- il y a 6 minutes
Les Américains se rendent e aux urnes ce mardi 3 novembre pour les élections de mi-mandat. Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, qui se définit comme "ennemi numéro un" de Donald Trump prévient d'une possible tentative de "vol des élections" en cas de défaite de la part du président.
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00:00Vous ne connaissez peut-être pas encore son nom, mais il pourrait être, en 2028, dans le bureau ovale, à
00:05la place de Donald Trump.
00:06Il est gouverneur de Californie, l'un des favoris du Parti démocrate pour la prochaine élection.
00:11Et il s'est imposé comme le tout premier opposant au président américain.
00:15Bonjour Gavin Newsom.
00:18Merci d'être avec vous ce matin en duplex de Californie.
00:25Et merci d'avoir choisi France Inter pour votre seule prise de parole en France.
00:29Vous publiez une autobiographie dont la traduction française paraît ce mois-ci.
00:32Ça s'appelle « Une ambition américaine, les mémoires de l'ennemi numéro un de Trump ».
00:37C'est aux éditions Michel Laffont.
00:39Alors pour commencer, Gavin Newsom, pour nos auditeurs ici en France qui ne sauraient pas exactement où et comment vous
00:45situez,
00:46vous préférez qu'on vous présente comment ?
00:47L'anti-Trump, peut-être le futur président des États-Unis ou les deux ?
00:57Ni l'un ni l'autre, probablement.
01:01Vous savez, le garçon d'une mère très jeune, le fils d'un père qui m'a abandonné à l
01:11'âge très jeune.
01:13Mais c'est un privilège d'une vie de servir comme maire de San Francisco, comme gouverneur adjoint pendant mes
01:22huit années.
01:23Et puis là, je suis gouverneur et profondément engagé dans la vie de mon État, de la nation que nous
01:30tentons de construire.
01:31Oui, je représente l'État le plus non-Trumpien des États-Unis.
01:36Et ça, c'est vraiment une présentation extraordinaire.
01:40Je suis très très fier de représenter le Parti démocrate ici en Californie.
01:45Et on va parler, Gavin Newsom, de ce rapport électrique que vous entretenez avec Donald Trump.
01:50Mais juste pour planter le décor, vous pouvez nous le dire.
01:53Vous vous préparez à être potentiellement candidat à la Maison-Blanche.
01:58Vous êtes déjà en campagne ?
02:04Non, je fais campagne pour les autres.
02:08Et je ne voudrais pas être présenté comme un politicien.
02:13Mais j'espère que les gens font attention.
02:16Et si le Parti démocrate ne réussit pas, là, au mois de novembre,
02:22et ne reprend pas le contrôle du Congrès,
02:25je ne pense pas que ce soit quelque chose de facile pour l'élection de 2021.
02:29J'y crois véritablement.
02:31Et j'ai des preuves pour cela en termes des assauts contre les institutions,
02:37des assauts contre la démocratie, contre la vérité, contre la confiance,
02:42et ce que Trump fait tous les jours.
02:44Donc l'accent, le mien et celui de mes collègues,
02:48c'est de reprendre la Chambre des représentants en novembre
02:52et faire cesser la présidence Trump telle que nous la connaissons pour l'instant.
02:56Vous parlez, Gavin Newsom, de ces élections de mi-mandat.
03:00Vous craignez, est-ce que vous craignez en cas de défaite de Donald Trump,
03:03puisque les sondages donnent les démocrates largement gagnants,
03:06que le président américain ne reconnaisse pas cette éventuelle défaite
03:09et ne reconnaisse pas le résultat des élections ?
03:16Il a tenté de voler l'élection il y a quelques années.
03:21Il a mis la démocratie en feu.
03:22On l'a tous vu, on l'a vu avec horreur.
03:25Il a téléphoné au responsable des élections dans nos États,
03:32en Géorgie, et lui demandant de trouver 12 000 votes.
03:38Ce type, Donald Trump, est capable de n'importe quoi.
03:41Vous parlez à un gouverneur de Californie.
03:45Il a fédéralisé ma garde nationale.
03:494 000 gardes ont été envoyés dans les rues de la plus grande ville des États-Unis,
03:54Los Angeles.
03:55Il a pris des marines.
03:58Il les a envoyés de l'autre côté des mers.
04:03Il a envoyé des troupes pour empêcher la liberté d'expression.
04:08Il va tenter de voler cette élection, comme il l'a déjà fait par le passé.
04:11Il est capable de n'importe quoi.
04:14Donc, moi, mes yeux sont grands ouverts.
04:16Les yeux du monde devraient être grands ouverts sur ce qu'il fait.
04:20Et aucun d'entre nous n'est naïf sur ce qui va se passer en novembre,
04:25et ce qui décide s'il ne veut pas partir en 2028
04:28ou s'il ne veut pas reconnaître les résultats de 2026.
04:32Gavin Newsom, dans ce livre, vous vous auto-décernez un brevet,
04:37celui d'ennemi numéro un de Trump.
04:39C'est le titre de votre livre.
04:41Le mot ennemi, il m'a frappé.
04:43Normalement, quand on est en démocratie, on parle d'adversaire.
04:47Là, pour vous, ce n'est pas un adversaire, c'est un ennemi.
04:50Parce que Donald Trump, c'est l'ennemi de la démocratie ?
04:55Oui, oui.
04:59On est en train de célébrer, on est censé de célébrer le deuxième centenaire
05:04de notre meilleure république, de la meilleure chose qui a été faite depuis les Grecs.
05:14Le règne de la loi, mais ce n'est pas le rôle de la loi,
05:18mais c'est le règne du don, du padre, du caïd.
05:23C'est une espèce invasive.
05:25Il ne représente pas le parti républicain.
05:27Il l'a pris de force, le parti républicain.
05:31Le parti républicain n'existe plus aux États-Unis.
05:33Il n'y a plus de branches de gouvernement.
05:36Il n'y a plus de systèmes d'équilibre dans la république de Trump.
05:41De poids et contrepoids.
05:43Non, non, on fait très attention à ce à quoi on se bat,
05:46ce contre quoi on se bat.
05:47Mais on est très, très nombreux aujourd'hui à lutter contre ça.
05:53Ce à quoi il ne peut pas s'opposer,
05:55c'est la magnitude du nombre de gens
05:58qui ne sont pas prêts à se soumettre au cynisme
06:04et ils vont se montrer en nombre record ce mois de novembre.
06:09Et ce sera une question de marge.
06:11S'il y a une marge suffisante,
06:12il ne pourra plus contester les élections.
06:15Si les marges sont trop faibles,
06:17à ce moment-là,
06:19mettez vos ceintures de sécurité
06:20et préparez-vous pour un combat
06:23qui va diviser cette nation encore plus profondément.
06:26Tout en étant l'anti-Trump, Gavi Newsom,
06:28vous avez fait le choix d'une stratégie étonnante.
06:30C'est ce que vous appelez le feu par le feu.
06:32Concrètement, ça veut dire que vous utilisez
06:34vos réseaux sociaux comme des armes politiques,
06:36vous postez des messages en majuscules
06:39qui ressemblent furieusement
06:41à ceux que peut poster Donald Trump.
06:43Est-ce que ça veut dire que même quand on est démocrate,
06:45on considère que les méthodes utilisées
06:47par le président républicain,
06:48elles sont efficaces pour convaincre ?
06:50C'est une bonne question.
06:52C'est une bonne question.
06:54Excellente question.
06:57Vous savez, j'ai bien regardé
07:03avec romantisme la politique
07:05dans l'esprit de Michelle Obama,
07:08l'épouse de Barack Obama.
07:10La politique doit changer.
07:11Nous devons changer.
07:13La droite est sans pitié.
07:16Nous trouvons des arguments.
07:18Lui, il consolide son pouvoir.
07:20Nous ne voulons plus maintenant.
07:21Il faut combattre le feu par le feu.
07:24Il a tenté de voler cette élection
07:27avant même qu'il y ait eu le premier vote,
07:29en faisant un découpage de circonscriptions.
07:32Il a fait quelque chose
07:33en appelant le gouverneur du Texas,
07:35en disant qu'il a le droit
07:37de trouver des nombres de votes.
07:40Et c'est incroyable.
07:42Par le passé,
07:45les démocrates ont dit
07:46que ce n'était pas bien.
07:48On tentait de parler aux journaux
07:50en disant que ce n'était pas bien.
07:52Mais on ne peut plus faire comme ça.
07:54La politique a changé.
07:56Nous devons changer.
07:57Donc nous avons décidé
07:58de faire notre propre redéfinition.
08:04Et oui, nous utilisons
08:06les réseaux sociaux.
08:07Oui, je vais frapper la bête
08:09au milieu, vraiment en plein.
08:12Et je l'ai vue à travers le monde.
08:17Les dirigeants étrangers
08:19qui plient le genou devant Trump.
08:21Non, il faut rester debout.
08:22Il faut repousser cette brute
08:25en la frappant à la tête.
08:27Et c'est ce que le monde a besoin.
08:30Il faut s'opposer à ce type.
08:32Gavine Newsom,
08:33effectivement,
08:34en janvier dernier à Davos,
08:36vous aviez incité les Européens
08:38à ne plus être polis
08:39avec Donald Trump,
08:41à le frapper à la figure,
08:42comme vous venez de le dire.
08:44Ça fait 9-10 mois
08:46qu'ils sont passés
08:47depuis cet appel
08:48que vous leur avez lancé.
08:49Est-ce que vous avez le sentiment
08:50qu'ils vous ont écoutés ?
08:51Ou est-ce qu'ils sont encore,
08:52ces leaders européens,
08:53trop timides et trop mous ?
09:00Ce qui m'intectait,
09:01il y a un an,
09:02je suis allé à Davos,
09:03j'étais à Munich,
09:04je vais aller au Conseil de sécurité
09:05et je suis allé à Davos
09:07simplement pour me lever,
09:09être debout et dire
09:10arrêtez, arrêtez,
09:12le monde doit s'arrêter.
09:13J'étais tellement heureux
09:14d'entendre,
09:16il y a eu le Premier ministre canadien,
09:18Carney,
09:19et j'étais tellement content
09:22de l'entendre parler à Davos.
09:24Et j'ai trouvé d'autres dirigeants étrangers
09:26qui avaient vraiment
09:29ce qu'il fallait pour lutter contre lui.
09:33Regardez ce qu'il y a derrière.
09:35Il y a la signature de Trump
09:39sur les protèges genoux,
09:41vous savez,
09:41bon, c'est une plaisanterie,
09:42mais je les ai apportées à Munich
09:44parce que je me suis dit
09:45mais qu'est-ce qui se passe, bon sang ?
09:47Dressez-vous contre ce type.
09:49Et à la fin des fins,
09:50Macron aussi,
09:51il a commencé à bouger
09:53dans la bonne direction.
09:54Et à la fin, je me suis dit
09:55ah ouais,
09:55à la fin des fins,
09:56ils se réveillent
09:57et ils savent comment traiter ce type
09:58après des années
10:02de procrastination.
10:03On voit des dirigeants européens
10:04qui soient plus forts contre lui.
10:07Je suis tellement soulagé
10:08d'entendre cela.
10:09Ce n'est pas simplement
10:10les gens de mon parti,
10:11mais je pense que le peuple américain
10:13est heureux de le voir aussi.
10:15Sauf que Gavin Newsom,
10:16si on parle d'Emmanuel Macron
10:17depuis dix ans,
10:19il quittera le pouvoir
10:19dans quelques mois,
10:20il a tenté de séduire votre président.
10:22On a vu des poignées de mains viriles.
10:25Il l'a invité au défilé du 14 juillet.
10:27Il l'a invité à dîner
10:28à la tour Eiffel.
10:29Est-ce qu'il y a eu une forme
10:30de naïveté
10:31de croire que ça pouvait marcher
10:32ça sur Donald Trump ?
10:36J'aime bien cette approche ouverte,
10:42de la main ouverte,
10:43mais pas d'un point fermé.
10:44Mais on l'a appris
10:45à la façon la plus dure
10:46et je l'ai écrit dans mon livre.
10:49J'ai travaillé avec Donald Trump
10:51pendant la Covid.
10:53J'ai fait de mon mieux
10:54pour travailler avec lui.
10:56Mais vous savez,
10:57c'est un tyrannosaure,
10:59ça veut dire quoi ?
11:00C'est soit il vous dévore,
11:02soit il s'accouple avec vous.
11:04Il faut décider.
11:05On ne peut pas l'avoir
11:06d'une façon ou d'une autre.
11:07Donc,
11:09j'apprécie la gentillesse de Macron
11:12de dire,
11:12OK, je sais,
11:14peut-être que je peux travailler
11:14avec ce type,
11:15peut-être que je vais développer
11:16une bonne relation avec lui.
11:18Mais vous savez,
11:19il tourne autour des gens.
11:20Il ne respecte qu'une seule chose,
11:21la force.
11:22Point barre.
11:23Et il exploite ses super-pouvoirs.
11:25Trump a un super-pouvoir
11:27d'exploiter vos faiblesses.
11:30Ça, il faut lui rendre hommage.
11:31Mais il admire la force.
11:32La force et la conviction,
11:34c'est la seule façon
11:35de se lever contre Donald Trump.
11:37Un mot d'actualité, Gavine.
11:38Nous sommes avant de parler
11:39d'Europe et de France.
11:41Plusieurs signaux font état
11:42d'une administration Trump
11:43qui serait en train
11:44de lâcher l'Ukraine
11:45sur la question du renseignement,
11:47sur la question du pétrole russe.
11:49Comment est-ce que vous expliquez
11:51cet énième revirement ?
11:53Est-ce que vous parlez,
11:54comme le fait Volodymyr Zelensky,
11:55d'une trahison des Américains ?
11:59C'est assez extraordinaire, non ?
12:03Et ce qui est extraordinaire,
12:04c'est qu'à la façon
12:05dont il est cohérent,
12:09consistant, cohérent,
12:11c'est quand il est toujours
12:14derrière les agresseurs,
12:16toujours derrière les tyrans.
12:19Regardez ce qu'il s'est fait
12:21cette semaine.
12:22C'est extraordinaire
12:23ce qu'il a fait avec Elon Musk,
12:25ce qu'il a dit à Elon Musk
12:25de faire avec sa chaîne
12:29de satellites.
12:31Eh bien, ce qu'il a fait
12:33pour ne pas soutenir
12:34cet effort héroïque
12:35pour maintenir sa souveraineté
12:37de ce pays,
12:38de l'Ukraine,
12:41comme s'il avait tiré
12:42une balle dans le dos
12:42des Ukrainiens.
12:44nous essayons tous
12:45de comprendre aux États-Unis
12:47et peut-être que
12:48dans l'analyse de l'histoire,
12:50quand la poussière retomblera,
12:52il y aura une véritable analyse
12:53pour comprendre
12:54de quoi il s'agit.
12:55Il y a beaucoup de conjectures.
12:57Mais Donald Trump
13:00aime les dictateurs,
13:03il aime l'autorité.
13:05C'est ma notion de...
13:06Il admire la force.
13:10Il ne croit pas au processus
13:14toute sa vie de DG.
13:16Il a utilisé son comex
13:21sans leur demander
13:22quoi que ce soit.
13:22Il allait de l'avant.
13:24Il admire les autres
13:28qui sont semblables à lui.
13:32C'est pour ça qu'il était
13:33tellement amoureux de Orban,
13:35l'ancien dirigeant hongrois.
13:37Donc, il est cohérent
13:38de ce point de vue-là.
13:40Mais c'est remarquable.
13:41Et au nom,
13:43pas simplement de mon parti,
13:44mais je crois
13:44de la majorité extraordinaire
13:46des Américains,
13:47ils ne sont pas
13:49avec l'approche
13:51de Donald Trump
13:52sur l'Ukraine.
13:52Ils ne soutiennent pas
13:54ces actions récentes.
13:55C'est dégoûtant.
13:57Ils sont vraiment désorientés
13:59par les motivations
14:00de l'occupant actuel
14:03de la Maison-Blanche.
14:03Comme vous serez peut-être,
14:05Gavin Newsom,
14:05le futur locataire
14:06de la Maison-Blanche,
14:07j'aimerais avoir
14:07votre regard sur la France.
14:09Vous savez qu'en ce moment,
14:10on traverse
14:10beaucoup de difficultés,
14:11des difficultés politiques,
14:13des difficultés économiques,
14:14financières.
14:15Est-ce que pour vous,
14:16Américain,
14:16gouverneur de la Californie,
14:17la France,
14:18c'est un modèle
14:19ou c'est un contre-modèle ?
14:24J'aime la France.
14:27Je l'aime beaucoup.
14:30Ma mère,
14:33la chose dont je me souviens
14:34le plus,
14:35a passé tellement de temps
14:37à l'étranger,
14:38en France.
14:39Moi, je suis même allé
14:40dans une école française,
14:41dans une école bilingue,
14:43Notre-Dame-des-Victoires,
14:44franco-américaine.
14:45Je ne sais seulement.
14:48Magnifique !
14:49Je sais conjuguer les verbes,
14:50c'est tout.
14:51Mais j'aime le pays,
14:54j'aime ses valeurs,
14:55j'aime son peuple.
14:56Et vous avez à combattre
14:59tellement de choses semblables
15:00à celles contre lesquelles
15:02nous battons aux États-Unis,
15:05avec le PIB,
15:07avec la pauvreté,
15:10les maladies,
15:11les inégalités,
15:12le populisme
15:14qui prévaut beaucoup
15:16dans votre vie quotidienne
15:17et dans les activités
15:19que vous voyez dans les rues.
15:20Ce sont vraiment
15:21des problèmes
15:22semblables à ceux
15:23contre lesquels
15:23nous nous battons
15:25aux États-Unis.
15:26Je ne vais pas
15:27m'immiscer
15:28dans la politique française.
15:30Vous avez bientôt
15:31des élections
15:31et vous connaissez
15:33mes valeurs,
15:34vous connaissez
15:34ce que représente
15:35mon parti.
15:36Ça ne s'aligne pas
15:37avec certains
15:38de vos partis en France,
15:39mais c'est à vous
15:40de décider.
15:41Et moi,
15:41je travaille contre
15:42ces instincts-là
15:43aux États-Unis,
15:44moi-même.
15:44Sans vous immiscer,
15:46Gavin Newsom,
15:47dans le processus
15:47électoral français,
15:49on a effectivement
15:50une candidate
15:50en France
15:51qui est favorite
15:52pour l'élection présidentielle
15:53qui s'appelle
15:53Marine Le Pen
15:56qui avait tenté
15:57d'avoir un rendez-vous
15:59avec Donald Trump
16:00à la Trump Tower
16:01il y a une dizaine
16:02d'années,
16:03à qui on a reproché
16:04une trop grande proximité
16:05à un moment donné
16:06avec Donald Trump.
16:07Est-ce que vous voyez
16:07des parallèles
16:08entre cette force politique
16:09en France
16:09et celle que vous
16:10combattez aux États-Unis ?
16:14Oui,
16:15oui,
16:17tout à fait.
16:20Encore une fois,
16:21je ne veux pas
16:21m'immiscer,
16:22mais je suis inquiet.
16:26On ne peut pas comparer,
16:28il y a des nuances
16:28et des différences,
16:29mais on voit
16:30l'émergence de l'AFD
16:32en Allemagne,
16:33on voit l'émergence
16:34de Marine Le Pen,
16:35on voit ce qui se passe
16:36en Amérique latine,
16:38ce qui se produirait,
16:39risque de se produire
16:40au Brésil.
16:44Intéressant,
16:44ce qui s'est passé
16:45en Hongrie,
16:46ils sont allés
16:46en arrière,
16:47ils ont fait marche arrière.
16:50Mais on va plutôt
16:51vers des politiques
16:51de style Trumpien,
16:53mais ça,
16:53c'est vraiment,
16:53c'est alarmant.
16:54Je ne pense pas
16:55que ça soit
16:55quelque chose de sain.
16:58On risque de payer
16:59un prix très élevé,
17:00il y aura beaucoup
17:00de regrets.
17:02Les migrations
17:03ont joué
17:03un très grand rôle
17:04là-dedans.
17:05J'ai lu,
17:06sur ces chiffres
17:07de l'immigration,
17:08ont baissé
17:09de façon significative.
17:10mais c'est encore
17:11utilisé comme arme
17:13en politique.
17:15Je ne suis pas naïf.
17:17Vous savez,
17:18le président,
17:21on a vu
17:22ce qui se passe
17:24à New York,
17:25il y a un nouveau
17:25maire à New York,
17:27on a vu ce qui se passe
17:28en Espagne,
17:28à Ceuta aussi,
17:29mais il y a des tendances
17:33et ça ne fonctionnera
17:34pas aux États-Unis.
17:36Beaucoup ont regretté
17:37leur vote
17:38pour Donald Trump
17:39et maintenant,
17:40les gens doivent
17:40faire attention
17:41à ce qui se passe
17:41en novembre aux États-Unis
17:42parce que je pense
17:43que ce sera un appel
17:44au réveil
17:45et il faut vraiment
17:48que les gens en France
17:49fassent très attention
17:50à ce qui va se passer
17:50ici aussi.
17:51Pour terminer,
17:52Gavin Newsom,
17:53si vous rentrez
17:53à la Maison Blanche
17:54dans deux ans
17:54et que vous devenez
17:55le président des États-Unis,
17:56est-ce que vous nous redonnerez
17:57une interview
17:58sur France Inter,
17:59sur la radio publique
18:00ici en France ?
18:06Enthousiastiquement,
18:06c'est vrai.
18:07Avec enthousiasme.
18:09Eh bien,
18:10merci beaucoup.
18:10Voilà la réponse,
18:11le rendez-vous est pris.
18:11Gavin Newsom,
18:12on vérifiera tout ça
18:13dans deux ans.
18:14Merci infiniment
18:15d'avoir été avec nous
18:16en duplex de Californie.
18:18Je rappelle le titre
18:19de votre livre,
18:20Gavin Newsom,
18:21ça s'appelle
18:21Une ambition américaine,
18:22les mémoires de l'ennemi
18:23numéro un de Trump
18:24et c'est aux éditions
18:25Michel Laffont.
18:26Merci.
18:28Et un petit mot en français,
18:29Gavin Newsom.
18:33Merci beaucoup.
18:34Merci beaucoup.
18:36Thanks so much.
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