00:03Alors, concernant le déguerpissement, je dirais que les personnes déguerpies sont accompagnées.
00:12Maintenant, est-ce qu'il faudrait dire qu'elles sont suffisamment accompagnées ?
00:16Je ne dirais certainement pas, parce qu'au vu des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux
00:21et du mécontentement de population, on constate qu'avant le déguerpissement,
00:26il n'y a pas des mesures pratiques qui ont été prises.
00:32Donc, de ce fait, ces personnes manifestent leur mécontentement,
00:36parce qu'après que leurs domiciles ont été cassés, pour le bien-être du développement du Gabon,
00:44elles ne savent pas où aller.
00:47Ils ont dit qu'ils font des guerriers, qu'ils vont indemniser.
00:50C'est une bonne chose, puisqu'il faut ouvrir les voies.
00:52Il faut bien qu'on construise la ville.
00:54On ne peut pas faire d'omelette sans casser les oeufs.
00:57Maintenant, les problèmes d'indemnisation concernent ces problèmes individuels.
01:01Mais toujours est-il qu'il est bien qu'on déloge les gens, qu'on les relogent.
01:05Donc, ce que moi, je peux proposer comme additif à ce que l'État fait déjà,
01:09ce serait effectivement, avant le déguerpissement, de faire un recensement, comme c'est déjà le cas,
01:14mais avant de venir casser, de pouvoir s'assurer que ces personnes ont déjà un endroit où elles pourront être.
01:22Donc, nous ne saurons que dire que l'État ne peut pas prendre une population qui ait d'abord sa
01:31protection,
01:31parce que c'est lui qui proteste cette population,
01:33et le mettre comme ça, à la belle étoile,
01:38et sans des mesures d'accompagnement, je ne passe pas.
01:41Alors, à mon avis, je ne passe pas.
01:45Mais s'il a été le cas que l'État n'accompagne pas,
01:51c'est aussi à regarder et penser que ça verrait.
01:55Moi, sur cet abcès, il y a deux points.
02:01Il y a un côté positif et un côté négatif.
02:05Bon, sur le plan positif, on voit d'abord le développement du pays,
02:10mais pour certaines personnes, sur le plan négatif,
02:14peuvent leur coûter leur maison.
02:16Il y a ceux qui sont là depuis 40 ans,
02:18mais je ne trouve pas ça normal qu'on va les faire déguerpire
02:21sans avoir à analyser d'abord leurs conditions de vie.
02:28Pour certains, ils ont des mères, des enfants.
02:32Si c'est pour aider le pays à évoluer,
02:37au moins l'État devait prendre quelques mesures qui sont appliquées.
02:42Je crois qu'en leur donnant des terrains et de l'argent,
02:45ils sont suffisamment accompagnés.
02:47N'est-ce pas ?
02:48Avec des titres fonciers.
02:49Ils sont dans les règles, dans les normes.
02:51Ils sont suffisamment accompagnés.
02:53L'État a beaucoup fait.
02:55Moi, je suis enseignant,
02:58mais j'ai fait l'école africaine et mauritienne de cartographie.
03:01Donc, je crois de quoi je parle.
03:03Je pense que le gouvernement a fait de son mieux
03:05de pouvoir accompagner les dégâpies.
03:10Certains sont rattrapés par le fait
03:13qu'ils n'ont pas les titres fonciers.
03:14Ils ont occupé illicitement les terrains qui appartiennent à l'État.
03:19L'État a fait le possible de toujours les accompagner
03:21parce qu'ils font aussi du social.
03:22Parce qu'ils prennent en compte que ces personnes
03:25ont vécu sur ces terrains et puis ils ont investi.
03:29Donc, leur investissement ne peut pas aller dans l'eau.
03:31Quand bien même l'État, sur le plan juridique,
03:34doit récupérer son bien pour l'utilité publique,
03:36mais cela ne tient que l'État les accompagne aussi
03:40en faisant du social,
03:42en leur réindibilisant quelque chose
03:44pour qu'ils puissent se reloger quelque part d'autre.