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À l’issue de sa première saison à la tête de Cofidis, Raphaël Jeune dresse un bilan positif de l’année 2026, marquée par 18 victoires pour l’équipe masculine, un record de dix succès chez les féminines et 36 victoires pour les paracyclistes. Au micro de Cyclism’Actu, le manager général revient sur les résultats de ses trois formations, les changements qu’il a souhaité apporter depuis son arrivée et les ambitions du collectif pour 2027, avec notamment l’objectif de retrouver le WorldTour d’ici 2028 et de remporter une étape du Tour de France. Il évoque également le recrutement, l’arrivée de Valentin Madouas et la question de la formation, alors que Cofidis ne dispose ni d’équipe de développement ni de structure junior.
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00:03Bonjour Raphaël, on se retrouve en cette fin de saison, saison 2026 terminée, saison
00:092027 qui se prépare déjà.
00:11Déjà, comment ça va et un peu quelles sont les nouvelles, quelles sont les actualités
00:15de votre côté ?
00:16Bonjour, merci de votre accueil, merci de l'interview.
00:20Écoutez, ça va très bien.
00:21Effectivement, la saison 2026 s'est achevée il y a moins de trois semaines, même si pour
00:29les coureurs c'est une période creuse, pour le staff c'est une période faste, parce
00:34qu'il faut évidemment préparer les saisons futures, et notamment la saison 2027.
00:39Nous avons déjà fait un stage, nous nous sommes déjà tous retrouvés sur l'île pour
00:44faire le stage administratif, comme le font toutes les équipes.
00:48Ça permet aux nouveaux coureurs de prendre les mensurations du textile, aux nouveaux
00:55coureurs toujours d'avoir leur vélo 2027 d'entraînement, enfin pas au nouveau,
01:00à tous les coureurs d'avoir déjà leur nouveau vélo 2027 d'entraînement, et de pouvoir
01:07faire un petit bilan comptable, et des sensations aussi qu'ont pu avoir tous les coureurs
01:14coureuses, parce qu'il y a l'équipe Hommes, Femmes et Paras chez Cofidis.
01:18Donc on a reçu un à un tous les coureurs, pour avoir leur petit bilan aussi, et de comment
01:24ils imaginaient leur saison hivernale, et surtout la saison à venir, la saison 2027.
01:29Donc période assez faste.
01:32Oui, un peu pour toutes les équipes, si on comprend bien.
01:35Alors les coureurs effectivement sont en vacances, mais le staff a beaucoup de boulot.
01:42Justement, cette première saison pour vous, à la tête de Cofidis, comment vous la jugez ?
01:48Chez les Hommes notamment, au niveau statistique, on va dire sûrement votre meilleure saison
01:53depuis 2023, voire 2022.
01:56En 2023, il y avait eu les deux victoires sur le Tour de France, 18 victoires, 18e au classement
02:01UCI.
02:02Est-ce que c'est une vraie réussite cette première saison ?
02:07On va dire que la réussite, elle réside surtout dans l'état d'esprit qu'il y avait
02:11dans l'équipe, dans les équipes, parce que c'est vrai que dans les trois équipes,
02:16il y avait un super état d'esprit, il y avait un super collectif.
02:20On sait que c'est une priorité de Cofidis de faire un état d'esprit et de faire un
02:25collectif très fort.
02:27On est en train de construire ça.
02:29Alors c'est vrai que si on revient équipe par équipe, on va commencer par galanterie
02:33par les filles, 10 victoires chez les filles, record de victoires battues.
02:39Il y a eu des bons moments, on voit que l'équipe monte petit à petit.
02:43Donc l'objectif va être de monter aussi l'année prochaine pour encore avoir de plus
02:50grandes victoires et sur les grosses courses, encore plus oser, attaquer et pourquoi pas
02:55essayer de gagner sur les grosses courses.
02:56On a fait des recrues judicieuses qui, sur un plan humain, sont vraiment à l'image
03:03de l'équipe Cofidis actuelle.
03:05Donc je pense que c'est de bonne augure pour la suite et on va continuer de grandir
03:11avec cette équipe fille.
03:14Les paras, les paras, c'est tout juste l'excellence.
03:2036 victoires, 3 titres de champion du monde.
03:22Je passe les titres de champion de France parce qu'il y en a tellement.
03:26Mais l'équipe paras a aussi battu son record de victoire dans l'année.
03:31Que dire, c'est juste exceptionnel ce que font les paras.
03:34Il faut bien souligner que nous sommes la seule équipe au monde à avoir une équipe
03:40paracycliste dans notre structure.
03:42Et surtout, ce que je tiens à souligner, c'est que tous les cyclistes, donc les
03:46paracyclistes, sont sous contrat professionnel avec Cofidis.
03:52Donc ce sont des vrais coureurs professionnels.
03:54Ils ont tous un contrat.
03:55Donc c'est important de le souligner.
03:58Et du coup, que du bonheur avec les paras parce que où qu'ils aillent, où qu'ils soient,
04:03ils gagnent.
04:04Donc le net motif, c'est de continuer comme ça, en tout cas.
04:08Ça fait plusieurs saisons que ça dure, mais on ne s'en lasse pas.
04:13Et puis pour terminer, évidemment, l'équipe homme.
04:1818 victoires, 18e au classement UCI.
04:23Ce que je retiens, c'est que pareil, l'état d'esprit était impressionnant tout au long de l'année.
04:30Mais que ce soit dans tous les staffs, mais que ce soit les coureurs ou le staff, il y avait
04:38toujours la banane.
04:40Tout le monde souriait tout le temps.
04:42Alors évidemment, on a eu des moments durs.
04:44Une saison, ça ne s'éroule pas avec la fleur au fusil tout le temps.
04:50Mais il y a eu des moments un petit peu plus durs que d'autres.
04:52Mais en tout cas, tout le monde est resté bien soudé, solidaire.
04:55Et c'est là qu'on a vu la force du collectif Cofidis.
04:58Donc bon, c'est vrai que l'objectif de début d'année était 15 victoires et 15e mondiale.
05:03On fait 18 victoires et 18e mondiale.
05:06Quand on sait justement qu'on a eu toute l'année trois coureurs à août.
05:10Ludo Robit.
05:11On ne va pas revenir sur l'accident de Ludo qu'il avait connu l'année dernière,
05:15au mois de septembre.
05:16Mais un AVC, Damien Touzé, malheureusement avec sa grave chute à Oman.
05:22Et Oliver Knight avec des maux de dos récurrents.
05:26Donc on est déjà parti à 27 au lieu de 30.
05:29Donc ce n'était pas évident à gérer.
05:31Sans équipe dévot en plus.
05:33Et puis après, on a eu l'absence de Milan Frétin.
05:37Plus de deux mois juste après Paris-Nice.
05:39Quand Milan est revenu, c'est Stan Agnokowski qui s'est cassé le bras aussi.
05:44Et sur la fin de saison, on a eu Hugo, Page, Alex Arambouroui et Yon Izaguirre.
05:51Tous les trois avec de graves chutes.
05:53Donc du coup, on n'a pas été très très chanceux cette année.
05:57Mais ceci dit, je pense que le bilan est très satisfaisant.
06:00Cinq victoires en World Tour.
06:02Depuis 2010, Kofidis n'avait pas connu autant de victoires en World Tour.
06:08Donc le bilan, il est satisfaisant.
06:10Le classement mondial, on est devant trois équipes World Tour aussi.
06:16Donc ça aussi, si le classement avait lieu tous les ans, on serait de nouveau World Tour.
06:22Donc non, je pense que le bilan est très satisfaisant.
06:26On voit Brian Cocard qui lève les bras pour la première fois de sa carrière sur un grand tour.
06:32sur une étape de la Vuelta.
06:33Ça, c'est une grosse satisfaction.
06:36Une épreuve World Tour comme la Bretagne Classique.
06:41Il faut se rendre compte qu'il n'y a que deux épreuves World Tour en France d'une journée.
06:45Paris-Roubaix et la Bretagne Classique.
06:48Sur les deux, nous en avons gagné une.
06:50Et sur celle-ci, je peux même dire qu'on avait dominé la course.
06:53Parce que dans le bon coup, on avait trois coureurs.
06:57Alex qui gagne.
06:59Yon qui malheureusement avait eu un problème mécanique à 4 km de l'arrivée.
07:03Mais sinon, c'est sûr que Yon faisait dans les 10.
07:05Eddie Lanterns.
07:06Et de suite après, on avait Hugo et Milan Frétain.
07:11Donc non, le bilan est positif.
07:14Et puis on termine l'année avec deux victoires à Guangxi.
07:17De Milan Frétain.
07:18Coureur d'avenir.
07:19Et puis sur un niveau un peu plus national.
07:22Les victoires de Yente Birmans et d'Alexis Renard aussi.
07:26La première victoire d'Alexis.
07:27Donc la première victoire de Yente Soulemaïo Kofidis.
07:30Et première victoire en carrière d'Alexis Renard.
07:33Et ce que je souligne aussi, c'est que...
07:37En fin de saison, tous les coureurs avaient encore faim.
07:40Donc ça dénote de l'état d'esprit qu'il y avait chez Kofidis.
07:46De cet esprit collectif qu'on avait tous.
07:49Et en fait, on voulait tous bien faire les choses.
07:52Et du coup, non, c'est une vraie satisfaction.
07:57Contrairement aux dernières années, où on s'est...
07:59Bon, oui.
07:59Avec son lot de polémique et tout ça, sans revenir là-dessus.
08:03Qu'est-ce que vous avez changé, vous, en tant que nouveau manager général de l'équipe ?
08:08Ouais, qu'est-ce que j'ai changé ?
08:10Je ne sais pas si...
08:11Je ne sais pas comment c'était avant en interne.
08:13Donc, je n'ai pas à juger ce qui a été fait précédemment.
08:18Mais je pense que j'ai amené ma personnalité, que ce soit dans mon précédent travail ou maintenant.
08:26Enfin, je pense que je n'ai pas changé de personnalité.
08:27Je suis quelqu'un qui aime bien regrouper autour de moi, qui fait confiance, qui met tout le temps un
08:36bon état d'esprit, qui met tout le temps une bonne dynamique.
08:39Comme je l'ai dit en préambule, on a eu des mois de mai-juin qui n'ont pas été
08:43terribles en termes de résultats.
08:45Il y a eu des belles places de certains coureurs, Jamie Meehan, Alexis Renard.
08:49Mais en termes de victoire, on a été un petit peu à la peine ces deux mois-là.
08:54On avait un plan très clair sur le Tour de France.
08:57Donc, on l'a tenu.
08:59Donc, voilà, ce que j'ai amené, c'est d'établir des plans très clairs, de s'y tenir, de
09:06vraiment...
09:07Enfin, voilà, pas courir comme un poulet sans tête, si je pourrais dire.
09:12Et que, justement, l'état d'esprit soit vraiment tourné vers le collectif et le côté humain dans l'équipe.
09:22On estime quand même que c'est une bonne première saison pour vous.
09:27Il doit y avoir de la satisfaction.
09:29Non, non, non.
09:30Mais évidemment qu'il y a beaucoup de satisfaction.
09:32Maintenant, il ne faut pas se cacher derrière cette satisfaction.
09:35Il faut continuer de travailler très dur.
09:37Parce que tout le monde travaille très dur.
09:39On sait très bien qu'il y a...
09:40Voilà, le coup près tombera fin 2028.
09:45La concurrence est très rude.
09:46On voit qu'il y a une émergence de teams qui sont tenus par des milliardaires.
09:54Qui ne comptent même pas.
09:55Où il n'y a pas forcément de budget dans les équipes.
09:57Nous, on en a un.
09:58On fait tout pour le tenir.
10:00Enfin, voilà, on gère ça comme une vraie entreprise.
10:03Donc, on va se battre avec nos armes pour lutter dans ce monde-là.
10:09Mais c'est vrai que si...
10:10Voilà, on ne revient pas en arrière.
10:13Et puis, voilà, on ne fait pas l'avenir en mettant des scies.
10:17Mais je pense qu'avec un tout petit peu plus de chance,
10:20sans rien changer à notre préparation, à nos plans,
10:25on pouvait espérer être dans le top 15 mondial.
10:30Justement, on le voit qu'il y a une énorme concurrence
10:33de qui les nombreuses équipes veulent intégrer le World Tour en 2028.
10:37Et celles qui y sont, bien sûr, veulent rester.
10:40On voit notamment que des équipes comme Tudor,
10:42comme Pinarello depuis 36.5,
10:44sont aujourd'hui mieux armées qu'une bonne partie des World Tours.
10:52Dans ce contexte-là,
10:54il y a vraiment cet objectif de remonter au World Tour impérativement d'ici 2028 ?
10:59Oui, l'objectif, il est de remonter au World Tour.
11:02Il faut toujours...
11:03Quand on prend les parts d'une course, il faut se battre pour la gagner.
11:06Si on ne se bat pas pour la gagner,
11:08évidemment, on est sûr qu'on ne va pas la gagner.
11:10Et même des fois, en voulant la gagner,
11:12on fait deux ou trois, voire cinq.
11:15Et si on part pour faire cinquième,
11:17c'est sûr qu'on va faire dixième.
11:18Donc, évidemment qu'on va être World Tour.
11:20Comme vous le disiez, la concurrence est très rude.
11:24Mais on voit qu'entre la quatorzième place mondiale
11:28et je dirais même la vingtième,
11:31tout le monde se tient dans un mouchoir de poche.
11:33Et je le disais,
11:36on aurait pu, avec un tout petit peu plus de chance,
11:39on aurait pu être quatorzième avec le niveau qu'on avait.
11:43Il y a des équipes qui ont été sauvées par des gros résultats d'un coureur.
11:47Si ce coureur est un peu en difficulté en 2027,
11:53on pourrait redoubler d'autres équipes pour le Tour.
11:55Alors, effectivement, il y a des équipes,
11:57comme vous les avez citées,
11:58Tudor et Pinarello qui recrutent à coups de millions.
12:03Donc, c'est toujours plus facile.
12:05Après, il faut que la mayonnaise prenne un entre tous ces coureurs.
12:08Et bon, évidemment, Pinarello avec Pitcock,
12:11Chikone, voire peut-être d'autres dans le futur,
12:14ça va être dur à battre.
12:16Mais en tout cas, on part avec un esprit combattant
12:18et pour se battre de toute manière.
12:22Pour 2027, pardon, en précision,
12:25on pense aussi qu'une victoire sur le Tour de France,
12:30ça ferait du bien.
12:31Sans doute.
12:32Aucune équipe cracherait dessus, évidemment.
12:34Mais est-ce que c'est un objectif
12:35qu'il n'a plus gagné depuis quelques années sur le Tour ?
12:37Oui, évidemment que l'objectif sur les grands tours
12:41va être de gagner.
12:43Mais on voit la difficulté sur le Tour de France.
12:45Il y a 23 équipes au départ.
12:48Je crois que sur le Tour de France 2026,
12:50il n'y a que neuf équipes qui ont gagné.
12:51Donc, il y a beaucoup plus de déçus que d'heureux.
12:55On voit comment un coureur comme Mathieu Van Der Poel
13:01bataille pour gagner deux étapes.
13:03Il arrive après les deux étapes qu'il a gagnées
13:06complètement cuit.
13:07C'est quand même...
13:08Enfin, tous ceux qui gagnent une victoire sur le Tour de France,
13:11c'est des coureurs de classe mondiale maintenant.
13:13C'est plus...
13:14Il n'y a plus de...
13:15Alors, je vais dire pas de surprises,
13:18mais si, de petites surprises,
13:19on dit « Ah, tiens, c'est un petit coureur,
13:21enfin, entre guillemets,
13:23qui a gagné une étape. »
13:24Ça n'existe plus maintenant.
13:26Et du coup, c'est pour ça qu'il faut établir des plans très précis,
13:30de manière à...
13:32sur le Tour de France,
13:33qui a bien sélectionné ses étapes,
13:35ce que tout le monde fait maintenant.
13:36On voit que des coureurs comme Benelli
13:39sont à quelques heures au classement général
13:43d'un tas d'Aipogacar.
13:45Physiquement, il serait capable peut-être d'être dans les 15 premiers,
13:49mais il a bien...
13:50Enfin, il a bien imaginé que ça lui servait à rien
13:53et que des coureurs comme ça sont là pour gagner des étapes.
13:56Donc, à nous de bien cibler.
13:58Ce qu'on a fait cette année avec Milan-Frettin,
14:00il faut souligner que Milan,
14:02c'était son premier Tour de France.
14:05C'était la première année
14:06où Cofidis mettait un train à disposition de Milan
14:09sur un grand tour de cette manière.
14:12Je pense qu'on a été ultra présents
14:14dans les étapes de sprint
14:15où on fait deux top 5.
14:18Donc, les deux top 5 qu'il fait à Nevers et à Chalon,
14:22pas très loin de la victoire,
14:24avec un petit peu plus d'expérience.
14:25Je pense que ces deux étapes,
14:27ils pouvaient les gagner.
14:28Donc, maintenant, on sait que Milan
14:30peut gagner une étape du Tour de France.
14:32Alors, entre savoir qu'il peut gagner
14:34et la gagner, ça fait toute la différence.
14:36C'est la marche la plus dure à gravir.
14:38Mais en tout cas, on sait qu'il a le niveau
14:41pour pouvoir faire quelque chose de très grand.
14:43Au-delà de ses deux top 5,
14:45il a fait quatre autres top 10.
14:48Donc, on a été bien présents.
14:50Et maintenant, il va falloir continuer
14:52d'accompagner Milan
14:52et de travailler, encore une fois,
14:54avec un effectif très soudé et très fort
14:57pour achever cet objectif-là.
15:00Mais toutes les équipes qui sont au départ,
15:02encore une fois, du Tour de France
15:04veulent gagner une étape.
15:05Donc, évidemment que notre objectif
15:07est de gagner une étape.
15:10Pour rester spécifiquement sur cet objectif
15:13de Victor sur le Tour de France,
15:14dites-moi si je me trompe,
15:15mais on voit les étapes de montagne
15:17qui s'est remportées,
15:18soit par les cadors du général,
15:19soit par des cadors hors du général
15:22à la style Carapaz cette année.
15:25Les étapes de transition,
15:27c'est là aussi des cadors comme Van Der Poel,
15:30comme Pedersen, comme Benilli.
15:32Les sprints, alors effectivement,
15:34on a eu la victoire de Soren Warren Schaul
15:36cette année,
15:37qui a été un peu la seule surprise,
15:39on va dire, dans les vainqueurs d'étape.
15:42Pour vous, c'est là que se situe,
15:44on va dire, la faille et la possibilité
15:46d'aller chercher une victoire
15:48absolument sur ces spring-class,
15:49là où vous voulez absolument mettre le focus ?
15:52Pas que, parce qu'on a un coureur
15:54comme Valentin Madouas
15:55qui arrive dans l'équipe
15:56et Valentin est vice-champion olympique.
15:58Valentin a fait des podiums
16:00autour des Flandres, Straday.
16:02Donc, c'est un coureur de classe mondiale.
16:07Valentin a vraiment toute ma confiance.
16:08C'est quelqu'un qui fonctionne à la confiance,
16:11que je connais et que je suis
16:12depuis très longtemps.
16:15Donc, tout dépendra évidemment
16:17de l'état de forme de Valentin,
16:19mais c'est typiquement un coureur
16:21qui, sur le Tour de France,
16:22peut avoir une chance de gagner une étape.
16:24On a un autre coureur de classe mondiale.
16:26C'est tous des coureurs de classe mondiale
16:27quand ils sont professionnels comme ça.
16:29Mais en tout cas, pour gagner sur le Tour de France,
16:31c'est Alex Arambourou aussi.
16:34Donc, c'est un très, très bon puncher.
16:36On voit qu'Alex, quand il marche,
16:38on voit ce qu'il a fait à Plouet.
16:40Plouet est une belle course.
16:41C'est une course World Tour.
16:43Du coup, on a plusieurs coureurs comme ça.
16:48Il va encore falloir bien cibler les étapes.
16:50Mais c'est vrai que le maximum d'opportunités
16:52qu'on peut avoir, c'est sur les sprints.
16:54On voit qu'il y a sept étapes de sprint
16:56sur le Tour de France, potentiellement.
16:59Plus de trois étapes de baroudeur
17:01où une échappée peut aller jusqu'à la ligne
17:06pour jouer la victoire.
17:08Encore une fois, si vous êtes dans l'échappée
17:09avec un Van Aert et un Van Der Poel,
17:11c'est assez difficile de manœuvrer.
17:15Ou un pitcock, c'est assez difficile de manœuvrer.
17:18Mais en tout cas, il ne faut pas s'interdire.
17:20Et oui, c'est l'objectif que l'on a.
17:24Cette année, c'était très axé sprint
17:26parce qu'on a vu que le Tour de France était très dur.
17:29Donc, les seules opportunités qu'on avait,
17:31comme vous le disiez, dans les étapes de montagne,
17:34c'est les gros favoris qui gagnent.
17:35Donc, se battre pour faire douzième
17:38d'une étape de montagne,
17:40ça ne ramène pas grand-chose.
17:42Autant se préserver et se battre
17:45pour gagner d'autres étapes,
17:47notamment en sprint,
17:48comme c'était le cas cette année.
17:50Bon, on n'a pas gagné,
17:51mais en tout cas, c'est là qu'on a jugé cette année
17:54et avoir le plus d'opportunités.
17:56Ce qui s'est passé aussi sur la Vuelta avec Brian.
17:59Brian, pour rappel,
18:01on en avait discuté dès décembre dernier,
18:04il y a quasiment un an,
18:06qu'il ne ferait pas le Tour.
18:07Et du coup, c'est un challenge qu'il a accepté.
18:10Et je suis vraiment très, très fier
18:11parce que c'est un coureur
18:12que j'apprécie beaucoup humainement.
18:15Et je suis vraiment très fier
18:17que l'on soit arrivé
18:19à faire gagner une étape
18:20sur un grand Tour à Brian
18:21parce que c'est quelque chose qui lui manquait.
18:24et je pense que même mentalement,
18:26ça lui a ouvert beaucoup de choses
18:27parce que c'est vrai que Brian avait l'habitude
18:29de faire le Tour,
18:30coureur français.
18:31Brian est dans les dix meilleurs coureurs au monde
18:33en termes de victoire.
18:36Et du coup,
18:38il avait l'habitude de faire le Tour de France.
18:41J'ai changé cette habitude-là
18:42avec toute la direction sportive.
18:46Et du coup,
18:48c'est un challenge que Brian a accepté.
18:50Je suis vraiment très, très fier
18:50que Brian ait réussi
18:52à gagner une étape
18:53sur la Vuelta
18:55parce que c'est vraiment
18:56que du bonheur.
18:58Et après,
18:58je dirais,
18:59pareil avec des coureurs
19:00comme Alexis Renard
19:01qui gagnent leur première course.
19:03Quand on voit Alexis
19:05passer la ligne
19:06et Brian
19:06qui fait 5 ou 6e,
19:09je dirais que
19:11Brian était presque plus heureux
19:12qu'Alexis
19:14qui a gagné.
19:14et pareil
19:16pour Alex Arambourou
19:17et Hugo Page
19:18à la Polynormande.
19:19Hugo qui a regagné.
19:21Ça faisait longtemps
19:21qu'il n'ait pas gagné.
19:22Et on voit
19:24sur la photo
19:25de la ligne d'arrivée
19:26un Alex Arambourou
19:27qui est un coureur
19:28de classe mondiale
19:29qui était super heureux
19:30pour Hugo.
19:30Donc,
19:31la satisfaction
19:32est vraiment celle-ci
19:33de voir nos coureurs,
19:35mes coureurs
19:35lever les bras
19:36mais de voir
19:37celui qui fait
19:38un autre top 10
19:40qui est aussi heureux
19:41que le vainqueur.
19:43Vous avez un peu évoqué
19:44le cas Valentin Madouas.
19:46Pour l'instant,
19:47si je ne me trompe pas,
19:48vous avez officialisé
19:49les trois arrivées
19:49avec Valentin Madouas,
19:51Pierre Thierry,
19:52Michel Coppens.
19:53Déjà,
19:54pour commencer,
19:54est-ce que le Mercato
19:56est terminé ?
19:57Alors,
19:58on sait que
20:00vous avez eu
20:00trois départs
20:01officialisés
20:02avec Dylan Tuns,
20:03Yannis Aguirre
20:04et Damien Touze.
20:05Est-ce qu'on a compris
20:06aussi,
20:06Ludovic Robet
20:07devrait laisser sa place ?
20:10Donc,
20:11il reste une place.
20:12Est-ce que vous aurez
20:13un objectif
20:13de 29 coureurs
20:14ou vous êtes toujours
20:14à la recherche
20:15d'un trentième ?
20:16Non,
20:17nous serons 30
20:18et le recrutement
20:20est finalisé.
20:22Ok.
20:22On attend l'annonce,
20:23du coup.
20:24Voilà,
20:25il n'y a que l'annonce
20:26à attendre.
20:27Ça va.
20:28Et du coup,
20:29oui,
20:29vous avez un peu
20:29déjà évoqué
20:30Valentin Madouas.
20:31Et si je peux donner
20:31un scoop,
20:32ce ne sera pas
20:32Primoz Rocklich.
20:36À la grande déception
20:37de beaucoup,
20:38de moi-même,
20:39d'ailleurs.
20:40qui aime bien
20:41le Slovène.
20:42Mais bon.
20:44Je ne dis pas ça
20:44parce que je ne l'aime pas
20:45bien loin de là.
20:46C'est un excellent coureur.
20:47Je me doute.
20:48Mais bon,
20:49ça ne sera pas lui.
20:51Bon,
20:51d'accord.
20:53Oui,
20:53Madouas,
20:54effectivement,
20:55qui a connu,
20:57on va dire,
20:57les deux dernières saisons
20:58très compliquées.
21:00certains ont été surpris
21:01de le voir rejoindre
21:01votre formation.
21:02Est-ce que vous pouvez
21:02un peu expliquer
21:04pourquoi ce choix ?
21:05Est-ce que vous estimez
21:06que c'est un choix risqué ?
21:07C'est du kit ou double ?
21:08Est-ce que vous pouvez
21:08un peu nous dire
21:12pourquoi tout simplement
21:13avoir choisi
21:14Valentin Madouas
21:15pour notamment
21:16remplacer
21:16Yoni Zagiré
21:17et Dylan Dunst ?
21:19Pourquoi Valentin ?
21:21Parce que,
21:21comme je l'ai dit
21:23dans la conversation,
21:25dans l'interview,
21:25Valentin est un coureur
21:26de classe mondiale.
21:27Il sait quand même
21:28le vice-champion olympique
21:29il n'y a pas si longtemps
21:31que ça.
21:33Il a été là
21:34à chaque fois
21:34pour aider Julian
21:35à gagner ses titres mondiaux
21:37jusque pas très loin
21:39du final.
21:40Donc, Valentin est vraiment
21:42un coureur de classe mondiale.
21:44Ça fait encore une fois
21:45très longtemps que je le suis
21:46depuis qu'il a été
21:48champion de France
21:49à Vesoules
21:50et dès les premières discussions
21:51la confiance a été de mise
21:54et réciproque en tout cas.
21:57Vraiment,
21:57Valentin a toute ma confiance
21:58et ce n'est pas du tout
22:00un challenge.
22:02Valentin n'est pas
22:03chez Cofidis
22:04pour prouver
22:05quoi que ce soit.
22:08Encore une fois,
22:09il a toute ma confiance
22:10et toute la confiance
22:10du team Cofidis
22:12et de Cofidis
22:13et je suis persuadé
22:15que Valentin
22:16va faire
22:16de très gros résultats
22:17chez Cofidis.
22:19Encore un sujet important
22:20qu'on n'a pas vraiment évoqué.
22:24Là, en ce moment,
22:25sur Cyclisme Actu,
22:26on s'amuse un peu
22:26à faire des classements
22:29des meilleurs jeunes
22:29par génération,
22:30des jeunes coureurs
22:31à suivre
22:33et on n'a pas vraiment
22:34de coureurs
22:35de la Cofidis
22:36effectivement
22:37parce que vous n'avez
22:37pas d'équipe dévot
22:39et pas d'équipe junior.
22:41Est-ce que vous pouvez
22:42nous expliquer
22:43pourquoi déjà
22:44et est-ce que
22:45ça ne vous manque pas
22:46un peu ?
22:48Évidemment que ça manque
22:49de ne pas avoir
22:50une dévot
22:51parce qu'une dévot
22:54doit servir
22:55justement
22:55à développer des talents.
22:57Il y a beaucoup
22:58d'équipes
22:58qui ont des dévots
22:59qui s'en servent
23:00pour boucher des trous
23:01alors que normalement
23:02le projet d'une dévot
23:04c'est vraiment
23:04de découvrir des talents
23:05et de faire s'émanciper
23:07les talents
23:08petit à petit.
23:09Alors,
23:09on n'en a pas
23:11ceci dit
23:12ce n'est pas pour autant
23:12qu'on n'a pas
23:13de très bons jeunes
23:14alors bon
23:15ça dépend ce qu'on appelle
23:16jeunes
23:16il y a jeunes cyclistes
23:17et jeunes dans l'âge
23:19et du coup
23:21quand on parle
23:21de jeunes dans l'âge
23:22un coureur
23:23comme Jamie Mian
23:25monte vraiment
23:26petit à petit
23:26et fait
23:27de très belles choses
23:29on l'a encore vu
23:30échapper au mondial
23:31enfin voilà
23:32il était
23:33là où on l'attend
23:34il est vraiment
23:35dans le tempo
23:35où on espère
23:37qu'il va monter
23:37plus haut
23:39des Sam Maisonob
23:40des Clément Iscario
23:41alors en termes d'âge
23:42ce n'est pas des
23:43ce n'est pas des coureurs
23:43de 20 ans
23:44mais en tout cas
23:45en termes de
23:47d'ancienneté
23:48dans le vélo
23:49ce n'est pas des coureurs
23:49très très âgés
23:50et très très anciens
23:52pardon
23:53et du coup
23:54c'est des coureurs
23:55sur qui on pourra compter
23:56à l'avenir
23:57Camille Charret
23:58qui a 20 ans
23:59c'était sa première année
24:00il est arrivé
24:01tout timide
24:03mais je pense que
24:05Camille peut devenir
24:06un bon coureur
24:08il a été appliqué
24:09toute la saison
24:10il n'a pas eu
24:11forcément de chance
24:12pour commencer sa carrière
24:13parce qu'il s'est cassé
24:14la clavicule déjà
24:15d'entrée de janvier
24:17mais dans tous les rapports
24:18que les DS faisaient
24:19tout le monde soulignait
24:21l'excellent travail
24:21de Camille
24:23donc voilà
24:24alors ce n'est pas
24:24un des futurs leaders
24:26du cyclisme mondial
24:27parce que tout le monde
24:28ne s'appelle pas Sexas
24:29mais ce n'est pas
24:30parce qu'on n'est pas Sexas
24:31qu'on ne peut pas réussir
24:32dans le vélo
24:32et Camille
24:34il fait vraiment partie
24:35de ces jeunes-là
24:36et puis après
24:37on a aussi
24:39nos petits secrets
24:41bien gardés
24:42qui vont arriver
24:44pour le futur
24:46intéressant
24:47on attend de voir ça
24:49il y en a un
24:50qui a déjà été annoncé
24:51il y en a déjà un
24:52qui a été annoncé
24:53qui est au CIC
24:55qui est Maxime Vézy
24:56qui arrivera
24:56chez Cofidis
24:58en 2028
25:00alors quand vous parliez
25:01de jeunes
25:01Maxime fait vraiment partie
25:03de ces jeunes talents
25:05sur lesquels
25:06on peut compter
25:06à l'avenir
25:07parce que
25:08déjà dès sa première
25:09année professionnelle
25:10il a fait des podiums
25:11en Coupe de France
25:12on sait que
25:13les Coupes de France
25:14ont peut-être
25:14en termes de points UCI
25:16des plus petites courses
25:17qui rapportent
25:18un petit peu moins
25:18que d'autres grosses courses
25:20mais en tout cas
25:20en termes de tactique de course
25:21c'est très très dur
25:23parce que ça part un peu
25:24dans tous les sens
25:25et tout
25:25et du coup
25:27Maxime
25:27en faisant plusieurs podiums
25:29sur les Coupes de France
25:30en étant présent
25:30quasiment tout au long
25:31de l'année
25:32même sur des belles courses
25:33comme Dunkerque
25:34et autres
25:36sera un élément essentiel
25:38chez Cofidis
25:39dans le futur
25:41et ce n'est pas le seul
25:44D'accord
25:47Pour finir
25:48avant de vous laisser
25:49est-ce que vous pourriez
25:50nous donner
25:50un petit mot
25:51un petit souhait
25:52pour les prochains mois
25:53les prochaines années
25:54que ce soit
25:54pour l'équipe féminine
25:55l'équipe para
25:56et l'équipe
25:58homme
26:01Encore une fois
26:01pour revenir
26:02au début
26:02de notre interview
26:03ce que je trouve
26:04le primordial
26:05dans un team
26:06et là je mets
26:07les trois teams
26:07c'est l'état d'esprit
26:09la cohésion
26:10entre toutes et tous
26:12et je souhaite vraiment
26:13que l'on continue
26:15dans cette direction là
26:16parce que je tire
26:16vraiment mon chapeau
26:17à tous les coureurs
26:19toutes les coureuses
26:20qu'ils soient
26:21les paras
26:22les hommes
26:22et les femmes
26:22mais aussi
26:23surtout à tout le staff
26:24y compris
26:26au service course
26:27enfin vraiment
26:28tout le staff
26:28dans sa globalité
26:30parce que
26:30en fait
26:31on va tous
26:32dans le même sens
26:33et c'est ça
26:34qui me met même
26:35les frissons
26:36c'est ça
26:36qui me fait le plus plaisir
26:38parce que
26:38on rame tous
26:40dans le même sens
26:41et je souhaite
26:42qu'à l'avenir
26:44on continue
26:44de travailler
26:45dans ce sens là
26:46avec un élan positif
26:49et une envie
26:50pour montrer
26:52les couleurs
26:53Coffee 10
26:53qu'ils le méritent
26:55tellement
26:55on va souligner
26:56que Coffee 10
26:57est là depuis 30 ans
26:58dans le cyclisme
26:58c'est un partenaire
27:00historique dans le cyclisme
27:01un partenaire fidèle
27:02et moi personnellement
27:05mais ça marchait aussi
27:06au temps où j'étais
27:07chez Luke
27:08mais je ne remercierai
27:09jamais autant
27:10Coffee 10
27:10et je suis
27:11toujours très très fier
27:13d'afficher les couleurs
27:14Coffee 10
27:14parce que
27:15ce sponsor
27:17mérite beaucoup
27:18beaucoup
27:18et on va tout faire
27:20pour amener Coffee 10
27:21très très haut
27:22et quand je dis
27:23on va tout faire
27:24je ne suis vraiment
27:25pas le seul
27:25je suis peut-être
27:26le capitaine du bateau
27:27mais un capitaine
27:29sans matelot
27:30il ne va pas très très loin
27:31et moi
27:34je compte vraiment
27:35sur tout mon staff
27:36et je leur dis
27:37un grand merci
27:37parce qu'on a fait
27:38un travail exceptionnel
27:39cette année
27:40et on va continuer
27:42Merci beaucoup Raphaël
27:43pour cette longue interview
27:45finalement
27:45on a plein de temps
27:46mais plein de choses
27:48intéressantes
27:48à discuter
27:49et on vous retrouve
27:51on vous retrouve bientôt
27:52sur Cyclisme Actu
27:53avec grand plaisir
27:55merci beaucoup à vous
27:56et on vous retrouve