00:00Non, non, moi j'avais commencé du temps d'e-télé, en réalité j'ai pas vu venir le... je
00:04suis pas journaliste, moi je suis avocat et j'y allais de façon occasionnelle en réalité.
00:10Il y avait sans doute un petit péché d'orgueil, je veux bien en convenir, seul contre tous, c'est
00:17un peu ma nature, je reconnais.
00:18L'avocat.
00:19Et c'est vrai que j'ai longtemps pensé que j'étais un contrepoint important, entre guillemets, nécessaire en tout
00:28cas, et c'est le message aussi.
00:30Beaucoup de gens me disaient tu peux plus continuer à y aller, et d'autres me disaient il faut que
00:33tu continues parce qu'il faut qu'il y ait un autre discours.
00:36Ça a été maligne, et il est vrai qu'il est arrivé un moment où le tsunami était trop fort,
00:44et où effectivement j'ai eu le sentiment d'être un peu instrumentalisé,
00:49ou de m'instrumentaliser moi-même, et j'ai pris la décision effectivement, parce que contrairement à ce qui a
00:53été dit, personne ne m'a renvoyé,
00:57mais j'ai bien compris que j'étais plus persona non grata, ça c'est clair, mais personne ne me
01:02l'a signifié en réalité.
01:03Mais j'ai pris cette décision parce qu'il y a un moment où il y a un inversement, où
01:07je me suis dit finalement j'apporte de l'eau à leur moulin par ma seule présence et par les
01:11propos que je tiens.
01:12Cela dit, vous battrez, si je suis votre logique, pour que cette chaîne continue de vivre et d'exister.
01:17Moi je suis d'accord, c'est beaucoup trop tard. Aujourd'hui on en ferait des victimes, et alors vraiment
01:23c'est la chose à ne pas faire.
01:25En revanche, moi je pense qu'il faut les prendre à leur propre jeu.
01:28Moi je leur ai dit vous vous présentez comme les parangons de la liberté d'expression,
01:32et alors, inondons-les, c'est quand il dit, notamment Pascal Crow qui soit dit entre nous, est loin d
01:39'être le pire.
01:40Honnêtement, et de très loin, parce qu'il a fabriqué des petits clones qui me semblent infiniment plus dangereux qu
01:46'il ne l'est lui-même.
01:46M. Ali, qui se prennent tous pour des petits Pascal Crow avec une espèce de surenchère qui met personnellement aujourd
01:53'hui totalement insupportable.
01:55On n'est pas obligé d'écouter et de regarder ces news. Ce n'est pas obligé, c'est très
02:00facultatif.
02:01Donc les gens qui y vont, c'est qu'ils ont décidé d'y aller. Mais moi je pense qu
02:05'il faut les prendre à leur propre jeu lorsqu'ils disent vous, je vous invite, vous ne venez pas.
02:08Eh bien allons-y ! Et allons-y effectivement en nombre pour apporter la contradiction, pour les mettre face à
02:14leur contradiction parce qu'ils ne le traiteront pas très longtemps.
02:17Et je donne la parole à Vincent.