00:00Vous voulez dire qu'ils étaient tous saubourgés ?
00:01Non, peut-être que ce n'est pas la seule explication,
00:04mais ça signifie aussi que quand Jean-Luc Mélenchon est là,
00:06il y a des troupes derrière,
00:07et que quand il appelle à venir, les gens suivent.
00:09Donc ça veut dire que...
00:11Alors le problème, c'est que ce qui se passe depuis deux semaines,
00:14des multiples colères, légitimes et illégitimes,
00:17se réunissent dans la rue,
00:18et se réunissent, pour ceux qui ne se déplacent pas dans la rue,
00:20dans les foyers.
00:21Le problème, c'est que l'État n'a pas d'argent,
00:23donc il ne peut pas répondre à des sujets,
00:25et quand on n'a pas d'argent, on n'est pas souverain,
00:27donc on dépend en plus des autres.
00:29Deuxièmement, le Parlement est bloqué depuis la dissolution de Macron,
00:32donc il ne peut rien se passer politiquement.
00:34Donc la colère qui ne fait que grimper,
00:36va faire nécessairement que grimper jusqu'au moins la présidentielle de 2027.
00:40On a vu le 17 octobre un tournant,
00:43et pas un tournant que dans la violence,
00:44parce qu'on a vu se sceller dans les rues,
00:46la coalition théorisée par Terra Nova.
00:49Et cette coalition de Terra Nova,
00:51c'est le programme de Jean-Luc Mélenchon,
00:53c'est-à-dire l'alliance de la bourgeoisie révolutionnaire
00:56et de la racaille.
00:58C'était très clair en 2012,
01:00et c'est très clair dans le programme de Jean-Luc Mélenchon.
01:02Et depuis ce 17 octobre,
01:05notre seuil de tolérance s'est rehaussé face à l'intolérable.
01:09C'est-à-dire, ce qui s'est passé le 17 octobre ne s'est pas repassé,
01:12mais on dit, depuis, ça se passe bien.
01:14Mais celui qui en profite également,
01:16c'est Jean-Luc Mélenchon dans ses déclarations.
01:18Vous savez, on a souvent parlé de la fenêtre d'Overton,
01:20ou en tout cas beaucoup de journalistes,
01:21plutôt sur le service public,
01:23expliquaient qu'Éric Zemmour ouvrait la fenêtre d'Overton.
01:25Et bizarrement, ce n'est jamais un reproche qu'on fait à Jean-Luc Mélenchon.
01:27Jean-Luc Mélenchon ne cesse d'ouvrir la fenêtre d'Overton,
01:30mais avec ce qui s'est passé le 17 octobre,
01:32lui, on profite aussi.
01:33Ce qui nous paraissait intolérable il y a deux mois,
01:36paraît finalement assez tolérable aujourd'hui.
01:40Alors, si on regarde ce qui se passe aujourd'hui politiquement,
01:43on a Marine Le Pen, évidemment,
01:45qui ne cesse de grimper dans les sonnages.
01:46On a les anciennes majorités qui siègent sur les ruines.
01:49On a David Lysnard qui perce,
01:52mais qui reste quand même bien en dessous,
01:53et de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.
01:55Est-ce qu'on pensait à la suite de ces manifestations
01:57et de ces émeutes, surtout,
01:59que Jean-Luc Mélenchon allait baisser
02:01étant donné qu'il était le leader,
02:03en tout cas le représentant politique
02:04de ces violences dans les rues ?
02:06Il s'est passé le contraire, il a augmenté.
02:08Donc, il n'y a aucune raison qu'il ne cesse d'augmenter.
02:11Et on voit à l'œuvre, depuis cette semaine surtout,
02:14une alliance médiatico-politique
02:16qui veut faire tomber Marine Le Pen.
02:18Il y a eu la tuerie de Trappes immonde.
02:21On a essayé de dire,
02:23Trappes, c'est la faute de Marine Le Pen
02:24et c'est la faute de CNews qui raconte ce qu'on voit.
02:27C'est quand même assez étonnant,
02:28c'est dès qu'il y a un terroriste islamiste,
02:29on ne dit jamais que c'est la faute de l'islam.
02:31Quand il y a Quentin Durand qui meurt
02:32ou quand il y a des violences policières,
02:34on ne dit jamais que c'est la faute de la France insoumise.
02:36Là, par contre, c'est la faute de Marine Le Pen
02:37et de CNews et d'autres médias.
02:40Donc, on voit quand même qu'on essaie
02:41de faire tomber Marine Le Pen
02:42avec l'espèce d'antiracisme un peu de pacotille.
02:45Et on a vu cette séquence assez lunaire sur Quotidien
02:48dont on a beaucoup parlé
02:49avec Jérôme Fourquet
02:50qui avait expliqué, donc chiffres à l'appui,
02:52que 75% des prévenus en comparution immédiate
02:55après le 17 octobre
02:56portaient un prénom arabo-musulman et africain.
02:58Ils s'appuyaient sur les seules données
03:00qu'il avait, qu'il avait consolidées.
03:02Et ça n'avait surpris personne
03:03parce que la nouveauté de nos émeutiers,
03:05de nos barbares,
03:06c'est qu'ils filment et leurs méfaits
03:07et s'en réjouissent.
03:09Donc, tout le monde avait vu.
03:10Quotidien, non, il n'avait pas vu ça.
03:12Et donc, ils ont commencé par critiquer le chiffre
03:14en disant 70 personnes, c'est nul.
03:15Je me suis un peu replongé
03:16dans les archives de Quotidien.
03:17C'est quand même assez hallucinant.
03:18Il y a eu 2-3 émissions
03:19sur les 5 dernières années
03:21sur des sujets complètement différents
03:22où ils invitaient un sociologue et un chercheur
03:24un sur une étude de 25 personnes
03:26en expliquant que c'est la plus grande enquête,
03:2825 personnes,
03:29et une autre sur la jeunesse de banlieue
03:30faite par 10 personnes.
03:32Voilà, sur 10 personnes.
03:33Et là, tout d'un coup,
03:34le problème des chiffres,
03:34ce n'est pas un sujet.
03:35C'est quand même une vaste blague.
03:37Alors ensuite, il y a eu évidemment
03:38la réflexion qui a fait marrer tout le monde.
03:40C'est quoi un prénom arabo-musulman ?
03:42Évidemment.
03:42Alors, Yann Barthez a expliqué finalement
03:44parce qu'il avait compris
03:45que ça n'allait pas passer
03:46que cette méthode était bonne
03:47mais ça dépendait de comment l'utiliser.
03:49En gros, c'est une donnée scientifique
03:51si c'est pour dénoncer un racisme,
03:53mais c'est une preuve de racisme
03:54qu'on trouve que c'est pour décrire un pire.
03:56Donc, vous voyez ce que vous voyez
03:57mais surtout, ne le voyez pas
03:58parce que c'est raciste.
03:59Et le lendemain, on a eu sur France Inter,
04:00Claude Ascolowicz.
04:01Alors là, c'était open bar.
04:03Il a comparé Jérôme Fourquet
04:05qui était jusqu'à présent
04:06un type que tout le monde admirait
04:07et reconnaissait
04:08en disant, c'est Éric Zemmour
04:09et dans la bouche d'Ascolowicz,
04:11c'est Éric Zemmour, c'est le diable.
04:12Donc là, si vous voulez,
04:13ils ont fait sécession avec le réel
04:15depuis bien longtemps
04:16et chez Quotidien comme chez les autres,
04:18c'est-à-dire qu'on expérimente
04:19des vérités qui n'ont pas rencontré les faits
04:21et par contre, des faits chiffrés,
04:23sourcés, prouvés,
04:24que tout le monde voit,
04:24que tout le monde démontre,
04:25là, il ne faut surtout pas les voir.
04:27Donc, on va avoir Jean-Luc Mélenchon
04:29qui va évidemment prospérer sur le chaos
04:31mais cette alliance médiatico-politico-culturelle,
04:35elle ne va que monter en intensité.
04:37On va sur le...