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  • il y a 16 ans
Rencontre avec Jérôme Salle et Julien Rappeneau
Réalisateur et scénaristes de Largo Winch 2
Détails sur www.cloneweb.net
Transcription
00:09Je voulais savoir pourquoi est-ce que pour ce deuxième film vous avez choisi de piocher
00:14des éléments dans la forteresse de McKilling et l'œil du tigre et pas d'aller chercher
00:18dans d'autres histoires qui sont plus économiques ? Finalement dans les BD c'est celle qui s'éloigne
00:25un peu plus de l'esprit de l'argot, c'est celle-ci ? Parce qu'on craint un peu
00:32l'économie
00:33je pense, on voulait éviter le piège de trop de bavardages et de techniques économiques
00:39qui évidemment passent très très bien en BD qui est une forme de littérature, donc
00:43on a droit au long pavé de texte, c'est beaucoup plus compliqué en cinéma, donc on voulait
00:47un peu éviter ça. Et après, vous croyez que c'est ça ? Oui, puis il y avait des éléments
00:53de décors qui vous séduisaient et puis dans les BD de l'argot, il est évoqué qu'il a vécu
00:59dans son passé en Asie, il a joué dans les albums sur l'héroïne et dans la forteresse
01:05de McKilling et quand on avait envie de garder des éléments liés à ce que l'argot avait
01:12vécu avant de se retrouver propulsé à la tête du groupe, parce qu'on éparpille un
01:17peu de là, puis ensuite on a imaginé une histoire originale, qui est quand même très
01:20éloignée de la forteresse de McKilling et d'Heure du Tigre, mais à la base je pense
01:24que c'était ces deux éléments, le décor et le passé asiatique.
01:29D'accord. Et justement, la tentation aurait été, vu le contexte depuis 2-3 ans, de prendre
01:36un angle plus crise économique, est-ce que vous avez à un moment songé en vous disant
01:40est-ce que ça va me desservir, ou est-ce qu'on va en faire une arme, ou pourquoi l
01:43'évacuer ?
01:45Non, on y a pensé en fait, parce que bizarre, quand le premier est sorti, on a été un peu
01:51effondré, parce que juste avant la sortie il y a eu la crise économique, qui est pour le
01:55coup qu'on n'est pas pu appréhender, parce que si les mecs sont chargés d'appréhender
01:58ça, il ne l'est pas appréhender, nous forcément on ne l'est pas appréhender
02:01donc ça nous avait un peu miné à l'époque, et bon finalement c'est mal passé, mais
02:08non, on y a pensé à un moment donné, puis en fait non, le truc c'est quand on écrit,
02:11il n'y a pas non plus forcément de réflexion comme ce qui va nous servir ou nous desservir,
02:15il y a quand même quand on commence à écrire un scénario, c'est long, c'est difficile,
02:19il y a une notion de plaisir, de ce qui nous amuse, ce qui nous intéresse, on ne se dit
02:22pas
02:22tiens, ça ça va marcher ou pas marcher, on se dit tiens, qu'est-ce qu'on a envie, on
02:27part sur une idée, on dit ah tiens, ça peut être marrant, puis on tire des fils comme
02:30ça. Si ça s'était intégré parfaitement à l'histoire qu'on voulait raconter, on
02:34l'aurait évidemment fait, parce qu'on s'est posé la question, on a essayé de… mais
02:38en fait ça ne se greffait pas forcément bien sur le réflexion.
02:42Plus pour l'Argo 3 du coup.
02:45L'Argo 3 ? Non mais, je pense que toutes les difficultés de l'Argo, c'est ça, c'est
02:52que c'est, à la fois c'est un film d'aventure, l'action, c'est ce que les gens
02:56attendent,
02:57donc il y a un côté entertainment pour prendre un mot anglais, et en même temps comme c'est
03:01un héros au départ où il y a un fonds financier, c'est super dur de rester quand même à
03:06peu
03:06près fidèle au fait que c'est un héros, ce que je disais souvent c'est qu'en fait
03:10James Bond c'est un héros qui est issu de la guerre froide, et l'Argo au fond c'est
03:12un héros qui est issu du capitalisme triomphant. Donc c'est difficile de garder cette spécificité-là,
03:17c'est-à-dire ce lien avec le capitalisme, sans être suprachiant dans un film où quand même
03:22on est obligé d'éviter les articles de textes et d'explications.
03:25Après, on garde un lien avec des événements d'actualité ou réels, par exemple, les rapports
03:33entre certains grands groupes internationaux et le régime virement et des affaires qui
03:37peuvent avoir lieu, ça c'est une réalité, là c'est fictionné évidemment dans le film,
03:43mais ça s'inspire de certaines choses réelles. Donc voilà, c'est plus cet aspect-là, de cette
03:51activité-là qu'on a intégré dans le film, plutôt que la crise économique qui ne se
03:54greffait pas avec l'histoire qu'on raconte.
03:56Je fais juste un rappel, on a trois invités, si vous voulez y aller parce que ça vous saoule
04:01d'entendre le débat, il faut y aller, vous ne serez pas coincé dans le fauteuil.
04:06Michael est scotché dans le fauteuil et c'est moi, ça dure six heures, ça dure
04:09et demi. On espère, mais ce qu'on a fait du planning. Justement pour rebondir sur, en
04:19fait c'est quelque chose qui m'a un peu marqué sur le dossier, c'est justement ce que vous
04:27venez de dire par rapport au fait d'éviter le blabla financier. En fait, moi j'ai revu
04:35le 1 il n'y a pas longtemps et en fait moi ça m'avait assez plu en fait toute
04:40l'histoire
04:42qui passait par des détours financiers et je trouvais que c'était justement une force
04:46du premier et donc en disant ça...
04:48Le vrai, vous regrettez qu'elle n'ait pas gagné de moi ?
04:50Ah ouais, quand même pas. Je ne suis pas non plus si doué que c'est en finance. Justement, pourquoi
04:58la décision ?
05:01Et c'est un truc de goût en fait, c'est que moi le... C'est vraiment un truc de
05:08goût, c'est que moi en termes de mise en scène
05:09et de ce que j'avais envie de raconter, j'en avais eu un peu trop dans le premier à
05:14filmer. C'est aussi con.
05:16En fait le truc c'est que quand on sort un film comme ça et souvent quand on se retrouve
05:20face aux journalistes
05:21et je pense qu'on a une frustration quand on fait la promo qui est que les mecs, les journalistes
05:27ils nous voient arriver comme si on arrivait et qu'on avait fait un truc marqueté.
05:30C'est vrai que les américains ils ont un marketing qui est super efficace et tout.
05:34Quand on se met à écrire le scénario quand on fait le film, évidemment que c'est un film qui
05:37coûte cher et donc on fait attention
05:38et qu'on sait que c'est un film qui doit avoir un public large parce que sinon c'est
05:41juste comme si on break in bank,
05:42on va voler les gens qui nous ont permis de faire le film. Mais la prod ou les gens ils
05:47nous laissent faire globalement ce qu'on veut.
05:49Donc on est respectueux du deal de départ. On fait un cinéma grand public puisqu'on vous demande beaucoup d
05:54'argent.
05:54Mais on n'est pas dans le marketing donc les autres ans, c'est un truc de goût qui nous
05:58est propre et ensuite voilà,
06:00ça va juste, il y a un monteur qui passait, qui avait une lumière, qui ne s'est pas prévu.
06:04Ça va dire bonjour. Donc ça va du scénario au montage, c'est les deux goûts finalement du travail.
06:09Il y a un truc de goût, voilà. On n'est pas dans une logique de qu'est-ce qui
06:13va marcher ou pas. On est dans ce qui nous amuse ou pas.
06:16C'est dur tellement longtemps d'écrire un scénario comme ça qui durera quand même un an.
06:19Nous on est l'en route. Bonne année.
06:22Après moi je tourne, c'est-à-dire six mois, après c'est six mois de montage,
06:25du mois de post-prof derrière le montage. C'est long quoi.
06:30Donc si tu prends pas, s'il n'y a pas de plaisir, c'est chiant quoi.
06:34Donc on fait des trucs qu'on a envie de faire, qui nous amusent.
06:36Mais après comme on veut être aussi fidèles à l'esprit de l'Argo Winch et la bande dessinée,
06:41il y a quand même un aspect un peu financier, entre guillemets, dans le film,
06:46avec l'arnaque avec le cours de bourse qui chute, voilà.
06:50Il y a moins de blabla financier, dit Jérôme dans le film,
06:54parce que les scènes sont moins longues et c'est expliqué plus rapidement.
06:57Et en fait on aurait, dès le départ on savait qu'on voulait quand même intégrer cette notion
07:01à un moment ou l'autre de l'histoire.
07:04Parce que sinon ce ne serait pas respectueux de l'esprit.
07:06C'est respectueux de l'esprit de l'Argo Winch.
07:08Ça c'est pareil, c'est un truc de contrat avec le public aussi je pense.
07:10On ne peut pas non plus arriver avec une BD.
07:12En fait j'envoie mes films Franck, je pense que d'ailleurs l'Oeil du tigre et McKinley,
07:17je crois que c'est le diptyque qui est le moins marché.
07:21Parce que pour le coup le public de la BD, il veut vraiment avoir des histoires financières.
07:25Et donc là ça allait trop vers le côté Indiana Jones.
07:28Mais dans ce diptyque-là, il n'y a quasiment rien, si ma mémoire est bonne, de financier.
07:33C'est vraiment que de l'aventure.
07:34Et moi j'ai l'impression que si on faisait un film comme ça et que de l'aventure,
07:37oui on ne respecterait pas vraiment le contrat du public.
07:43Pour revenir à ce que vous avez dit en termes de marketing, Sharon Stone c'était pas un co-marketing
07:48?
07:49Sharon Stone honnêtement non, mais en fait c'est pas du tout un co-marketing.
07:53Sharon Stone c'est, mais moi j'ai même hésité, enfin vu qu'on a parlé ensemble,
07:57on s'est dit que ça pouvait même être ressenti comme négatif.
07:59Sharon Stone, en fait on l'a évoqué quand on l'a écrit, mais sans penser une seconde qu'on
08:07allait la voir.
08:08Est-ce que le personnage nous faisait penser à elle ?
08:11Voilà, un côté cougar, vent, etc.
08:14Et après, tout vous dire, on l'a proposé à une autre actrice, je ne vous dirai pas qui, qui
08:17a dit bon.
08:19Et après, je ne sais même plus comment arriver le nom de Sharon Stone, moi je n'y croyais pas
08:22une seconde.
08:23Et donc on a commencé, en fait, ce personnage-là dans le plan de travail tourné à la fin du
08:27film.
08:27Le tournage s'est étalé sur cinq mois.
08:30Donc moi j'ai démarré le tournage, ce rôle-là n'était pas casté.
08:33Et voilà, on a envoyé le scénar à Sharon Stone.
08:37On a attendu un peu, ça a pris du temps, je n'y croyais toujours pas.
08:39Et c'est la productrice Nathalie qui elle, je ne sais pas pourquoi, elle est optimiste de nature, elle croyait.
08:44Et on a attendu, attendu, voilà.
08:45Et elle a dit oui, mais je n'aurais pas misé, enfin on a parlé dans ce film à l
08:49'époque, je n'aurais pas misé dix francs là-dessus.
08:52Surtout plus francs.
08:53Surtout plus francs.
08:54Surtout plus francs, c'est pas bon, c'est pas bon, c'est 10 euros.
08:55Parce que ça m'arrête beaucoup, moi j'ai dit 10 euros, je ne suis pas bon en financier.
09:00Donc voilà, et après, ben voilà, quand Sharon Stone dit oui et qu'elle a envie de venir, ben on
09:05est content.
09:06Mais en n'étant pas dupe du fait que, mais même dans la promotion d'ailleurs, c'est un truc
09:09qui joue à double,
09:11à la fois ça nous sert dans la promotion et je sais aussi par rapport à certains publics, ça peut
09:14nous desservir
09:15parce qu'on en fait trop, ça fait trop de bruit autour d'un personnage qui est à la secondaire.
09:18Mais voilà, ça c'est le jeu aussi.
09:21Mais en plus c'était agréable, il n'y a pas du tout la lourdeur qu'il pourrait comprendre ce
09:26que je veux.
09:29Quand vous avez su que, bonjour, bonsoir, bonsoir, quand vous avez su qu'elle allait accepter le rôle,
09:36vous avez augmenté la taille du personnage, l'importance du personnage ou non, vous l'avez laissé tel quel.
09:42Vous dites qu'elle est secondaire, mais quand même c'est un moteur de l'intrigue.
09:45Oui, le personnage était vraiment tel quel au scénario.
09:49Moi je ne pensais pas, très simplement je ne pensais pas qu'elle allait dire oui, parce qu'elle a
09:52un rôle qui n'est pas très,
09:54ce n'est pas le genre de rôle qui est facile à caster, parce que justement elle a un rôle
09:57où elle balance beaucoup d'explications.
09:58Elle a un rôle qui est moteur, mais quand on regarde bien, à part les deux premières scènes,
10:03la première scène où elle appareille un petit truc de comédie avec le mec qui se barre,
10:07et la scène un peu séduction interrogatoire avec l'argot, après elle sert beaucoup à balancer énormément d'informations,
10:13ce qui est très chiant pour un acteur, ce n'est pas le truc le plus valorisant.
10:17Donc moi c'est aussi pour ça que je ne pensais pas que l'exempleur.
10:20Après je pense qu'elle s'est dit, voilà ce rôle, c'est ce que j'ai déjà raconté pour
10:23le coup en promo,
10:24donc là je vais vous resservir le même truc, mais ce qui est la vérité, c'est que je pense
10:26qu'elle a dit oui,
10:27parce que juste c'était un moment où elle avait envie de retravailler,
10:31qu'elle n'avait pas forcément envie de retravailler sur un plateau américain,
10:33que ça implique de pression, de lourdeur, et que ça lui allait très bien de venir travailler avec nous,
10:37dans une ambiance qu'on peut décrire comme plus familiale quand même,
10:41par rapport à si elle avait fait un blockbuster chez Universal ou un truc comme ça.
10:47On en avait déjà parlé pour le 1, on en avait parlé longuement pendant l'avant-première,
10:52Au niveau du remake, on était resté assez longtemps dehors, et au niveau du remake,
11:01est-ce que maintenant le fait qu'il y a Sharon Stone, est-ce que ça va arranger les choses
11:05?
11:05Est-ce qu'ils sont encore dans leur idée d'en faire un, ou est-ce qu'ils vont maintenant
11:08le vendre ?
11:10Est-ce que c'est toujours aussi autant anglais et français ?
11:13En fait, c'est un vrai problème le marché américain, parce que c'est...
11:18En fait, je n'en sais rien aujourd'hui, est-ce que ça va changer par rapport à Sharon Stone
11:21?
11:22Je pense que ça dépendra aussi des résultats en France,
11:24quand on sort en Russie juste 10 jours après la France,
11:27donc tout le monde va observer ça aussi un petit peu,
11:29ils vont observer combien on fait d'entrer en France, combien on fait d'entrer en Russie,
11:32donc les distributeurs étrangers, ils regardent ce genre de résultats.
11:37Les Américains, dans un premier temps, le réflexe, c'est d'acheter les remakes.
11:39Nous, on a refusé de le vendre, pour les résidents dont on n'a pas la dernière fois.
11:44Je pense, moi, à mon avis, je suis assez pessimiste,
11:46dans le sens où les Américains ne supportant pas de voir les films ni sous-titrés ni doublés,
11:51le public américain qui est susceptible d'aller voir ce genre de films,
11:54c'est-à-dire le grand public.
11:56Si vous faites la mauve, si vous faites des films qu'eux considèrent comme des films à ré-essai quasiment,
12:00ça ne les dérange pas.
12:02Sur ce genre de films, ils savent les faire, ils savent très bien les faire,
12:04ils les font avec leurs acteurs qui sont connus.
12:06Sharon, voilà, aujourd'hui, ce n'est pas quelqu'un sur qui on monte un film aux Etats-Unis.
12:11Donc, non, moi, je n'y crois pas.
12:12Enfin, je peux avoir une bonne surprise.
12:13Comme la preuve, je ne croyais pas à Sharon Stone, on a une bonne surprise.
12:15Donc, voilà, mettons un naturel pessimiste, lucide voire pessimiste,
12:20je pense qu'on a exactement le même problème.
12:22Je pense qu'on peut sortir dans le monde entier,
12:23mais je pense qu'aux Etats-Unis, on ne délire pas toujours.
12:30On s'en pense pas ?
12:31Moi, je voulais savoir si ça a été compliqué de trouver le groupe pour la chanson du Général.
12:38Je regarde.
12:40Quelqu'un qui a aidé à trouver le groupe.
12:42C'est des...
12:43En fait, je...
12:45Je n'étais pas super content d'expérience sur le 1,
12:47mais surtout avec un groupe,
12:48ce que je souhaitais.
12:49Enfin bon, je n'avais pas trop suivi le dossier.
12:52Et voilà, donc là, c'est moi qui ai choisi la chanson,
12:56et je voulais faire une reprise de ce morceau.
12:59Et euh...
12:59Je ne trouvais pas l'idée, et euh...
13:01Voilà, Susanna, là, derrière,
13:03enfin, c'est Walpole, j'ai dit, on va proposer 2-3 groupes.
13:06Voilà, il y a Puggy, j'ai trouvé vachement bien.
13:08J'avais déjà entendu, en fait, j'avais vu chez Taratata.
13:11J'ai écouté leur disque, j'ai trouvé ça très bien,
13:14et j'ai trouvé qu'en plus, c'était marrant,
13:15c'est que ça correspondait à l'argot, y compris dans le côté
13:18un peu...
13:19bordel de leur groupe qui soit disant belge,
13:21mais en même temps, c'est un anglais,
13:23un suédois, et un...
13:25et un français.
13:33Tout à l'heure, vous parliez de James Bond.
13:34Justement, je vais peut-être faire un parallèle un petit,
13:36à part les cheveux.
13:37Je trouvais que si on prend l'argot 1 et l'argot 2,
13:40il y a quand même une ressemblance au niveau de la structure,
13:43enfin, pour le scénario,
13:44entre, justement, Casino Royale
13:46et Quantum of Solace.
13:47parce que, justement, ça prend le temps sur deux films
13:50de poser vraiment, on va dire,
13:52la partie zéro de l'histoire de l'argot,
13:54et une fois que le deuxième film se termine,
13:55enfin, c'est deux films pour une seule et même histoire,
13:57et une fois que le deuxième film se termine,
13:59on a vraiment le personnage qui est...
14:01enfin, la véritable histoire de l'argot commence,
14:03son univers est là, tous les personnages annexes sont là,
14:05et on peut vraiment commencer la même histoire,
14:07la véritable histoire.
14:08Et c'est exactement comme James Bond.
14:11Dans le côté du coup de James Bond avec Derek Sacks ?
14:13Est-ce que ça a été une source d'inspiration,
14:15ce que des américains, enfin,
14:16ce que la MGM a fait avec le personnage ?
14:18Alors...
14:18Bah, je veux dire, tu voudrais...
14:21Euh...
14:21C'est pas bon, on va commencer.
14:26C'est fait.
14:29Non, parce que franchement,
14:31je n'avais pas du tout pensé en ces termes,
14:34parce que le deuxième,
14:36pour qu'on fait vraiment comme une suite du premier film,
14:38mais sans réfléchir à me dire...
14:41Non, on ne les a pas construits ensemble surtout, en fait.
14:44Les deux...
14:44Ouais, c'est clair.
14:45Le truc aussi, c'est qu'on ne les a pas construits ensemble, hein.
14:46On a écrit le premier,
14:48et alors, je sais qu'on parlait déjà du jeu,
14:50au moment où il est sorti le premier,
14:51mais nous, quand on a écrit le premier,
14:54on souhaitait déjà que le film se fasse,
14:56et puis qu'il sorte, ça se passe bien.
14:57Enfin, tu vois, on a vraiment écrit le premier,
14:59le premier s'est fait,
15:00tout le monde était content,
15:01et voilà, on a écrit le deuxième.
15:03Ils n'ont pas été...
15:04C'est pas comme si on avait conçu les deux comme un diptyque dès le départ.
15:07En fait, quand on a commencé à discuter du deuxième,
15:10on aurait pu aussi se dire,
15:11bon, alors, le film, il démarre deux ans après la fin du premier.
15:14Enfin, tout était ouvert, en fait.
15:16Non, ce qui est vrai, par contre,
15:17c'est qu'on peut dire qu'à la fin du deuxième,
15:18effectivement, tous les personnages sont en place.
15:20C'est-à-dire que le premier,
15:20on peut dire qu'il a servi à mettre en place Largo,
15:23et que le second, il a...
15:25Mais Largo est très, très seul, finalement, le premier.
15:27Il est vraiment...
15:28Je trouve le problème plus sombre,
15:29du coup, il est très seul.
15:30Dans le deuxième, il est comme entouré,
15:31il a Gauthier, il y a Simon qui arrive,
15:32donc il a...
15:33et puis il a le gamin.
15:35Non, mais justement, en dehors de ça,
15:36enfin, il y a le parallèle qui est assez intéressant.
15:37C'est lui, dans le premier,
15:38qui règle les problèmes avec son père.
15:40Ouais.
15:40Et justement, là, il y a le parallèle,
15:41c'est lui qui devient quasiment père.
15:42Il a le fils.
15:43Ça, c'est voulu quand vous le dites,
15:45c'est pas fou,
15:46mais c'est pas pensé comme tel.
15:48Non, par contre, ce qui est vrai,
15:49c'est que le môme, il est là,
15:50parce que nous,
15:51ce qui nous plaît dans Largo,
15:52ce qui nous plaît dans Largo,
15:53c'est la thématique père-fils,
15:56et que du coup,
15:57quand on a commencé à travailler sur le deuxième,
15:59on s'est dit qu'on allait être orphelin de ça.
16:01C'est-à-dire qu'on veut pas faire un pop-corn movie
16:05juste de film de bagarre.
16:07Quand on essaie de se moquer de notre film,
16:09on se dit, c'est un film de bagarre.
16:10Moi, ça me fait un peu chier les films de bagarre,
16:12donc qu'il y ait quelque chose d'autre derrière.
16:15Et du coup, l'idée du môme, c'est ça.
16:17C'est pour ramener cette thématique-là
16:18et qu'elle puisse continuer à être présente.
16:20C'est un truc qui nous touche dans la BD.
16:22En fait, la première idée qu'on avait,
16:23c'était de se dire,
16:24on voudrait que Largo subisse dans le deuxième
16:28quelque chose qu'on aurait pu potentiellement
16:31faire ou ne pas faire son père dans le passé
16:33par rapport à la responsabilité qu'il y avait.
16:36Et ce qui était une manière de...
16:38On s'est même demandé d'ailleurs pendant un temps
16:40si on n'allait pas suivre en parallèle.
16:43C'était au tout début.
16:45En parallèle...
16:46C'était pas là, moi.
16:46C'était là sans vraiment être là.
16:51Des éléments de Nereo dans le passé,
16:53enfin, parcours de Nereo dans le passé
16:54et Largo présent,
16:56puis finalement, ça ne marchait pas, mais...
17:01C'est pour garder cette thématique-là, en tout cas.
17:04Qui nous semble essentiel.
17:06C'est les trucs qu'on aime dans la BD,
17:07qui sont néanmoins mis en avant dans la BD,
17:09mais voilà, c'est une autre interprétation du personnage de Largo.
17:14Bonsoir.
17:14Bonsoir.
17:15Alors, tout d'abord, bravo pour le film,
17:18j'ai vraiment bien apprécié.
17:22Pour en revenir à ce que vous disiez sur les bagarres,
17:24je n'avais pas trop aimé justement ce côté-là.
17:27Et là, dans le premier, je trouvais qu'elles étaient assez brouillons.
17:29Et là, dans le deuxième, vraiment,
17:30on trouve quelque chose de beaucoup plus amie,
17:32quelque chose qui ressemble vraiment à Jason Bourne,
17:35ou voilà, qui est beaucoup moins brouillon,
17:37avec vraiment quelque chose de précis.
17:40Et est-ce que vous êtes inspiré de ça pour faire cette scène-là ?
17:43Alors, d'abord, ça me fait plaisir
17:44parce que moi, je suis d'accord avec vous.
17:45Non, mais il n'y a pas pire critique de ce que je fais que moi.
17:48Donc, j'avais une...
17:49Enfin, quand on a accepté de faire le 2,
17:53Julien, moi...
17:55L'idée, c'était d'essayer de corriger tout ce qu'on aimait moins,
17:58tout ce qu'on n'aimait pas.
17:58Enfin, c'était ça l'ambition.
18:01Et je trouve que moi, une des frustrations que j'avais,
18:04c'était effectivement ça, sur les bagarres.
18:06Et a fortiori, en ayant un acteur qui était prêt à bosser beaucoup,
18:08il avait fait lui-même des bagarres.
18:11Donc, du coup, il y a eu des choses qui ont changé,
18:13peut-être.
18:14J'ai changé de leur cascade.
18:16J'ai changé de monteur.
18:20Donc, il y a...
18:20Par exemple, j'ai changé pas mal de personnes, en fond, dans l'équipe.
18:23Non pas d'ailleurs forcément que c'est les gens que j'ai changé
18:25et démérités, c'est juste que je cherchais autre chose,
18:27une autre manière de travailler.
18:29Et après, sur les bagarres spécifiquement,
18:32puisqu'il y en a, au fond, 2 réellement,
18:34qui sont importantes dans le film,
18:36moi, l'envie que j'avais, c'était justement de les tourner
18:38de manière quasi opposée.
18:41Puisque, en fait, la première qui est dans le flashback
18:43et dans le village Karen, elle est tournée, en fait, à l'ancienne,
18:46en fait, avec un minimum de plan.
18:48Parce que j'avais la chance d'avoir deux acteurs
18:50qui se battaient réellement,
18:52qui avaient zéro doublure cascade.
18:54Donc, l'idée, c'était, au lieu de faire ce que, finalement,
18:58tout le monde fait plus ou moins bien depuis Bourne,
19:00qui est, en gros, de la caméra à l'épaule,
19:02un peu jetée, qui bouge et surdécoupée,
19:05qui favorise, du coup, le fait d'avoir des doublures,
19:07enfin, en fond, parce qu'on ne voit pas grand-chose.
19:09C'était l'idée d'avoir des choses beaucoup moins découpées,
19:14pas posées, parce que caméra à l'épaule, mais beaucoup moins découpées.
19:16Et moi, j'aime bien cette première bagarre
19:17parce qu'elle prend le contre-pied de ce qui se fait
19:19depuis un moment, justement, dans ce genre de scène,
19:22la bagarre du village, parce qu'elle est très peu découpée
19:24et que je trouve qu'elle est quasiment plus violente
19:26parce que plus réaliste.
19:27Et d'ailleurs, elle est plus violente à tourner
19:29parce que les acteurs, quand ils tournent ça,
19:32je veux dire que Tom Herr, quand il se prend les coupiers,
19:33il se prend les coupiers.
19:35À un moment donné, on ne peut pas mimer le truc.
19:36Donc, évidemment, il y a du travail et que l'acteur,
19:39il ne va pas le porter à 100% le coup de pied.
19:41Mais les coups, je peux vous dire, quand ils ressortent le soir,
19:43quand les deux, quand ils rentrent chez eux,
19:44ils sont couverts de bleu, ils vont partout,
19:45ils mangent vraiment quoi.
19:47Mais voilà, en même temps, ça, je trouvais ça intéressant.
19:49Et après, par contre, on s'est fait un autre plaisir
19:50sur la bagarre de la salle de bain,
19:52parce que je trouvais que ça convenait bien à celui-ci,
19:54qui était de le faire comme on le fait en ce moment.
19:56C'est-à-dire, effectivement, à la Bourgne,
19:58ou à la James Bond qui a, au fond, pompé Bourgne,
20:00d'une certaine manière,
20:00mais ils ont, en fait, le même Vendée de leur cascate.
20:02Donc, du coup, ça explique ceci, ça explique cela aussi.
20:06Ce côté, voilà, très, très découpé.
20:08Je trouvais bien et oppressant et intéressant
20:10avec une bagarre à quatre, en plus, ou à un moment donné.
20:12Alors, je sais qu'il y a des gens qui aiment moins cette bagarre
20:14parce qu'ils la trouvent peu lisible.
20:16Du coup, c'est un choix, faire des discussions montage là-dessus,
20:18parce qu'on sait qu'on est à la limite de la lisibilité.
20:21Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que, du coup,
20:22on est assez en empathie avec l'Argo parce que,
20:24quand vous êtes dans une bagarre, il y a un moment donné,
20:26vous ne voyez plus, et surtout quand il y a plusieurs personnes,
20:28vous ne voyez plus très bien ce qui se passe.
20:30Vous êtes dans une espèce d'urgence et je trouve que ça,
20:32on le ressent assez bien et on comprend à peine
20:34que la fille est en train de se faire être ranglée.
20:35Il se retourne, il la voit.
20:37On ne voit même pas au début que c'est la fille,
20:38en fait, qui est intervenue, qui est en train de se battre.
20:41Donc, voilà.
20:41Mais c'est un vrai parti pris auquel on peut adhérer parfois.
20:45J'ai expliqué ta question au début du coup.
20:46Je suis parti dans un truc.
20:48Voilà. Donc, voilà, en tout cas, on a bossé là-dessus.
20:52On fait de la cauchade, en fait.
20:54Oui, oui, oui.
20:56Excusez-moi. Bonsoir. Juste une question du coup,
20:58sur l'utilisation, je crois, de plusieurs caméras,
21:00avec le Canon 5D aussi.
21:03Oui. Le 5D, en fait, il a servi...
21:05Il y a deux plans dans la film.
21:06À part la semi-shoot clip, il y a quoi ?
21:08Deux plans, je pense, dans le 5D ?
21:09Il y a deux, trois plans.
21:13Par contre, toute la...
21:15On avait des 5D tout le long du tournage avec nous,
21:18mais...
21:18Donc, en fait, on a rajouté...
21:20Il y a un plan au moment de la Jeep se faire agresser,
21:22là, quand le mec part dans l'eau,
21:23parce qu'on avait mis la caméra à un endroit impossible.
21:25Il y a un plan...
21:28J'ai volé à une sorte de bateau, là,
21:30au début de la scène de la pirogue,
21:31avec les I2.
21:32Voilà, il y a vraiment deux, trois plans.
21:33Après, par contre, tout ce qui est chute libre,
21:34c'était fait en 5D.
21:37Parce que...
21:38C'était le seul moyen de le faire en vrai, quoi.
21:40En live, avec cette qualité d'image-là.
21:42Et on a eu du bol, parce que, en fait, les 5D,
21:44ils sont sortis juste avant pour mon contour.
21:46Et pour être sincère, je...
21:48Moi, je connaissais pas le 5D, en fait,
21:50avant la préparation de ce film.
21:52Et quand on a écrit la scène, c'est vrai qu'on...
21:55C'est le matériel-là.
21:56Voilà. Mais toute la scène de chute libre
21:57est en 5D.
22:01Moi, ce qui m'intéressait, même si c'était sur la scène finale,
22:04avec...
22:05avec cette espèce de suspense un peu à Hitchcock,
22:07enfin, dans la construction, je veux savoir,
22:09en termes de...
22:10de conception et de découpage,
22:12est-ce qu'il a été conçu justement comme
22:13une référence à Hitchcock, ou à Waves,
22:15ou quelque chose comme ça, ou pas du tout,
22:17et finalement, si ça se retrouve au final.
22:19Alors, c'est clairement...
22:21Moi, je suis un fan d'Hitchcock.
22:22Donc, oui, c'est clairement une référence à Hitchcock.
22:26à travers le...
22:28le décor et la manière dont ça filmait,
22:30avec le...
22:31les aurons, enfin, toute cette ambiance est une référence.
22:35Et pour être...
22:36pour vous faire une confidence, mais du coup,
22:37vous ne pouvez pas le dire après,
22:38parce que sinon, ça révèle la fin du film,
22:40ça révèle que c'est Laurent Terzief à Charles Stone.
22:43C'était pas prévu comme ça,
22:44en termes de découpage.
22:46Mais il se trouve qu'en fait,
22:48quand Laurent est arrivé, Terzief est arrivé sur le plateau,
22:50c'est pareil, que pendant fin de tournage,
22:51on attendait ces séquences, il était déjà très malade
22:53et très affaiblit.
22:55Et donc, tout ce qu'on avait pu prévoir sur l'empoignade
22:58qui pourrait avoir lieu entre lui et elle,
23:02était impossible à tourner.
23:03C'était vraiment très...
23:05C'était très douloureux pour lui.
23:10Et donc, voilà.
23:11Donc, j'ai eu l'idée, du coup, par rapport au décor,
23:13de faire, mais c'était genre la veille,
23:16de mettre ça en scène avec ses ombres.
23:20Donc, l'idée, elle vient vraiment d'un problème,
23:22pour le coup, pratique.
23:23Et voilà.
23:24Je l'ai résolu comme ça.
23:25Et après, comme je pense que ça correspond au cinéma
23:28que j'ai engagité.
23:29Et quand on cherche des dents d'urgence,
23:30on va piocher dans ses références, je pense.
23:33Consciemment, on le consomme.
23:36Moi, je voulais revenir à l'écriture.
23:38Je voulais savoir quelle avait été l'implication de Jean Vanamme
23:40dans ce volet-ci.
23:41J'avais lu que pour le premier,
23:43il vous avait filé un coup de main sur toute la partie économique.
23:46Là, comme il y en a un peu moins,
23:48j'ai vu qu'il était crédité au générique.
23:49Qu'est-ce qu'il a...
23:50Comment est-ce qu'il a bossé avec vous ?
23:52Il a été crédité deux fois, je dirais, de la même manière.
23:53C'est plus Julien qui a appris à celui-là par exemple.
23:58Concrètement, il a lu le scénario.
24:02Il a lu le traitement,
24:04puis une ou deux versions du scénario exactement.
24:08Et il a apporté son regard aiguisé
24:11de grands scénaristes en pointant...
24:15Non, non, mais concrètement, c'est ça.
24:18C'est soit des choses qu'il trouvait peu claires,
24:23soit des éléments avec lesquels il n'était pas forcément d'accord,
24:26soit...
24:26Voilà, c'était plus du conseil de cet ordre-là.
24:31Et dans les éléments pour lesquels il n'était pas d'accord,
24:33est-ce que ça touchait à la mythologie qu'il avait mis en place ?
24:36Jamais.
24:36Alors pour le coup, non.
24:37Il n'a jamais été conservateur.
24:39C'est à partir du moment où c'était en plus une...
24:40Non, non, et c'est vrai, effectivement.
24:42Jamais.
24:42Dans le 1, déjà.
24:43C'est-à-dire que pour le coup,
24:44et on lui doit vraiment ça d'ailleurs,
24:45parce qu'il nous a soutenus,
24:46alors qu'on a quand même un peu tordu son personnage,
24:49il complète à travers le casting,
24:50parce qu'il n'a jamais été conservateur
24:54par rapport à son propre travail.
24:57Non, même, par exemple,
24:58je me souviens, pendant l'écriture du 1,
24:59au début, dans les premières moutures du scénario,
25:02du traitement, je ne me souviens plus,
25:04on avait essayé d'intégrer le personnage de Sim.
25:07Et puis, assez vite, on s'était rendu compte
25:09qu'il n'avait pas une existence intéressante dans le film,
25:11et qu'il nous est vampirisé le personnage du frère qu'on avait créé.
25:15Et en fait, lui-même nous a poussé à dire
25:18à un moment, mais non, mais Simon, non,
25:20effectivement, il ne doit pas y être.
25:22Alors que...
25:24C'est constitutif de la BD, Simon.
25:26Il est le premier album, donc...
25:28Non, non, là-dessus,
25:29ce n'est pas le gardien du temple, quoi.
25:31D'accord.
25:31Donc, il est...
25:35Jamais il n'y a eu...
25:36Non, non.
25:38Ensuite, voilà, après, c'est...
25:42Différents détails dans le scénario,
25:44soit une partie financière, soit des choses,
25:46des questions qui se posaient, soit des...
25:48Voilà, après, il y a des débats...
25:51Concrètement, il a lu, et on a fait des réunions à la suite de ces lectures.
25:56D'accord.
25:58Je vais avoir du mal à poser la question,
26:00donc je vais essayer de la décomposer.
26:03On parlait des influences de James Bond,
26:07de Bourne...
26:08Là, vous partez avec une mythologie qui existe déjà en bande dessinée.
26:13C'est une adaptation
26:14qui doit aussi s'adapter avec les références de cinéma actuel.
26:19En ce moment, la mode, c'est de faire des films
26:22avec des intrigues un petit peu plus complexes.
26:24Quasiment des méta-intrigues.
26:25Par exemple, avec Dark Knight, Batman,
26:30où on installe le Joker dès la fin du 1
26:32pour l'exploiter dans le 2.
26:34Dans Sherlock Holmes, pareil.
26:36Dans James Bond, on l'installe aussi avec le spectre.
26:41Et d'ailleurs, un personnage qu'on ne voit jamais
26:43et qu'on verra peut-être dans le futur adaptation.
26:45Est-ce que vous avez été tenté à un moment de faire la même chose,
26:47c'est-à-dire de trouver un ennemi,
26:51Nemesis, à l'argot,
26:53et l'installer sur plusieurs épisodes
26:55plutôt que de faire des épisodes isolés
26:56parce que le 1, on peut le regarder tout seul,
26:58le 2, on peut le regarder tout seul.
26:59Et à part le personnage de l'argot lui-même,
27:03il n'y a pas tant de lien que ça entre les deux.
27:05Je vais essayer de répondre après.
27:07La réponse serait très courte.
27:09Oui, je comprends.
27:10Mais juste, on n'a pas suffisamment confiance en nous
27:12et en nos capacités de production cinématographiques.
27:17pour concevoir et se projeter comme ça dans l'avenir.
27:20Je pense discuter au début, c'est-à-dire que
27:23c'est très difficile de faire ce genre de film aujourd'hui en France.
27:27C'est cher et surtout, là, en l'occurrence, par exemple,
27:30c'est un film comme ça.
27:30Et beaucoup n'est pas là, dont je vous dirais tout le gentil,
27:33sur Nathalie Gastelieu qui le produit.
27:34Elle a pris des vrais risques personnels.
27:36Et très sincèrement, elle a moins de chances de gagner de l'argent
27:39en produisant un film comme ça qu'en produisant 5 comédies.
27:46à 6 millions d'euros, à 5 ou 6 millions d'euros,
27:48comme on en fait pas mal.
27:51Donc, quand les gens produisent ça aujourd'hui en France,
27:55c'est qu'ils ont envie, mais c'est un vrai risque.
27:57Et on ne sait même pas si on va réussir à monter le film en réalité.
28:00Ni le 1, ni le 2.
28:02Comme ce qu'on écrit, on n'a aucune certitude, y compris le 2 d'ailleurs.
28:05Non mais vous parlez, enfin, on en avait discuté d'ailleurs aussi au Club 300,
28:08vous l'aviez dit tout à l'heure, vous parliez du 2 déjà assez tôt en fait.
28:11Oui, mais c'est pas nous qui parliez, en fait.
28:13Oui, mais après je le disais, nous on parlait pas du...
28:15En fait, on était poussés dans le dos de parler du 2,
28:17parce qu'on avait super peur juste que le 1 ne marche pas.
28:19Et je veux dire, c'est ce qui est vrai.
28:21Et Nathalie, encore une fois, était très optimiste, comme pour Sharon Stone,
28:23et qui, en l'occurrence, a souvent raison visiblement,
28:25on disait, mais si, si, ça va marcher, donc il faut faire un 2.
28:27Mais on avait commencé à réussir, mais quand on a écrit le 1, par contre,
28:31mais jamais de la vie, on se disait, on va déjà penser à faire un 2, puis un 3, etc.
28:38Non, non, mais pareil.
28:40Non, mais du coup, ça nous va...
28:41Moi, ça ne m'a jamais traversé.
28:44Maintenant, c'est intéressant.
28:45Non, non, mais c'est vachement intéressant.
28:49Mais les studios américains, quand ils font une franchise type Batman,
28:51des choses comme ça, ou à forcer les jacons,
28:53ils savent très bien qu'ils peuvent se projeter sur un, deux, trois, quatre...
28:57Mais après, je pense que pour un Largo,
28:59à un moment-là, c'est des débats sans fin,
29:01mais ça me paraît presque un tout petit peu plus compliqué à mettre en place, en fait.
29:06Parce que Largo, tout en étant un peu une BD qui s'inspirait d'une BD,
29:11il y a un côté, pas réaliste, mais une intrigue qui pourrait presque être vraie,
29:19enfin, les motivations des méchants, ou les rivalités de groupes économiques.
29:24James Bond, il y a une mythologie des sur-méchants,
29:28avec Batman encore plus, donc ils peuvent se permettre d'inventer des méchants fantasmés.
29:33Pour l'instant, on a essayé de faire...
29:35Je ne sais pas s'il y aura d'autres Largo,
29:39mais des méchants...
29:42Enfin, des méchants, entre guillemets, réalistes, voilà.
29:46Ça va avec le ton du film, en fait.
29:48Je ne sais pas s'il y aura...
29:51Mais en même temps, non, mais après, ça aussi, ça peut s'épuiser,
29:55donc il faut ouvrir vers d'autres méchants, donc pourquoi pas...
29:58Si vous avez des idées, j'en pense, il ne faut pas y citer !
30:02Non, mais c'est juste ce que ça me faisait penser.
30:04C'est vraiment le ton un peu plus...
30:05Enfin, je trouvais que celui-là avait un peu plus bande dessinée.
30:07Il y avait un côté Mamie, Tintin...
30:09Celui-là, par rapport au premier ?
30:10Oui, celui-là, par rapport au premier ?
30:10Dans le côté ludique, oui.
30:12Oui, voilà.
30:12L'idée, oui.
30:14Par rapport au moins, ce qu'on sait, nous, le mot...
30:16Enfin, ce qu'on voulait, c'est être plus ludique.
30:17Donc c'est vrai qu'il y a un peu plus de comédie, un peu plus de Gauthier.
30:20Un peu plus d'action, aussi.
30:22C'était, oui, c'était plus ludique.
30:24J'avais un sentiment un peu trop sérieux, finalement.
30:28Après, c'est-à-dire qu'on n'a pas toujours de même avis, en fait, avec Julien.
30:30Je dis ça, et je vois déjà qu'il commence à...
30:34Non, voilà, moi, j'avais un sentiment, j'avais envie d'un truc un peu plus...
30:42Bonsoir.
30:42Bonsoir.
30:43Mais du coup, comme vous ne semblez pas motivé, là, pour vous lancer dans un 3, vous lanceriez dans quelle...
30:48Ça vous intéresse ?
30:48Dans l'adaptation de quelle BD à la plate ?
30:51En fait, je précise que si on dit qu'on n'est pas motivé, ça fait un peu...
30:55On crache dans la soupe et ça fait un peu...
30:56C'est plasticieux, surtout.
30:58Non, non, il y a plusieurs choses, oui.
30:59D'abord, on est à 13 jours de la sortie, quelque chose comme ça.
31:03Et donc, on a surtout peur, en fait, à ce moment-là.
31:07Parce que c'est quand même deux ans de travail, c'est toujours...
31:09Et il y a le fameux truc de ça va marcher, ça va marcher.
31:11En fait, on ne sait rien.
31:13On a connu, hein, des films où ça va marcher, ça va marcher, qui sera un master viol,
31:17des exemples à la peine.
31:20Après, voilà, moi, du coup, je peux parler pour moi sur Largo 3.
31:23C'est juste qu'en plus, en écrivant, enfin, en coécrivant les scénarios, en les réalisant...
31:28Je ne sais pas, je fais du Largo depuis combien de temps ?
31:30Quatre ans, quatre jours ?
31:32Voilà, c'est bon.
31:34J'ai été super content et j'ai eu...
31:36Je suis extrêmement conscient de la chance que j'ai eu de le faire.
31:39Mais j'ai envie de faire autre chose.
31:40Après, du coup, moi, la réponse, j'ai envie de faire autre chose, c'est...
31:43J'ai deux projets.
31:44J'en ai un qui est adapté d'un roman qui s'appelle Zoulou,
31:47qui est un roman écrit par un Français, mais qui est vécu en Afrique du Sud.
31:50Donc, c'est un polar qui se déroule en Afrique du Sud.
31:53C'est un film qui sera tourné en anglais.
31:56J'espère tourner en janvier prochain.
31:58C'est un très beau livre, avec plusieurs écrits avec les écrivains,
32:02les scénarios de François et Julien.
32:03Et un autre projet, derrière, qui a un biopic sur Cousteau.
32:07Voilà, avec Nathalie, qui a même l'employé.
32:09C'est écrané.
32:14Alors, j'ai écrit un film sur un héros qui est très loin de l'argot,
32:17qui s'appelle Claude François, qui est un biopic sur...
32:19C'est une sorte de super héros.
32:20C'est une sorte de super héros.
32:21C'est une sorte de super héros.
32:22C'est une sorte de super héros.
32:22C'est une sorte de super héros.
32:24Mais il y a un peu d'oeil, c'est le sèche-cheveux dans un ménoir.
32:28Il y a une vraie corrélation.
32:30Sauf que le sèche-cheveux dans un ménoir, dans de la vraie vie de Claude François, c'est faux.
32:33C'est un copain d'ampouche.
32:35Mais c'est un massage cheveux.
32:36Oui.
32:39Donc ça, c'est un film qui se tourne en mars,
32:41que va réaliser Florent Emilio Ciri.
32:43Et puis j'avais travaillé il y a quelques années avec Cade Olivier
32:45sur une comédie décalée qui s'appelle « Qui a tué Pamela Rose ? »
33:03Il passe encore des fois.
33:11Moi aussi, j'ai pas de questions encore.
33:13En plus, en termes de montage…
33:15Ah !
33:18J'ai envie de dire, il y a l'homme de la situation, il est là.
33:20J'ai pu très bien l'en-tête, que je n'ai pas revu depuis sa sortie.
33:26Mais de première impression, j'ai l'impression que celui-ci est plus punchy en général,
33:30parce que plus ludique, même au-delà des 2-3 scènes de combat dont on a parlé tout à l
33:34'heure.
33:34Est-ce que c'était un peu le cahier des charges, la condition quand Jérôme est arrivé ?
33:40Est-ce qu'il vous a dit, maintenant, l'idée, c'est qu'en termes de découpage…
33:44C'est ce que les acteurs, plus ludiques, forcément, en termes de montage,
33:48ça se traduit par du punchy.
33:51Les spectateurs, ils ont envie d'un rythme qui les éveille…
33:57C'est genre à la prise de tête ?
33:58Ou au contraire, j'en ravi ? C'est parfait ?
34:00Non, non, moi j'étais ravi.
34:01Mais le montage est difficilement dissociable de la mise en scène.
34:05Et en l'occurrence, la mise en scène était différente du premier.
34:08Donc forcément, le montage a été différent,
34:10parce que le découpage, les plans et la façon de tourner étaient différentes.
34:14Le rythme, il est amené quand même beaucoup par la mise en scène.
34:19Et après, il est aidé ou pas par le montage.
34:23Mais c'est quasi impossible, en montage, d'amener du rythme s'il n'y en a pas dans la
34:28mise en scène.
34:29Il a été filmé assez différemment.
34:30Oui, la mise en scène, elle a quand même pas mal évolué entre l'un et le deux, même si
34:34on n'analyse pas forcément.
34:36Mais il y a des vraies différences.
34:38On a jamais fait le compte, mais je pense qu'il y a plus de plans, d'ailleurs.
34:42En plus, l'occurrence, le film est plus long quand même, un petit quart d'heure.
34:46Mais je crois qu'on utilise rarement deux fois le même plan.
34:49Oui, en même temps, il n'est pas sûr de découper le film.
34:53Mais il y a plus de richesse de plans.
34:55Et donc forcément, le montage paraît plus dynamique,
34:57parce que quand on change de plan plus souvent,
34:59plutôt que d'avoir, en gros, un champ contre champ qu'on ne montra pas,
35:03on aura beau le couper toutes les secondes, on ne ramènera pas de rythme
35:06si on en a tout le temps les mêmes deux plans.
35:09Donc là, c'est beaucoup la richesse du découpage qui a amené aussi le montage.
35:14Enfin, c'est Jérôme.
35:16Parce qu'en fait, il va travailler sur Zulu et il va travailler avec Zulu.
35:25Justement, en fait, moi je rebondis sur Zulu.
35:28Vous dites que vous avez fait un deuxième film en anglais.
35:31Moi, justement, c'est ce qui m'avait marqué avec les deux largos.
35:35C'est le fait que vous osez aller dans un autre langage.
35:40Pas peur de ça du tout.
35:42Et tout le monde ne s'appelle pas...
35:46Donc ça, j'ai vraiment apprécié.
35:48Surtout dans le cinéma français.
35:50Et je me demandais pourquoi...
35:53Pourquoi vous aimez un autre langage ?
35:55Vous aimez généralement le langage ?
35:56Non, c'est pas...
35:57Alors, très sincèrement, c'est pas...
35:59Pourquoi pas le faire directement, totalement en anglais tout de suite en fait aussi ?
36:02L'argot...
36:03Alors, je vais répondre d'abord.
36:04Juste parce que du coup, sur l'argot, pourquoi ?
36:06Parce qu'on est à réfléchir sur le deux.
36:08Et qu'on trouve, c'est une spécificité aussi du film,
36:11qui est que dans la vie, tout le monde ne parle pas en anglais.
36:14Et que quand un des gens qui sont Thaï,
36:16ben ils parlent en tout en Thaï.
36:17Et que moi, ça me soule dans les films américains,
36:19que les Thaï, ils parlent en tout en anglais.
36:20C'est une merde, je trouve ça bien bidon.
36:23Et c'est la différence entre quand on fait un largo...
36:26La question se posait vraiment sur le personnage de l'art commun.
36:29Oui, mais en plus, c'est la différence quand on fait un largo,
36:31quand on fait un film chez Warner ou Universal,
36:33où jamais de la vie,
36:34ils peuvent laisser passer des longues scènes comme ça,
36:36sur du film grand public,
36:38jamais ils le laisseraient passer.
36:39Nous, c'est sûr que ça fait un peu chier le téléphone.
36:42Certains, ça les emmerde un petit peu.
36:44Et en gros, on me laisse relativement peinards.
36:47Vraiment, sincèrement.
36:48Après, sur la langue, sur quelle langue tourner les films,
36:51moi, ce n'est pas un but de tourner en anglais.
36:52C'est juste que...
36:55C'est juste que c'est dur aujourd'hui
36:57de faire des films où ça fait des comédies en France,
36:59ou des thrillers, des choses comme ça.
37:00Que le marché français n'est pas immense et extensible.
37:05Donc, pour financer les films,
37:06il faut pouvoir avoir des possibilités d'exploitation,
37:11prendre des gros mots, des trucs un peu commerciaux.
37:14Et que voilà, avec un film en anglais,
37:15c'est tout ça, on veut le vendre dans le monde entier.
37:17Et qu'un film en français,
37:19si on ne fait pas du cinéma d'autre,
37:20voilà, si on ne fait pas du François Moseau,
37:21des trucs comme ça que je respecte un film,
37:23mais moi, ce n'est pas mon cinéma.
37:25Et du coup, si je veux pouvoir faire les films,
37:27je suis un peu obligé de les prendre en tout.
37:28Bien moins aussi.
37:29Non, mais parce que là, l'argo, c'est un prix,
37:31mais pour le coup, c'est un luxe qu'on peut se payer.
37:33C'est-à-dire qu'on a, effectivement, plein de langues mélangées,
37:36mais on le paye à l'exploit.
37:38Et le film, il sortait lequel ?
37:39Là, c'est une version originale qu'on a vu ?
37:42Ou tout ce qui est en anglais sera très bien français ?
37:43Il y a deux versions.
37:45Il y a une VF, une VO.
37:47C'est-à-dire que ça, à Paris, il n'y aura quasiment que ça.
37:50Évidemment, voilà.
37:51Le truc, c'est que moi, en fait, sur le premier,
37:54moi, j'ai beaucoup poussé à ce qu'il y ait le plus possible de VO, évidemment.
37:57Et le problème, non, mais c'est quand on se balade,
37:59quand on fait des projections en province,
38:01quand on rencontre les gens et tout,
38:02c'est juste que les gens, ils râlent, quoi.
38:03C'est-à-dire que ça les fait chier.
38:04C'est-à-dire qu'ils disent, mais là, même la version, d'ailleurs, du coup,
38:08la dernière fois, on a fait une projection, je ne sais plus.
38:12C'est la VF, du coup, parce que sinon, on sait que les gens, ça les ennuis.
38:16Donc, dans la VF, par contre, tout ce qui est taille reste taille.
38:20Et il y a un mec à la sortie, il m'a dit,
38:22le prochain, quand même, enlevez les sous-titres.
38:25Je me dis, mais c'est la VO ou la VF que vous avez vue ?
38:28On me dit, non, c'est la VF.
38:29Je me dis, mais il n'y a quasiment pas de sous-titres.
38:31Ah non, il y a plein, quand même.
38:33Ça les saoule, quoi.
38:35Mais là, après, c'est la logique, c'est aussi ce qui fait le cinéma.
38:38C'est une logique, c'est un art, c'est une industrie.
38:39Tout d'un coup, on se dit, bah oui,
38:40on peut tous sortir en VO.
38:43On se dit, bah, on fera juste deux fois en rentrée.
38:44Mais bon, ça, c'est à toi de voir.
38:45On ne rentrera plus jamais à l'argot derrière.
38:48Donc, dans ces cas-là, on se dit, bon, maintenant, on va faire un peu de VF.
38:49Alors, finalement, voilà.
38:51C'est juste, ça marche comme ça, quoi.
38:54Justement, ça, c'est une question de contraste par rapport à faire un film qui est grand public.
38:58Justement, je voulais savoir, vous disiez que vous n'aviez pas eu trop de contraintes,
39:04vous étiez assez libres.
39:05Mais est-ce qu'il y a des éléments que vous avez déjà annoncés, quand même,
39:09même si aussi un film s'applique pour la réalisation ?
39:15Donc, la seule contrainte qu'on avait, mais qu'on s'était nous-mêmes donné, c'était d'intégrer le
39:20personnage de Simon.
39:22Oui, oui, enfin, OK. Un film s'est fait que de contraintes, hein. Il y a des milliards, des contraintes
39:27financières.
39:28Moi, j'aimerais avoir deux fois plus d'argent, des contraintes de...
39:31Non, mais c'est intéressant de dire qu'on n'a pas eu de contraintes.
39:33Maintenant, les contraintes...
39:34Oui, mais elles sont mentalement intégrées, mais il n'y a pas d'autres choses qu'on voulait absolument mettre
39:37dans le scénario.
39:38Par exemple, qu'on a mis dans le scénario et qu'on devait faire tirer pour toutes les raisons. Il
39:41n'y en a pas.
39:42Non, j'ai enlevé les... Si, par rapport au 1, je n'ai pas mis de point de 2.
39:47Non, mais c'est parce que, voilà, quand on vend le film en Asie, dans des pays comme ça,
39:52s'il y a des pointes de seins, c'est une galère assez chouette.
39:55C'est une galère.
39:56Donc, du coup, là, il n'y a pas de... Voilà, contrairement à Mélanie qui montrait « je fais sang
39:59» dans le Thierry qui montrait ce moment-là, il n'y en a pas.
40:02Pour cette raison-là.
40:03Mais parce que, pour le coup, c'est les codes anglo-saxons, d'ailleurs, qui prévalent dans le monde, c
40:06'est donc beaucoup.
40:07Et qu'on a le droit de montrer du sang, des gens qui se bastonnent, des scènes de torture, tout
40:11ce qu'on veut,
40:11mais pas de pointes de seins, pas de sexe.
40:14Donc, par exemple, ce genre de truc, oui, c'est un effort.
40:17Ça, c'est une discussion qu'on peut avoir avec la prod ou les discrèteurs ou les gens qui vendent
40:20le film à l'étranger.
40:22Et encore une fois, que j'intègrerais moins si je faisais un film à 3 millions et demi, un peu
40:27pointu, un truc vraiment... Voilà, avec un peu.
40:31Mais quand on fait ce genre de film, on sait qu'on s'instraite et qu'on est obligé à
40:35ce moment-là.
40:40Ça a fêché tout le monde, les pointes de seins.
40:43On se remet mort en chef.
40:45On y repense.
40:47On est déçus aussi, ouais.
40:49C'est votre qui a déjà dit pointe de seins ?
40:51En chaîne de montage ?
40:53Il n'y en a pas dans le film, il n'y en a pas dans les roches.
40:55Voilà, l'absence de prendre des seins.
40:58On appelle les tétois.
41:01Je suis d'accord avec toi.
41:02Samuel est songeur.
41:04Bon ben, merci beaucoup.

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