Passer au playerPasser au contenu principal
[#Reportage] Gabon : les entreprises du BTP réclament le règlement de leurs créances

‌
📲066441717 / 060007575

📬
contact@gabonmediatime.com

‌

🔗https://h1.nu/1yn0-

🇬🇦 - 10 ' '

#GMT
#Gabon
#10ansGMT

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Au Gabon, le vaste chantier de modernisation du réseau routier se heurte à un obstacle financier majeur.
00:07Engagés dans la construction et la réhabilitation des actes stratégiques du pays,
00:11plusieurs entreprises du bâtiment et des travaux publics tirent la sonnette d'alarme,
00:16en cause d'importantes créances non régularisées par l'État,
00:19dont l'accumulation met à mal la trésorerie des prestataires
00:22et menace directement les calendriers de livraison fixés par le gouvernement à l'horizon 2030.
00:28Face à la dégradation de la situation, la journée du 28 octobre a été marquée par un marathon diplomatique et
00:35économique.
00:36Recevant les dirigeants du secteur, le président Prisclote Oligin Guema a exigé un coup d'accélérateur sur le terrain,
00:43rappelant l'urgence d'achever les chantiers prioritaires.
00:46Dans la foulée, le ministre des Travaux publics Lambert Mouvindé-Millot s'est entretenu avec les représentants des géants du
00:52secteur,
00:52notamment CITP, COVEC, Sinohydro et Portéo BTP.
00:57Au cœur des échanges, le montant vertiginé des factures en souffrance.
01:01Si la réalité des impayés ne fait aucun doute, leur évaluation exacte varie selon les sources.
01:06Le quotidien de l'Union avance ainsi une dette supérieure à 20 milliards de francs CFA pour la seule société
01:12COVEC.
01:12De son côté, le Média Info Gabon évoque un rélicat de 9 milliards de francs CFA pour cette même entreprise,
01:19tout en faisant état d'un montant similaire réclamé par Sinohydro.
01:23Cette tension financière a fixé le rythme des opérations.
01:27L'exemple le plus frappant reste le transforme d'Indé-Doussala, garantie que l'OMED.
01:32Alors que le taux d'avancement avoisinait les 55%, les décomptes non réglés atteindraient près de 7 milliards de francs
01:39CFA.
01:39Conséquence directe de ces retards, la Banque africaine de développement, partenaire clé du projet,
01:45aurait gelé ces décaissements depuis le 1er mars 2026 dans l'attente d'une régularisation.
01:50D'autres arcs vitales retiennent leur souffle.
01:53C'est le cas de l'axe Alende-Lopé-Mikui, 306 kilomètres attribués au groupe ivoin porté au BTP pour
02:00un budget de 140 milliards de francs CFA financés via BGFI Bank.
02:03Lancé en février 2026, ce chantier colossal prévoyant 26 ouvrages d'art et employant 1 400 travailleurs pour désenclaver le
02:12moyen Ogué,
02:13le Ogué-Ivindo et le Ogué-Lolo risque lui aussi de partir de ses arbitrages budgétaires.
02:18Alors que les entreprises conditionnent la reprise normale des travaux à l'appurement de leurs créances,
02:24les autorités maintiennent la pression sans toutefois trancher sur le volet financier.
02:28À l'issue des concertations du 28 octobre, aucun échéancier global de paiement n'a été officialisé.
02:34Faute d'un déblocage rapide de la trésorerie nationale,
02:37l'ambition gouvernementale de désenclaver l'arrière-pays pourrait bien accuser un sérieux retard.
02:49Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations