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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00Il est presque midi, bonjour à tous, 100% Actu qui vous accompagne en ce samedi jusqu'à 13h.
00:06Évidemment, au cœur de l'actualité, cette nouvelle journée de mobilisation.
00:0970 000 policiers et gendarmes de nouveau mobilisés qui espèrent contenir de nouveaux débordements.
00:13On sera à Paris bien sûr, mais également en région.
00:16Les images dans quelques secondes.
00:18Je vous présente les invités également dans une poignée de secondes.
00:20Le temps de saluer d'abord Noémie Hardy, l'essentiel de l'actualité.
00:23Ami Dipil, bienvenue sur CNews.
00:25Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:26Vous l'avez dit, une nouvelle journée de mobilisation à Paris.
00:30Le cortège commencera à 14h, place de la République pour rejoindre la place de la Nation.
00:35Il s'agit du même parcours emprunté jeudi 5 novembre.
00:39Une nouvelle journée à haut risque.
00:4170 000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur le terrain.
00:44Avec ces manifestations, les conséquences sont lourdes pour les commerçants dans les centres-villes.
00:49Certains ont vu leur chiffre d'affaires chuter avec l'absence de clients.
00:5234% à Bordeaux et même jusqu'à 54% à Marseille.
00:57Un constat partagé ce jeudi par l'Alliance du Commerce qui réclame des mesures urgentes.
01:02A l'international maintenant, l'armée iranienne a assuré samedi être plus forte qu'au début de la guerre au
01:08Moyen-Orient.
01:09Elle se dit prête à répondre à toute attaque de manière immédiate et sans limite géographique
01:15après de récentes menaces américaines.
01:17Les négociations diplomatiques se poursuivent.
01:21Le pape Léon XIV a commencé sa tournée en Amérique du Sud.
01:24Trois semaines après son opération au poumon, le souverain pontife s'est dit en forme au début d'une intense
01:30tournée.
01:30En Uruguay ce samedi, Léon XIV célébrera une messe dans un parc où sont attendus 30 000 pèlerins.
01:37Il doit également se rendre en Argentine et au Pérou au cours d'un voyage de 12 jours.
01:42L'une des tournées papales les plus intenses de ces dernières décennies.
01:46Merci beaucoup chère Noémie, qu'on retrouve tout au cours de l'après-midi, tout au long de l'après
01:49-midi pour l'actualité.
01:51Bonjour Véronique Jacquier, merci d'être présente avec nous pour décrypter cette nouvelle journée de mobilisation.
01:56Maury-Brelay est également parmi nous.
01:58Merci à vous Jean-Christophe Gallien, bonjour et merci aussi d'être là.
02:02Merci à Pascal Vito-Panelli de nous accompagner, experts en sécurité.
02:06Je le disais, ce chiffre, ces images, 70 000 policiers et gendarmes de nouveau mobilisés qui espèrent contenir les débordements.
02:13Nos images aux différents endroits stratégiques de la capitale.
02:17La coordination des Gilets jaunes qui espèrent pouvoir aujourd'hui manifester place de la Concorde à Paris.
02:22Malgré l'interdiction de rassemblement par la préfecture, on va y aller dans une seconde.
02:26D'un parcours a été autorisé en revanche pour la manifestation de l'intersyndicale qui devrait s'élancer à 14h
02:31de la place de la République jusqu'à la place de la Nation.
02:34Les Gilets jaunes qui prévoient au total quelques 120 actions de mobilisation ce samedi partout sur le territoire.
02:40S'il devait y avoir des casseurs et des pilleurs, on les attendra de pied ferme, a averti le ministre
02:45de l'Intérieur Laurent Nunez.
02:48Avant d'aller pourquoi pas place de la République, direction place de la Concorde puisque cet endroit stratégique est sous
02:52très haute surveillance.
02:54Certains Gilets jaunes, malgré l'interdiction, on l'a compris, souhaitent s'y retrouver.
02:59Situation sur place au pied de l'obélisque de la Concorde avec nos équipes.
03:04Oui Julien, alors ici à deux heures du début du rassemblement demandé par les Gilets jaunes sur la place de
03:09la Concorde,
03:09on peut voir le dispositif de sécurité déployé.
03:12Alors ils sont là depuis ce matin et regardez, vous le voyez, il y a plusieurs camions de CRS, de
03:18gendarmerie, de police qui sont déjà présents.
03:20Nous avons vu également des véhicules de police circuler il y a quelques instants aux alentours.
03:26Il y a aussi des équipes de forces de l'ordre mobile qui entourent la place.
03:31Alors ici, l'objectif c'est vraiment de sécuriser ce secteur.
03:34Je vous le précise, il y a le palais de l'Elysée qui se situe à une centaine de mètres,
03:38les Champs-Elysées, l'Assemblée nationale et plusieurs commerces également qui sont à proximité.
03:44Alors vous le voyez ici aussi, les camions de police qui sont postés de ce côté également de la place.
03:50Regardez également sur les images, vous le voyez, la circulation est toujours ouverte.
03:54En revanche, les stations de métro ici sont fermées.
03:58Donc voilà Julien, vous le constatez, il y a un dispositif de sécurité important ici qui est déjà mobilisé.
04:05Merci beaucoup pour les précisions sur place.
04:08Pascal Bito-Panelli, j'ai envie de dire, et on ira place de la République dans une seconde.
04:12Bien évidemment, nous allons parler de ces forces de l'ordre qui sont sur le qui-vif,
04:16de ces commerçants partout dans les centres-villes qui se protègent.
04:20Le samedi, ces barricades, ces forces de l'ordre XXL, malheureusement il faut s'y habituer.
04:26C'est ça, on est Julien dans, je dirais, quasiment un confinement sécuritaire permanent
04:32avec un quotidien difficile où il faut s'habituer au chaos,
04:37où les commerçants se bunkerisent, se barricadent,
04:41et où à chaque journée de manifestation,
04:45on est face à un très gros déploiement des forces de l'ordre,
04:48avec un message de fermeté du ministre,
04:51mais malheureusement toujours une journée de tous les possibles,
04:54pour lesquelles tout peut arriver,
04:55et surtout les mêmes difficultés dans la gestion du maintien de l'ordre,
05:00qui est celle de groupes très violents, très mobiles,
05:02qui peuvent créer des points de tension et de cristallisation,
05:06non seulement sur la plaque parisienne, mais aussi dans toute la France.
05:09Je voudrais qu'on, pourquoi pas, garde une image en direct
05:13et qu'on voit ce sujet rapidement pour détailler le dispositif de policier.
05:16C'est le troisième samedi consécutif,
05:18qu'on se retrouve avec 70 000 forces de l'ordre,
05:21policiers et gendarmes mobilisés sur le terrain,
05:23partout sur le territoire.
05:25Le dispositif avec Fanny Bossé, on se retrouve tout de suite.
05:30Sur le terrain, le dispositif de sécurité reste le même que les week-ends précédents.
05:34Au total, 70 000 policiers et gendarmes seront à nouveau déployés partout en France.
05:39A leur côté, 25 centaures, ces véhicules blindés de la gendarmerie,
05:43et 15 engins lanceurs d'eau.
05:45A Paris, le cortège doit relier la place de la République à celle de la Nation,
05:49mais cette quatrième journée de mobilisation s'annonce plus difficile à encadrer.
05:53On a un certain nombre de cortèges qui sont déclarés,
05:55notamment par des unions départementales de la CGT ou d'autres organisations syndicales,
05:59mais pour la plupart, ce sont des appels à rassemblement.
06:02On n'a pas forcément de déclaration,
06:04ce qui, évidemment, est un peu plus porteur de risque.
06:09Pour éviter les débordements,
06:11les forces de l'ordre multiplieront également les contrôles préventifs,
06:14notamment dans les gares.
06:16Autre priorité, protéger les centres-villes
06:18où plusieurs préfets ont pris des arrêtés d'interdiction de rassemblement.
06:21Des accords ont été trouvés avec les organisateurs
06:23pour que les manifestations n'aient pas lieu dans les centres-villes.
06:26Donc on maintient, évidemment, cette ligne de protéger à tout prix
06:29les centres-villes, les commerçants.
06:30Une mobilisation sous tension, donc,
06:32alors que des appels à la violence contre les forces de l'ordre
06:35et les bâtiments publics ont été repérés sur les réseaux sociaux.
06:39Véronique Jacquier, un pays qui est contraint de se mettre en état de siège
06:42tous les week-ends.
06:43Alors prenons au sérieux cette mobilisation qui ne faiblit pas.
06:46Je dis 570 000 personnes, si je ne m'abuse, dans les rues.
06:52Donc il y a une colère à entendre.
06:54Mais un pays contraint de se mettre en état de siège
06:57et un ras-le-bol de plus en plus généralisé
07:00de la part des Français qui sont atterrés par ce blocage,
07:05cet autoconfinement forcé.
07:07Oui, en fait, la situation est insupportable pour tous les citoyens.
07:10Évidemment, je pense en particulier aux commerçants
07:13qui sont obligés de subir cette situation.
07:15Mais la situation est d'autant plus insupportable
07:17qu'on a tendance à l'oublier.
07:18Mais la France est devenue un pays en état de crise permanente
07:20depuis 10 ans.
07:22Moi, j'ai listé les mouvements sociaux.
07:25La plupart, on en a oublié certains.
07:27Certains restent en mémoire de par leur ampleur.
07:30Mais les Gilets jaunes, c'était 2018-2020.
07:35Novembre 2018, mars 2020.
07:37Voilà.
07:38C'est 484 jours.
07:39Exactement, exactement.
07:40Il y a eu le mouvement contre le pass sanitaire et vaccinal en 2021.
07:44On a tendance à oublier les émeutes en Nouvelle-Calédonie.
07:47Sacré Chianly en 2024.
07:48Le mouvement contre la réforme des retraites,
07:502019-2020-2023.
07:52Tout ça, d'ailleurs, pour abroger le passage de la retraite à 64 ans.
07:56Le mouvement contre la réforme du Code du Travail en 2017.
07:59Ça veut dire que les deux quinquennats d'Emmanuel Macron,
08:02c'est un état...
08:02On ne s'est jamais né de crise.
08:03Une crise de nerfs.
08:04La France est en état de crise depuis 10 ans.
08:09On oublie, en plus, on a tendance à oublier,
08:12mais on peut quand même mettre les émeutes liées à la mort de Naël dans ce panier.
08:17Huit jours d'une extrême violence entre fin juin et le 5 juillet 2023.
08:23Donc, il ne faut pas s'habituer à ces images.
08:26Non seulement, il ne faut pas s'habituer à ces images,
08:28mais il faudrait presque qu'il y ait des contre-manifestations
08:31pour dire stop maintenant, ça suffit.
08:34Michel Klein est avec nous et je le remercie avant de poursuivre la distribution de la parole en plateau.
08:39J'accueille donc Michel Klein.
08:40Bonjour à vous, commissaire général honoreur, ancien directeur zonal des CRS Est.
08:45On va revenir sur la haine contre la police parce que, et je le dis à noter les spectateurs,
08:48on a une image insupportable à vous montrer dans un instant d'un commandant de police
08:51qui a été lynché dans les rues de Lyon.
08:54C'était hier, mais avant cela, peut-être une réaction d'ailleurs à ce premier chiffre
08:58qu'on a en bas de l'écran parce qu'on sait que l'anticipation est un début de réponse
09:02à ces mouvements qui parfois peuvent être violents.
09:05Déjà, 847 contrôles effectués.
09:07Je le disais, 70 000 forces de l'ordre qui enchaînent un troisième samedi consécutif
09:12avec ce dispositif XXL.
09:15Vous n'avez pas le sentiment que les forces de l'ordre sont confrontées
09:18à ce qu'on peut appeler désormais un jour sans fin ?
09:21Oui, bonjour à tous.
09:22D'abord, effectivement, vous avez raison, c'est une fois de plus des semaines sans fin,
09:26je dirais, qu'on a connues à l'époque des Gilets jaunes.
09:29J'ai une grande pensée pour tous mes camarades policiers et gendarmes
09:32qui déprogramment leur week-end et qui s'engagent inlassablement
09:35au service de la République pour maintenir l'ordre,
09:39le rétablir lorsqu'ils s'en font ressentir le besoin.
09:43C'est vrai que c'est extrêmement compliqué, mais voilà,
09:46les collègues et camarades sur le terrain sont là.
09:49Ils sont 70 000 comme les semaines passées
09:50et on peut leur tirer un grand coup de chapeau
09:53parce qu'ils sont là pour notre République
09:54et pour maintenir l'ordre dans notre pays.
09:57Il faut rester avec nous, Michel Fers.
09:58Oui, pardon, pardon, allez au bout, allez au bout, pardonnez-moi, allez-y.
10:00Oui, je voyais, vous avez 847 contrôles effectués ce matin,
10:04ça aussi c'est extrêmement important parce qu'en réalité,
10:06le dispositif qui se produit dans les périphéries des villes
10:10ou dans les centres-villes, selon les itinéraires qui ont été négociés,
10:14sont bien sécurisés par les contrôles en profondeur,
10:16c'est-à-dire les contrôles de gendarmerie en extérieur des villes,
10:19les sorties de métro, etc. permettent quand même de filtrer tout ce qui rentre
10:23et vous l'avez déjà montré à maintes reprises,
10:26on saisit énormément d'objets dangereux, des boules de pétanque,
10:28des mortiers d'artifices, etc., qui sont autant d'objets
10:31qui sont utilisés comme des armes et qui transforment,
10:34il faut le rappeler, une simple manifestation en un attroupement armé
10:36lorsqu'on canarde la force de l'ordre avec des boules de pétanque
10:39et des mortiers d'artifices.
10:41Et là, on ne peut que recommander aux braves gens de se retirer de ces émeutes
10:45et de laisser les policiers et gendarmes faire leur travail
10:48face à des pillards, face à des délinquants qui se comportent comme dèvres.
10:52Voilà ce que je voulais dire en tout conliminaire.
10:54Merci beaucoup et vous restez avec nous si vous le voulez bien
10:56parce que j'ai besoin de votre expertise sur les prochaines thématiques.
11:01C'est important ce que dit Michel Klein, rappelons-le,
11:04parce que lorsqu'on est sur une fin de manifestation,
11:07qu'on a des forces de l'ordre qui appellent à la dispersion,
11:09et à un moment, si on reste sur place
11:11et qu'on ne répond pas favorablement à cet appel des forces de l'ordre,
11:15on s'expose à une réponse de la police
11:23et il faut à un moment que les gens qui manifestent le comprennent.
11:27Oui, c'est pour ça que tous ceux qui, depuis des semaines,
11:31appellent, organisent ces manifestations
11:33ne sont pas raisonnables ni responsables.
11:35Je vise évidemment les dirigeants des partis politiques de gauche et de l'extrême-gauche
11:39et des syndicats.
11:40Ça veut dire que systématiquement,
11:42que l'on défile dans les rues de France,
11:46on pave la voie à des violences
11:47qui ont des conséquences délétères
11:50et parfois vitales
11:52pour non seulement les forces de l'ordre,
11:54mais pour les commerçants.
11:56Des conséquences évidemment
11:58pour la vie de chacun,
12:00on ne peut plus circuler.
12:01Aujourd'hui, dans la capitale,
12:02vous avez je ne sais pas combien de stations de métro et de bus
12:05qui empêchent les gens de pouvoir circuler.
12:08Donc c'est toute une vie économique et sociale
12:09qui est mise à l'arrêt.
12:11Oui, c'est une forme de confinement sécuritaire
12:13qui devient insupportable,
12:15alors même que l'on sait
12:16que tout ce que réclament les gens dans la rue
12:18n'arrivera pas.
12:19Il n'y a plus d'argent dans les pièces de l'État.
12:21Il y a cette conférence sociale
12:21qui est proposée par Matignon pour lundi.
12:26Ce sont toujours les mêmes que réclament de l'argent.
12:26Toujours plus de dépenses publiques
12:27alors qu'on a un niveau de dépenses publiques,
12:29on a un taux de dépenses publiques en France
12:30qui est supérieur à celui de la Chine communiste.
12:33C'est le problème, la dépense publique en France.
12:35Il faudrait faire des économies massives
12:37à coût de dizaines de milliards d'euros
12:39et ces gens-là réclament des dizaines de milliards d'euros
12:41que nous n'avons pas.
12:42Et puis en plus, nous sommes à six mois de la présidentielle
12:45où les Français auront justement l'occasion
12:47de pouvoir voter et de se choisir.
12:49C'est en cela qu'il y a un côté très inédit de ce mouvement.
12:52C'est sa temporalité à six mois d'une élection présidentielle.
12:55Est-ce qu'on va tenir comme ça pendant six mois ?
12:57Il y a une grande lassitude et une colère
12:59qui est de plus en plus grande, bien sûr,
13:01de la part des forces de l'ordre.
13:02Et on va revenir sur ce commandant de police l'enchéir
13:05parce que l'image est complètement dingue.
13:07Et puis bien sûr, nos commerçants,
13:08notre vie économique des centres-villes
13:10qui étaient complètement asphyxiés.
13:12Je crois que ce qui est...
13:14Ça a été rappelé tout à l'heure,
13:15il y a une longue liste.
13:16Regardez ça.
13:17Voilà à quoi on assiste tous les week-ends maintenant.
13:19Des barricades.
13:20Il y a ce qu'on voit là.
13:21Ça, c'est ce matin.
13:21Il ne faut pas être dupe.
13:23Je veux dire, le cortège de revendications,
13:25il existe évidemment.
13:26Mais je le redis à chaque fois,
13:28on a tous potentiellement autour de ce plateau
13:30des revendications.
13:32Collectives, professionnelles, parfois individuelles.
13:34Je veux dire, si on descendait tous dans la rue
13:35sur le nombre de revendications,
13:38je veux dire, la France raideur,
13:39évidemment, c'est un temps difficile,
13:40un temps chaotique, un temps de crise, ça a été dit.
13:42Maintenant, il faut regarder ce qui est en train de se passer
13:45de manière différente.
13:46On est à six mois de la présidentielle.
13:47Donc, ça n'est pas des opérations de manifestation
13:51ou d'autres ou politiques qui sont les mêmes que d'habitude.
13:53Là, on est dans un temps où on se dit que la rue
13:55peut devenir une rampe de lancement pour les urnes.
13:58Et ça a été choisi comme tel.
13:59Et ça a été organisé comme tel.
14:00Ça a été planifié comme tel.
14:01Ce qui s'est passé, c'est que vous avez eu,
14:03effectivement, des cortèges politiques.
14:05Vous avez ensuite eu des agitations,
14:07à la fois d'extrême-gauche face aux policiers,
14:10évidemment, mais aussi des pillages.
14:12Et puis tout ça qui s'inuise sous tension,
14:13qui devient une sorte de guérilla d'usure permanente,
14:16permanente, mais qui est là pour ça,
14:18pour faire l'usure des forces de Vordes,
14:20pour faire l'usure de la société économiquement,
14:22pour faire l'usure aussi, finalement,
14:23de pratiquement un État qui est en état de faiblesse absolue.
14:27Et donc, oui, il y a des conférences,
14:28mais la réalité, c'est que les motivations des gens
14:30qui sont à l'œuvre et à la manœuvre,
14:32on va le dire comme ça, à la manœuvre,
14:33qui concernent aujourd'hui, évidemment, la France insoumise,
14:36mais aussi ses alliés, ses alliés présidentiels,
14:38pas forcément, mais ses alliés législatifs.
14:40Parce qu'il y a une élection présidentielle,
14:42mais il faut dire et répéter qu'il y a derrière
14:44une élection législative qui va constituer la majorité
14:46qui va gouverner ce pays au-delà de la présidentielle.
14:49Et donc là, l'enjeu, très clairement,
14:50pour toutes ces forces, qui se sont montrées d'ailleurs,
14:53jeudi, parce qu'on a une manifestation qui a eu lieu,
14:55une séance plutôt, une journée de troupes,
14:57qui a eu lieu jeudi, évidemment.
14:59Ce jeudi, il y avait évidemment les politiques,
15:01mais il y avait aussi les syndicats.
15:01Les syndicats ont commencé à rentrer,
15:03et les syndicats en France sont des forces politiques
15:05comme les autres, évidemment.
15:06Elles font du syndicalisme, bien sûr, professionnel,
15:08mais elles font surtout du syndicalisme politique.
15:10Elles sont là comme des objets politiques
15:12qui participent à ce mouvement de conquête.
15:14Ce mouvement de conquête, c'est celui de la présidentielle
15:16et celui de la législative derrière.
15:17Et tout ce qui est à l'œuvre aujourd'hui,
15:19tout ce qui est à l'œuvre aujourd'hui,
15:21n'a de sens que par rapport à cela.
15:23Ce n'est pas du tout des mouvements classiques,
15:24gilets jaunes ou autres.
15:25C'est quelque chose qui, évidemment, traverse la planète.
15:28Il y a d'autres mouvements de bonheur,
15:29mais en France, spécifiquement,
15:31vous avez un agenda politique,
15:32et comme vous le disiez très justement,
15:34la démocratie voudrait qu'on aille voir les candidats,
15:37voir les autres,
15:38et aujourd'hui, on fait autre chose,
15:39on va occuper la rue,
15:40parce que la rue est devenue l'objet politique principal.
15:42Pardon, mais pendant que vous exprimiez,
15:44je voyais ce travelling, on peut dire ça,
15:46ces images prises en voiture
15:48par nos équipes du boulevard Voltaire.
15:50Vous n'avez pas une boutique verte, des barricades.
15:53Elle n'est pas belle, la France ?
15:54Vous vous rendez compte de ces images ?
15:56Alors là, en l'occurrence,
15:57on est précisément sur le trajet du cortège,
16:01mais c'est d'une tristesse
16:03de voir cette ville morte,
16:05ce boulevard Voltaire complètement mort.
16:07Et on va revenir d'ailleurs dans la deuxième partie
16:09sur les commerçants, ce désarroi qui est absolu,
16:11et c'est notre économie qui en prend un sérieux coup.
16:15Mais revenons sur cette haine de la police
16:16exprimée envers les forces de l'ordre,
16:18parce que là aussi, c'est malheureusement
16:20l'un des leitmotivs de ces mobilisations
16:22et de ces fins de cortège régulières.
16:25112 policiers et gendarmes ont été blessés
16:26pour la seule journée de jeudi,
16:27donc avant-hier.
16:29On a vu des slogans au stylo « forces de l'ordre »
16:30scandés dans de nombreux cortèges.
16:32Regardez cette image.
16:33Elle nous date d'hier, à Lyon,
16:36avec des forces de police
16:37qui veulent sécuriser un lycée.
16:39Et vous avez ce commandant de police
16:40qui est, j'allais dire chahuté,
16:42mais le mot est bien trop faible,
16:43qui est pris à partie
16:44et qui est plaqué au sol,
16:46maîtrisé par un lycéen.
16:48Un symbole déplorable,
16:49une image affligeante.
16:51Et les explications dans ce sujet
16:52de Kylian Saleh.
16:55Alors qu'il sécurise avec ses collègues
16:57le lycée Auguste et Louis Lumière de Lyon,
16:59ce policier est violemment pris à partie.
17:02Après plusieurs secondes de lutte,
17:04ce commandant de police est projeté au sol.
17:07Une agression condamnée par le ministre de l'Intérieur,
17:09Laurent Nunez.
17:10On a eu à Lyon un commandant de police
17:13qui a été isolé, projeté au sol
17:15et qui a été violemment agressé,
17:17j'emploie même le mot terme de lynchage,
17:19par une dizaine d'individus.
17:21Donc on a assisté,
17:23et d'ailleurs il a été transporté,
17:25à l'hôpital.
17:26Et donc il va mieux.
17:27Et je lui adresse évidemment
17:31mes pensées, mes mots de prompt rétablissement.
17:33Des mots de prompt rétablissement,
17:35ce chef adjoint du service local de sécurité publique
17:38en a également reçu de la part
17:40de la préfecture de la région.
17:42Le préfet Etienne Guyot exprime son plein soutien
17:44au commandant de police lâchement agressé ce matin
17:47au lycée Auguste et Louis Lumière.
17:49Il salue son courage,
17:50ainsi que celui de ses collègues
17:51de la police nationale
17:52qui ont procédé immédiatement
17:54à l'interpellation d'un mis en cause.
17:56Le préfet assure que le suspect interpellé
17:59devra s'expliquer devant la justice.
18:02Michel Klein qui est toujours avec nous.
18:04Évidemment, je vous fais réagir le premier
18:06commissaire général honoraire,
18:07ancien directeur zonal des CRS Est.
18:10L'image, elle est insupportable,
18:12elle est ignoble
18:13et le symbole est terrifiant également.
18:16– Oui, absolument,
18:18c'est des images qu'on n'aimerait pas voir.
18:20Et en plus, peu importe,
18:22c'est un commandant de police,
18:23c'était le chef du dispositif local
18:25sur ce lycée qui était en protection,
18:27mais que ce soit un gardien de la paix
18:29ou un gendarme,
18:29c'était exactement la même chose.
18:31Là, on est dans la transgression
18:32de ceux qui représentent l'autorité de l'État.
18:35On est dans la transgression du régalien.
18:37C'est inacceptable.
18:38Alors, je vais déjà adresser évidemment moi aussi
18:41une pensée amicale à ce camarade
18:43qui a été blessé
18:43et à tous ceux qui ont été avec lui,
18:46mais la police nationale n'est pas là
18:48pour être tabassée par des gens.
18:51Et en plus, je suis persuadé
18:52que ce jeune qui est à l'agression
18:54sur cet officier de police
18:56est peut-être inconnu des services.
18:58C'est un manifestant.
18:59Ils intervenaient en sécurisation d'un lycée,
19:01rappelons-le,
19:02et il intervient pour faire stopper
19:04des tirs de mortier
19:05ou pour éviter des tirs de mortier.
19:06C'est à ce moment-là
19:07qu'il est pris en partie.
19:08Eh bien, il fait son travail
19:10et il se retrouve agressé,
19:13tabassé par un jeune.
19:14Et ce jeune ne se rend plus du tout compte,
19:16et là, il y a une transgression majeure,
19:18qu'il s'attaque à l'État,
19:20force régalienne,
19:21aux bras armés de l'État
19:22qui doit sécuriser,
19:24non, qui ne doit pas.
19:25Il faut arrêter de véhiculer
19:26cette image d'une police agressive
19:27qui tabasse les gens.
19:28La police, sa vocation,
19:29c'est de protéger les gens,
19:30de protéger les manifestants.
19:31Là, ils sont en l'occurrence
19:32en train de protéger un lycée
19:34qui est attaqué par des mortiers.
19:35Vous l'avez vous-même précisé
19:36il y a un instant.
19:38Exactement,
19:38ils sont en protection d'un lycée
19:39pour éviter qu'on y mette le feu,
19:40pour éviter qu'on le dégrade.
19:42Il intervient sur quelqu'un
19:43qui manifestement est en train
19:44de déployer les mortiers,
19:46si j'ai bien compris le contexte.
19:48Et c'est à ce moment-là
19:49qu'il est pris à partir,
19:50haut et de cou.
19:51Et là, on voit l'image avec un seul,
19:53mais dans la suite,
19:54ce qu'expliquait le ministre,
19:55c'est qu'une dizaine d'individus
19:56vont se dérouler sur lui
19:57et il a cinq jours
19:58d'incapacité totale de travail.
20:00Donc, c'est quand même
20:01quelque chose de très grave.
20:02C'est des images
20:03qu'on ne veut pas voir,
20:04qu'on ne souhaite pas voir.
20:05Il faut que notre jeunesse comprenne
20:07qu'on ne s'en prend pas
20:08aux forces de la République
20:09de manière impunie
20:11ou de manière anodine
20:13comme ça semble le devenir.
20:14On ne transgresse pas.
20:16La force armée de l'État,
20:18c'est pour protéger
20:18les institutions de la République,
20:20pour protéger les manifestants pacifiques
20:22et pour s'opposer
20:23aux violences des casseurs
20:24et des pilleurs.
20:25Ni plus, ni moins.
20:27Sauf que c'est règle fondamentale
20:28et à Maury Brelet,
20:30Jean-Christophe Gallien,
20:30juste à Maury,
20:31parce que vous en savez un peu
20:32sur le contexte,
20:34cette règle de base
20:35que vient de nous rappeler
20:36Michel Klein,
20:37ce n'est pas le logiciel
20:38de ces casseurs idéologisés.
20:41Je pense surtout
20:42à ceux qui sont proches
20:43des mouvements d'ultra-gauche
20:45ou qui se laissent infuser
20:47à l'esprit
20:48par une idéologie,
20:49là encore,
20:50anti-police.
20:51Après,
20:52on peut se demander aussi
20:52comment un commandant de police
20:53se fait mettre à terre
20:55par un gamin
20:56et en l'occurrence,
20:57a priori,
20:57dans le contexte,
20:58ils sont arrivés par derrière,
21:00l'ont étranglé.
21:00On peut en dire plus
21:01sur cette scène insupportable ?
21:02On comprend mal en effet
21:04qu'ils soient tout seuls là,
21:05isolés,
21:06face à une foule...
21:08On reverra l'image dans un instant.
21:10...virulente,
21:10mais cette image est terrible.
21:12Quel symbole !
21:13C'est l'état régalien
21:14qui est à terre.
21:15Moi, pour en discuter
21:16avec des policiers,
21:17ils me disent...
21:17Le symbole est presque...
21:18Pardon pour ce commandant de police
21:20à qui on envoie
21:21tout notre soutien,
21:21mais le symbole
21:22est encore plus terrible
21:23que l'acte en lui-même
21:25sur ce commandant de police.
21:27Les policiers me le disent,
21:28me le répètent,
21:28mais ça fait des années.
21:29Aujourd'hui,
21:30plus personne n'a peur
21:31de la police
21:31et surtout pas les émeutiers
21:33ni les délinquants.
21:34Aujourd'hui,
21:34ce sont les policiers
21:35qui ont plus peur
21:36de finir à l'hôpital
21:37ou au tribunal
21:38s'il y a poursuite
21:39que les émeutiers,
21:41que les violents
21:41et que les délinquants
21:43parce qu'on a refusé
21:46procureurs qui me disaient aussi
21:47qu'aujourd'hui,
21:48le politique préfère voir
21:49un policier mort
21:51qu'un émeutier mort.
21:52Il faut se rendre compte
21:53qu'un procureur de la République
21:54se dit cela,
21:55ça en dit long
21:55sur le désarmement
21:56de l'État régalien,
21:58désarmement,
21:58c'est-à-dire en pratique
21:59et désarmement moral.
22:01Depuis l'Élysée,
22:02quand vous avez le chef de l'État
22:03qui vous explique
22:04que la police manque d'empathie,
22:05qui a jeté en pâture
22:07le policier mis en cause
22:09dans la mort de Naël
22:09à l'époque,
22:10quand vous avez un pouvoir politique
22:11qui refuse d'assumer
22:12très clairement le soutien
22:14à sa police
22:15et qu'en face,
22:15vous avez la gauche
22:16et l'extrême-gauche,
22:17surtout la France insoumise
22:18qui jette de l'huile sur le feu,
22:20qui alimente cette haine
22:21anti-flic
22:21et qui place une cible
22:22dans le dos des policiers,
22:24vous comprenez bien
22:25qu'aujourd'hui,
22:26ce métier,
22:27cette profession
22:27se sent très largement
22:29abandonné
22:30par le pouvoir politique
22:31et par l'ensemble
22:33de la classe dirigeante
22:34à la différence des Français
22:35dont je le rappelle
22:3570% des Français
22:37depuis 10 ans,
22:38tous les sondages du monde
22:39soutiennent leur police.
22:40Évidemment,
22:41et je crois que le dernier sondage
22:42qu'il y a une semaine ou deux
22:43qu'on avait commandé
22:44nous donne 84%
22:45de soutien aux policiers.
22:47On doit marquer la pause,
22:48Jean-Christophe,
22:48peut-être en 10 secondes
22:49et on s'attardera
22:50encore longuement
22:51sur cette image.
22:52Le soutien, oui,
22:52d'une large partie
22:53de la population,
22:54mais le réel
22:54d'une autre population,
22:55c'est aussi ça.
22:56Là, l'image,
22:57elle dit le réel.
22:58C'est-à-dire qu'il y a
22:59non seulement celui
23:00qui tabase le policier,
23:02comme la policière
23:03qui a été lynchée
23:03et qui aurait pu être tuée,
23:05et autour,
23:05vous avez des gens
23:06qui filment
23:06et qui dansent
23:07autour de cette scène
23:08et qui vont ensuite intervenir.
23:10Donc, ça veut dire
23:10que la réalité
23:14se voilez la face,
23:15pour le coup,
23:15c'est simplement
23:16une agression.
23:17Et dans les derniers six mois,
23:18tous vos collègues
23:19le disent aujourd'hui.
23:21Là, c'est du rapport physique.
23:22Mais la réalité,
23:23c'est qu'il y a
23:23de l'insulte permanente.
23:24Il n'y a plus rien d'autre
23:25que ça.
23:26Oui, parce qu'il n'y a pas le son.
23:26Je ne sais pas si on peut
23:27monter l'ambiance
23:27sur les images,
23:28mais autour,
23:29c'est ce qui est encore
23:30plus choquant aussi.
23:31C'est cette espèce
23:31d'euphorie générale
23:32autour de cet acte ignoble.
23:36On est presque
23:36dans un espèce de rite maintenant.
23:38On est rentré dans quelque chose
23:39qui ressemble à ça.
23:40Et donc,
23:41la captation vidéo
23:42le montre,
23:43se diffuse
23:43et accélère.
23:44Et quand vous avez
23:45une décision de justice
23:45qui amène huit mois
23:47sur l'affaire
23:48de la policière lynchée,
23:49c'est un aller simple
23:50pour ça en permanence,
23:51si vous voulez.
23:52Là, on a un message
23:53qui est celui de
23:54allez-y,
23:55allez-y,
23:55tapez du flic.
23:56La pause,
23:57évidemment,
23:57on va revenir
23:58sur ces forces de l'ordre.
23:59Plus de mille membres
24:00de forces de l'ordre
24:00blessés depuis le début
24:01de la colère l'ECN.
24:02Des images
24:04qui font monter
24:05d'un cran à chaque fois
24:06cette impunité
24:07face aux forces de l'ordre,
24:08cette peur qui n'existe pas
24:09en effet.
24:10Et bien sûr,
24:10qu'on fera le focus
24:11sur nos commerçants
24:13des centres-villes
24:13qui sont à l'asphyxie
24:15quasiment.
24:15A tout de suite.
24:20Il est 12h30.
24:21Merci de nous rejoindre
24:22en direct.
24:22La suite de 100%
24:23actus sur CNews
24:25avec Amory Brelet,
24:26Jean-Christophe Gallien,
24:26Véronique Jacquier,
24:27Pascal Bito,
24:28Panelli.
24:29Quatrième,
24:29j'allais dire troisième,
24:30quatrième samedi consécutif
24:32de mobilisation
24:34et des forces de l'ordre.
24:35Un dispositif encore
24:36une fois exceptionnel
24:37avec 70 000 policiers
24:40et gendarmes.
24:40On peut peut-être
24:41voir les images
24:42des différentes rues
24:44parisiennes
24:45et de la place
24:45de la République
24:45où nos équipes
24:46nous attendent.
24:48Alors,
24:49je ne sais pas
24:49où on est,
24:49les amis.
24:50Il faut me dire
24:51où nous sommes
24:52puisqu'il n'y a pas
24:53les fameuses synthés,
24:54comme on dit,
24:55à la place de la Concorde
24:56sur la droite
24:57et le boulevard Voltaire,
24:59j'imagine,
25:00sur la gauche
25:01avec les équipes CNews,
25:03plusieurs dizaines
25:03de milliers de personnes
25:04attendues encore une fois
25:05dans les rues de Paris
25:06et une place de la République
25:07qui commence
25:07à se remplir.
25:18Place de la République,
25:19boulevard Voltaire,
25:19on est avec vous.
25:26Est-ce qu'on peut me parler
25:27en régie ?
25:29Bon,
25:30on va évidemment
25:31essayer de joindre
25:32nos équipes
25:32sur le terrain
25:33dans quelques instants.
25:36Cette séquence,
25:37je le disais,
25:38de ce policier
25:39roué de cou,
25:39et vous le voyez encore
25:40en bas de l'écran,
25:42combien de temps
25:43les forces de l'ordre
25:43vont-elles tenir ?
25:45Je voudrais qu'on revienne aussi,
25:46pourquoi pas,
25:46sur ce qu'on a vu hier
25:47à Strasbourg
25:48et cette effigie de CRS
25:50siglée également SS
25:53que certains ont fait brûler
25:54dans l'euphorie générale.
25:57Il y a une forme
25:59de régression civilisationnelle,
26:01civilisationnelle,
26:02et si on peut garder
26:03par ailleurs en médaillon,
26:04les amis,
26:05les images en direct,
26:06également du boulevard Voltaire,
26:07notamment,
26:08une forme de régression
26:09civilisationnelle
26:10autour de cette haine
26:11anti-police
26:11qui est insupportable.
26:13Je crois que Véronique
26:14vouliez dire un mot.
26:14Oui,
26:15une régression civilisationnelle
26:17que l'on voit poindre
26:18depuis plusieurs années.
26:20Voilà,
26:21les émeutes
26:22après la mort
26:23du jeune Naël,
26:24mais cette délinquance
26:25festive
26:26qui s'est installée
26:26après chaque victoire
26:28de Ligue des Champions
26:29à Paris.
26:31On a vu
26:32que ce qui était
26:32auparavant
26:33des incidents
26:35cantonnés
26:36en banlieue
26:36rentrent maintenant
26:38dans le cœur
26:38des métropoles,
26:39que ce soit Paris,
26:40mais aussi Lyon et Marseille.
26:41N'oublions pas
26:42lors de la journée
26:43du 17 octobre
26:44quand même
26:44ces 30 000 pilleurs
26:46qui sont descendus
26:47dans le centre-ville
26:48de Marseille.
26:49Voilà,
26:50on n'a pas le sentiment
26:51ni de s'attaquer
26:51à l'État,
26:52ni de s'attaquer
26:52à un commerçant
26:53qui a bossé
26:54toute sa vie
26:54pour gagner dignement
26:56son salaire.
26:57Non,
26:58on est rentré
26:59dans l'époque,
27:00une époque
27:01de barbarie
27:02où la délinquance
27:04est associée
27:05à quelque chose
27:05de festif.
27:07D'où le sentiment
27:08d'ailleurs,
27:08mais ce n'est pas
27:09qu'un sentiment,
27:09que les repères
27:11et les valeurs
27:12sont complètement inversés.
27:13Le bien est devenu
27:15le mal,
27:15le mal est devenu
27:16quelque chose
27:16dont on se gargarise
27:18du matin au soir.
27:19Et je voulais revenir
27:19sur l'image
27:20effectivement
27:20de ce soi-disant lycéen
27:23qui s'attaquait
27:24à un commandant
27:26de police.
27:27Il faut arrêter
27:28de parler de lycéen.
27:29On n'est plus
27:30dans un mouvement lycéen.
27:31On a affaire
27:32à des délinquants notoires
27:34qui s'attaquent
27:35non seulement symboliquement
27:36à l'État,
27:37mais qui s'attaquent
27:37à des policiers.
27:38Et j'ai entendu
27:39ces derniers jours...
27:40Je me permets de modérer
27:41en rappelant
27:41qu'il y a des dizaines
27:42de milliers de personnes
27:43qui marchent pacifiquement
27:44dans les cortèges,
27:45qui ont des colères légitimes,
27:46qui attendent des réponses
27:47de l'État,
27:48pourquoi pas,
27:49et que ces exactions,
27:50ces actes de délinquance
27:51sont marginaux,
27:53beaucoup trop nombreux,
27:53mais marginaux.
27:54Non, bien sûr,
27:54mais vous allez voir
27:55où je veux en venir.
27:56C'est que le ministre
27:56de l'Éducation nationale
27:57s'est exprimé
27:58pour dire que des élèves
28:00qui avaient participé
28:01à des manifestations,
28:02il n'était pas question
28:03de les priver,
28:04de rentrer dans
28:05leur établissement
28:06et d'assister à des cours.
28:07Moi, je pense au contraire
28:09qu'il faut quand même
28:09qu'à un moment,
28:10l'État fasse preuve
28:12d'autorité
28:12et il faut dire
28:13on discute,
28:15on négocie
28:15une fois que tout le monde
28:17est capable
28:18de laisser
28:19les autres étudiants
28:20travailler,
28:21les autres étudiants
28:22ou lycéens
28:23et ceux qui sont incriminés
28:24dans des exactions,
28:26eh bien oui,
28:26on a le droit
28:27de les laisser
28:27à la porte du lycée.
28:29Ça me paraît
28:29comme le B.A.B.
28:30du début de l'autorité.
28:32Rappelons quand même
28:32que les manifestations
28:33de ce jour,
28:34c'est une façon
28:35de mettre la pression
28:36sur Sébastien Lecornu
28:37qui lundi inaugure
28:39une conférence sociale
28:41avec les syndicats
28:42et le patronat
28:43et l'après-midi
28:44reçoit les syndicats
28:45d'étudiants
28:46et de lycéens.
28:47Et on verra
28:47la réponse
28:48qui peut être apportée
28:49et surtout
28:49à quel point
28:49ça peut endiguer
28:50cette crise
28:51mais j'ai envie de dire
28:51que la réponse
28:52est presque dans la question.
28:53Image en direct
28:54à République,
28:54nos équipes,
28:55est-ce qu'on m'entend ?
28:56Est-ce qu'on peut
28:56me donner l'atmosphère
28:58et l'état
28:59de cette place
28:59de la République
29:00à une heure et demie
29:09Vous êtes en direct
29:10Boulevard Voltaire.
29:18Bon,
29:18alors c'est compliqué
29:19décidément.
29:20On va essayer
29:20de se coordonner
29:21avec les équipes
29:21sur le terrain.
29:23Je voudrais pourquoi pas
29:23qu'on évoque
29:24les commerçants
29:25bien sûr
29:26puisqu'on voit
29:26ces images
29:27Boulevard Voltaire
29:28entre le 17 et le 31 octobre.
29:30Je le rappelle
29:30les chiffres d'affaires
29:32et je demande
29:32à nos équipes
29:33si elles nous entendent
29:33peut-être de remonter
29:34vers la place
29:35de la République
29:35où on voudrait voir
29:36ces gens
29:37qui se rassemblent
29:37sur la place
29:38de la République.
29:39Les chiffres d'affaires
29:39qui ont chuté
29:40dans plusieurs villes.
29:42Marseille est la plus
29:43touchée
29:43avec une baisse
29:44de 54%.
29:45Suive Saint-Etienne
29:46moins 39%.
29:47Grenoble
29:48moins 36%.
29:50Il faut arrêter
29:50ce feuilleton.
29:51Il faut arrêter
29:51ce feuilleton
29:52qui est insupportable
29:52pour tout le monde.
29:54Vouloir l'arrêter
29:54c'est...
29:55Vous avez aussi
29:56votre affirmation
29:57qui se limite
29:57à ce qu'on voit.
29:58C'est-à-dire que
29:59je vous le redis
30:00on est dans un combat
30:01politique
30:01un combat électoral
30:03ou préélectoral
30:04et électoral
30:04et aller jusqu'au
30:07civilisationnel
30:07je ne suis pas certain
30:08parce qu'on est vraiment
30:09dans quelque chose
30:09qui est inscrit aujourd'hui
30:10dans cette nouvelle
30:12guerre et il y a
30:12asymétrique
30:13dont le fort
30:14dans une guerre asymétrique
30:16quand on est à l'international
30:17le fort c'est celui
30:18qui est contourné
30:19par d'autres forces
30:20qui essaient de se débrouiller
30:21par l'asymétrie
30:22justement là c'est l'inverse
30:23l'État est devenu
30:23finalement le faible
30:24et ceux qui sont
30:26dans l'asymétrie
30:26finalement les plus puissants
30:28sont ceux qui dictent
30:29l'agenda
30:29vous vous rendez compte
30:30qu'on est samedi
30:31on a eu une journée
30:32le jeudi
30:33on a eu une journée
30:34samedi dernier
30:35dans cet aléatoire
30:36si vous voulez
30:37qui est à la fois programmé
30:38avec un calendrier
30:38qui est annoncé
30:39jusqu'au mois de décembre
30:40y compris décembre
30:41on a aussi des aléatoires
30:43une mise sous tension permanente
30:45les commerçants
30:45pourquoi ça ne marche pas
30:46parce que
30:47depuis les émeutes
30:48depuis l'insurrection
30:50qui a été décrite tout à l'heure
30:51c'est-à-dire
30:51où les gens sont arrivés
30:52en pillage
30:53en organisation
30:54pour piller
30:55à la fin d'une journée
30:55qui était déjà
30:56une journée insurrectionnelle
30:57depuis il n'y a pas eu
30:58trop ça
30:59en fait en réalité
30:59sauf que vous ne pouvez pas savoir
31:00le jour où vous baissez la garde
31:01vous enlevez vos protections
31:03de bois
31:03ou de métal
31:04et bien c'est à ce moment-là
31:05peut-être que vous allez avoir le truc
31:06donc cette mise sous tension
31:07est organisée
31:08préparée sur les réseaux sociaux
31:09dans la rue digitale
31:10pour que la rue physique ait peur
31:11cette rue physique
31:12aujourd'hui
31:13dont l'économie
31:14est mise sous cloche
31:15et ça veut dire quoi ?
31:16ça veut dire qu'en réalité
31:16vous avez le commerce
31:17bien sûr
31:17mais vous avez tout ce qui suit derrière
31:18parce que dans cette période-là
31:20quand le commerce ne marche pas
31:21dans la chaîne de valeur
31:22les gens qui ont vendu
31:25à des commerçants
31:25des produits qui sont à vendre
31:27ceux qui veulent venir
31:28par exemple pour les activités touristiques
31:30de fêtes de fin d'année
31:31les marchés de Noël
31:32ou autres
31:33qui viennent de l'étranger
31:33ils voient ces images aussi
31:35qui circulent à travers la banane
31:36ils ne viennent pas
31:37donc vous avez une économie
31:38qui est déjà mal en point
31:40sur le plan macroéconomique
31:41et qui devient maintenant
31:42sur le plan microéconomique
31:43extrêmement difficile
31:44donc ce qui veut dire
31:45que notre vie quotidienne
31:47est agressée
31:48par cette guérilla
31:49qui met sous tension ce pays
31:51mais dans un objectif politique
31:52je vous le dis électoral
31:53il ne s'agit pas d'autre chose
31:54et puis il y a un discours
31:55évidemment qui entretient cela
31:56je ne sais pas si vous avez entendu
31:57Mathieu Kassovitz
31:58ces dernières heures
31:59et Pascal Bittopanelli
32:00je vous vois
32:01demander la parole
32:02je vous la donnerai
32:02ainsi qu'à Michel Klein
32:03sur cette question
32:04Mathieu Kassovitz
32:05qui nous explique
32:06sur une chaîne concurrente
32:08que les casseurs sont nécessaires
32:10sont nécessaires
32:11ce serait bien qu'il aille dire ça
32:12en face peut-être
32:12à des commerçants pillés
32:13et pourquoi pas ruiner
32:15écoutez cette prise de parole
32:16hier
32:18pas chez lui
32:23alors Mathieu Kassovitz
32:25si on peut l'entendre
32:25les amis
32:26des propos qui sont incendiaires
32:29alors la question
32:30évidemment
32:31est-ce que ça fait partie
32:32de la liberté d'expression
32:33c'est toujours pareil
32:35Amaury
32:35alors moi
32:36en authentique
32:37et sincère libéral
32:38que je suis
32:38oui
32:39mais ça n'en reste pas
32:41des propos scandaleux
32:42qui ne sont pas étonnants
32:43venant de Mathieu Kassovitz
32:44qui est un provocateur né
32:45on l'a
32:46je vous laisse poursuivre
32:47pardonnez moi
32:47l'enfant terrible du cinéma
32:48et qui multiplie ce genre
32:49de propos depuis des années
32:51tout cela n'est pas nouveau
32:52mais tout cela
32:53animante cette atmosphère
32:55malheureusement
32:56insupportable
32:57à l'extrême gauche
32:58qui tend à promouvoir
33:00et à légitimer
33:01la violence
33:02dans les mots
33:02dans les actes
33:03y compris contre les policiers
33:05donc
33:06il est temps d'y mettre fin
33:07il faut quand même rappeler
33:08que ceux qui manifestent
33:09qui étaient 575 000 jeudi
33:12c'est 0,8%
33:14dans un pays
33:15de 69 millions d'habitants
33:16c'est une ultra minorité
33:19politisée
33:20qui inflige
33:21malheureusement
33:23ce genre de manifestation
33:25avec les conséquences
33:26que l'on sait
33:26pour les commerçants
33:27et les policiers
33:28à un pays tout entier
33:29qui n'en peut plus
33:30ce n'est pas la France profonde
33:32ce n'est pas la France paupérisée
33:34la France des oubliés
33:35qui manifeste aujourd'hui
33:35dans la rue
33:36Mathieu Kassovitz
33:37on l'a retrouvé
33:37écoutez-le
33:39vous n'avez aucun problème
33:40avec ce que vous avez dit
33:41justement dans le média
33:42qu'est-ce que j'ai dit
33:43dans le média
33:43au fait que
33:44les vitrines
33:44les vitrines
33:46si vous êtes honnête
33:47intellectuellement
33:48les vitrines peuvent être cassées
33:49par des pilleurs
33:49parce que c'est le seul moyen
33:51d'être entendu
33:51vous pensez que vous
33:52vous n'avez pas une responsabilité
33:53politique par rapport
33:54à votre discours
33:54pas n'importe quelle vitrine
33:55déjà c'était après les casses
33:58et puis ça fait 30 ans
33:59que je dis la même chose
34:00les casseurs sont nécessaires
34:01ah oui mon dieu
34:03malheureusement
34:03donc alors la violence
34:04légitime
34:05malheureusement
34:06vous savez que
34:07il faut expliquer pourquoi
34:09les casseurs sont nécessaires
34:10parce que les gouvernements
34:11ne comprennent que la force
34:14Michel Klein
34:15les casseurs sont nécessaires ?
34:18Oui évidemment
34:18je ne souscris pas du tout
34:19à ce qui vient d'être dit
34:21non les casseurs
34:21ne sont pas nécessaires
34:22notre constitution
34:23est bien faite
34:24l'expression d'une revendication
34:25d'un mécontentement
34:26se fait dans la rue
34:28conformément
34:29au droit de manifester
34:30mais se fait pacifiquement
34:31il n'y a pas besoin
34:32de casseurs
34:33pour se faire entendre
34:34ça c'est pas des choses
34:35et même si on ajoute
34:36malheureusement
34:37quelque part
34:37l'encouragement
34:38est dans le propos
34:39je reviens aussi
34:41un instant
34:41si vous me le permettez
34:42sur cette effigie de CRS
34:43qui a été brûlée
34:44à Strasbourg
34:45ça intervient quand même
34:46quelques jours
34:47à peine après
34:48un officier de gendarmerie
34:49qui a reçu un cocktail
34:50molotov dans les pieds
34:51qui a pratiquement
34:53pris feu sur place
34:54et il y a l'air de la paix
34:55d'une compagnie
34:56de sécurisation
34:57et d'intervention parisienne
34:58qui a eu aussi
34:59essuyé un cocktail molotov
35:00donc c'est pas
35:01complètement innocent
35:01tout ça
35:02à 48 heures d'intervalle
35:04un gendarme
35:05a failli être
35:05très grievement blessé
35:06par un cocktail molotov
35:08et derrière
35:09on met cette effigie
35:10comme quoi
35:11finalement
35:11brûler un CRS
35:12on peut faire la fête
35:13autour
35:13c'est un totem
35:14c'est des transgressions
35:16je l'ai dit tout à l'heure
35:17c'est des transgressions lourdes
35:18dans une jeunesse
35:20dont la plupart
35:21sont encore en construction
35:22et qui peuvent
35:23faire des conséquences
35:28alors on n'entend plus
35:29on vous entend plus
35:30Michel K
35:30on a un petit problème
35:32de son
35:34oui Pascal
35:34oui donc
35:36comme le dit Michel
35:37des transgressions
35:38mais des transgressions
35:39assumées
35:40dans un langage
35:42pseudo révolutionnaire
35:44qui rappelle
35:45la chose suivante
35:46une manifestation
35:47qui part
35:47d'un point A
35:49à un point B
35:50dans le calme
35:51ne sert à rien
35:51seule la case
35:53seule la violence
35:54fait avancer les choses
35:55on est dans la
35:56dans la doctrine révolutionnaire
35:58sur cette fatigue
35:59sécuritaire
36:00qui devient
36:01une fatigue sociale
36:03on est dans un principe
36:05d'usure
36:06on est dans un principe
36:07d'usure des forces
36:08de l'ordre
36:08mais aussi des citoyens
36:10qui aspirent à avoir
36:11une vie tranquille
36:12on ne peut pas rester
36:13dans une société
36:15de mobilisation permanente
36:17et de tranquillité
36:19intermittente
36:19ça n'est pas possible
36:21il faut que la république
36:22reprenne sa place
36:23le ministre de l'intérieur
36:25a eu un mot pour les commerçants
36:26hier
36:27je vous propose de l'écouter
36:30certains responsables
36:31d'organisations syndicales
36:32que je comprends
36:32qui souhaiteraient
36:33qu'on définisse les parcours
36:3415 jours
36:353 semaines à l'avance
36:35oui mais sauf que
36:36en fonction du risque
36:37et des menaces
36:37et des risques
36:38de troubles à l'ordre public
36:39la situation peut
36:40entre J moins 3 semaines
36:43et le jour J
36:44il peut se passer
36:45plein de choses
36:45et qui font que souvent
36:46on arrête les itinéraires
36:4824h ou 48h avant
36:49enfin pour les commerçants
36:50quand même
36:50notamment pour les centres-villes
36:52je crois qu'on a pris
36:53partout sur le territoire national
36:54énormément de mesures
36:55de protection
36:55voilà des commerçants
36:57qui sont sûrs qu'ils vivent
36:57en permanence
36:58Jean-Christophe
36:59oui cette stratégie
37:00de la tension
37:01je parlais d'asymétrie
37:02tout à l'heure
37:02c'est vraiment
37:03des fondamentaux
37:04de cette guerre
37:04qu'on voit ailleurs
37:06dans d'autres situations
37:06là c'est une guérilla
37:07on va pas dire
37:08que c'est une guerre
37:08mais la réalité
37:09c'est que la mise sous tension
37:10alterne avec ce qu'on voit
37:11à l'antenne
37:12regardez
37:12là on est place
37:13de la République
37:14on y est arrivé
37:15dans le 3ème arrondissement
37:16de Paris
37:16vous avez donc
37:18un orchestre
37:18qui joue
37:19qui joue de la musique
37:20donc là on est dans
37:20quelque chose
37:21qui est d'une autre nature
37:22mais c'est très contradictoire
37:24avec les images
37:25c'est pas contradictoire
37:26c'est très complémentaire
37:27plus exactement
37:27c'est comme une espèce
37:28de faisceau de tension
37:29avec l'image du policier
37:31qui est brûlé
37:31en effigie évidemment
37:33les messages
37:34sur les réseaux sociaux
37:35l'idée qu'on annonce
37:37partout
37:37qu'on va avoir des cortèges
37:38qui ne sont pas autorisés
37:39mais qui vont quand même
37:39s'exécuter
37:40est-ce qu'ils s'exécuteront
37:41quand vous êtes commerçant
37:42quand vous êtes citoyen
37:43quand vous êtes
37:44quelqu'un qui est embarqué
37:45dans la vie de notre société
37:47classique
37:47vous vous adaptez
37:49à ces messages
37:49ces messages sont quoi
37:50ceux d'une crise
37:51ceux d'une tension potentielle
37:53ceux d'une menace
37:53est-ce que vous allez sortir
37:54le soir
37:55est-ce que vous allez
37:55vous mettre en terrasse
37:56dans un café
37:57parce qu'il fait plutôt beau
37:58vous ne savez pas
37:59est-ce que vous allez
37:59faire vos courses
38:00qu'est-ce qui se passe
38:01le commerce
38:01rappelons-nous quand même
38:02que le commerce de centre-ville
38:04ou le commerce classique
38:05il est déjà très agressé
38:07par le commerce digital
38:08il vit une vie de fin d'année
38:10qui aujourd'hui
38:10est celle d'essayer
38:11de se sauver
38:12justement avec l'économie
38:13on le racontait
38:14les commerçants de détail
38:15c'est Noël
38:16Noël les fêtes de fin d'année
38:17c'est la moitié
38:19de leur chiffre d'affaires
38:20de l'année
38:20et une large partie
38:21de leur marge
38:22sur laquelle ils ont investi
38:23ils ont acheté des marchandises
38:24et ainsi de suite
38:24ils sont déjà attaqués
38:26par les réseaux digitaux
38:28de commerce
38:29et aujourd'hui
38:29qu'est-ce qu'on va faire
38:30on les empêche finalement
38:32d'exécuter leur activité
38:33ça veut dire que
38:34je vous le redis
38:34dans la chaîne de valeur
38:35de l'économie de ce pays
38:36à un moment donné
38:37ça se paiera aussi
38:38mais c'est une stratégie
38:39de conflictualité politique
38:41qui a un objectif
38:42je vous le redis
38:43de la rue
38:44qui leur appartient
38:45et ça moi je reste
38:47persuadé qu'aujourd'hui
38:47ils ont marqué les points
38:48c'est pas parce qu'on a
38:4970 000 exceptionnels
38:50qui deviennent de plus en plus
38:52communs
38:52puisque toutes les semaines
38:53on a 70 000 policiers
38:54je sais pas d'où ils les sortent
38:55d'ailleurs
38:55comment on fait pour les avoir
38:56en permanence
38:57parce que ça me paraît compliqué
38:58mais vous avez gagné
38:59la bataille de la rue
39:00et leur pari
39:00c'est de gagner la bataille
39:01des urnes
39:02ne regardons pas
39:04ce qui va se passer
39:04à la fois à la présidentielle
39:06législative
39:06avec un regard
39:07qui est de dire
39:08non non tout ça sera réglé
39:09par la majorité silencieuse
39:10c'est pas tout à t'effrayer
39:11à Maumy
39:12c'est pas tout à Maury
39:13c'est quelque chose
39:14qui se joue dans les esprits
39:15qui se joue même
39:16chez les gens passifs
39:17qui ne vont pas faire
39:18le coup de poing
39:18qui ne vont pas occuper la rue
39:19mais qui pour certains
39:21se laissent de plus en plus
39:23embarquer dans ce message
39:24du grand soir
39:25et du grand changement
39:26Véronique Zaki
39:26il faut préciser
39:28qu'en fait
39:28il y a une nouveauté aujourd'hui
39:29c'est qu'il y a deux manifestations
39:31il y a celle
39:32qui va se dérouler
39:33place de la Concorde
39:34et celle
39:35qui va partir
39:37de République
39:38pour gagner
39:38Nation
39:39alors d'un côté
39:40place de la Concorde
39:41les Gilets jaunes
39:42d'ailleurs qui comptent
39:43se mobiliser
39:44et manifester
39:44sans autorisation
39:47et de l'autre côté
39:48les syndicats
39:49étudiants et lycéens
39:51alors il y a deux messages
39:52en fait
39:52qui sont envoyés
39:53du côté des syndicats
39:54étudiants et lycéens
39:55on les voit
39:55là avec
39:56place de la République
39:57la musique
39:58ce qui va permettre
39:59de dire
39:59à la France insoumise
40:01mais regardez
40:01tout se passe bien
40:02c'est festif
40:04c'est bon enfant
40:06vous avez remarqué
40:06que l'un des mots
40:08clés de la semaine
40:08c'est c'est bon enfant
40:09c'est pas grave
40:10s'il y a des policiers
40:12blessés
40:12c'est pas grave
40:13si des commerçants
40:14sont obligés
40:15de se barricader
40:15pour la France insoumise
40:16les images que nous voyons
40:18en ce moment
40:18c'est forcément
40:19bon enfant
40:19et c'est vrai
40:20que parfois
40:20ça commence
40:21heureusement encore
40:22d'une façon
40:23bon enfant
40:23mais en fin de cortège
40:25en fin d'après-midi
40:26on va sans doute
40:27voir des black blocks
40:28et des casseurs
40:29s'immiscer
40:30au milieu
40:31de ces manifestants
40:32la deuxième chose
40:32c'est qu'il faut préciser
40:33qu'on parle
40:34de Gilets jaunes
40:35place de la Concorde
40:37mais ce n'est pas
40:38il ne s'agit pas
40:39des Gilets jaunes
40:40que nous avons connus
40:41en 2019
40:42et 2020
40:43d'ailleurs
40:44le mouvement
40:45à l'époque
40:46avait vrillé
40:47et avait été préempté
40:49par l'extrême gauche
40:50et là
40:50c'est déjà le cas
40:52ça ne se veut pas être
40:53une résurgence
40:55d'un mouvement rural
40:57qui disait
40:58on veut vivre
40:59non seulement
41:00de notre travail
41:02mais on veut aussi
41:03pouvoir mettre
41:03de l'essence
41:04dans notre voiture
41:05non là
41:06très clairement
41:06comme slogan
41:07il y a la vie chère
41:08mais il y a
41:09l'antiracisme
41:10il y a l'anticapitalisme
41:12il y a l'écologie
41:13et les leaders
41:14ne se cachent pas
41:14d'être proches
41:15de Jean-Luc Mélenchon
41:17donc c'est tout autre chose
41:18et là encore
41:19il y a une préemption
41:20de la part de l'extrême gauche
41:21et des drapeaux palestiniens
41:22qu'on attend en nombre
41:23évidemment
41:23comme chaque week-end
41:25pour que le package
41:28soit complet
41:29pardonnez-moi
41:29Amori
41:29un dernier mot
41:30oui à propos
41:30des commerçants
41:31si le risque de pillage
41:33a diminué
41:34ces derniers jours
41:35et même ces dernières semaines
41:36il est toujours là
41:37bien sûr
41:37c'est d'ailleurs
41:38l'une des grandes inquiétudes
41:39du ministère de l'Intérieur
41:40mais je vais vous dire
41:41qu'il y a risque de pillage
41:42ou pas
41:42les commerçants sont barricadés
41:44donc la défaite
41:45elle est tactée
41:46quoi qu'il arrive
41:47c'est ça qui est très dramatique
41:48c'est devenu une habitude
41:49et on s'y habitue
41:50c'est absolument scandaleux
41:52c'est un risque pour
41:53en tout cas c'est une inquiétude
41:54pour Beauvau
41:55d'abord parce que
41:55c'est une atteinte
41:56elle est bien privée
41:57et non plus du mobilier urbain
41:58comme on le voit traditionnellement
41:59ensuite il y a le risque
42:00il y a un risque évident
42:02d'affrontement
42:03entre les commerçants
42:04ou leurs agents de sécurité
42:06et les casseurs
42:07et les pilleurs
42:08dont on sait d'ailleurs
42:08que bon nombre de commerçants
42:10se sont armés
42:11se sont équipés
42:11en moyens de défense
42:12on a vu ce nombre
42:14de magasins dévalisés
42:15ces dernières semaines
42:16et puis la troisième raison
42:18c'est que les images
42:19de pillage
42:20sont encore pires
42:21que les images
42:22de violences
42:23de casse
42:23par l'ultra-gauche
42:24ce sont les pires images possibles
42:26en termes de réputation
42:27à l'international
42:28c'est là où vous avez
42:28vraiment l'idée
42:30et le constat
42:31que le pays n'est plus tenu
42:32que la police est débordée
42:33que l'état ne tient plus rien
42:35il est presque 13h
42:37on va rendre l'antenne
42:39c'est rendez-vous
42:40avec Michel Onfray
42:41on est d'accord
42:41les amis en régie
42:42Michel Onfray
42:43avec Laurence Ferrari
42:44bien évidemment
42:46on va se retrouver
42:47donc nous à 14h
42:48pour vivre en direct
42:50ce qui se passera
42:51bien sûr sur le terrain
42:53à Paris
42:53et sur tout le territoire
42:55je vous rappelle évidemment
42:56ce QR code
42:57en haut à droite
42:57de votre écran
42:58pour télécharger
42:58l'essentiel
43:00appli CNews
43:01merci à tous les quatre
43:02merci aux équipes en régie
43:03et on se retrouve tout à l'heure