00:00La période est-elle favorable pour se lancer ? Quels sont les freins ? Quelles sont les opportunités ?
00:06Conseil pratique, opportunités, conditions d'emprunt, on vous dit tout dans cette émission.
00:11Figaro Imo, c'est parti !
00:19Deux experts sur le plateau de Figaro Imo pour analyser l'activité des marchés de l'immobilier,
00:24mais aussi parler des conditions d'emprunt, parler des perspectives de la politique du logement.
00:30Brice Cardi, bonjour.
00:32Bonjour Olivier.
00:33Président du réseau L'Adresse, Sandrine Allonnier, bonjour.
00:36Bonjour Olivier.
00:37Porte-parole de vous financer.
00:38Alors peut-être en introduction à tous les deux et pour avoir un peu votre état d'esprit,
00:42entre les tensions, tensions internationales, tensions politiques et puis les envies quand même d'acheter,
00:49comment vous pourriez qualifier cette période, Brice ?
00:51On a sondé les associés du réseau L'Adresse et deux tiers d'entre eux ont répondu que le marché
00:56était en dents de scie,
00:59avec malgré tout un bon premier trimestre.
01:01Et puis malheureusement la guerre au Moyen-Orient est arrivée et ça a un petit peu compliqué les choses.
01:06Et puis cette guerre qui devait durer quelques jours se traîne un petit peu avec tout ce qu'on connaît,
01:11c'est-à-dire l'inflation, le gros problème qu'on a aujourd'hui avec le carburant qui pose beaucoup
01:16de problèmes
01:16à certains clients qui sont sur des régions où il faut se déplacer.
01:19Bref, un marché un peu compliqué mais qui reste somme toute équivalent à celui qu'on a connu l'an
01:24dernier à la même période.
01:25Bon, Sandrine ?
01:26Alors moi je dirais entre attentisme et volontarisme.
01:30C'est-à-dire qu'il y a cette envie d'acheter de la part des acheteurs et il y
01:33a cette envie de prêter de la part des banques.
01:35Mais voilà ce contexte qui pèse sur les intentions et qui crée cet attentisme, mais avec évidemment quand même des
01:42solutions.
01:42Bon, on va l'évoquer évidemment ensemble. Alors Brice, les retours terrain, le marché de l'immobilier ancien, comment se
01:50porte-t-il actuellement ?
01:51En fait ce qui est très compliqué c'est d'arriver à distinguer le sujet entre ceux qui veulent acheter
01:58et ceux qui peuvent acheter.
01:59Avec toujours l'effet yo-yo en rappelant que parfois un indicateur d'augmentation de 0,5 points sur les
02:06taux, ça peut malheureusement faire partir du marché les acquéreurs.
02:09Et ça en effet les consultants, il y a vraiment l'effet de dire parfois un bien sonne, on rentre
02:14un bien, on a le sentiment que ce bien va susciter un intérêt important avec une quinzaine, une vingtaine d
02:19'appels attendus.
02:20Et puis finalement parfois le téléphone ne sonne pas du tout. Et parfois quand il sonne c'est avec deux
02:24ou trois accueurs.
02:24Donc véritablement la vraie difficulté aujourd'hui qu'on a c'est d'analyser un marché qui varie, que ce
02:29soit les différents effets d'annonce qu'on peut avoir au niveau de nos gouvernants,
02:32même si on le verra après je pense que les nouvelles sont plutôt bonnes, faut-il encore qu'elles soient
02:35approuvées.
02:37Non, véritablement on le dit souvent, on a de la chance d'avoir son lien à nos côtés, moi je
02:42dis souvent que ce sont les banques qui font la pluie et le beau temps du marché.
02:45Et véritablement je le dis même aux consultants du réseau l'adresse, veillez bien quand un client s'intéresse à
02:50un bien et qu'au niveau de son offre malheureusement on n'y est pas,
02:53faites le distinguo entre je ne veux pas monter ou je ne peux pas monter.
02:57Et malheureusement aujourd'hui c'est 80% d'entre eux qui ne peuvent pas monter.
03:01Donc véritablement la vraie difficulté c'est d'aligner les planètes avec ici et là, avec un marché, j'ai
03:06été le premier et je l'assume à avoir annoncé que le marché avait repris en effet quelques couleurs,
03:10rappelons que 2025 a été nettement meilleure que 2024, mais avec toujours le piège de confondre un marché qui reprend
03:17des couleurs avec un certain dynamisme au niveau des volumes,
03:20mais pas forcément une augmentation des prix et puis toujours la difficulté de comparer des choses avec des périodes comparables.
03:26Et en ce qui concerne l'offre et la demande, où en est-on alors ?
03:29Alors ça se traduit par moins d'acquéreurs pour les effets et les raisons que je vous ai données.
03:34En revanche la bonne nouvelle, c'est pour ça que je garde un discours extrêmement optimiste, on a plus de
03:38biens à proposer.
03:39Mais également une tendance qu'on a observée dans le réseau l'adresse, c'est qu'on s'aperçoit qu
03:43'on a entre 80 et 90% d'acquéreurs
03:46qui s'intéressent finalement à seulement 10 à 20% du stock des biens à vendre.
03:51Donc ça c'est une véritable analyse et qui crée justement beaucoup d'insatisfaction, notamment auprès des vendeurs qui pensent
03:58avoir fait l'effort consenti.
03:59Et malheureusement parfois ça marche, parfois ça ne marche pas encore.
04:02Qu'est-ce qui se vend le mieux ?
04:04Des biens qui sont généralement inférieurs à 300 000 euros.
04:07Alors en rappelant plus que le prix médian aujourd'hui en France est à 300 000 euros, clairement les biens
04:12qui sont chers partent beaucoup moins vite.
04:15D'où l'importance de respecter l'estimation de départ et de ne pas prendre le risque, même si on
04:20est souvent tenté quand on est propriétaire,
04:21de tenter sa chance à vouloir mieux vendre son bien.
04:24Donc clairement ce sont les biens dont les prix sont inférieurs à 300 000.
04:27Les villes dont le prix est inférieur à 3 000 euros le mètre carré, donc ça prive beaucoup de grandes
04:32agglomérations.
04:33Voilà, donc en gros et puis des biens parfaitement en bon état, je m'y perdais un peu.
04:38La tendance qu'on a connue il y a une dizaine d'années où on avait envie de tout démolir
04:42et tout refaire à son goût, ça clairement c'est complètement révolu.
04:47Aujourd'hui au contraire on veut tout l'inverse, on veut un bien qui est prêt à habiter, voire même
04:51presque meubler.
04:54Les travaux aujourd'hui inquiètent, je ne parle même pas de travaux d'amélioration de performance énergétique.
05:00Trouver un artisan RGE, PRGE, c'est le parcours du combattant.
05:03Donc un bien qui n'est pas au prix, qui n'est pas forcément bien placé et surtout dont il
05:09y a des travaux à réaliser, celui-ci franchement il a peu de chances aujourd'hui de trouver un accord.
05:12Il peut rester longtemps sur le marché.
05:14Quels sont les secteurs Brice où la dynamique est en marche ? Secteur géographique peut-être ?
05:18Alors il y a eu une variante, c'est-à-dire qu'en effet on a eu la chance il
05:22y a un an de revoir les grandes agglomérations revenir pour tout l'inverse de ce que je viens de
05:26vous raconter.
05:27Parce que les banques avaient revu les conditions d'octroi, elles étaient un petit peu moins gourmandes au niveau de
05:31l'apport qui condamnait beaucoup en effet le prix là où, enfin les régions où le prix de l'immobilier
05:36est cher.
05:37Donc à l'inverse, les secteurs toujours le même, le littoral français.
05:42Donc là carrément, ça ne bouge pas avec bien évidemment des profits qui sont extrêmement différents entre l'Occitanie, PACA,
05:49la côte aquitaine.
05:51Un secteur qui plaît beaucoup et en plus je dis ça parce qu'on est très bien représenté, parce qu
05:54'on a une trentaine d'agences là-bas, c'est la Vendée.
05:56Pourquoi ? Parce qu'on y trouve la mer, on y trouve un superbe coucher de soleil et que les
06:00prix sont extrêmement abordables.
06:01Donc le littoral et puis après les villes que je vous ai évoquées, c'est-à-dire des villes où
06:05il fait bon vivre avec un prix de l'immobilier qui est inférieur à 3 000 euros.
06:09On a plein d'exemples, Narbonne, Angers, Carcassonne, bon bref.
06:13Quand vous pouvez avoir tous les avantages au niveau transport, se sentir bien dans sa ville et que vous êtes
06:19sur un prix qui est extrêmement abordable,
06:21généralement si vous respectez le prix conseillé par le professionnel immobilier, généralement vous trouvez rapidement un accord.
06:26Marge de négociation, où en est-on à peu près, pour avoir une idée ?
06:30Ce qui est certain, c'est que c'est là ici qu'il y a peut-être une tendance, un
06:34constat assez important.
06:36Comme vous le savez, le reste une coopérative, donc moi j'ai double casquette.
06:38J'ai la chance d'avoir une dizaine de cabinets sur des secteurs extrêmement disparates entre Île-de-France, Paris,
06:43Évreux, Toulouse, bref.
06:45On a deux choses, on a le bien qui se vend généralement assez bien, assez vite avec une variable qui
06:52va généralement être inférieure à 5%.
06:54Et celui-ci, on va dire que c'est un bien qui est un peu neuf, alors quand je dis
06:57neuf, façon de parler, mais qui vient d'arriver sur le marché.
06:59Et qui a respecté justement ce que je disais préalablement, c'est-à-dire le prix conseillé par le professionnel.
07:03Et puis, et ça c'est assez nouveau, notamment du côté d'Évreux, on a eu deux biens qui se
07:08sont vendus, qui étaient à vendre depuis plus d'un an.
07:11Avec toujours le même constat, une maturité certainement du côté du projet du vendeur, avec une baisse de prix en
07:16deux temps.
07:17D'abord, une première baisse de prix à 10%.
07:19Et ça c'est important que les vendeurs qui montrent...
07:2210% c'est pas négligeable.
07:23C'est pas négligeable, mais enfin un bien qui n'est pas vendu et qui est à vendre depuis un
07:26an.
07:26Clairement, on n'attire pas les mouchelles du vinaigre, il faut réagir.
07:29Vraiment pas au bon prix au départ.
07:29Exactement pas au bon prix, et bien en double étape.
07:32D'abord une baisse de 10% pour susciter un nouvel attrait avec des nouveaux acquéreurs sur le marché.
07:37Et pour un des deux, à nouveau une seconde baisse, encore de 5%.
07:41Ce qui fait que pour un des deux, 15% de baisse.
07:42D'accord. Le marché locatif, toujours en panne ?
07:46Toujours en panne, avec quelques endroits qui se sont arrangés.
07:49Par exemple à Angers, pareil, on est très bien représenté avec une vingtaine d'agences.
07:52On a eu une rentrée de septembre 2024, où on n'avait pas un seul trois pièces à proposer, à
07:57louer.
07:58En 2025, ça s'est beaucoup détendu, notamment par le marché qui est un petit peu reparti.
08:03Dès le moment où les primo-accédents, et on félicite et on se félicite, on est très heureux de voir
08:08leur retour.
08:09Dès le moment où vous avez des primo-accédents pour la plupart des locataires qui libèrent des logements,
08:11donc clairement c'est tendu, surtout sur certains types de logements, notamment les petites surfaces,
08:16et dans les villes où on a du mal pour être primo-actif ou étudiant, Paris pour ne pas le
08:21nommer, et d'autres.
08:22Mais sur des logements familiaux, ça va un petit peu mieux que l'an dernier.
08:24D'accord, un mot du DPE, toujours regardé à la loupe, toujours...
08:29Moins regardé, pareil comme quoi l'espèce humaine a tendance à rapidement s'adapter,
08:36quelque chose qui était une priorité, qui était quelque chose d'anxiogène pour pouvoir projeter,
08:41et parfois même c'était carrément un repoussoir.
08:43On sait, on le disait assez souvent, qu'on avait parfois des belles jusqu'à 20-25% sur les
08:48biens qui malheureusement avaient une mauvaise lettre,
08:49même certains biens qui étaient absolument boudés par des acquéreurs.
08:52Aujourd'hui, très franchement, il y a moins de blocages, notamment beaucoup avec les annonces qui ont été proposées.
08:59Déjà, la requalification par rapport aux qualifications de chauffage électrique, il fait quand même qu'il y a 600 000
09:04logements qui sont revenus.
09:06Et puis en effet, cette annonce tant attendue, en espérant que le Parlement aura raison de bien voter cette loi,
09:11qui va permettre en effet de décaler le calendrier.
09:14Avec les propriétaires qui s'engageraient à faire des travaux.
09:163 ans ou 5 ans, exactement.
09:18Donc clairement, aujourd'hui, c'est un sujet qui est regardé, mais beaucoup moins qu'avant.
09:22En revanche, je ne sais pas si on aura le temps d'en parler, il y a le DPE collectif
09:25aujourd'hui,
09:25qui est un sujet qui mérite d'être soulevé, parce qu'il y a une sorte d'incompréhension en fonction
09:32de comment se situe l'immeuble.
09:33Est-ce qu'il est un bon élève avec le PPPT qui a été voté, donc le plan pluriannuel de
09:41travaux, ou pas ?
09:43Et c'est là qu'il y a un vrai, ça mériterait même un débat entre professionnels de syndic de
09:47la propriété pour voir ce qu'il y a eu de leurs sentiments.
09:48Bon, ben ça, on le fera. Engagement est pris.
09:51Condition d'emprunt très importante, et Brice le soulignait.
09:55Où en est-on, Sandrine, déjà sur la production de crédit ?
09:58Alors, sur la production de crédit, elle est très bien repartie sur le début de l'année 2026.
10:03Je dis repartie parce que l'année 2025 avait été excellente, avec 35% de production de crédit en plus.
10:09Eh bien, cette tendance s'est poursuivie au moins sur les trois premiers mois de l'année,
10:14avec trois mois de progression encore de production de crédit d'après les sources Banque de France.
10:18Et chez vous financés, sur les quatre premiers mois de l'année, il y a presque 20% de crédit
10:23en plus que l'année dernière,
10:25qui avait été pourtant une très bonne année. Donc ça, ça montre le volontarisme des banques,
10:31leur volonté de prêter et des acheteurs aussi au rendez-vous.
10:34Donc finalement, ces craintes qu'on avait en ce début d'année d'une remontée des taux
10:41qui auraient pu casser la dynamique de marché, pour l'instant, on ne l'a pas vu arriver.
10:45Alors, depuis le mois de mai, c'est plus calme. Là, on a vraiment eu un mois de mai plus
10:50calme à cause des ponts,
10:51notamment, et des gens qui se sont un peu détournés de leurs projets, et beaucoup de banquiers en vacances aussi,
10:57il faut bien le dire. Donc voilà, sur le mois de mai, on a eu plutôt une tendance à la
11:02stabilité,
11:03mais vraiment, on reste sur une année dynamique, ce qui n'est pas étonnant,
11:06puisque les banques avaient pour objectif de faire davantage de crédit en 2026 qu'en 2025.
11:12Taux d'intérêt, où en est-on concrètement ?
11:14C'est lié, c'est que cette volonté des banques de prêter les a conduits, finalement, à limiter les hausses
11:20des taux.
11:20Donc finalement, sur le début de l'année, on est peut-être sur une hausse d'entre 0,20 et
11:240,30.
11:25C'est très limité, globalement, avec encore des possibilités de décote.
11:29C'est-à-dire que sur les bons profils, on peut encore emprunter entre 3 et 3,2 %.
11:343,2 %, c'est la moyenne, à peu près.
11:36Non, sur les très bons profils, on peut emprunter entre 3 et 3,2 sur 20 ou 25 ans,
11:41ce qui est très bas sur longue période.
11:44Et sinon, en moyenne, on est à 3,30 % sur 15 ans, 3,5 % sur 20 ans et
11:523,60, 65 % sur 25 ans.
11:54Et si en regardant le rétroviseur, par rapport à l'année dernière, au même moment,
11:58où en est-on sur justement cette évolution des taux d'intérêt ?
12:01De 0,20, 0,30.
12:02Donc c'est infime.
12:03C'est très limité.
12:04Il faut savoir que quand un taux augmente de 0,10, c'est seulement quelques dizaines d'euros de plus
12:11sur le crédit.
12:12Donc c'est finalement assez peu sensible pour les emprunteurs.
12:16En tout cas, on voit bien que ça n'a pas cassé la dynamique de la demande.
12:19On entend dire aussi de faire attention, non pas sur les taux d'intérêt aussi,
12:23mais sur le taux d'usure qui risque de bloquer certains candidats emprunteurs.
12:27Vous confirmez ?
12:28En cette situation de hausse des taux, il y a toujours cette crainte que les taux d'usure,
12:33qui sont, on le rappelle, les taux plafond officiels,
12:36donc c'est les taux au-delà desquels les banques n'ont pas le droit de prêter,
12:39eh bien ces taux d'usure avaient posé des gros problèmes en 2022-2023
12:42parce qu'on avait eu une hausse des taux beaucoup plus rapide.
12:46Eh bien là, on recommence à avoir quelques profils bloqués,
12:49notamment des plus de 60 ans parce que l'assurance de prêt coûte plus cher
12:52et sur des durées plus courtes parce que mécaniquement les frais pèsent plus lourd.
12:56Mais pour l'instant, on ne veut pas trop tirer la sonnette d'alarme
13:00puisqu'on est quand même encore dans un marché dynamique
13:03et seulement quelques cas de blocage de taux d'usure
13:05sur lesquels on arrive à trouver quand même des solutions,
13:08notamment en baissant le coût de l'assurance.
13:10Profil d'emprunteur chez vous financé ?
13:12Alors, des jeunes, mais qui vieillissent quand même un peu.
13:15On est en moyenne à 37,5 ans.
13:18Il y a 5 ans, on n'était qu'à 33 ans en moyenne,
13:21donc on voit qu'il y a plus de maturité.
13:22C'est aussi lié au marché de l'emploi, qu'on soit en CDD plus tardivement.
13:26Des revenus annuels à 70 000 euros à 2.
13:30Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que l'apport a beaucoup augmenté.
13:33On est aujourd'hui à 55 000 euros d'apport en moyenne,
13:37donc c'est 18% de taux d'apport,
13:39avec un taux d'endettement qui reste lui aussi
13:42en dessous des 33% d'endettement qu'on a en tête.
13:45Donc voilà, des gens qui ont des projets plutôt raisonnables
13:48avec de l'apport sur des durées qui s'allongent aussi
13:51pour compenser la hausse des taux.
13:53Donc là, on est maintenant sur plus de 21 ans.
13:57Donc là aussi, ça a progressé.
13:59Mais voilà, on voit que finalement,
14:00le marché s'adapte à ces légères hausses de taux
14:02pour ne pas être pénalisé.
14:06Les prochaines échéances,
14:07il va y avoir notamment la BCE, la Banque Centrale Européenne.
14:10Il y a aussi des risques d'augmentation de taux
14:13et après, une conséquence pour les particuliers ou pas ?
14:16Oui, alors c'est le risque-là.
14:17On est un petit peu dans un contexte pas simple
14:21puisqu'on a des banques qui, à la fois, veulent prêter,
14:24donc qui veulent limiter la hausse des taux,
14:26qui veulent prêter à leur cible de clientèle,
14:28c'est-à-dire les primo-accédants, les beaux revenus,
14:31mais également les secondo-accédants
14:32qui veulent acheter plus grand
14:34et qui reviennent aussi sur le marché.
14:36Et d'un autre côté, des conditions de refinancement
14:38qui se tendent avec un OAT
14:40qui a encore quelques jours dépassé les 4%,
14:43avec la BCE qui devrait augmenter ses taux
14:46mi-juin pour lutter contre l'inflation qui dépasse 3%.
14:50De quel ordre à peu près ?
14:52Ça devrait être un quart de point.
14:53Donc ça aussi, les banques vont devoir le répercuter,
14:56peut-être plus faiblement,
14:57mais c'est vrai qu'on se dirige plus vers une hausse des taux
14:59qu'une baisse.
15:00Alors pour ça, les banques ont des stratégies,
15:02mettre en place des prêts aidés,
15:04des prêts d'appel,
15:05parce qu'on est dans un secteur très concurrentiel,
15:07il y a moins d'emprunteurs, on l'a dit,
15:09sauf qu'elles veulent prêter plus.
15:10Et on est toujours dans le printemps de l'immobilier ?
15:12On est toujours dans le printemps de l'immobilier
15:13et ces banques qui se battent un peu entre elles
15:16pour réaliser leurs objectifs,
15:17à coups de crédit à 0,99% pour les primo,
15:212,50% pour tous les emprunteurs.
15:22Toutes les banques font ça, lesquelles alors ?
15:24La plupart, essentiellement des banques mutualistes,
15:26mais on a aussi des grandes banques nationales
15:29qui font des taux spéciales primo-accédants.
15:31Donc c'est leur moyen de venir
15:36compenser un peu la hausse des taux
15:37qu'elles sont obligées d'appliquer,
15:38malheureusement compte tenu de l'évolution
15:40des conditions de refinancement.
15:42Ça, c'est l'un des éléments clés,
15:43notamment bien sûr la solvabilité.
15:45Qui peut acheter ? Comment ?
15:47Et c'est pour ça que justement,
15:48qui peut acheter ?
15:48J'aimerais rebondir sur tout ce qui a dit Sandin
15:50qui est extrêmement intéressant.
15:52Sandin disait, en effet,
15:53l'augmentation de 0,20 points,
15:56c'est finalement qu'une dizaine d'euros,
15:57parfois même moins.
15:58Vu cet angle-là,
16:00il est vrai que ce n'est pas un frein.
16:02Maintenant, il est important de rappeler
16:03que dès le moment où les taux montent,
16:05les taux montent finalement,
16:07la poche, on change de poche.
16:08C'est-à-dire que là où la poche,
16:09c'était celle du vendeur,
16:10finalement, l'argent in fine au niveau du crédit
16:13sur 20 ou 25 ans,
16:15finalement, la différence va dans la poche du banquier.
16:17Mais la chose qui est la plus importante
16:19à rappeler à celles et ceux qui nous écoutent,
16:20c'est qu'une augmentation de 0,20, 0,25 points
16:23sur un prêt à 200 000 euros,
16:25c'est souvent derrière la nécessité
16:27de gagner 4 800 euros net par mois
16:30versus 4 500.
16:32Et on est aujourd'hui dans un contexte
16:33au niveau de l'emploi,
16:3480% aujourd'hui des emplois,
16:36ce sont des CDD.
16:37Très franchement,
16:38je ne connais pas beaucoup d'entreprises
16:39aujourd'hui sur des postes de permanence
16:40ou de sédentaire qui augmentent.
16:42Donc, c'est juste là de dire,
16:43tout d'ailleurs,
16:43quand je vous expliquais la notion
16:44de vouloir de pouvoir,
16:45la notion de,
16:46on a beaucoup d'appels
16:47et puis après,
16:48on n'a pas beaucoup d'appels,
16:49en fonction justement de l'accompagnant
16:51que vont avoir certains de nos clients,
16:53est-ce qu'ils ont justement
16:53la bonne banque pour les accompagner ?
16:55Et nous, l'intérêt,
16:56de s'adosser à des courtiers
16:57qui vont, eux,
16:58aller sonder différentes banques,
17:00vous pouvez véritablement
17:01vous retrouver à être capable
17:02d'acheter un bien au mois de mars
17:04et de ne plus avoir la capacité
17:06de le faire au mois d'avril
17:07ou au mois de mai.
17:08C'est ça qu'il faut vraiment rappeler.
17:09C'est-à-dire que véritablement,
17:10l'indicateur,
17:11ce n'est pas seulement 10 ou 15 euros
17:12ou 6 euros de plus par mois.
17:13Mais vous temporisez un peu
17:14ce que dit Sandrine.
17:15Exactement.
17:15Vous êtes dans le marché,
17:16vous sortez du marché.
17:17Et c'est ça qui est très compliqué
17:18à suivre pour nos consultants,
17:20pour nos clients
17:20et surtout pour nos vendeurs.
17:22Vous le sentez,
17:22cette fragilité aussi ?
17:24Oui, en fait,
17:24c'est que certains ont tendance
17:26à attendre des jours meilleurs.
17:28Mais ce que veut dire Brice,
17:29c'est que la situation
17:30ne sera pas meilleure
17:31dans quelques mois.
17:32Au contraire,
17:33en période de hausse des taux...
17:34Il y a des dégâts quand même.
17:35Il y a des gens
17:36qui sont exclus.
17:37En période de hausse des taux,
17:38on va avoir mécaniquement
17:39une capacité d'emprunt
17:40qui va baisser
17:41et du coup,
17:42des gens qui ne pourront plus
17:43se positionner sur les mêmes biens.
17:45Donc aujourd'hui,
17:46on a un attentisme,
17:47mais on considère au contraire
17:49qu'attendre
17:50n'est pas la bonne solution
17:51puisque la situation
17:52risque d'être moins favorable
17:54en fin d'année.
17:55Là,
17:56les banques veulent plutôt
17:56faire leurs objectifs
17:57sur le début de l'année.
17:59Même si on a un OAT
18:00qui est volatile,
18:01il reste quand même là
18:02aux alentours de 3,6%.
18:04Et aujourd'hui,
18:06bien malin,
18:07qui pourra prédire
18:08quelle sera la situation
18:09au mois de septembre ?
18:11Pas de taux à 4%
18:12d'ici 3 à 4 mois ?
18:14Non, certains avaient fait
18:15ces pronostics-là,
18:17mais non,
18:17du fait de la concurrence
18:19interbancaire,
18:20non,
18:20les taux à 4%,
18:21je ne les vois pas.
18:22Ce serait pour les banques
18:23se tirer une balle dans le pied
18:24et je pense que ce n'est pas
18:25du tout leur intention.
18:27Non,
18:27je rebondis
18:29sur la notion
18:30justement d'optimisme
18:32et la notion
18:32de ne pas attendre
18:33et qu'attendre
18:33n'est pas le bon choix
18:34en disant qu'aujourd'hui,
18:36dans les indications
18:36qu'on a,
18:37un client sur deux,
18:38un accueil sur deux,
18:39aujourd'hui,
18:39c'est un primo accédant.
18:41Généralement,
18:42même si le temps passe,
18:44plus jeune que certains autres
18:45et l'optimisme,
18:46c'est certain,
18:47c'est qu'aujourd'hui,
18:47ces primo sont convaincus
18:48que demain ne sera pas meilleur.
18:50Et ils sont aidés
18:51avec le prêt à taux zéro,
18:52avec beaucoup d'aides
18:53de collectivité.
18:54Donc cette notion
18:56de se dire
18:57ce qui est pris
18:57n'est plus à prendre
18:58et en gros,
18:58aujourd'hui,
18:59je peux acquérir un bien,
19:00j'ai du choix,
19:01je le dis,
19:02la période est excellente
19:03pour les acquéreurs.
19:04On a aujourd'hui,
19:05il faut quand même se rappeler
19:05que dans les années ultra dynamiques
19:06qu'on a connues,
19:07maintenant quelques années,
19:083-4 ans,
19:09on se plaignait
19:10de ne pas avoir
19:11de biens à proposer,
19:12on se plaignait
19:12de ne même pas avoir
19:13le temps de les visiter
19:14qu'ils étaient déjà vendus.
19:16Aujourd'hui,
19:17on a du choix,
19:19on a la capacité
19:20justement de pouvoir
19:20prendre son temps,
19:22parfois pour nous,
19:23professionnels,
19:23trop,
19:24trop de temps,
19:25mais du temps
19:25pour pouvoir justement
19:26faire venir des experts,
19:29pour pouvoir garantir
19:30que les travaux
19:31sont réalisables ou pas,
19:31etc.
19:33Véritablement,
19:33c'est quelque chose
19:34qui me semble être
19:34très très bon aujourd'hui
19:35pour quelqu'un
19:36qui veut franchir le cap
19:37d'être propriétaire.
19:38Qu'est-ce qui permettrait,
19:39selon vous,
19:40de fluidifier le marché,
19:41l'activité ?
19:42Le retour des investisseurs,
19:44et c'est là-dessus
19:45que pour l'instant,
19:45on n'est pas optimiste
19:46et qu'on espère
19:47que ce sera mieux après,
19:49puisqu'il va y avoir
19:50des assouplissements,
19:51notamment du dispositif
19:52chambrun.
19:53Aujourd'hui,
19:54il est capital
19:54de faire revenir
19:55les investisseurs,
19:56c'est moins de 10%
19:57des emprunteurs
19:58chez vous financés,
20:00alors qu'à un moment,
20:00ça a atteigné 20%
20:02quand on avait
20:02des dispositifs
20:03Pinel,
20:04Célier,
20:04etc.
20:04Donc aujourd'hui,
20:06c'est ce marché locatif
20:07qui reste en panne
20:09et il y a vraiment
20:10aussi un problème
20:10de rotation des biens.
20:12Donc de rotation des biens
20:13avec des locataires
20:15qui ne deviennent pas
20:16primo-accédants,
20:17mais également des primo-accédants
20:18qui voudraient acheter
20:19plus grand,
20:20mais qui ne veulent pas
20:20lâcher un crédit
20:21à 1%,
20:22et on peut les comprendre,
20:24ou qui avaient acheté
20:24cher en période
20:25post-Covid.
20:26Donc voilà,
20:27il y a quand même
20:27ce manque de rotation
20:28des biens
20:29et des mesures
20:30comme par exemple
20:30le prêt à taux zéro
20:31familial
20:33qui est débattu
20:34en cette période
20:36pourraient permettre
20:36en donnant
20:37un prêt à taux zéro
20:38de 100 000 euros
20:39à des primo-accédants,
20:41des familles
20:41qui s'agrandissent
20:42de pouvoir libérer
20:44des plus petits biens
20:45pour acheter plus grands.
20:46Brice,
20:46justement,
20:48pour fluidifier le marché
20:49ou en matière
20:50de politique du logement,
20:51comment vous voyez les choses ?
20:52Plus de clarté,
20:53plus de simplicité,
20:54plus de stabilité.
20:55Après des notes positives,
20:57en effet,
20:57je rebondis sur ce qu'a dit Sandrine,
20:58ceux qui sont aux abonnés absents,
20:59les investisseurs.
21:01Sur un marché équilibré,
21:02généralement,
21:02on est à 30% d'investisseurs
21:04aujourd'hui dans le réseau
21:04en mesure des chiffres
21:06qui sont à peine à 15%.
21:07De moitié.
21:08De moitié,
21:09donc il manque beaucoup de monde
21:10au portillon.
21:12Clairement,
21:13ce qui est positif aujourd'hui,
21:14c'est que le ministre
21:16Vincent Jambin,
21:17pour ne pas le nommer,
21:18a quand même su reprendre
21:19tout le travail
21:20de certains députés
21:20et Valérie Létard
21:21qui a fait un excellent travail.
21:25On est encore
21:26dans l'effet d'annonce
21:27avec, selon nous,
21:28certaines sources,
21:29l'idée que le Parlement
21:30semble soutenir
21:31les propositions
21:32et elles sont nombreuses.
21:34Et puis,
21:34on reparle du logement.
21:35On a remis le logement
21:36au centre des enjeux.
21:37C'est important,
21:38alors qu'avant,
21:39on n'en parlait quasiment pas.
21:40On est complètement d'accord.
21:41Après,
21:42tout à l'heure,
21:43le Sondheim disait
21:44bien malin,
21:44celui qui pourra,
21:45très franchement,
21:46je pense que réellement,
21:47ça va se dénouer
21:48après les élections.
21:502027.
21:50Je parle des investisseurs.
21:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:53à part si les décisions
21:55ne seront pas prises
21:55avant la fin de l'année,
21:56en espérant qu'elles le soient.
21:57Il y a le projet de loi logement
21:58qui devrait peut-être être
22:00peut-être en septembre prochain.
22:01Voilà,
22:02mais bon.
22:03Bref,
22:04on ne rentre pas
22:04dans les complications législatives.
22:06Mais bon,
22:06toujours est-il
22:06qu'il y a beaucoup
22:07d'effets d'annonce
22:08et qui vont extrêmement
22:10dans le bon sens.
22:10Tout à l'heure,
22:11on parlait du Jean Brun.
22:12Dans la première lecture,
22:13les maisons n'étaient pas concernées.
22:15C'était une erreur.
22:16Et dans l'ancien aussi.
22:17Exactement.
22:18Donc les maisons,
22:18elles sont remises.
22:19On était à 30%
22:20par rapport aux travaux.
22:21On est descendu à 20%.
22:22On était au niveau d'étiquettes
22:23qui n'étaient absolument
22:23pas réalisables.
22:24Aujourd'hui,
22:25elles le sont.
22:25C'est du bon sens.
22:26On a le sentiment
22:27que le bon sens est là.
22:28Après,
22:28il faut-il voir.
22:29Parce que par exemple,
22:30les premiers dispositifs
22:31de ce qui a été mis en place
22:32dans le neuf,
22:33aujourd'hui,
22:33il y a un élan,
22:34il y a un effet d'annonce.
22:35On ne peut pas dire
22:35que les résultats soient quand même
22:43simples.
22:44Il faut s'y retrouver.
22:44D'où le problème de stabilité.
22:46On ne va pas rebondir sur le DPE.
22:48Enfin, le DPE,
22:48entre le moment où il était là,
22:49il est pété,
22:49il n'est pas là.
22:50Le mode de calcul,
22:51on n'y est pas.
22:52Très franchement,
22:53même en tant que professionnel,
22:56franchement,
22:56parfois,
22:56on s'arrache les cheveux.
22:58Donc là,
22:58on a besoin de stabilité.
23:00Ce qui est sûr,
23:00c'est qu'on avait besoin
23:01d'être entendu.
23:02On l'est.
23:03Besoin d'avoir des choses
23:04qui vont dans le bon sens.
23:05Ça a l'air d'être le cas.
23:06Ce qu'on souhaiterait juste,
23:07c'est que si ça va jusqu'au bout,
23:09c'est que ça puisse être
23:09suffisamment stable
23:10pour qu'on puisse avoir
23:11au moins le temps
23:11de l'expliquer à nos clients
23:13pour qu'ils puissent
23:13le mettre en oeuvre.
23:14Mais voilà,
23:15aujourd'hui,
23:15il n'y a que les investisseurs
23:16qui font que le marché
23:18n'est pas aussi bon
23:19que celui qu'on aimerait avoir.
23:20Avec également une note positive,
23:22c'est qu'à défaut
23:23de ne pas avoir le nombre,
23:24on a un profil d'investisseur
23:26qui est assez surprenant
23:27et qui montre
23:27que malgré toutes les périodes
23:29qu'on traverse,
23:29la technologie,
23:30la crypto-monnaie,
23:31l'IA,
23:31tout ce qu'on peut entendre
23:33dès le moment où on ouvre
23:34nos écrans,
23:35ce sont des jeunes
23:36aujourd'hui qui investissent.
23:37Vous voyez,
23:37il y a quand même un signal
23:38qui est très positif,
23:39c'est tout à l'heure
23:39on parlait d'attentisme,
23:40et bien ceux qui ne veulent pas attendre,
23:41ce sont les jeunes,
23:41les primo,
23:43et les investisseurs aujourd'hui,
23:44on a des profils,
23:45les tanguistes,
23:46pour ceux qui ont la référence,
23:47qui sont encore chez leurs parents
23:48et qui n'en sont pas propriétaires forcément,
23:50mais qui ont décidé
23:51de ne pas attendre
23:52et d'acheter un logement
23:53en investissement locatif.
23:54On a le profil des nomades
23:55qui ne se sont pas accélérés
23:57avec l'effet post-confinement.
23:58Aujourd'hui,
23:59on a des gens qui ne savent pas
23:59où il va l'habiter,
24:00donc finalement,
24:00c'est souvent le bon pote
24:01qui va lui dire
24:02tiens,
24:02j'ai acheté un appartement,
24:03il y en a un autre avant d'à côté,
24:04est-ce que tu y vas ?
24:05Donc on a des gens
24:05qui ne sont pas propriétaires,
24:06qui sont locataires
24:07et qui investissent dans le logement.
24:09Donc de savoir,
24:09nous professionnels,
24:11qu'on a aujourd'hui,
24:12que ce soit en RP
24:13ou en investissement,
24:15les jeunes qui finalement
24:16nous confirment
24:17que d'avoir un toit
24:18au-dessus de la tête,
24:19c'est bon
24:19et que ça reste une valeur refuge,
24:21c'est extrêmement rassurant
24:22pour la vie.
24:22Et c'est encourageant.
24:23On passe au conseil pratique,
24:25peut-être Sandrine,
24:26justement pour ceux
24:27qui souhaitent emprunter
24:28aujourd'hui les bons conseils.
24:30Alors soigner son dossier,
24:32puisqu'on l'a vu,
24:33il y a quand même
24:34des écarts de taux importants
24:35et meilleur sera le dossier,
24:37meilleur sera le taux.
24:38Donc il faut vraiment
24:39faire attention
24:40avec si possible
24:4110% d'apport.
24:42Mais il y a quand même
24:43une tolérance.
24:44Aujourd'hui,
24:44on peut emprunter avec 5%,
24:45notamment si on est jeune,
24:47avec un profil évolutif.
24:49Là-dessus,
24:49les banques sont moins regardantes
24:51si on peut prouver
24:52une gestion des comptes saine.
24:54Donc attention évidemment
24:55aux découvertes bancaires.
24:57Les banques ne sont pas fans
24:58non plus des gens
24:59qui ont des comptes
25:00dans les banques en ligne
25:01puisque il ne faut pas oublier
25:02que la banque vous fera
25:03un bon taux
25:03si elle sait
25:04qu'elle peut récupérer
25:04la relation bancaire
25:06et qu'elle peut vous procurer
25:08des livrets d'épargne,
25:10etc.
25:10Donc montrer pas de blanche
25:11auprès de son banquier
25:12et puis bien mettre
25:14en concurrence les banques
25:15ou aller voir un courtier
25:16parce que vraiment
25:17pour un même profil,
25:18on peut avoir des écarts
25:19à 0,60, 0,70.
25:21Ce qui n'est pas l'incligeable,
25:22bien sûr.
25:23Tout à fait,
25:23surtout dans cette période
25:24de hausse de taux.
25:25Et grâce à des prêts aidés,
25:27comme on a parlé,
25:28des prêts à taux bonifiés,
25:29on peut gommer vraiment
25:30la hausse des taux
25:31et arriver dans l'ancien
25:33à des taux moyens
25:34sur les différentes lignes
25:35à moins de 3 %
25:36et dans le 9,
25:37là, on peut arriver
25:38à des taux à 1,5 %.
25:40Vraiment, dans le 9,
25:41il y a des très bonnes opportunités
25:42avec ce prêt à taux zéro.
25:44Donc voilà,
25:45c'est le moment d'y aller.
25:47Il y a vraiment du potentiel
25:49pour l'instant en tout cas.
25:50Très bien.
25:51Même question, Brice ?
25:52Quelques conseils comme ça ?
25:54Côté acquéreurs,
25:55une fois de plus,
25:558 sur 10 d'entre eux
25:57vont passer par la casse crédit.
25:58Je pense que Sandrine
25:58a largement posé le décor.
26:02Peut-être rajouter côté acquéreurs
26:03de ne pas rentrer dans le piège
26:05parce que c'est souvent
26:06parfois le premier choix
26:07qui est souvent le bon
26:08mais on a tendance
26:09à vouloir se rassurer
26:10et en visiter d'autres
26:10et souvent on le regrette
26:12mais ça, c'est un peu cliché
26:12mais je le rappelle quand même.
26:14Côté vendeurs,
26:15côté vendeurs
26:15et c'est plutôt à ceux-là
26:16que j'ai envie de témoigner,
26:19c'est vraiment de leur dire
26:20à passer par un professionnel,
26:22soyez à l'écoute.
26:23On rappelle qu'on a nous,
26:24on est engagé
26:25dans une obligation de résultat.
26:27On fait partie des rares métiers
26:28dans ce monde
26:28où on n'a pas une obligation de moyens,
26:30on n'est payé qu'aux résultats.
26:31On n'a aucun intérêt
26:32à brader leur appartement,
26:34à brader leur bien.
26:34L'idée en revanche,
26:35c'est comme une impression,
26:36on n'a jamais deux fois l'occasion
26:37de faire une bonne impression.
26:38Eh bien, c'est exactement
26:39la même chose
26:39quand vous mettez en vente
26:40votre bien.
26:42Si vous passez par un professionnel,
26:43écoutez-le,
26:44faites-lui confiance.
26:45Eh bien, on vous a écouté
26:46et on vous fait confiance.
26:47Merci à tous les deux.
26:48Brice Cardi du réseau
26:50L'Adresse.
26:50Merci Olivier.
26:51Merci.
26:52Sandrine Alenier
26:53de vous financer.
26:54Merci beaucoup.
26:54Merci Olivier.
26:55Et à très bientôt
26:56pour une prochaine émission
26:58de Figaro.
26:59D'Ivo.