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  • il y a 12 minutes
Le président israélien annoncera dimanche qui sera chargé de former le prochain gouvernement, le centriste Gadi Eisenkot apparaissant en position de force grâce au soutien des partis arabes face au Premier ministre sortant Benjamin Neyanyahu.


Dans la foulée des élections législatives du 27 octobre qui se sont achevées sans majorité absolue, le chef d'État Isaac Herzog a reçu cette semaine les différentes forces politiques pour des consultations.


"J'ai l'intention de charger un membre de la Knesset de former le gouvernement ce dimanche", a-t-il déclaré dans un message vidéo jeudi soir, précisant que Benjamin Netanyahu avait reçu le soutien de 46 députés, contre 67 pour son rival. Sachant qu'il faut au moins 61 députés pour avoir la majorité au Parlement.

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Transcription
00:00C'est une nouvelle page politique qui pourrait bien s'ouvrir en Israël.
00:04Le président Isaac Herzog a achevé ce jeudi ses consultations avec les différentes formations politiques.
00:12Et Gadi Ezenkot, figure de l'opposition, recueille le soutien de 67 députés pour former le prochain gouvernement
00:20contre 46 pour le sortant Benyamin Netanyahou.
00:24Qu'est-ce qui s'annonce pour la suite ? On en parle avec vous Clémence Dibout, bonjour.
00:29Bonjour.
00:29Grand reporter à BFM TV et vous avez suivi ces élections en Israël, c'était déjà il y a une
00:35dizaine de jours maintenant.
00:37Alors il y a cette déclaration de Gadi Ezenkot parue cet après-midi, ce vendredi après-midi sur son compte
00:44X
00:45faisant état de progrès important dans les tractations pour former un gouvernement.
00:50C'est ce qui se joue là en ce moment Clémence, c'est des discussions à côté pour s'assurer
00:55d'avoir le soutien des députés
00:57et de former donc un possible gouvernement.
00:59Elle est intéressante cette déclaration de Gadi Ezenkot parce qu'en fait il se présente un peu comme celui qui
01:04potentiellement
01:05est quand même le mieux placé pour obtenir cette sorte de mandat.
01:09Alors il ne va pas devenir Premier ministre automatiquement, en fait d'abord le président israélien va lui donner une
01:14sorte de mandat
01:14pour former un gouvernement.
01:16A partir du moment où il est formé, très certainement, l'annonce sera faite dimanche.
01:21Et pourquoi le président Herzog pourrait pencher sur Gadi Ezenkot ?
01:25C'est parce que c'est celui qui a récolté le plus de suffrages de la part des partis des
01:31députés élus.
01:32Et une fois qu'il a ce mandat officiellement, il a très précisément 28 jours avec une extension de 14
01:38jours
01:38pour faire un gouvernement.
01:40Ça laisse de la marge.
01:41Il y a encore un roulement, si ça ne fonctionnait pas au bout de ce temps, pour recommencer une deuxième
01:45fois
01:46avec un nouveau candidat à la formation d'un gouvernement, une sorte de nouveau Premier ministre par intérim.
01:51Et ensuite, ça nous amènerait, si rien n'était trouvé, ça nous amènerait en janvier.
01:54Et là, si on ne trouve rien, il y aurait très certainement de nouvelles élections.
01:59Et peut-être qu'à ce moment-là, Benjamin Netanyahou pourrait faire un meilleur score.
02:03Voilà pourquoi Benjamin Netanyahou, lui, a priori, n'a pas très envie que ce gouvernement se fasse
02:07et qu'il pourrait mettre des bâtons dans les roues.
02:09Gadi Heisenkot a reçu l'aval des partis arabes.
02:12Très important, parce qu'ils ont eu 19 sièges.
02:14Ils se sont prononcés très clairement pour rentrer dans son gouvernement.
02:18Vous allez me dire, c'est donc simple, c'est plié.
02:20Et non, parce que la politique israélienne est très compliquée.
02:22Pourquoi c'est compliqué ?
02:23Parce que dans la grande coalition de Gadi Heisenkot,
02:26qui va, on va dire, de la droite jusqu'à la gauche avec les partis arabes,
02:30eh bien, il y a des partis nationalistes
02:33qui ne veulent pas gouverner avec les partis arabes.
02:36La solution, ça pourrait être d'avoir, non pas une grande coalition,
02:39mais un accord de principe avec des partis arabes
02:41qui pourraient voter à l'occasion avec le parti de coalition,
02:46ce qui fait que ça donnerait une coalition tenable.
02:49Parce que là, ce que l'on a vu ces derniers jours,
02:52ce sont des consultations autour du président israélien,
02:55qui a reçu les différentes forces,
02:57qui a échangé avec elle,
02:58de savoir qui il soutenait comme candidat potentiel.
03:02Mais ensuite, ces candidats potentiels, eux,
03:05doivent voir selon leur politique,
03:07selon les idées qu'ils ont,
03:08si ça peut aussi correspondre au soutien possible,
03:12à la politique ensuite derrière.
03:14C'est beaucoup d'étapes encore avant un possible gouvernement.
03:17Parce qu'en fait,
03:19il pourrait y avoir un Premier ministre qui s'impose,
03:21comme dans tout État, après des élections législatives,
03:25si et seulement si,
03:26un seul parti récoltait 61 députés,
03:30c'est-à-dire sur les 120 que compte la Knesset,
03:31le Parlement israélien.
03:32Et là, ils auraient la majorité.
03:34Et donc, il y aurait un Premier ministre qui s'imposerait.
03:36Or, il y a énormément de partis en Israël.
03:39La société est assez fracturée,
03:40vient d'horizons diverses.
03:41Donc, il n'y a aucun Premier ministre qui se détache.
03:44Voilà pourquoi on en est dans les tractations.
03:46Et c'est ce que je disais tout à l'heure.
03:48Le tweet de Gadi Eisenkot,
03:50son message Israël est en état d'urgence.
03:53C'est aussi parce qu'il y a une possibilité
03:56qu'un scénario puisse être proposé
03:59par le Président israélien,
04:00qu'il a mis sur la table,
04:03qu'il a suggéré à plusieurs reprises.
04:04Ce serait ce qu'on appelle en Israël
04:06un gouvernement de tous les partis sionistes.
04:09Ça veut dire quoi ?
04:09Ça veut dire qu'en fait,
04:10il y aurait un gouvernement central,
04:12on va dire,
04:13sans les partis d'extrême droite,
04:15sans les partis ultra-orthodoxes
04:17et sans les partis arabes.
04:18Ça nous donnerait un parti qui irait du Likoud
04:21de Benyamin Netanyahou
04:23jusqu'au parti de gauche
04:24de celui qui s'appelle Yair Golan.
04:27Ça pourrait être une bonne solution.
04:29Et ce qui serait sous-entendu,
04:31ce serait que ce ne serait pas
04:32Benyamin Netanyahou
04:32qui serait le leader du Likoud,
04:34qui est le leader du Likoud
04:35qui prendrait la tête,
04:35mais Gadi Eisenkot.
04:37Sauf que rien ne garantit
04:39que Benyamin Netanyahou
04:41via le Likoud ne s'accroche pas au pouvoir
04:42et Gadi Eisenkot a déjà dit
04:44qu'il ne voulait pas gouverner lui
04:46avec le Likoud.
04:46Je ne sais pas si vous suivez,
04:48ça fait mal à la tête,
04:49mais ce sont des tractations très longues.
04:50On le comprend aussi
04:52qu'il y ait beaucoup de discussions
04:53aussi entre eux
04:53parce que lui-même,
04:54Benyamin Netanyahou,
04:56donc le Premier ministre sortant,
04:57a eu du mal à reconnaître aussi
04:59le résultat.
05:00La commission électorale a dit
05:01non, il n'y a pas eu de fraude.
05:03Il y a eu cette question aussi
05:04qui avait été amenée de sa part.
05:07Et donc, on peut comprendre
05:08qu'il ait aussi du mal
05:09peut-être à lâcher le pouvoir,
05:11qu'il va vouloir garder une influence.
05:13Ce changement à la tête du gouvernement
05:16peut être compliqué peut-être à vivre.
05:20Est-ce qu'on peut voir,
05:22comme Donald Trump peut-être aux Etats-Unis,
05:24une contestation dans les prochaines semaines après ?
05:27Il a essayé le jour de l'élection en Israël,
05:30c'était assez hallucinant.
05:31Il y a une sorte de période de réserve,
05:33un peu comme en France.
05:34Netanyahou, c'est le Premier ministre,
05:36il n'a pas du tout respecté
05:37ce devoir de réserve.
05:38il a posté une dizaine de messages
05:42sur les réseaux sociaux le jour du vote,
05:43en disant,
05:44allez voter, attention,
05:45avec des images pas du tout vérifiées,
05:48voire parfois fausses,
05:49d'électeurs israéliens,
05:52arabes israéliens,
05:53qui iraient massivement aux urnes
05:54et que ce serait un danger pour le pays.
05:57Les arabes israéliens,
05:59qui sont 2 millions en Israël,
06:02se sont massivement déplacés dans les urnes,
06:04plus que jamais.
06:05Participation record.
06:06Participation record.
06:07Moi je suis en a fait un reportage
06:08dans la ville de Raat,
06:09dans le désert du Negev,
06:1082% de participation.
06:12On était allé les voir quelques jours avant
06:14ces arabes israéliens,
06:15ils nous ont expliqué qu'en fait,
06:16après 4 ans, 3 ans,
06:18depuis le 7 octobre,
06:19de politiques racistes
06:20de la part de ministres d'extrême droite,
06:22le ministre par exemple de l'intérieur,
06:23Benkvir,
06:24habitué à des sorties extrêmes,
06:26on va dire,
06:26sur les palestiniens,
06:27mais aussi sur les arabes israéliens en général,
06:29avait décidé de se mobiliser
06:30pour faire chuter ce gouvernement.
06:32On était là sur un référendum
06:34pour ou contre Benyamin Netanyahou.
06:36Il y avait beaucoup de gens
06:37qui pensaient que ça passerait.
06:39Au niveau comptable,
06:40le premier parti qui est arrivé en tête,
06:42pas assez pour faire une majorité,
06:43mais le premier parti qui est arrivé en tête,
06:45ça reste quand même l'oubli-coude.
06:47Et donc,
06:48Gadi Heisenkot,
06:49figure de l'opposition,
06:50le discentriste,
06:52qui est-il ?
06:54Quelle pourrait donner sa politique ?
06:56Quelle idée il pourrait porter ?
06:58Au niveau international,
06:59de notre point de vue à nous,
07:01on va dire,
07:01il ne faut pas s'attendre
07:01à des changements radicaux.
07:02Gadi Heisenkot,
07:03c'est un centriste,
07:05c'est un ancien ministre de la Défense,
07:08un ancien chef des armées,
07:09adepte de la méthode forte.
07:11Au Liban, par exemple,
07:12notamment,
07:13c'est lui aussi qui a mis en place
07:14cette stratégie offensive.
07:16C'est-à-dire que s'il y a un danger,
07:17ou quoi,
07:17il ne faut pas attendre
07:18d'être défensif,
07:19il faut aller attaquer.
07:21Il est pour la colonisation
07:23en Cisjordanie.
07:24Ça ne devrait pas changer.
07:26Ça ne devrait pas changer,
07:27si vous voulez,
07:28le conflit,
07:29ni à Gaza,
07:30ni au Liban.
07:31En revanche,
07:32au niveau interne,
07:33au niveau israélien,
07:34il pourrait y avoir
07:34énormément de changements,
07:35et c'est ce que beaucoup
07:36dans la société israélienne
07:37attendent.
07:38D'abord,
07:39il a dit que,
07:40dans les premiers jours,
07:42s'il arrivait au pouvoir,
07:43sa première des mesures,
07:44ce serait de créer
07:45une commission d'enquête
07:46indépendante
07:47sur le 7 octobre.
07:48Ce que refuse
07:51Benjamin Netanyahou.
07:52Donc ça,
07:52ça pourrait être
07:53la première des mesures.
07:53Ensuite,
07:54il a expliqué
07:55que lui,
07:55il continuerait
07:56sur l'éradication du Hamas,
07:57il considérait
07:59qu'il avait besoin
07:59de 18 mois
08:00pour désarmer le Hamas.
08:01Mais ce seraient
08:02ces mesures-là.
08:03Et une autre mesure
08:04qui concerne
08:05le quotidien
08:06de milliers d'Israéliens,
08:07ce serait
08:08le service militaire
08:09pour les ultra-orthodoxes.
08:11Pour l'instant,
08:12ils sont exemptés
08:13parce qu'ils sont
08:13dans la majorité
08:14de Benjamin Netanyahou.
08:16Après trois ans de guerre,
08:18il y a beaucoup d'Israéliens
08:19qui aimeraient bien
08:19que les ultra-orthodoxes
08:20eux aussi fassent l'armée.
08:21C'est une des mesures
08:22de Gadi Heisenkot.
08:23Et toujours sur le plan
08:24international,
08:24on sait et on l'a vu
08:26Benjamin Netanyahou
08:27très proche
08:28de Donald Trump.
08:29Là-dessus,
08:30les choses pourraient
08:31peut-être changer.
08:32Donald Trump
08:32également affaibli
08:33lui-même dans son pays.
08:35Est-ce que le plan de paix
08:37de Donald Trump
08:38pour Gaza
08:40n'est pas menacé aussi ?
08:42On voit son application
08:43qui patine,
08:44notamment sur la question
08:44du désarmement du Hamas.
08:46Au niveau de l'image,
08:47on peut imaginer
08:48qu'un nouveau Premier ministre
08:50après quasiment 20 ans
08:51de Benjamin Netanyahou,
08:53ça pourrait peut-être
08:54restaurer des relations
08:55qui sont très dégradées
08:56à l'international,
08:57notamment par exemple
08:58en Europe
08:59avec une nouvelle personnalité.
09:02Toutes les déclarations
09:03de Donald Trump
09:03pro Netanyahou
09:05qui a fait de l'ingérence électorale
09:06en disant qu'il n'y avait
09:07que Benjamin Netanyahou
09:09qui était un bon candidat,
09:10elles ont été faites
09:11avant le scrutin.
09:12Donc on peut aussi imaginer
09:13que Donald Trump
09:14pragmatique
09:15pourrait peut-être
09:16revoir
09:17les rapports qu'il a.
09:18Ce qui est sûr,
09:19c'est que Benjamin Netanyahou
09:20a passé une grande partie
09:21de sa vie aux Etats-Unis.
09:23Il parle anglais
09:24sans accent.
09:25Gaddy Eisenkot connaît
09:26les Etats-Unis,
09:27mais il ne parle pas
09:28aussi bien anglais.
09:29Il est un peu moins familier.
09:30C'est quelqu'un
09:31de très réservé.
09:32Moi, je l'ai croisé
09:33dans la rue
09:33pendant un vin de foule.
09:35Ce n'est pas quelqu'un
09:35qui aime les caméras,
09:36ce n'est pas un grand orateur.
09:38Donc peut-être
09:39que ça pourrait passer
09:40moins bien auprès
09:41de Donald Trump,
09:42mais pour moi,
09:43le rapport entre les deux hommes
09:45n'a pas commencé
09:46et on ne peut pas
09:47vraiment savoir
09:48ce qu'il en serait.
09:49Merci beaucoup,
09:50Clémence Dibout,
09:51grand reporter
09:52à ABFM TV
09:53pour cet éclairage.
09:54Et donc,
09:55on l'en suivra
09:56ce dimanche,
09:57voir si
09:58Gaddy Eisenkot
09:59est donc chargé
10:00de former
10:01un gouvernement.
10:02En tout cas,
10:02c'est donc ce dimanche
10:03que le président
10:05israélien
10:06Isaac Herzog
10:07doit annoncer
10:08qui est chargé
10:09de former
10:10ce gouvernement
10:11en Israël
10:12à la suite
10:12de ces élections.
10:14C'était
10:15le 27 octobre dernier.
10:17Merci de nous avoir suivis.
10:19L'information continue
10:19sur BFM2.

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