00:00Bonjour Hélène. Bonjour Rachid.
00:01Et on prend la direction de Marrakech avec une artiste espagnole
00:04qui nous invite à découvrir le Sahel à travers le regard des femmes
00:08et l'histoire aussi de Tombouctou.
00:10Et c'est une exposition qui est en partenariat avec le ministère de la Culture.
00:14Au Palais Bahia, les femmes du Sahel sont à l'honneur
00:17avec son exposition intitulée Tombouctou est un nom de femme.
00:21L'artiste espagnole Irene Lopez de Castro présente 26 œuvres
00:26inspirées par plus de 30 années de voyage et de rencontres au Mali.
00:29Des tableaux nourris par les paysages du fleuve Niger,
00:32la lumière du désert et la mémoire de Tombouctou,
00:35ancienne cité de savoir et de commerce.
00:37Mais au-delà des paysages, c'est surtout la place de la femme
00:40que l'artiste entend célébrer, celle qui transmette les traditions,
00:44préserve les savoirs et porte la mémoire collective.
00:47Le titre de l'exposition fait lui-même référence à une légende,
00:51Tinbukht, en langue tamashek, signifie le lieu de Bouctou,
00:56du nom d'une femme âgée à laquelle est associée la fondation de la ville.
01:01Une manière de rappeler que l'histoire de Tombouctou
01:02porte aussi une mémoire féminine.
01:09Dans cette exposition, nous rendons hommage aux femmes du Sahel,
01:13ainsi qu'aux liens historiques qui unissent l'Andalouse
01:15avec le Maroc et le Sahel.
01:17L'exposition est organisée par l'ambassade d'Espagne au Maroc
01:20et l'Institut Cervantes et se tiendra jusqu'au 6 décembre au Palais Baïa.
01:29L'artiste est une créatrice brillante qui retrace aujourd'hui son parcours
01:33depuis le Mali jusqu'à l'Andalouse et le Maroc.
01:35C'est un ensemble très beau et complet qui témoigne d'un grand talent.
01:39Le Palais Baïa est une destination incontournable pour les artistes,
01:43les exposants et les visiteurs, aussi bien à l'échelle nationale qu'international.
01:49Des regards vieux de plus de 2000 ans et qui nous observent encore.
01:54C'est l'objet d'une exposition à Rome.
01:56C'est une exposition événement.
01:58Ils ont traversé deux millénaires et pourtant,
02:02leur regard semble toujours vivant.
02:04Au musée de l'Arapatie, l'exposition L'Egypte et Rome,
02:08les visages du Fayoum rassemblent des portraits funéraires
02:11d'un réalisme saisissant peint entre le 1er et le 3e siècle
02:15après notre ère fixé sur les bandelettes des momies.
02:19Ces fines tablettes de bois représentaient les visages des défunts.
02:23Pour la première fois, certains de ces trésors quittent l'Egypte
02:26et le musée du Caire pour être présentés à Rome.
02:29Parmi eux, le célèbre Tondo des deux frères,
02:32un portrait double récemment restauré par les Italiens.
02:35L'exposition réunit également momies, masques, bijoux, linceuls et sculptures
02:39avec des œuvres venues notamment du Louvre,
02:42du Metropolitan Museum de New York et du Getty Museum.
02:50Nous avons là un aperçu d'une période précise en Égypte
02:54allant de la première moitié du 1er siècle après Jésus-Christ
02:56jusqu'au milieu du 3e siècle
02:59qui nous montre comment l'autoreprésentation, la mémoire des morts
03:03était principalement liée au statut et à un sentiment d'appartenance
03:07déclaré exprimé à travers les détails de ces peintures.
03:11Les vêtements, les coiffures, les barbes et les bijoux
03:15révèlent tous une adhésion à un modèle romain,
03:17le modèle en vogue dans tout le bassin méditerranéen au sein de l'Empire.
03:26Allez, on prend la direction de Los Angeles
03:28où cette fois ce sont les Indiens qui reprennent la parole grâce à l'art.
03:33L'art, gendamment, et c'est pour remettre en valeur justement ces traditions.
03:37Dans le quartier asiatique de Las Vegas, l'association indigène et la Galerie Way
03:42proposent une autre image des cultures amérindiennes.
03:46Ici, pas de représentation figée dans le passé,
03:49vêtements, créations contemporaines, peintures et objets
03:52racontent des communautés bien vivantes
03:54qui inventent et revendiquent leur propre forme d'expression.
03:59A l'origine de cette initiative,
04:00Faune Douglas, artiste et militante,
04:03membre de la tribu des Payutes de Las Vegas,
04:06elle entend combattre les stéréotypes
04:08qui réduisent encore trop souvent l'art autochtone
04:12à quelques motifs traditionnels.
04:16Nous voulons montrer aux gens quelque chose de différent
04:18car il y a des stéréotypes.
04:20Malheureusement, c'est ce qui nous a été inculqué au fil des années.
04:24Maintenant, nous avons un lieu, nous avons une voie,
04:26nous avons un magasin.
04:28Vous savez, les gens peuvent venir ici,
04:30faire leurs achats et profiter de l'endroit,
04:32mais ils peuvent aussi apprendre quelque chose.
04:34Notre identité a été enfermée dans un passé historique.
04:37Même lorsque l'on parle des peuples autochtones,
04:40on les maintient dans cette idée.
04:41Ces gens ont existé autrefois,
04:43ou ces gens étaient là, ils étaient là autrefois.
04:46Nous, nous sommes toujours là,
04:48nous sommes toujours là et nous prospérons.
04:52Qui se souvient de Zelda, ce jeu vidéo ?
04:55Eh bien, à Tokyo, les fans de Zelda s'apprêtent à retrouver cet univers
04:59qui a marqué, on peut le dire, plusieurs générations.
05:02On connaît Zelda, mais je veux dire, c'est vraiment pas mon fin,
05:05mais en tous les cas, parce qu'il va y avoir un remake qui sortira en 2027.
05:09Près de 30 ans après sa sortie de Legend of Zelda,
05:12Ocarina of Time revient dans une version entièrement revisitée
05:16sur la Nintendo Switch 2, sortie en 1998 sur Nintendo 64.
05:23Cette effusée a été régulièrement citée parmi les plus grands jeux vidéo de l'histoire.
05:28Pour ce remake, Nintendo a retravaillé les graphismes,
05:31modernisé les commandes, ajouté des dialogues dans certaines scènes
05:35et réorchestré les musiques qui occupaient déjà une place centrale dans le jeu original.
05:39Mais l'essentiel reste intact, l'aventure de Link Genero
05:42en tunique verte partie affronter à Ganondorf pour sauver la princesse Zelda.
05:48Un récit qui traverse deux époques entre l'enfance et l'âge adulte
05:51et qui a laissé une empreinte durable chez les joueurs.
05:56Je jouais beaucoup à Zelda sur Nintendo 64 quand j'étais petit.
06:00Donc je suis vraiment impatient de jouer à ce remake,
06:04surtout avec les graphismes améliorés et tout ce qui a été mis à jour.
06:10Les visuels sont absolument magnifiques,
06:13surtout les belles forêts et la façon dont elles sont représentées.
06:16Tout a l'air tellement beau que j'ai vraiment envie de m'immerger dans cet univers.
06:22Allez, on termine en musique.
06:24Un peu de rythme bien évidemment, même beaucoup de rythme.
06:26C'est une collaboration qui fait tomber les frontières musicales.
06:29D'un côté, Diljit Dossange figure incontournable de la musique penjabi
06:33et de l'autre, Dadi Anki, l'une des grandes références du reggaeton portoriquain.
06:40Avec Poquito, les deux artistes mêlent parole en penjabi
06:43et couplés en espagnol dans un morceau
06:45où leurs identités musicales se répondent sans se confondre.
06:50On écoute bien évidemment un extrait.