00:00Non mais on a passé, c'est vrai, avec cette période de violence, on a passé un nouveau cap dans
00:07l'intolérance.
00:08En vérité, on a régressé au statu quo ante d'il y a à peu près 20 ans où effectivement,
00:15il n'était interdit de questionner l'immigration sauf à vanter ses bienfaits.
00:21Donc on revient à cela après l'instrumentalisation d'un acte raciste épouvantable, mais c'est la réalité, on n
00:30'a pas le droit de dire les évidences.
00:34Jérôme Fourquet, il faut voir comment il a été traité, je crois, chez Quotidien, alors que c'est non seulement
00:42un fin esprit, mais je pense que je n'arriverai même pas à le classifier politiquement.
00:46Non, mais il a osé dire, je ne crois pas qu'il le regrette d'ailleurs, honnêtement, parce que sur
00:55le coup, c'est désagréable, mais je pense qu'aujourd'hui, très sincèrement,
01:00moi, quand ces gens-là me crachent dessus, ça m'est totalement égal sur le plan intellectuel et sur le
01:07plan de mon bonheur à moi.
01:08Non mais vous comprenez ce que je veux dire ? On sait maintenant ce que vaut leur niveau intellectuel et
01:15moral.
01:15D'ailleurs, c'est pour ça qu'ils passent. Puisqu'ils savent que ça ne sert de rien sur le
01:20plan, justement, électoral, ils s'essayent, ils s'essayent, s'ils osent dire,
01:24par la voie légale, par les voies des juges, par les voies de la détestation, mais ça ne change de
01:29rien.
01:29Mais c'est vrai, par exemple, un interdit terrible, c'est de parler des déclarations du père du malheureux qui
01:38a été victime de cet attentat raciste.
01:40On n'aurait pas le droit de dire ces déclarations épouvantables sur le plan antisémite ou de la détestation de
01:46la France.
01:47Mais je vous signale que quand le pauvre Quintin de Ranck a été assassiné, le lendemain matin à 9h,
01:54on avait le droit à tout son palmarium et certains journaux le traitaient de nazi.
01:59Moi, je dis ce que je pense et je dis ce que je vois.
02:02Sous-titrage Société Radio-Canada