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  • il y a 2 heures
Les codes impitoyables du pouvoir 🏛️

Face à Azzedine Ahmed-Chaouch dans Speed-Dating, Najat Vallaud-Belkacem se livre sans filtre sur ses débuts au Parti socialiste.

Femme ou issue de l'immigration ? Pour elle, le genre a été le premier frein : « Si j'ai rien d'intéressant à dire, je le dis pas. » Alors que la règle tacite du pouvoir est tout autre : occuper le terrain pour exister sur la rétine des observateurs. 💥

L'interview en intégralité est disponible dès maintenant sur RMC+ ! 📺

Tu penses qu'il faut parler pour exister ? Dis-le nous en commentaire ! 👇

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Ça a été plus dur d'être une ministre d'origine marocaine ou une ministre femme d'ailleurs ?
00:05Vous avez le combo, vous aimez bien.
00:07Moi j'avais le combo quand je rentre au Parti Socialiste,
00:11donc ma première expérience dans une formation politique.
00:14D'une certaine façon, c'est davantage la caractéristique femme qui me « dessert »
00:19que la caractéristique issue d'immigration.
00:22C'est très intéressant. Pourquoi ?
00:23Parce qu'en fait, en étant femme, vous avez, vous ne pouvez pas le savoir,
00:27mais vous avez intériorisé un certain nombre de modes de fonctionnement
00:30qui ne sont pas adaptés à la politique.
00:32Par exemple, mes premières réunions de section au Parti Socialiste,
00:37comme toute femme, jeune femme, je suis dans la logique de
00:42« si je n'ai rien d'intéressant à dire, je ne le dis pas ».
00:45Alors que les codes de la politique, je finirai par le comprendre au bout d'un moment,
00:49c'est « tu n'as rien d'intéressant à dire ».
00:51Raison de plus pour le dire.
00:52Parce qu'en fait, ce qui compte, c'est de marquer ton territoire.
00:55Ce qui compte, c'est de t'inscrire dans la rétine des observateurs
00:58et donc de passer pour quelqu'un qui compte puisque tu parles.

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