00:42:54d'Emmanuel Grégoire.
00:42:56Je parle des réseaux sociaux
00:42:57puisque aujourd'hui,
00:42:58il y a un peu contraint
00:42:59de réagir.
00:43:00Il est invité de BFM
00:43:01et j'ose imaginer
00:43:02que sur BFM,
00:43:03il va répondre
00:43:04à cette condamnation.
00:43:05Mais le seul tweet
00:43:06qu'il a pu publier
00:43:07ces 24 dernières heures,
00:43:08c'était parce qu'il y avait eu
00:43:09des tags remigration
00:43:10et il a même saisi
00:43:12la procureure de Paris
00:43:14pour ces tags
00:43:15dans les rues de la capitale.
00:43:17Élodie Huchard,
00:43:17sur les réactions politiques
00:43:18après cette tentative
00:43:21de meurtre
00:43:22concernant
00:43:23un gendarme français.
00:43:25Mais on voit très clairement
00:43:25effectivement à droite
00:43:26une condamnation
00:43:28unanime.
00:43:28Le premier,
00:43:29justement,
00:43:29qui parle bien
00:43:29de tentative de meurtre,
00:43:30d'ailleurs,
00:43:31c'est Bruno Retailleau,
00:43:32le candidat LR à l'élection
00:43:34parce que non seulement,
00:43:35bien sûr,
00:43:35il faut condamner
00:43:36et avec les bons termes,
00:43:38c'est une tentative de meurtre
00:43:39et d'ailleurs,
00:43:39l'enquête est bien ouverte
00:43:41pour tentative de meurtre.
00:43:42Vous pouvez chercher
00:43:43très longtemps,
00:43:44cher Eliott,
00:43:44quand il y a des forces de l'ordre
00:43:45qui sont attaquées,
00:43:46il n'y a pas de condamnation
00:43:49de la même manière
00:43:49qu'au moment où je vous parle,
00:43:50en ce qui concerne
00:43:51le pompier dont on parlait
00:43:53tout à l'heure,
00:43:53c'est plutôt les personnes
00:43:54de droite,
00:43:54pour l'instant,
00:43:56qui réagissent
00:43:56sur les réseaux sociaux.
00:43:58Et on voit bien
00:43:58une gauche,
00:43:59mais même plus uniquement
00:44:00la France insoumise,
00:44:01la gauche dans sa globalité
00:44:03qui est extrêmement ennuyée.
00:44:04Les images,
00:44:04elles sont là,
00:44:05les faits sont là.
00:44:06Une enquête est ouverte
00:44:07pour tentative de meurtre
00:44:08et en même temps,
00:44:09on a cette gauche
00:44:09qui s'est alliée
00:44:10avec la France insoumise,
00:44:11qui raconte à notre jeunesse
00:44:13à longueur de journée
00:44:14que la police tue.
00:44:15Ce sont les mots,
00:44:16évidemment,
00:44:16de la France insoumise,
00:44:17que la police est violente
00:44:18de manière systémique,
00:44:20elle est raciste
00:44:20de violences systémiques.
00:44:21C'était le mot d'ordre
00:44:22d'une de leurs manifestations.
00:44:24Donc forcément,
00:44:24on met dans la tête
00:44:25d'un certain nombre
00:44:26de jeunes et d'esprits faibles
00:44:28que le policier,
00:44:29le gendarme,
00:44:30en fait,
00:44:30c'est l'ennemi
00:44:31et que comme on est
00:44:31dans cette espèce
00:44:32de guerre de territoire,
00:44:34malheureusement,
00:44:34certains,
00:44:35l'ennemi,
00:44:35ils vont chercher
00:44:36à l'abattre
00:44:37au sens propre.
00:44:38On voit cette image,
00:44:39elle est extrêmement violente
00:44:40et on peut aussi saluer
00:44:41d'ailleurs le courage
00:44:42parce que malgré
00:44:43cette attaque
00:44:44extrêmement violente,
00:44:45il a continué son service.
00:44:47C'est ce que nous disait
00:44:47Laurent Nunez.
00:44:48Il faut imaginer,
00:44:49il y a un choc psychologique
00:44:50très violent,
00:44:50il y a un choc physique
00:44:51et on a quelqu'un
00:44:52qui continue son service
00:44:54et on voit bien
00:44:54qu'avant,
00:44:55c'était la France insoumise
00:44:56qui ne dénonçait pas
00:44:57et que petit à petit,
00:44:58il y a une sorte de contagion.
00:44:59Vous le disiez,
00:45:00pas de condamnation
00:45:00du côté du PS.
00:45:01Alors des écolos,
00:45:02ça étonne peut-être
00:45:03un petit peu moins
00:45:04mais ça ne me semble
00:45:04pas très compliqué
00:45:05et y compris
00:45:06quand on est
00:45:07une personnalité politique
00:45:08de premier plan
00:45:08de reconnaître
00:45:09qu'il y a une tentative
00:45:10de meurtre
00:45:10sur un membre
00:45:11des forces de l'ordre
00:45:12et que donc ça se condamne.
00:45:13C'est la moindre des choses.
00:45:14Au-delà des condamnations,
00:45:15la question c'est
00:45:16comment se fait-il
00:45:17qu'aujourd'hui
00:45:17on soit passé
00:45:18des manifestations
00:45:20massives
00:45:21qu'on pouvait connaître
00:45:22dans les années 2000
00:45:22qui parfois pouvaient être violentes
00:45:24mais où il y avait
00:45:24une ambiance
00:45:25où les syndicats
00:45:26ou les commerçants
00:45:27d'ailleurs
00:45:27ils en parlent mieux que nous
00:45:28ils disent
00:45:29du côté de la Bastille
00:45:31c'était festif
00:45:32il y avait
00:45:33les merguez,
00:45:33les saucisses,
00:45:34les fanfares,
00:45:34etc.
00:45:35à au pavé
00:45:37et désormais
00:45:37au cocktail Molotov
00:45:38Eric Nolot.
00:45:39D'abord
00:45:41c'est un mouvement
00:45:43qui est observable
00:45:43ces dernières années
00:45:44on est passé
00:45:44dans bien des domaines
00:45:45de la violence
00:45:46à l'hyperviolence
00:45:47même les agressions
00:45:48dans le métro
00:45:49les policiers vous disent
00:45:50qu'il y a un niveau
00:45:50de violence jamais atteint
00:45:51mais surtout
00:45:52il y a quelque chose
00:45:53qui est terrible
00:45:54c'est que là
00:45:55on voit la réactivation
00:45:56du folklore révolutionnaire
00:45:58en réalité
00:45:58ces gens jouent
00:45:59au révolutionnaire
00:46:00c'est-à-dire
00:46:01qu'en face de soi
00:46:02il y a un régime
00:46:03qu'il faut abattre
00:46:04par tous les moyens
00:46:05la révolution
00:46:06c'est pas prendre le pouvoir
00:46:07par les urnes
00:46:07c'est le prendre
00:46:08par la rue
00:46:09et donc
00:46:09qu'est-ce qu'il y a
00:46:10entre les révolutionnaires
00:46:12et le pouvoir
00:46:12il y a les policiers
00:46:13il peut y avoir
00:46:15les pompiers
00:46:15et donc
00:46:16la gauche
00:46:17même la gauche
00:46:18du centre
00:46:19le centre gauche
00:46:19est prisonnier
00:46:20de cet imaginaire
00:46:21de cette violence politique
00:46:23qui est à la base
00:46:24de sa doctrine
00:46:25et donc
00:46:26ils ne réagissent pas
00:46:26dans un pays normal
00:46:27la même personne
00:46:29condamnerait
00:46:29le meurtre raciste
00:46:30de Trappes
00:46:31le meurtre d'un homme
00:46:32qui a été tué
00:46:32pour la seule raison
00:46:33qu'il était noir
00:46:34et la tentative de meurtre
00:46:35d'un gendarme
00:46:36ben non
00:46:36ces gens-là sont hémiplégiques
00:46:38ils condamnent l'un
00:46:38mais ils condamnent pas l'autre
00:46:39voilà que nous en sommes
00:46:40Alexandre Devecchio
00:46:41on est face à une tentative
00:46:43donc
00:46:44de meurtre
00:46:45une tentative d'homicide
00:46:46le parquet d'ailleurs
00:46:47de Paris
00:46:48a ouvert une enquête
00:46:49pour tentative de meurtre
00:46:50sur personne
00:46:51dépositaire
00:46:51de l'autorité publique
00:46:53on risque jusqu'à
00:46:5430
00:46:54voire la réclusion
00:46:56jusqu'à la réclusion
00:46:57criminelle à perpétuité
00:46:58la question de la justice
00:46:59lorsqu'il y a ce type
00:47:01d'acte
00:47:02elle est au coeur
00:47:03aussi du débat
00:47:04vous posez je crois
00:47:05la bonne question
00:47:06ce qui va m'amener
00:47:07à poser peut-être
00:47:08une question
00:47:08à François-Xavier Bellamy
00:47:10là
00:47:10oui
00:47:11il en court
00:47:12jusqu'à 30 ans
00:47:13de réclusion
00:47:13criminelle
00:47:14d'abord
00:47:15je suis pas sûr
00:47:16sur lequel
00:47:17la qualification
00:47:18de tentative d'homicide
00:47:19sera retenue
00:47:20à la fin
00:47:21et ensuite
00:47:22je mets ma main
00:47:23à couper
00:47:23qu'il y aura
00:47:24une peine
00:47:25très faible
00:47:26peut-être même pas
00:47:27de peine
00:47:27d'emprisonnement
00:47:29donc là
00:47:30ça nous dit
00:47:30quelque chose
00:47:31sur la justice
00:47:32et sur la nécessité
00:47:33de revoir
00:47:35en profondeur
00:47:35ce qu'on appelle
00:47:37l'état de droit
00:47:38et je sais que
00:47:39François-Xavier Bellamy
00:47:40qui soutient
00:47:41plutôt Bruno Rotaillot
00:47:42Bruno Rotaillot
00:47:43veut revoir
00:47:44en profondeur
00:47:45l'état de droit
00:47:45je crois que
00:47:46Marine Le Pen aussi
00:47:48même si elle n'a pas
00:47:48détaillé
00:47:49son projet
00:47:50d'abord
00:47:51c'est
00:47:51voilà
00:47:52est-ce que vous l'assumez
00:47:53jusqu'où vous allez
00:47:55dans cette révision
00:47:55de l'état de droit
00:47:56et après
00:47:57est-ce que
00:47:59désolé d'arriver
00:48:00à une question
00:48:00un peu politicienne
00:48:01mais puisque vous partagez
00:48:03cette priorité
00:48:05avec le Rassemblement National
00:48:06est-ce que
00:48:08si vous n'êtes pas
00:48:09au second tour
00:48:10vous soutenez
00:48:11le candidat
00:48:12qui est le plus proche
00:48:13de vos idées
00:48:15d'abord
00:48:15la première chose
00:48:16qu'il faut dire
00:48:16c'est que
00:48:17si on considère
00:48:18ce qu'on sait maintenant
00:48:20de la réponse judiciaire
00:48:21après le 17 octobre
00:48:22effectivement
00:48:23elle est très loin
00:48:24d'être à la hauteur
00:48:25des faits
00:48:26qui ont été commis
00:48:27et Emmanuel Macron
00:48:28avait dit
00:48:29dans son allocution
00:48:31ce dimanche soir
00:48:32très étrange
00:48:33il avait dit
00:48:34les juges savent
00:48:35ce que vous attendez
00:48:36j'en suis pas
00:48:37totalement sûr
00:48:37la vérité
00:48:39c'est que
00:48:39quand les lycées
00:48:40de France brûlaient
00:48:41j'avais lu
00:48:42ce communiqué
00:48:43improbable
00:48:43du syndicat
00:48:43de la magistrature
00:48:44qui s'inquiétait
00:48:45uniquement
00:48:45de la brutalité
00:48:47de la répression
00:48:47policière
00:48:48donc on a peut-être
00:48:49du côté de la justice
00:48:51un vrai problème
00:48:52à qualifier
00:48:53Alexandre Devecchio
00:48:54le disait
00:48:54la réalité des faits
00:48:56un individu
00:48:57pris en flagrant délit
00:48:58d'avoir jeté
00:49:00des projectiles
00:49:01sur les forces de l'ordre
00:49:02dans une manifestation
00:49:03le 17 octobre
00:49:04a été condamné
00:49:06à 6 mois
00:49:07de prison
00:49:08avec sursis
00:49:09sans inscription
00:49:10au casier judiciaire
00:49:11parce que le juge
00:49:12ne voulait pas
00:49:12mettre en danger
00:49:13son emploi
00:49:13comme agent de sécurité
00:49:15vous voyez
00:49:15la vérité c'est qu'aujourd'hui
00:49:16on peut
00:49:17et c'était il y a 15 jours
00:49:18on peut s'en prendre
00:49:19à des policiers
00:49:19à des gendarmes
00:49:20à des personnes
00:49:21dépositaires
00:49:21de l'autorité publique
00:49:22d'une manière
00:49:23incroyablement violente
00:49:24je rappelle encore une fois
00:49:25ce chiffre
00:49:25plus de 1100 policiers
00:49:27et gendarmes
00:49:27ont été blessés
00:49:28en France
00:49:28dans le seul mois
00:49:29qui vient de s'écouler
00:49:30on peut s'en prendre
00:49:31à des agents
00:49:32de la force publique
00:49:33sans avoir
00:49:34d'une certaine manière
00:49:35aucune conséquence concrète
00:49:36maintenant sur la question
00:49:37de l'état de droit
00:49:38bien sûr que pour réussir
00:49:39à corriger ça
00:49:39c'est-à-dire pour rétablir l'ordre
00:49:41il faudra retrouver
00:49:42une justice qui applique la loi
00:49:43et pour réussir
00:49:44à obtenir ça
00:49:45il faudra un programme
00:49:46extrêmement précis
00:49:47de reprise en main
00:49:50par la démocratie française
00:49:52de ses propres institutions
00:49:54et c'est Bruno Retailleau
00:49:55qui est le seul
00:49:56à proposer ça
00:49:56le référendum
00:49:57qu'il a mis sur la table
00:49:58est le seul moyen
00:49:59de rendre aux français
00:50:00ce qu'il appelle
00:50:01le dernier mot
00:50:02c'est-à-dire de corriger
00:50:03y compris l'interprétation
00:50:05des juges
00:50:05lorsque les juges
00:50:06y compris le juge constitutionnel
00:50:08fait de la constitution
00:50:09une application
00:50:11qui est manifestement contraire
00:50:12à l'esprit
00:50:13et à la lettre
00:50:14de notre constitution
00:50:15et donc il faut absolument
00:50:18être non seulement précis
00:50:19sur le diagnostic
00:50:20pour reprendre votre expression
00:50:21du début
00:50:22mais il faut aussi être précis
00:50:23sur la thérapeutique
00:50:25qu'on prétend apporter
00:50:25sur le courage
00:50:27des solutions
00:50:27qu'on veut mettre
00:50:28aujourd'hui sur la table
00:50:29et Bruno Retailleau
00:50:30est le seul
00:50:30à faire cette proposition
00:50:32d'un référendum constitutionnel
00:50:33donc avant le deuxième tour
00:50:34il y a un premier tour
00:50:34et moi je serais
00:50:35on est à six mois
00:50:37on est à six mois
00:50:38des élections
00:50:39je voudrais qu'on aille
00:50:40vraiment au-delà
00:50:41de la politique politicienne
00:50:43et de toute façon
00:50:43c'est important
00:50:44de savoir quelles sont
00:50:44les réponses
00:50:45que chaque candidat
00:50:45apporte à cette question
00:50:46c'est pour ça
00:50:47que je préfère aller
00:50:48sur le terrain des idées
00:50:48et ensuite viendra
00:50:50le temps de l'union
00:50:51ou non
00:50:52mais pour l'instant
00:50:52le temps des idées
00:50:54restons sur ce qu'il se passe
00:50:55depuis trois week-ends
00:50:56en France
00:50:56vous avez à chaque mobilisation
00:50:58un pays qui est confiné
00:51:00c'est un confinement sécuritaire
00:51:01des grandes villes
00:51:03qui sont bunkerisées
00:51:0470 000 forces de l'ordre
00:51:06des commerçants
00:51:07qui ne peuvent plus
00:51:09travailler sereinement
00:51:10et une économie
00:51:10qui est en train
00:51:11de s'effondrer
00:51:11qu'est-ce que vous dites
00:51:13la une du JDD extraordinaire
00:51:15il titre
00:51:16ras-le-bol
00:51:18on voit le policier
00:51:19et le gendarme
00:51:20qui est agressé
00:51:20mais c'est un ras-le-bol général
00:51:22est-ce que vous
00:51:23en tant que responsable politique
00:51:24vous dites
00:51:25mais la semaine prochaine
00:51:26les semaines qui arrivent
00:51:27il faut mettre un terme
00:51:28à cette chienlit
00:51:29on interdit les manifestations
00:51:31on met en place
00:51:31l'état d'urgence ou non ?
00:51:33Je rajouterai à ce ras-le-bol
00:51:35un dernier élément
00:51:36qui me paraît essentiel
00:51:38c'est celui
00:51:39des professeurs
00:51:40des proviseurs
00:51:41des principaux
00:51:43des parents d'élèves
00:51:44et des élèves eux-mêmes
00:51:45qui veulent retourner travailler
00:51:46et qui ne savent pas
00:51:47si demain
00:51:47ils auront une rentrée
00:51:48normale
00:51:49parce que vous avez
00:51:50une minorité
00:51:51parce qu'à chaque fois
00:51:51on parle d'une minorité
00:51:52qui a décidé
00:51:53que bloquer
00:51:54les établissements scolaires
00:51:55était un droit
00:51:55il y a un droit
00:51:56de manifester
00:51:57mais il n'y a pas
00:51:57de droit de bloquer
00:51:58et il y a encore moins
00:51:59le droit de saccager
00:52:00des établissements
00:52:01comme on l'a vu
00:52:01donc concrètement
00:52:02vous interdisez les blocus
00:52:03vous dites
00:52:04demain
00:52:04pas question
00:52:05les blocus
00:52:06tous les blocages
00:52:07qui auront lieu
00:52:07que ce soit à l'université
00:52:09comme l'a dénoncé
00:52:10avec tellement de courage
00:52:11Louise Montangon
00:52:11que ce soit dans
00:52:12les établissements scolaires
00:52:13les lycées
00:52:14les collèges
00:52:14que tous les blocages
00:52:15soient immédiatement
00:52:17empêchés
00:52:17par les forces de l'ordre
00:52:19à chaque fois que c'est nécessaire
00:52:20pour que les cours
00:52:21aient lieu
00:52:21normalement
00:52:22dès demain matin
00:52:238h
00:52:23j'ai été prof
00:52:24pendant des années
00:52:24je sais que cette inquiétude
00:52:26que beaucoup de parents
00:52:27ressentent ce soir
00:52:28est-ce que demain
00:52:28mon enfant aura
00:52:29enfin un cours normal
00:52:30beaucoup d'élèves
00:52:31je pense à des lycéens
00:52:32qui ont le bac
00:52:32dans quelques mois
00:52:33et qui se disent
00:52:34mais je vais vraiment
00:52:35être privé
00:52:35d'une année scolaire normale
00:52:37il faut absolument
00:52:38que ce cercle cesse
00:52:39le plus rapidement possible
00:52:39ça n'a rien à voir
00:52:41je le dis depuis le premier jour
00:52:42avec un mouvement lycéen
00:52:43ça a tout à voir
00:52:44avec l'organisation du chaos
00:52:45piloté en sous-main
00:52:46par la France insoumise
00:52:47il faut maintenant
00:52:48arrêter ça
00:52:48c'est terminé
00:52:49question très importante
00:52:51on revient sur la question
00:52:52des week-ends
00:52:53tous les samedis
00:52:54on en vient
00:52:55à ces manifestations
00:52:56à ce confinement sécuritaire
00:52:58on nous parle
00:52:59de cette liberté
00:53:00fondamentale
00:53:01qui est le droit
00:53:01de manifester
00:53:02est-ce que
00:53:03c'est en gros
00:53:05un droit
00:53:05quoi qu'il en coûte
00:53:06est-ce que c'est
00:53:07le droit prioritaire
00:53:09au-delà de la liberté
00:53:11de circulation
00:53:11d'aller et venir
00:53:12au-delà
00:53:13de la liberté
00:53:14d'entreprendre
00:53:15est-ce que ces manifestations
00:53:16doivent se poursuivre
00:53:17les week-ends prochains
00:53:18monsieur Bellamy
00:53:18mais on ne va pas renoncer
00:53:20à des droits fondamentaux
00:53:21parce qu'il y a une minorité
00:53:22je l'aurais dit
00:53:22une minorité de gens violents
00:53:24qui décident
00:53:24de tout casser
00:53:25tous les week-ends
00:53:26cela étant dit
00:53:27maintenant qu'on est
00:53:28dans cette situation
00:53:29aujourd'hui
00:53:30oui Bruno Retailleau
00:53:31a dit
00:53:31et il a été
00:53:32pardon encore une fois
00:53:33le seul à le dire
00:53:34mais il a dit
00:53:34qu'il fallait absolument
00:53:36décréter l'état d'urgence
00:53:37parce que c'est ce qui permet
00:53:39aujourd'hui de réarmer l'état
00:53:40pas pour interdire
00:53:41des manifestations
00:53:42mais pour interdire
00:53:43par exemple
00:53:44à des individus
00:53:44qui sont suivis
00:53:45qui sont surveillés
00:53:46de se rendre
00:53:47dans ces manifestations
00:53:48pour faire en sorte
00:53:49qu'on puisse contraindre
00:53:50à des mesures
00:53:51d'assignation à résidence
00:53:52pour libérer
00:53:54des capacités
00:53:54de perquisition
00:53:55et d'investigation
00:53:56pour faire en sorte
00:53:57aussi que
00:53:58les manifestations
00:53:59soient encadrées
00:54:00de manière
00:54:01bien plus précise
00:54:03et donc
00:54:04on ne va pas renoncer
00:54:05à une liberté fondamentale
00:54:06mais encore une fois
00:54:07ce qu'on est en train de vivre
00:54:08n'a rien à voir
00:54:09avec le droit de manifester
00:54:09ça a tout à voir
00:54:10avec la volonté
00:54:11de détruire
00:54:12et c'est ça
00:54:12qu'il faut empêcher
00:54:13Eric Nolot
00:54:14demain
00:54:14c'est la rentrée
00:54:15c'est la rendue des classes
00:54:16pas pour vous
00:54:17c'était hier
00:54:18la vôtre
00:54:20mais les blocus
00:54:22les manifestations
00:54:22cette chiant-lilat
00:54:24comment vous la décodez
00:54:25qu'est-ce qu'il faudrait faire
00:54:26selon vous
00:54:26il faut une réaction
00:54:27à la fois immédiate
00:54:28et à la hauteur
00:54:29c'est-à-dire qu'en effet
00:54:29demain
00:54:30aucun blocage
00:54:31de lycée
00:54:32ou d'université
00:54:32ne doit être toléré
00:54:34il faut une activation
00:54:35immédiate
00:54:36de la loi
00:54:36anti-casseur
00:54:37voilà
00:54:37parce que c'est la seule
00:54:38manière d'en venir à bout
00:54:40quiconque participe
00:54:41à un attroupement
00:54:42d'où part
00:54:42à un cocktail Molotov
00:54:43est co-responsable
00:54:44de cet acte criminel
00:54:45vous allez voir
00:54:46que ça va décourager
00:54:47certaines vocations
00:54:48et moi
00:54:49je serai pour l'état d'urgence
00:54:51pour une raison simple
00:54:52c'est qu'il y a
00:54:52dans quelques mois
00:54:53une échéance électorale importante
00:54:55et c'est là
00:54:56que les français
00:54:56pourront se décider
00:54:57d'ici là
00:54:58que le pays
00:54:59retrouve un mode
00:55:00de fonctionnement normal
00:55:01nous sommes dans un mode
00:55:02anormal
00:55:03mais peut-être parce qu'on a
00:55:04le gouvernement
00:55:05le plus faible
00:55:06de la 5ème république
00:55:06c'est pas moi qui le dis
00:55:07c'est le premier ministre
00:55:09en personne
00:55:09qui sur le perron de Matignon
00:55:11l'avait prononcé
00:55:13avec ces mots là
00:55:14nous sommes le gouvernement
00:55:15le plus faible
00:55:15de la 5ème
00:55:16justement
00:55:17ce gouvernement
00:55:17le plus faible
00:55:18de la 5ème
00:55:19qui
00:55:19je l'ai appris
00:55:20également
00:55:21a pu recevoir
00:55:23les responsables
00:55:24des syndicats étudiants
00:55:26et n'a jamais reçu
00:55:27à Matignon
00:55:28les représentants
00:55:30des commerçants
00:55:31saccagés
00:55:31et pillés
00:55:32c'est quand même
00:55:32particulier
00:55:33comment il entrevoit
00:55:35et il entreprend
00:55:36la semaine qui arrive
00:55:38qui se présente
00:55:38comme la semaine
00:55:39de tous les dangers
00:55:40on imaginait
00:55:41le samedi des ténèbres
00:55:42ce sera peut-être
00:55:42la semaine des ténèbres
00:55:43oui d'ailleurs
00:55:44pour les syndicats étudiants
00:55:45on rappelle que
00:55:45des influenceurs étudiants
00:55:47avaient été reçus
00:55:47et avaient fait eux-mêmes
00:55:48les propres annonces
00:55:49du premier ministre
00:55:50qui était assez original
00:55:51en termes de communication
00:55:53mais passons
00:55:54on va avoir la même chose
00:55:55on a un gouvernement
00:55:56qui parle de fermeté
00:55:57dès demain
00:55:58il y aura des blocages
00:55:59de lycées
00:56:00ou éventuellement de fac
00:56:01avec visiblement
00:56:02davantage encore
00:56:03mardi
00:56:04il faut quand même rappeler
00:56:05que le gouvernement
00:56:06a donné des choses
00:56:08à ses lycéens
00:56:09alors peut-être pas tout
00:56:10mais la réforme de Parcoursup
00:56:11qui était un totem
00:56:13Parcoursup va être réformée
00:56:14il va y avoir des recrutements
00:56:15de professeurs
00:56:16donc il y a quand même
00:56:16une liste 4 milliards
00:56:17pour le bâti
00:56:18donc il y a quand même
00:56:19beaucoup de choses
00:56:20qui ont été mises en place
00:56:21et on voit bien
00:56:22que ça ne calme pas les choses
00:56:23et une fois de plus
00:56:24on voit que la France
00:56:25insoumise et la gauche
00:56:25est derrière
00:56:26puisque le maire de Paris
00:56:28lui-même
00:56:29qui vous le disiez
00:56:29était sur une chaîne
00:56:31concurrente tout à l'heure
00:56:32disait que s'il était lycéen
00:56:33demain lui-même
00:56:33irait bloquer son lycée
00:56:34donc la gauche
00:56:35est en train de refaire
00:56:35la même chose
00:56:36le gouvernement
00:56:37va devoir sortir
00:56:38le carnet de chèque
00:56:39et les mesures
00:56:39ad vitam et termam
00:56:40pour tenter de calmer
00:56:42quelques lycéens
00:56:43et puis il y a
00:56:44la colère lycéenne
00:56:45qui va reprendre
00:56:46puisqu'elle s'était quand même
00:56:46interrompue
00:56:47pendant les vacances
00:56:48et cette grande journée
00:56:49de mobilisation jeudi
00:56:50où on verra
00:56:51ce que ça donne
00:56:52en termes de personnes
00:56:53évidemment dans la rue
00:56:54et surtout éventuellement
00:56:55et malheureusement
00:56:56de casse autour
00:56:56de ces rassemblements
00:56:57Il est 18h55
00:56:59j'ai même pas vu
00:56:59le temps défiler
00:57:00et je vous avais promis
00:57:01de quitter ce plateau
00:57:03très précisément
00:57:04on a du retard
00:57:04vous souhaitiez
00:57:06comment relancer le pays
00:57:08j'avais cette question là
00:57:08et j'ai vu également
00:57:09que l'enseignement privé
00:57:11catholique
00:57:12était dans le viseur
00:57:13de la commission
00:57:15donc de la commission
00:57:17à l'Assemblée nationale
00:57:18et notamment
00:57:18par la France insoumise
00:57:20qui a fait adopter
00:57:20un amendement
00:57:21qui retirerait
00:57:22les 9 milliards d'euros
00:57:23à l'enseignement privé
00:57:24notamment catholique
00:57:25et sans ces subventions
00:57:27c'est la mort
00:57:28de l'enseignement catholique
00:57:29privé
00:57:30et vous vouliez peut-être
00:57:31aborder un autre sujet
00:57:33pour les dernières secondes
00:57:34François-Xavier Bellamy
00:57:35c'est à vous
00:57:35un mot sur le point
00:57:37que vous venez de soulever
00:57:37et un mot peut-être
00:57:38avant de vous quitter
00:57:40pour répondre à Eric Nolo
00:57:41un mot sur le sujet
00:57:42de l'enseignement privé
00:57:43j'ai eu l'occasion
00:57:44de débattre avec
00:57:45monsieur Vanier
00:57:45à plusieurs reprises
00:57:46qui est député
00:57:47de la France insoumise
00:57:47et l'un des spécialistes
00:57:49chez LFI
00:57:49de la question de l'école
00:57:50son mantra tient
00:57:52en un seul mot
00:57:53tout l'argent public
00:57:54pour l'école publique
00:57:55pas un euro
00:57:56d'argent public
00:57:57va vers l'école privée
00:57:58ce que la France insoumise
00:57:59a oublié
00:57:59c'est que l'argent public
00:58:03c'est l'argent des gens
00:58:03qui payent leurs impôts
00:58:04et que par conséquent
00:58:05la liberté scolaire
00:58:07c'est pas seulement
00:58:07une liberté de principe
00:58:09qui consiste à faire
00:58:09que vous ayez le droit
00:58:10de payer deux fois
00:58:11pour l'école de vos enfants
00:58:12si vous voulez l'école privée
00:58:13c'est une liberté
00:58:14qui doit se financer
00:58:15le fait de financer
00:58:16l'école publique
00:58:17et l'école privée
00:58:19de manière équitable
00:58:20ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
00:58:21puisque l'enseignement privé
00:58:22reçoit moitié moins de moyens
00:58:24pour un élève
00:58:24que l'enseignement public
00:58:25et bien c'est un devoir
00:58:27c'est un dû
00:58:28c'est la justice essentielle
00:58:30dans une démocratie
00:58:31la démocratie
00:58:31ça commence par la liberté
00:58:32notamment la liberté éducative
00:58:35les parents sont les premiers
00:58:36éducateurs de leurs enfants
00:58:38et la liberté scolaire
00:58:39en est la traduction
00:58:40et retirer le financement
00:58:41comme l'Assemblée nationale
00:58:42l'a fait sur proposition de LFI
00:58:43ce sera heureusement corrigé
00:58:45et j'en suis sûr
00:58:45dans les jours qui viendront
00:58:46mais retirer ce financement
00:58:48à l'école privée
00:58:48ce serait une faute majeure
00:58:49contre la démocratie
00:58:50un dernier mot pour dire que
00:58:53je réponds juste à Eric Nolot
00:58:55qui me reproche
00:58:56d'être trop optimiste
00:58:57je ne suis pas du tout optimiste
00:58:58je pense que l'optimisme
00:58:59serait une manière un peu facile
00:59:01comme le disait Bernanos
00:59:01en 1942
00:59:03dans un texte magnifique
00:59:04de se déresponsabiliser
00:59:05se faire croire
00:59:06que tout va bien se terminer
00:59:07ce serait s'excuser
00:59:09de ne rien faire
00:59:09et je ne pense pas
00:59:10qu'on puisse s'exonérer
00:59:11de notre responsabilité
00:59:13de la même manière
00:59:14le pessimisme serait aussi
00:59:15une forme d'indifférence
00:59:16se faire croire
00:59:17que tout est déjà foutu
00:59:18ce serait baisser les bras
00:59:19trop vite
00:59:19moi je crois que la France
00:59:20traverse une période
00:59:21extraordinairement difficile
00:59:22et tous ceux qui nous entendent
00:59:23le savent
00:59:24il suffit de ce dernier mois
00:59:25pour s'en rendre compte
00:59:26mais la France
00:59:27elle a la ressource
00:59:28pour guérir
00:59:28et pour se relever
00:59:29j'en suis convaincu aussi
00:59:30parce que la France
00:59:31est un grand pays
00:59:31et dans ces dernières semaines
00:59:32on n'a pas seulement vu
00:59:33les images des casseurs
00:59:34qui pillent
00:59:35on n'a pas seulement vu
00:59:35les courbes qui s'affolent
00:59:36sur le budget de l'Etat
00:59:37on a vu aussi
00:59:38les images de la France
00:59:40autour du pape
00:59:40le jour de cette messe
00:59:42incroyable sur les Champs-Elysées
00:59:43on a vu cette France
00:59:44qui sait se rassembler
00:59:45paisiblement
00:59:45sans rien casser
00:59:46cette France qui construit
00:59:47qui travaille
00:59:48qui éduque ses enfants
00:59:49qui se donne du mal
00:59:50cette France qui est capable
00:59:51de relever le pays demain
00:59:51j'en suis absolument certain
00:59:53puisque c'est là tout ça
00:59:54aujourd'hui
00:59:54c'est un bonjour pour l'espérance
00:59:56qui n'est pas du tout l'optimisme
00:59:57mais qui est une manière
00:59:58d'assumer la difficulté du présent
01:00:00et de continuer à se battre
01:00:01malgré tout
01:00:01Eric Nolot
01:00:02le mot de la fin
01:00:03je vois comme vous
01:00:04quelques bougies dans la nuit
01:00:05mais je trouve que l'ombre
01:00:07domine de loin la lumière
01:00:08en ce moment
01:00:08et dans un souci de transparence
01:00:10c'est moi qui ai résumé
01:00:12et je me suis trompé
01:00:14version j'ai dit
01:00:15c'est le pessimiste
01:00:16à ma gauche
01:00:17et puis il y a une forme
01:00:17d'optimisme à ma droite
01:00:19et j'aurais dû dire
01:00:20c'est l'espérance
01:00:21vous avez raison
01:00:22c'est la nuit
01:00:23qu'il est beau de croire
01:00:23à la lumière
01:00:24François-Xavier Bellamy
01:00:25il est 18h59
01:00:27je vais remercier Elodie Huchard
01:00:28qui a été malmenée
01:00:30dans les quatre colonnes
01:00:31cette semaine
01:00:31par un certain
01:00:32Benjamin Lucas
01:00:33qui avait envie
01:00:34de faire son petit cirque
01:00:35mais il le fait régulièrement
01:00:36j'ai souvenir que
01:00:37fut un temps
01:00:38il venait sur le plateau
01:00:39de CNews
01:00:40et je me souviens encore
01:00:41comme si c'était hier
01:00:42de ce jour où il vient
01:00:43sur le plateau
01:00:44qu'il n'était pas très connu
01:00:45mais je vous assure
01:00:47que c'était un pressentiment
01:00:48je m'étais dit
01:00:48il va faire
01:00:49vous savez la petite séquence
01:00:50que vous voulez mettre
01:00:51ensuite sur les réseaux sociaux
01:00:52donc voilà
01:00:54le théâtre antifasciste
01:00:55effectivement
01:00:56il le pratique
01:00:57depuis quelques années
01:00:58et comme pour Régine
01:00:59je suis tellement fier
01:01:00de travailler
01:01:01à vos côtés
01:01:02Elodie Huchard
01:01:04Eric Revelle
01:01:05un grand merci
01:01:06merci à vous Elliot
01:01:07et merci Alexandre Devecchio
01:01:09merci Elliot
01:01:10merci Eric Nolo
01:01:12plus sérieusement
01:01:13on va avoir des nouvelles
01:01:15là à l'instant
01:01:16vous savez que l'information
01:01:17quand même principale du jour
01:01:18c'est que ce sapeur pompier
01:01:19un sapeur pompier
01:01:20a été blessé par balle
01:01:21lors d'une intervention
01:01:22dans les Bouches-du-Rhône
01:01:23il a été interpellé
01:01:25l'individu souffrirait
01:01:26de troubles psychiatriques
01:01:27on écoute le préfet
01:01:28des Bouches-du-Rhône
01:01:29et on va recevoir
01:01:30dans un instant
01:01:31un face-à-face inédit
01:01:33non pas entre
01:01:33le chevalier blanc
01:01:34le déserteur
01:01:36Gilles-William
01:01:37Glonadel
01:01:37qui n'est pas là
01:01:38mais qu'on retrouvera
01:01:39évidemment la semaine prochaine
01:01:40face-à-face inédit
01:01:41entre Eric Tegner
01:01:42et un certain
01:01:44Julien Drey
01:01:45merci à tous les cinq
01:01:46merci à vous
01:01:47aujourd'hui
01:01:48vers 16h
01:01:49les sapeurs pompiers
01:01:50du service d'incendie de secours
01:01:51des Bouches-du-Rhône
01:01:52sont appelés
01:01:53pour un incendie de véhicule
01:01:55juste derrière nous
01:01:56sur une zone
01:01:57écart
01:01:58de cette
01:01:58immense zone commerciale
01:02:01de plan de campagne
01:02:01alors arrivés
01:02:03très rapidement
01:02:03ils font face
01:02:04à un feu nourri
01:02:05de véhicules
01:02:05et sont pris à partie
01:02:07par un individu
01:02:07avec une arme
01:02:09une arme longue
01:02:10probablement
01:02:12un fusil de chasse
01:02:13l'un des sapeurs pompiers
01:02:15du professionnel
01:02:16du service d'incendie de secours
01:02:17du grade d'agent chef
01:02:18est touché
01:02:19il est grièvement blessé
01:02:21les sapeurs pompiers
01:02:22se retirent
01:02:23la police nationale
01:02:27accompagnée
01:02:27de la police municipale
01:02:29interviennent rapidement
01:02:30permettent de fixer
01:02:32l'individu
01:02:32dans sa caravane
01:02:34et une heure plus tard
01:02:35l'individu est interpellé
01:02:36par les forces
01:02:37de la police nationale
01:02:38il est conduit
01:02:40évidemment
01:02:40pour enquête
01:02:41et interrogatoire
01:02:45si je puis dire
01:02:45dans les services de police
01:02:47l'individu est connu
01:02:48pour des faits de violence
01:02:50notamment avec arme
01:02:52et probablement
01:02:53souffre
01:02:53de sujets psychiatriques
01:02:56le sapeur pompier
01:02:58est grillement blessé
01:02:59il est actuellement
01:03:00soigné au CHUR
01:03:01toutes mes pensées
01:03:03vont vers lui
01:03:04vers sa famille
01:03:05et vers l'ensemble
01:03:06des sapeurs pompiers
01:03:07du service département
01:03:08dans le sein du secours
01:03:09et j'ai un immense
01:03:11remerciement
01:03:12pour tous les services
01:03:13municipaux
01:03:14qui sont intervenus
01:03:15aux côtés de la police nationale
01:03:16pour nous permettre
01:03:16de résoudre
01:03:17cette question