00:00C'est une responsabilité vis-à-vis de leur souffrance, de leur parcours et du séisme que ça a été
00:05pour cette famille, cet épisode dans la vie de ces femmes.
00:10Bien sûr, ne fut-ce que d'interpréter quelqu'un qui existe encore, d'ailleurs, Michèle est vivante.
00:16C'est une grosse responsabilité.
00:19Alors, ce n'est pas un documentaire, donc on a cette liberté aussi d'avoir une vision artistique.
00:23Heureusement, c'est une responsabilité vis-à-vis de leur souffrance, de leur parcours et du séisme que ça a
00:30été pour cette famille, cet épisode dans la vie de ces femmes.
00:35Très difficile de savoir ça.
00:37C'est vrai que chaque époque a ces tabous.
00:39Là, par exemple, pour Michèle, c'était vraiment une épreuve de devoir être à la barre, parler de l'intimité
00:45de sa fille, parler d'utérus, parler de saignement, parler d'hémorragie, de sexualité.
00:51Aujourd'hui, l'avortement n'est plus tabou, même s'il est en danger. Ce droit est en danger.
00:55Le conditionnement social marque chaque époque, donc c'est très difficile de pouvoir imaginer comment j'aurais réagi personnellement.
01:04Ça dépend de tellement de choses.
01:06C'est universel, intemporel. L'humanité essaye toujours de progresser, mais aussi des fois, elle recule.
01:14Il faut continuer à être vigilant et à remercier ces femmes qui ont osé prendre l'initiative d'avoir ce
01:25sens de l'intérêt collectif qui est tellement généreux.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada