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  • il y a 15 ans
Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

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Transcription
00:04Tout le monde a besoin d'une justification toujours quoi, tout le monde dit oui mais
00:07pourquoi un filmier ? Mais pourquoi machin ? Bah c'est juste que j'en ai envie quoi,
00:11ça me ferait plaisir. Et en fait honnêtement ça s'arrête là, c'est que j'en ai envie quoi.
00:21Là je trouve que c'est un très bon film déjà sur le papier, c'est qu'on va raconter
00:24quelque chose quoi,
00:24c'est que Michel est réfléchi.
00:28Je réalise toujours pas qu'on ait fait ce film en fait.
01:11J'avais une grosse envie de mélodrame, j'avais envie de faire un film d'amour,
01:15et un film qui soit pas caustique, qui soit pas satirique, ironique etc.
01:22Mais j'avais envie de respecter un peu plus l'histoire, de respecter les personnages et tout ça, j'avais
01:28envie de me coller à ça aussi.
01:29Il y avait un peu d'appréhension là-dessus quand même au début, parce que je me suis dit quand
01:32il est arrivé,
01:33elle a eu toute sa pudeur en disant, bon voilà j'ai cru ça, mais c'est pas une comédie,
01:38c'est un mélodrame.
01:40En fait ouais c'est l'histoire d'amour quoi, bon tu te fous pas de ma gueule quoi.
01:58En fait quand on s'embarque sur un film, en fait on choisit un film, mais on le choisit parmi
02:03d'autres en fait.
02:04Donc celui-là, il faisait tout le temps partie des autres quoi, c'est-à-dire c'est... c'est
02:09un truc qui était là.
02:10Quand il m'en a parlé, il m'a dit je crois que je vais vraiment, après les deux OSS,
02:14me lancer là-dedans.
02:15Je savais que c'était pas du tout une lubie ou un caprice.
02:20C'est un format qui est tellement en dehors de ce que tout le monde veut, enfin c'est même
02:25pour moi, personne n'en veut de ce truc-là.
02:26Donc après il faut un concours de circonstances, il faut les bonnes personnes, il faut le bon moment.
02:32On sait pas pourquoi, un moment d'œil dit, bim bam boum, ça prend quoi.
02:35On y est ? Action !
02:37Thomas Landman est arrivé à un moment où effectivement Michel avait essayé pas mal de choses.
02:43Thomas Landman qui me drague depuis longtemps pour que je fasse des films avec lui, qui veut vraiment faire un
02:48film avec moi.
02:48Et donc on s'est pas mal vu, on a discuté, je crois que ça se sait maintenant, de Fantomas.
02:55Et puis il m'a proposé de faire un Fantomas en noir et blanc muet.
02:59Et puis l'idée, le séduit un peu, c'est là que je lui raconte comme ça 2-3 séquences,
03:03et vraiment je vois ses yeux qui séduisent.
03:05Je vois un gamin quoi, et qui est hyper séduit par le truc, et qui dit je peux pas faire
03:10ça.
03:11Donc bon je dis, bon tant pis, et puis il me rappelle, et il me dit, mais par contre si
03:15tu veux faire un film noir et blanc,
03:17muet, moi y'a pas de problème, je veux faire un film avec toi, donc je fais tout ce que
03:20tu veux.
03:20Donc je lui ai proposé d'aller au bout de son désir, de faire un film muet,
03:24et il a écrit ce scénario magnifique, et il y avait pas moyen de lui dire non.
03:42Ça faisait partie du point de départ que j'ai donné à Thomas.
03:45J'ai écrit, je réalise, j'écris pour Jean et Bérenice, j'écris juste pour eux en fait,
03:54mais je ne dis pas, j'ai Jean Dujardin et Bérenice Bégeot, j'ai mon directeur photo Guillaume Schiffman,
04:00et j'ai mon compositeur Ludovic Baux, voilà, ça faisait partie du groupe.
04:11Je me dis, bon, mon nom est Georges Vanhoen, je veux encore jouer.
04:14Je veux encore jouer, je veux encore jouer, je veux encore jouer.
04:17Je regarde un peu dans tous les sens.
04:19Mais il faut que je sois sérieux, quand même.
04:22Le film muet, c'est quoi le film muet ? C'est Chaplin, c'est Keaton, le film muet il
04:25te faut un génie pour faire ça.
04:27Donc moi tu ne me feras pas faire du Chaplin, tu viens pas me frotter contre Chaplin.
04:30Soit tu fais, alors je regarde, je regarde les « Freedom » sur la voiture, vas-y.
04:38Mais j'ai pas grand chose pour me raccrocher moi
04:40Et puis on te dit c'est un format carré
04:42C'est en 22 images secondes
04:44Donc ça accélère un petit peu les mouvements
04:45Alors qu'est-ce que ça va changer dans mon jeu ?
04:47Enfin ça c'est des questions qui se sont faites vraiment au fur et à mesure
04:49Avant de rentrer
04:51Prends le temps de voir qu'il n'y a personne
04:52Pour te demander ce que tu fais
04:54Il m'avait dit bon il y aura un petit rôle
04:56Vraiment ce sera vraiment l'histoire d'un homme
04:58Qui s'effondre avec l'arrivée du parlant
05:00Et il y aura un second rôle mais vraiment petit
05:02Et j'aimerais beaucoup que tu le fasses
05:04Et puis petit à petit ça s'est un peu transformé
05:06Et Pépi a pris de plus en plus de place
05:09J'étais fière parce que je voyais déjà
05:10Que le scénario était tellement fort
05:12Et puis le rôle en tout cas
05:14Qu'il me proposait
05:16Enfin il était unique quoi
05:18Je ne referais jamais plus Pépi Miller
05:20Jamais
05:21Action
05:28Il avait cette idée en tête depuis longtemps
05:30Et en fait il m'en a parlé très vite
05:31Il m'a dit je crois que le prochain on va faire un film noir et blanc
05:34Et voilà on a commencé à travailler très vite tous les deux
05:36C'est à dire à regarder des films
05:38Mais ce qui est surtout différent
05:41C'est d'essayer de repenser la lumière comme elle était dans les années 30
05:44De ne pas faire un pastiche ni rien
05:47C'est de retrouver ce plaisir qu'il y avait de la lumière
05:49Et de la simplicité des fois
05:51Et de la façon dont la lumière exprimait les sentiments des comédiens aussi
05:59Moi j'essaie de trouver que le thème du silence
06:03Il transparaît un peu dans le film noir
06:04Des fois de manière très légère
06:05Des fois de manière un peu plus ancrée dans le personnage
06:09C'est vrai que si vous regardez un peu plus précisément
06:11Vous verrez que le personnage de Georges
06:13Il parle peu
06:14Alors qu'elle
06:15Elle parle tout le temps
06:16Elle est tout le temps
06:16Blablabla
06:18On n'entend pas ce qu'elle dit
06:19Mais elle parle
06:20Le film commence
06:21C'est une scène de torture
06:22Il dit je ne parlerai pas
06:23Je ne parlerai pas
06:24Les mecs veulent me faire parler
06:27Tout ça pour dire que le thème du silence
06:29Les mecs ne pouvaient pas développer le thème du silence
06:31Au prétexte qu'ils avaient du cinéma muet
06:33Puisqu'ils n'avaient pas du cinéma muet
06:35Ils avaient le cinéma
06:48Les deux ont un problème
06:49Un visage qui est très crédible dans les années 20
06:57Ils ont vraiment des gueules à faire des films d'époque
07:00Pour moi le personnage de Pépi Miller
07:02Il n'est pas très loin de Bernie
07:04C'est un personnage hyper solaire
07:08Hyper bienveillant
07:09Plein d'amour
07:10Pépi Miller
07:10Elle s'appelle Pépi déjà pour le peps
07:12C'est pour ça qu'il l'a prénommé comme ça
07:16C'était la première indication que j'avais
07:18Du personnage
07:19C'est un personnage plein de vie
07:21C'est une amoureuse
07:23Elle est fidèle
07:24Elle se croit plus forte que les autres
07:26Et puis elle revient
07:27Mais c'est quelqu'un qui reste toujours
07:29Sur son petit chemin
07:30Et qui avance
07:31C'est une histoire d'amour ce film
07:33C'est vraiment Georges et Pépi
07:35Leur rencontre
07:36Et comment ils vont
07:38Pouvoir vivre leur amour
07:43C'est pas possible
07:44C'est pas possible ça
07:46C'est pas possible ça
07:47Je voulais être à la fin d'OSS
07:49C'est ta même
07:50Complètement
07:50On est complètement dans OSS
07:52Mais il ne faut pas se dire ça
07:53Celle-là c'est grand choix
07:54Voilà c'est donc pas
07:55Allez
07:56La piste aussi classe
07:58French
08:02Pour moi le piège absolu c'était Charlie Chaplin
08:04Je lui disais
08:04Putain tout le monde va nous attendre au tournant
08:06Puisque les gens ne connaissent pas vraiment les mieux
08:08Je voulais le contraire
08:09D'un petit bonhomme
08:11Comment dire
08:12Qui ferait un peu pitié au début
08:14Je voulais pas faire l'histoire d'un faible
08:16Il est très très grand ce pot
08:21Et puis Jean il a ce côté au départ
08:24Le Georges Valentin du début
08:26C'est-à-dire hyper flamboyant
08:28C'est une sorte de Douglas Fairbanks
08:43Qui a suivi complètement ses films
08:45Qui doit en sortir à Mali tous les trois mois
08:46Il doit faire des galipettes
08:47Il doit faire des sourires
08:48C'est tout ce qu'on lui demande
08:49Il est très heureux comme ça
08:51Oh la phase
08:52La grosse phase
08:57Je suis venu avec Michel très rapidement
09:00Quand nous avons rencontré
09:02Donc vous savez
09:04J'ai lu la description
09:05Et j'étais très très excitée
09:07Entre le période et le sujet
09:09Le chef costumé c'était une bête de mec
09:12Vraiment
09:12Il est très très très très très très bon
09:15Mark Bridges
09:16Excellent chef costumé
09:17Les références que nous avons à Douglas Fairbanks
09:19Les références que nous avons à John Gilbert
09:23Il y a beaucoup de choses
09:25Que nous avons tous
09:27Indépendamment
09:29C'est les mêmes choses
09:30Et quand nous sommes ensemble
09:31Nous avons découvert
09:32Il y a eu un vrai simpatico
09:37De savoir ce que nous faisions visuellement
09:42Je voulais commencer par un mec en haut
09:44Et puis je me dis
09:45Du coup il va tout perdre
09:46Forcément
09:47Donc j'ai eu cette image
09:49Entre guillemets
09:50Clochard
09:51Et tout ça
09:51Mais voilà
09:53C'est l'aboutissement
09:54Du film
09:56Pour y arriver
09:57J'ai demandé au chef costumé
09:58Dans la deuxième partie
10:01De faire pour Jean
10:03Des costumes
10:06Une taille et demie
10:07De taille plus large
10:08Pour qu'on ait l'impression
10:09Que le mec est un peu fondu
10:10Dans son costumé
10:11Et qu'il soit moins net
10:12Qu'il soit moins affûté
10:13Qu'il soit plus
10:14Voilà
10:14Moi dans mon idée
10:15Tu arrives comme ça
10:16Tu passes là
10:17Non on te chouit
10:18Donc t'es un peu de dos
10:19Donc c'est un truc un peu sous-bouété
10:20Et machin
10:21Et revenir
10:24Regardez
10:25J'assemble ce que j'ai pu faire
10:26Avec
10:27Comment dire
10:28Oublier
10:29Nicole Garcia
10:30L'expérience que j'ai pu avoir au théâtre
10:32Brice de Nice
10:33C'est qu'à un moment
10:34Les choses se mettent un peu en place
10:35Et j'ai toujours pensé
10:36Que tout ça
10:36Ça se mariait très bien
10:37C'est à dire
10:38Un jeu très exubérant
10:40Et une profondeur
10:42Et une espèce de
10:42Comme ça
10:43Une descente
10:44Vraiment dans le fond
10:45Là tu fais ça
10:46Et vraiment
10:47T'es chaud
10:48T'es chaud romantique
10:58Quand des comédiens se connaissent
11:00Et qu'ils se retrouvent
11:01Il n'y a pas le stade pudique
11:06On essaie tout le temps d'y croire
11:07De se dire
11:07Vas-y vas-y t'es bien
11:09Puis de le formuler
11:10C'est bien d'être spectateur
11:11Un peu de l'autre aussi
11:13C'est un peu scout
11:13Ce que je dis
11:14Mais c'est bien de dire
11:16Motiver l'autre
11:16Parce que t'es de toute façon
11:17Meilleur quand l'autre
11:18Est super bon
11:37Alors moi j'étais chargé
11:38De plein de fantasmes
11:39Comme tout le monde
11:40Sur les américains
11:41Hollywood
11:43J'avais entendu des trucs
11:44Mais tu vas voir
11:44Attends c'est l'enfer
11:45En fait concrètement
11:46J'ai envoyé le scénario
11:48Avec un mot
11:48Le mec il l'a lu
11:49Hyper vite
11:50Il a accepté de le faire
11:53Il fallait juste
11:53Qu'on se rencontre
11:54Bon alors c'est
11:55Johnny Man
11:58Et le mec il fait
11:59Génial
11:59C'est un super film
12:00Ça va être génial
12:01Et je dis
12:02Je ne l'ai pas fait encore
12:03Et puis je ne sais pas
12:04Il me scanne et tout
12:05Il me fait
12:05Moi de toute façon
12:05Si vous voulez le faire
12:07Si vous voulez de moi
12:08Je le fais
12:09Alors j'ai dit
12:10Bah moi carrément
12:11Please, please
12:12Take a load off
12:15Take yourself
12:16Je suis juste
12:17Enchanted par le processus
12:19Le black et white
12:22Et l'improvisation
12:24De les lignes
12:25Ce temps est passé
12:26Je ne peux pas
12:27Réaliser
12:28Il est un hasard
12:30Il est un hasard
12:30Il est un bain
12:31Il est un bain
12:31Il est un bain
12:32Il est un bain
12:32C'est une belle histoire
12:33Et je suis très intéressé
12:34Dans le période
12:35Dans lequel il prend
12:35Le birth
12:36De l'industrie
12:37C'est une jeune
12:38Industrie
12:38C'est une nouvelle phase
12:40C'est un nouveau
12:40John Goodman
12:42Tu sens que le projet
12:44A vachement fédéré
12:46Rassemble
12:46Et on sent
12:47Une envie commune
12:48De faire ce truc là
12:49Ce film là
12:50Du coup
12:51Bien sûr
12:52Pour moi
12:52Je suis très impressionnant
12:53Je lui dis d'ailleurs
12:53Goodman
12:54Je suis très fier
12:55De tourner avec vous
12:55C'est pas de problème
12:57T'inquiète pas
12:58Après tu dis
12:59C'est ma place
13:01Et puis après tout
13:01Je suis le premier rôle
13:02Merde
13:02Qu'est-ce qu'il va me dire
13:03Il va me dire quoi
13:04Lui Goodman
13:05Qu'est-ce qu'il va me dire
13:07Le public
13:08De voir mes films
13:09Et je vais le rendre
13:12Vous pouvez faire vos films par là
13:14Moi je vais faire un chef d'œuvre
13:15Sur le plateau
13:16Le premier jour
13:17J'étais un peu impressionné
13:18Et j'étais d'autant plus impressionné
13:21Qu'il se monte un peu tout seul
13:24Dans le personnage
13:24C'est-à-dire qu'il est pas
13:25Il commence pas à jouer à action
13:27En fait
13:27Il sait que je vais demander le moteur
13:29Et le silence et le moteur
13:30Dans 2-3 minutes
13:31Il monte comme ça
13:32Il se met dans le truc
13:33Et puis je le voyais
13:34Il était là
13:34Il regardait ça
13:35Il gueulait
13:36Et puis ça ça va passer
13:37Et au début je me disais
13:38Merde il n'est pas content
13:39Et puis ça en fait
13:40Pas du tout
13:40Il commençait à jouer
13:42En fait
13:42Ce qui fait que
13:43Quand je demande l'action
13:44Le passage dans le jeu
13:46Est vachement fou
13:48Je l'aime
13:48Je l'aime
13:50Terrific
13:51Salut
13:52Tu n'as pas besoin de salut
13:53Non
13:54Je suis James Cromwell
13:55Et je joue Clifton
13:56Le chauffeur
13:57Et c'est mon voiture
14:00James Cromwell
14:01C'était plus long
14:01Enfin plus long
14:02Il a adoré le scénario
14:03Son père était réalisateur
14:05De milieu à James Cromwell
14:06Et lui
14:06Il lui a posé beaucoup de questions
14:07Très cérébrale
14:08Tout ça
14:09Et puis au bout d'une heure
14:10Il a fait
14:10Ok
14:11Je vais faire votre film
14:13Clifton
14:13Clifton
14:14Ne rends pas les choses
14:15Dicies
14:17Il a dit que le personnage
14:19C'était un ami
14:23Et soutien
14:24De Georges
14:28Il a été un très très
14:29Relation entre les deux
14:31Non comme un employeur
14:33Et un employeur
14:34Mais comme un ami
14:35C'est un ami
14:37C'est un ami
14:39C'est un ami
14:40C'est un ami
14:40C'est un ami
14:41C'est un ami
14:41C'est un ami
14:41C'est un ami
14:43Quelque j'aime
14:43J'apprécie d'un ami
14:44Qui sait ce qu'il veut
14:46Et qui a fait le travail
14:48Et qui ne vous permet pas
14:51Et qui vous permet de faire quelque chose
14:53Et si il le veut modifié
14:55Il le modifie
14:55Il y a une séquence
14:56Où le personnage de Georges
14:58Vient de lourder son majordome
15:01Je jouait par James Cromwell
15:01Donc moi j'avais une manière
15:03De me raconter l'histoire
15:03Qui était de dire
15:04Au début
15:04T'es loin de la voiture
15:06Et puis petit à petit
15:07Tu t'en rapproches
15:08Et il m'a proposé
15:09Une autre construction
15:10Et je me dis
15:11Le mec est vraiment fort
15:12Il me dit
15:12Au début
15:14J'ai la casquette
15:17Après j'ai plus la casquette
15:19Et après je regarde
15:20Ma casquette
15:21Il la regarde
15:22Ça veut dire
15:23Il a le choix
15:23Et après le mec est parti
15:24Je me dis effectivement
15:25Le mec il a rien comme accessoire
15:27Il a une voiture
15:28Une casquette
15:28Et il raconte une histoire
15:30Avec sa casquette
15:30C'est vraiment l'appartenance
15:33A son patron en fait
15:35Au début
15:36Au début
15:36Au début
15:38Au début
15:46Au début
15:47Au début
15:48Au début
15:48Au début
15:48Au début
15:49Au début
15:49Au début
15:49Au début
15:52Au début
15:53Au début
15:56Il a un chien
15:56Il sait faire beaucoup de choses
15:57Il sait faire du skate
15:58Il sait faire plein de conneries
16:00Il est très marrant
16:00Il est très réactif
16:02Il a une dizaine d'années
16:03Donc il est quand même
16:04Il est bien bien coaché
16:06Après c'est un chien
16:07Un chien
16:07T'anticipes un peu sur lui
16:16Quand tu le mets sur la table
16:18Pour faire le compte
16:19Pour faire rire ta femme
16:20Bon ben
16:22T'as un champ de vision
16:22A 360
16:23Tu la regardes
16:24Mais après tu sais pas ce qu'il va faire
16:26Il va mettre la patte comme ça
16:27Donc toi tu suis aussi comme ça
16:30Tu sais pas trop quoi
16:31C'est des trucs de Michel d'ailleurs
16:32Pas pour qu'elle a voulu un petit chien
16:33Mais c'était plutôt une bonne idée
16:38Regardez où on se trouve
16:39Regardez un petit peu le bonheur
16:45Regardez-moi ça
16:47Si c'est pas un bouleau pourri
16:48Moi je vous le dis
16:48Bonjour
16:52Les américaines
16:57Yes
16:58Sous-titres par Juanfrance
17:29J'ai voulu que le film se tourne aux Etats-Unis pour que l'histoire qui s'y prêtait puisse
17:34se dérouler dans les décors original de l'action.
17:38Je pense que c'est quelque chose qui les surprend beaucoup ici, qu'un Français vienne
17:41faire un film muet noir et blanc sur Hollywood, les années 20 et tout ça, c'est leur histoire,
17:45c'est-à-dire que la grande partie de l'histoire de l'Amérique, un des points les plus importants
17:50de l'histoire de l'Amérique, quand même, avec le jazz, avec la musique, c'est aussi le cinéma, quoi.
17:59Et t'arrives sur les plateaux comme ça et tu dis, mais Chaplin a fait les avant-premières ici, oui.
18:05Le rideau, là, de scène, il a 100 ans, il a 100 ans.
18:09Ah, donc tu dis, ah, vache...
18:11Mais je suis pas mystique, je suis pas complètement barré.
18:14C'est juste, c'est vraiment, j'ai besoin de toucher comme un gamin dans un musée, la patine des
18:18murs.
18:22C'est fait comment ? Ah ouais. Ah, c'est du faux, tout ça. Putain, c'est faux, quoi.
18:27Bon, ok, je fais comme ça.
18:34Action !
18:40De temps en temps, le matin, vous arrivez à la Paramount, vous dites, putain, c'est coulant, c'est quand
18:44même cool.
18:45On vient de tourner à la Paramount. Après, les journées, faut les faire, quoi.
18:48Donc moi, mon obsession, c'était de finir les journées.
18:50Ce qui est dur, c'est que t'as 35 jours et que dès lors que tu commences, t'es
18:53déjà en retard, en fait.
18:55Donc faut...
18:56C'est des horaires, t'es fatigué, quoi. T'as l'œil qui fait ça, tu regardes.
19:01Et en même temps, cette tête-là m'aidait pas mal pour la descente de Georges Valentin.
19:04Et en plus, il m'avait foutu d'une grande maison à Hollywood, des années 30, avec des colonnes grecques.
19:09Enfin, un truc qui déshumanisait, complet.
19:11Donc j'avais l'impression que le film continuait un peu, quand même, aussi.
19:16Il m'a dit, elle est belle, la maison.
19:17Euh, ouais, ouais, ouais.
19:19Ouais, ouais.
19:20Ça schlingue un peu à Mithyville, quand même.
19:25C'est quoi, salavisius ?
19:27Écoute-moi bien !
19:51On peut faire ce qu'on veut.
19:53C'est exactement le premier voyage linguistique, quand t'es en sixième, et que tu dis à un anglais...
20:02Ouais, mes frères, j'en sais rien, mais en tout cas, mes frères, je suis prêt à les voir ici,
20:05je pensais qu'elles seraient dans mon lit !
20:08Le fait de pas avoir de micro sur le plateau, ça nous permettait, effectivement, de...
20:13Enfin, Michel pouvait nous donner des indications pendant la prise.
20:16Quand t'as l'idée, tu poseras ta cup dans le...
20:20Éclate-rien !
20:23On l'a fait de temps en temps.
20:24Moi, il y a des fois, ça me rendait dingue, parce qu'il me donnait une indication pendant le jeu,
20:27et je disais, mais quoi ? Mais qu'est-ce que t'as dit ? Mais je suis en train
20:30de le faire !
20:30Je suis en train de le faire !
20:42Sinon, ce qu'il a commencé à faire au départ, de façon un peu...
20:45Enfin, pas régulière, c'était de mettre de la musique.
20:48Musique ! Musique !
20:50Musique !
20:51Musique !
20:53En fait, c'est des musiques que j'avais depuis le début de l'écriture.
20:56C'est-à-dire que j'ai collecté les grands scores hollywoodiens, en fait,
21:00qui me permettaient d'aller piocher dedans, comme ça, sur le plateau.
21:04Et ça porte un acteur vachement, c'est-à-dire que tout d'un coup, tu peux se la jouer
21:07vraiment...
21:08Il est au cinéma, quoi.
21:09Mais, par exemple, la scène où j'arrive par le bus et je rentre dans le studio,
21:14je pense que cette scène, je ne l'aurais jamais jouée comme je la joue,
21:17s'il n'y avait pas eu la musique de la nuit américaine.
21:24Musique !
21:27C'est pour les émotions, c'est décuplé, quoi.
21:29Donc, forcément, on en redemande.
21:31Parce qu'on est en train de vivre en live le film.
21:33T'es déjà dans le cinéma, t'es déjà dans la toile.
21:36C'est pas tous les jours, quand même.
21:39Lance-moi la musique, Michel, un peu, là.
21:41On va être dedans.
21:42À un moment, j'ai dit stop.
21:44C'est pas que ça les a trouvés, c'est que ça formatait trop leur jeu.
21:47C'est-à-dire qu'ils ne pouvaient plus s'en passer.
21:50C'est-à-dire qu'à un moment donné, j'ai dit à Jean, j'ai dit, on va arrêter,
21:52parce qu'ils étaient trop accros à ce truc-là.
21:54Il fallait retrouver du plaisir de jeu, vraiment, quoi.
21:57C'est-à-dire, eux, de reprendre la main, quoi, sur les séquences,
22:02parce qu'ils étaient trop en demande de ce truc-là.
22:05Juste comme cette première fois, allez-y.
22:21Michel m'avait demandé, quand il écrivait le script,
22:24il m'a dit, ça te plairait de faire des claquettes ?
22:26Et je dis, oui, évidemment, tu me connais, j'adorerais ça.
22:29Donc on dit oui, et après, il faut y aller.
22:32On va acheter.
22:33Mais non, ça va être mortel.
22:36C'est le retour de l'enfer.
22:38Bon, ben là, c'est du travail, c'est juste du travail.
22:41C'est presque tous les jours pendant six mois.
22:44Enfin, peut-être deux fois par semaine, puis après, trois fois.
22:47Alors, je sais, Jean Dujardin a beaucoup changé, c'est normal.
22:49C'est Zazu, ma assistante, qui fait travailler Bérénice.
22:52Nous sommes en répétition avant la prise du grand final.
22:58Et ça y est, nous sommes au point.
23:00Il n'y a plus qu'à regarder.
23:18Les deux sont des personnes formidables.
23:21Parce que Fabien, dès le départ, il me disait, vous inquiétez pas.
23:23Quoi que je fasse comme chorégraphie,
23:25je la ferai en fonction de ce que vous savez faire
23:26et ce qui vous met en valeur.
23:56Nous, on s'est mis la pression avec Jean
23:58parce que forcément, c'est des scènes, on a envie,
23:59on a envie de...
24:01On a envie d'être...
24:03Voilà, que ça fasse la blague, quoi.
24:04Cut !
24:07Perfect !
24:08This, if you don't know,
24:10is the one and only day for sound on the artist
24:14because it's a silent black and white.
24:16What a novelty, right ?
24:17It is so cool.
24:19I'm kind of envious that I only get to be here one day.
24:22I mean, I begged for more lines, begged,
24:25and they wouldn't give them to me.
24:26Ça tourne !
24:29Silence, s'il vous plaît !
24:40Confier la musique d'un film muet à un compositeur,
24:43c'est-à-dire que c'est le rêve absolu pour un compositeur.
24:51Définir la musique de six artistes,
24:53c'est de l'amour du cinéma,
24:55de la musique du cinéma hollywoodien,
24:57de ce style-là,
24:58et des grands compositeurs.
25:00C'est un hommage, en gros,
25:03à tous ces fantastiques compositeurs
25:06des grands films hollywoodiens.
25:12Donc, on s'est étalés dans les styles,
25:15entre les années, on va dire Chaplin,
25:17pour que les gens comprennent,
25:19et s'arrêter aux alentours de Herman et Citizen Kane.
25:27Concrètement, quand on a procédé,
25:29j'ai commencé par découper le film en blocs narratifs
25:31et j'ai dit aux musiciens,
25:33on ne peut pas faire du séquence après séquence,
25:35ce serait immonde, horrible.
25:38Donc, il y a vraiment des grands blocs,
25:39comme ça, qui correspondent à des mouvements du film.
25:42Donc, lui, il a travaillé là-dessus.
25:44Et après, je lui disais,
25:45alors là, il y a un point de rupture important,
25:48il faut absolument le souligner.
25:50Là, je pense que ça vaut le coup d'être,
25:52de s'éloigner.
25:53Là, on est...
25:55Alors, à chaque là correspondait une action,
25:57un plan, un truc, un machin,
25:59qui étaient des points de rendez-vous de la musique.
26:03Alors, il y avait 80 musiciens,
26:05il y avait une cinquantaine de cordes,
26:07quatre corps français,
26:09quatre trombones,
26:10cinq percussionnistes, des fois,
26:12qui couraient dans tous les sens.
26:13Ah ouais, c'était super.
26:14Une harpiste,
26:15dix archivistes,
26:16cinq orchestrateurs,
26:18trois arrangeurs.
26:19Donc, ça a été...
26:31où on voulait être au Festival de Cannes,
26:33début mai.
26:34Donc, ça laissait,
26:36en montage,
26:38post-production,
26:39et composition de la musique,
26:41et enregistrement, etc.,
26:42ça laissait très peu de temps, en fait.
26:48...
27:00Pour être honnête,
27:02Thierry Frémaux,
27:02donc, m'avait déjà donné un prix pour le OSS2,
27:05il m'avait déjà,
27:06pas déclaré sa flamme,
27:07mais je savais qu'il m'aimait bien comme réalisateur,
27:11qu'il aimait mon travail et de soi,
27:12et c'est un fou de cinéma mûlé.
27:14Donc, quand je lui avais parlé de ce truc-là,
27:15il était hyper à l'affût,
27:16et plusieurs fois,
27:17il m'avait dit,
27:17est-ce que vous serez prêt pour...
27:22Ça, c'est que des choses tellement inattendues,
27:24auxquelles on ne pense pas du tout
27:25quand on démarre un projet comme celui-ci,
27:29que, bon, ça, c'est...
27:30tu prends, quoi.
27:31Tu prends, tu remercies,
27:32tu dis merci, merci, merci, merci,
27:33tu souris.
27:34Je pense qu'on est évidemment tous très heureux
27:36d'être là,
27:39mais peut-être que la tête de cheval
27:40dans le lit qui a écrit un mot
27:42va pas jouer.
27:58Il y a vraiment aucune idée,
27:59avant les 5 dernières minutes de l'accent,
27:59de la laissage,
28:05de la laissage.
28:09Je n'avais vraiment aucune idée,
28:10avant les 5 dernières minutes de l'accent,
28:12l'accueil réel qu'allaient faire les festivaliers au film,
28:17enfin à cette projection-là,
28:19parce qu'on m'avait dit que c'était bien passé le matin,
28:21et évidemment, là, il y a eu cette standing ovation.
28:47C'est un vrai beau moment.
28:50Je pense que le festival de Cannes est assez unique pour ça.
28:53On n'était pas en compétition, on passe en compétition.
28:57On ne pense pas du tout avoir de prix.
28:59Finalement, on a un prix.
29:02C'était juste incroyable.
29:05J'aimerais pas être à ma place.
29:07Déjà, je vais partager ce prix avec Bérenice Bégeot, ma partenaire.
29:11Merci encore à Thomas Langman.
29:14C'était définitivement le dernier nabab.
29:17Et merci à...
29:18Je vais le dire, à Michou.
29:21Dit Michel Azanavicius.
29:23Et voilà, maintenant, je vais me taire,
29:24parce qu'apparemment, ça me réussit plutôt pas mal.
29:27Merci beaucoup.
29:36N'oublie pas de te retourner, c'est très New York.
29:43Le soir de l'avant-première à New York.
29:46Le truc que je n'aurais jamais dit de ma vie.
29:47C'est juste pour ça.
30:09Merci beaucoup.
31:41C'est une histoire super, enfin je veux dire, moi je suis très fier, très content d'avoir fait un
31:48film qui donne à Jean ça, cette consécration-là.
31:51Et puis moi ça me fait plaisir parce que, encore une fois, au départ je me sentais un peu seul
31:57et que tout d'un coup il y a une espèce de reconnaissance d'un travail.
32:01Donc pour moi ce personnage il est construit, il est imaginé par moi sur le papier, il est incarné par
32:07Jean, il est mis en lumière par Guillaume, il est regardé par Bérenice.
32:13Il existe aussi en contraste avec John Goodman, il existe aussi avec Le Chien, il existe aussi avec James Cromwell,
32:20il est réellement mis en musique comme une voix intérieure par Ludovine Burke.
32:24On a tous travaillé à ce personnage-là, donc on salue l'acteur, c'est normal et c'est très
32:29bien, mais je le prends comme à un prix collectif.
32:36Sous-titrage Société Radio-Canada
33:04Sous-titrage Société Radio-Canada

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