00:00Premier point, il faut souligner, et ça il faut le rendre à César ce qui est à César,
00:03qu'Édouard Philippe n'a jamais été véritablement dans la diabolisation du Rassemblement National.
00:07Il a toujours fait partie de ceux peu nombreux dans le Bloc Central
00:10qui considéraient qu'il fallait combattre le Rassemblement National sur le terrain
00:14et pas via une diabolisation.
00:16Donc ça ne me surprend pas qu'il n'ait pas cherché finalement à crier avec les loups.
00:19Le deuxième point, moi ce que je trouve intéressant, c'est à la fois qu'il le dise
00:22et la façon qu'il a de le dire.
00:24C'est-à-dire qu'on sent qu'il a presque été même encore plus choqué
00:27que ce qu'il est en train d'expliquer,
00:28et que peut-être que ce qu'il a ressenti, moi je pose simplement la question,
00:31c'était qu'en effet, ces Français qui étaient là pendant les émeutes
00:35au pied des immeubles pour aller piller les magasins,
00:38eh bien il n'y avait pas grand-chose de Français dans la démarche.
00:40Et c'est bien normal parce que ça n'est pas dans la culture aujourd'hui
00:43et on peut se retrouver avec des Français qui ne vont pas fonctionner comme il faut.
00:46Et donc c'est important parce qu'il vient du Bloc Central,
00:49qu'il a été Premier ministre, qu'il a eu accès quand même à toutes les données, etc.
00:52qu'on ne peut pas considérer que ça soit un démago, que ça soit un populiste
00:56et que lui-même, lorsqu'il dit ces termes dans un moment de grande écoute,
01:00eh bien il est qualifié tout de suite de nazi, de fasciste.
01:02Ça montre quoi ? Ça montre bien que depuis une dizaine de jours,
01:05on cherche tout simplement à faire en sorte que pour la prochaine élection présidentielle,
01:09parce que c'est dans ce cadre-là qu'il menait cette interview,
01:11eh bien on ne voudra pas parler d'immigration.
01:13Et ce qui est intéressant, c'est que lui, le seul qui peut en parler,
01:16c'est Jean-Luc Mélenchon.
01:16Jean-Luc Mélenchon, si demain il parlait de ces jeunes
01:20et qu'il disait qu'ils étaient issus de l'immigration,
01:22il aurait le droit de le dire, parce qu'évidemment,
01:23il en parlerait de façon positive.
01:25C'est toujours la même chose, et ils l'ont fait à Saint-Denis.
01:28À Saint-Denis, Balibagayoko a mis en avant les près de,
01:30je crois, 80 nationalités qu'il y avait.
01:33Il n'a cessé de le dire.
01:34Mais si on dit la même chose pour essayer d'avoir une approche critique,
01:37tout de suite on est raciste et un deux poids deux mesures.
01:38Et je...