00:00Emmanuel Macron n'a pas su entendre la colère et le désespoir des Français.
00:04On est dans une situation où ils ne peuvent même plus attendre.
00:07Ils n'ont même pas d'espoir finalement avec les présidentielles.
00:11On sent qu'aujourd'hui cette colère se manifeste aussi avec beaucoup de violence.
00:16Moi je voudrais juste rappeler que ce qui s'est passé avec le gilet jaune, on ne l'a toujours
00:19pas digéré en fait.
00:20Parce qu'il y avait l'acte 1 et l'acte 2, mais moi je parle vraiment de l'acte
00:231
00:23qui était des manifestations plutôt bon enfants, le désespoir des travailleurs pauvres,
00:28de ceux qui étaient relégués en périphérie des grandes villes,
00:32qui étaient obligés d'avoir une deuxième voiture,
00:36qui ont vu aussi dans ces petites communes, villages,
00:40la désertification de tous les services publics et qu'on n'a pas su entendre.
00:44Et moi quand j'ai vu que jeudi, on a dit finalement ça s'est bien passé
00:48alors qu'il y a eu plus de 100 forces de l'ordre qui ont été agressées,
00:52qu'il y a eu quand même un mannequin, l'effigie d'un CRS qui a été brûlé
00:56et qui a été construit dans une école d'art.
01:00Vous vous rendez compte ? Donc on le sait parfaitement qu'il y a fait.
01:02Mais dans un instant je vais vous montrer une image d'un commandant de police
01:05qui a été jeté à terre et lynché hier à Lyon alors qu'il n'était pas en train de
01:08protéger un lycée.
01:09Voilà, mais c'est pour ça que je rejoins ce qu'a dit Jonathan.
01:11Aujourd'hui l'état de droit est à genoux, je peux le dire, est tétanisé.
01:17Et malgré les déclarations de M. Nunes, parce que je pense qu'il fait ce qu'il peut sincèrement,
01:22mais bon voilà, on a additionné, cumulé toutes ces colères.
01:25Sous-titrage Société Radio-Canada