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  • il y a 20 ans
Dans Rockefeller le génie frappe par sa limpidité. Mais celle-ci n'alimente pas cette transparence caduque qui se retrouve si couramment dans les petits ruisseaux, servis par tous ces cinéastes qui ne cherchent pas plus loin que l'évidence. Bien au contraire, nous avons affaire à une puissante rivière, loin des rapides versatiles, avec sa profondeur, ses remous sombres et hypnotiques et ses morceaux de vie qu'elle croise et qu'elle nourrit. Après Pulitzer, Rockefeller, volet central d'une trilogie redéfinissant le terme culte, annonce un fleuve capital aux confluents d'horizons voluptueux. L'Amérique n'a qu'à bien se tenir !