00:00Alors ce que l'on sait, c'est qu'elle a 36 ans, cette femme, elle est née en Tunisie,
00:03elle aurait la double nationalité tunisienne et italienne.
00:07Alors on ne sait pas à quel moment précis elle arrive en France.
00:10En revanche, on sait qu'elle a été condamnée par la justice française à plusieurs reprises,
00:15notamment pour des agressions et des propos à l'encontre des fonctionnaires de police.
00:18En 2019, elle fait l'objet d'une OQTF, d'une obligation de quitter le territoire français.
00:23Elle avait d'ailleurs été expulsée à ce moment-là vers la Tunisie.
00:26Quelques années plus tard, en 2022, elle obtient l'asile en Italie et pourtant, elle est de retour ici, en
00:32France,
00:33puisqu'en 2023, cette femme, elle est interpellée à nouveau par la police sur le territoire.
00:38Cette femme, elle est aussi sous le coup d'une IAT, une interdiction administrative de territoire.
00:44Alors cette interdiction, cette IAT, elle est lourde puisqu'elle est censée, en principe, empêcher l'entrée en France d
00:51'un étranger,
00:51car celui-ci est alors identifié comme une menace grave pour l'ordre public ou un risque pour la sécurité
00:58intérieure.
00:58Et là aussi, cela interpelle puisque cette dame, elle est fichée par les renseignements.
01:03Elle est fichée pour radicalisation islamiste.
01:06Elle est donc inscrite au fichier du suivi des signalements pour radicalisation à caractère terroriste.
01:11Malgré ses interdictions et malgré les signalements, cette femme a pu revenir en France et en 2026, cette année, elle
01:18est encore là sur le territoire français.
01:20Tout à fait. Alors comment a-t-elle pu échapper au contrôle, ces contrôles il y a eu, afin de
01:25revenir en France après son expulsion ?
01:27Ça, c'est difficile à dire.
01:29En revanche, son profil signalé comme radicalisé, il inquiète.
01:33Alors depuis son retour, elle avait bien été identifiée, reconnue par les autorités, puisqu'elle avait une obligation à respecter.
01:40Ici, tout de même, elle devait pointer au commissariat régulièrement, nous précise le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
01:46Mais avait-il été question d'une nouvelle expulsion ?
01:49Sans doute que non, parce qu'il faut savoir que cette femme, elle bénéficie d'un certain nombre de protections
01:55en France,
01:56principalement parce qu'elle est mère de famille et que l'un de ses enfants est français.
02:00En tout, elle a la charge de quatre enfants, en particulier depuis que le père des deux plus jeunes a
02:05été mis en examen
02:05pour tentatives d'homicide et violences habituelles sur conjoints.
02:09D'ailleurs, deux de ses enfants sont scolarisés dans l'école niçoise,
02:13où cette femme est suspectée d'avoir séquestré et agressé deux enseignantes.
02:18C'est quoi la suite maintenant pour cette femme, justement ?
02:20Qu'est-ce qu'elle risque ? Est-ce qu'elle va être enfin exclue définitivement du territoire français ?
02:26Eh bien, cette mise en cause, elle a été donc interpellée lundi, placée en garde à vue.
02:30Et ce mercredi matin, elle doit être déférée, donc présentée à la justice,
02:34en vue d'une mise en examen pour tentative, au pluriel, d'homicide sur une personne chargée d'une mission
02:40du service public.
02:41Cela concerne les faits de violences extrêmes qui auraient été commis à la fois sur la directrice,
02:46mais aussi sur une enseignante de cette école.
02:48Et puis, une mise en examen aussi pour séquestration,
02:51pour avoir retenu la directrice dans son bureau environ une heure.
02:55Le parquet annonce avoir requis son placement en détention provisoire.
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