00:00Une fois de plus, bonjour, au plaisir de se retrouver dans votre émission hebdomadaire, On en parle.
00:07Nous sommes venus pour cette émission à rencontre d'une personnalité, je ne pas dis une sommité.
00:16Le nom vous dira certainement beaucoup de choses, car c'est un nom qui fait frémir et qui fait réfléchir.
00:23Le nom Tal. Au fait, pourquoi ce nom fait tant frémir quand on parle, car c'est, sachez que, El
00:34-Ajomatal a marqué de son empreinte indébile l'histoire du continent africain.
00:40Par exemple, nous sommes venus à la rencontre d'un de ses descendants, de ses petits-fils, à la personne
00:46de l'ambassadeur Maki Gouressi Tal,
00:48qui a bien voulu nous ouvrir sa porte pour cette émission, qui est spécialement consacrée à la famille Tal.
00:59Pour vous, allons-y à découvrir cette personne et avec lui, nous allons en savoir un peu plus sur El
01:05-Ajomatal.
01:06Monsieur l'ambassadeur, bonsoir.
01:08Bonsoir, c'est l'ambassadeur.
01:08Merci de nous recevoir chez vous pour l'émission On en parle.
01:13Je suis très honoré.
01:15Qui est l'ambassadeur Maki Gouressi Tal ?
01:21Maki Gouressi Tal, en réalité, il s'appelle Maki Gouressi Agibou El-Ajomatal.
01:32Maki, c'est mon nom en moins.
01:35Gouressi, c'est le nom de mon père.
01:38Agibou, c'est le nom de mon grand-père, grâce à la résidence royale à Bandiagara.
01:45Et El-Ajomatal est le fils de Agibou, et le fils d'El-Ajomatal.
01:51Il y a beaucoup d'homonomie dans nos familles.
01:55Quand je rentrais au lycée de la Sonde-Fougère, il y avait trois Maki Gouressi.
02:02Donc, c'est en 45 ans, nous sommes obligés de suivre la généalogie pour distinguer les gens.
02:12Par exemple, moi, je m'appelle Maki Gouressi Tal.
02:18C'est Maki, fils de Gouressi.
02:20Mais mon fils qui est aux Etats-Unis, qui est ingénieur à Washington, s'appelle Gouressi Maki.
02:28Donc, A, B, C, D est différent de A, C, B, D.
02:34Il y a des permutations.
02:38Avant, on trouvait dans le même établissement des Ousmane Koulibaly,
02:45numéro 1, numéro 2, numéro 3.
02:48Parce que les Bambaras n'avaient pas, de manière classique,
02:52intégrée dans les actes de naissance coloniaux à l'époque,
02:55le nom du père ou le nom de la mère.
02:59Voilà.
03:00Donc, moi, je m'appelle Maki, fils de Gouressi, fils de Agibou, fils de Bajomar.
03:04Mon père Gouressi est officier de l'armée française 14-18.
03:11Il a été chef de Bambara de 1964 à 1981.
03:18Voilà.
03:20Merci pour cet éclaircissement qui nous va droit au cœur.
03:25Parlez-nous maintenant de votre grand-père Eladjou Martal.
03:29Eladjou Martal est né en 1797 dans un petit village du Sénégal,
03:38dans le cercle de Podor, ce village s'appelle Halouar.
03:44Halouar est situé à côté du fleuve Bouguet.
03:50Donc, Eladjou Martal, on le définit par rapport à sa naissance, son lieu de naissance.
03:58Et il a fait le pénal à la Mecque très jeune.
04:03Et à la Mecque, il était vraiment un surdoué.
04:07Tout le monde, il a fait des démonstrations sur l'islam, dans la mystique.
04:16Il a été interrogé par le sabbat au Kera al-Azhar.
04:20Et il a vraiment dominé tous les sujets.
04:22Et on lui a demandé, mais toi, tu es là, Jumar.
04:27Mais ton père, il y a beaucoup de gens au fondre.
04:30Il ne doit pas y avoir beaucoup de gens au fondre comme ton père.
04:33Il a dit, ah si mon père, il a pris du sable.
04:35Il a dit, voilà, il y en a une multitude de gens comme mon père.
04:38Mais ma mère est unique.
04:39Sa mère est Sorkna Adam Aissetal.
04:45Elle est unique.
04:48Elle est dévouée.
04:51Elle est une femme paisible.
04:55Une femme qui exude les démonstrations de jalousie dans le mariage.
05:00Et qui s'est vouée à son mari corps et âme.
05:05Donc, c'est la fidélité même.
05:07Donc, aujourd'hui, quand on veut au Fouta, ou au Sénégal,
05:13ou dans les pays où il y a la Jumar, à évoluer,
05:17Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Soudan, Mali,
05:23un peu partout jusqu'au Tchad, jusqu'au Nigeria.
05:28Alors, on dit, c'est une Sorkna.
05:30C'est une femme bénie, dévouée au Sommage.
05:33Donc, une bonne femme qui est avec son mari.
05:37Et on l'appelle Sorkna, qu'elle respecte le ménage.
05:41Elle aime les enfants.
05:42Elle s'occupe des enfants, des siens et des autres.
05:45Voilà.
05:47Justement, parlant de la famille Tal, on vient au Mali.
05:50Oui.
05:51Nous avons des Tal à Nio, nous avons des Tal à Sébou, des Tal à Mopti.
05:55Comment expliquer cette diversité des Tal ?
06:00Et là, Jumar, il a commencé à développer l'islam dans la voie tijanite.
06:10C'est-à-dire qu'il a reçu une mission du professeur de l'Aroma Sallam
06:18pour développer la Tijania en Afrique du l'Est et au-delà.
06:25Donc, il a commencé en Guinée sa base.
06:28On lui a donné en Guinée des chèvres qu'il a reçus là-bas.
06:32Ils lui ont donné un coin de terre qu'on appelle Dingirai.
06:38Et c'est lui qui a développé Dingirai, qui a créé Dingirai.
06:41Il a créé la première mosquée à Dingirai.
06:43Il a évolué vers le nord du Mali.
06:45Donc, il a fait tout le pays Kartal, le pays Kouribali, jusqu'à Ségou, jusqu'à le Massinat.
06:53Il a fait un premier voyage à l'Amec, il est revenu.
06:56Et là, je pense à force, c'était quoi ?
06:58C'est de dire, moi, je suis musulman.
07:02Je vous demande, dans l'histoire que je prône pour vous,
07:08qu'on développe, n'est-ce pas, la nature humaine par le mariage.
07:13Donc, ceux qui vont me rejoindre à la suite de la guerre,
07:19il faut que je ne puisse pas le refuser, mes enfants, mes filles, et rester proprement.
07:25Tout le fait qu'Omar est dans toutes les familles.
07:30Il est dans les Kouribali, dans les Travolé, dans les Sisoko-Agnoro,
07:35il est dans les Tamboura-Mopti, il est dans les Dogon-Ocho,
07:39donc on trouve des Kassouré-Tal, dans les Pays-Dogon,
07:44des Guindos-Tal, dans les Pays-Dogon,
07:47des Tamasek-Tal.
07:49Donc les Tals sont liés, les Tals sont la communauté la plus liée
07:54à toutes les tribus du Mali,
07:56toutes les communautés.
08:00Moi, je vous dis, moi-même Maki,
08:04ma mère est de Gundam.
08:07Je suis né à Gundam le 21 avril 1935.
08:12La mère de ma mère,
08:15elle est
08:16elle est Kunta, de Tombouctou.
08:23Et le père de ma mère
08:25est au-delà de Djenné.
08:27Il est Sissé.
08:28Ma femme est de Djenné.
08:31Alors, maintenant ma grand-mère,
08:33la mère de mon père,
08:36elle s'appelait à tout soukou de Kunjan.
08:39Kunjan, c'est dans le secte de Baflabe.
08:41Quand elle a joué à Dengirai,
08:44Kunjan dépendait de Dengirai,
08:45c'était pas mal la colonisation, bien sûr.
08:47Et donc, il a épousé la fille
08:50de Sama Keïta.
08:53Et dans le trajet de la Jomar,
08:56de Nyoro,
08:58de Baflabe,
09:00Nyoro, Kita,
09:02jusque dans tous les pays malinquiés,
09:04quand ils arrivaient,
09:05nos grand-mères sont là.
09:07Nos grand-mères sont des
09:09des Kamisogo,
09:12des Keïta,
09:14des Kouyate,
09:15des Yabate.
09:17Sans aucune exception.
09:19Donc, tous les malinquiés
09:20sont nos grands-pères
09:21ou nos grand-mères.
09:23Moi-même, j'ai un ami
09:25qui est un promotionnel,
09:27l'ancien ministre de la mine Keïta,
09:29que je conserve comme mon grand-père.
09:32Parce que,
09:33il est Keïta.
09:36J'ai une famille à Keïta,
09:38la famille des Simbo,
09:41qui est le chef
09:42des malinquiés de Keïta.
09:45c'est mon grand-père.
09:47La mère de mon grand-père,
09:50la mère de mon oncle,
09:52cousin de mon père,
09:53Saïdou Nouroutal,
09:54Saïdou fils de Nourou,
09:55qui est fils de Jérôme Atal,
09:58elle est de Galin,
09:59Kamisogo de Galin.
10:01Et comme ça,
10:02dans tous les tragiques de la Jomar,
10:04je me trouve au Nigeria,
10:06partout dans ma...
10:07je viens de faire un mois au Nigeria,
10:09l'année dernière,
10:10mais je suis allé à Sokoto Kanon,
10:13là, en Maïdougouri,
10:14je n'ai pas pu aller à quoi
10:14la structure militaire.
10:17Actuellement, la guerre,
10:20mais c'est mes grands-pères
10:21et mes grands-mères,
10:21j'étais reçu.
10:22Il y a des zones où je voyageais
10:24avec une escorte de l'armée,
10:27parce que je suis considéré
10:28comme un prince du Nigeria.
10:31Sokoto Kanon, Maïdougouri,
10:32etc. et tout.
10:33Donc, c'est pour ça que
10:35Benjamin El-Ajomar,
10:37il a été...
10:37C'est l'embryon
10:39de l'huile africaine.
10:41L'huile africaine.
10:42Voilà.
10:43Justement, on dit...
10:45Sur la canne
10:46que boitait El-Ajomar,
10:48c'est-à-dire
10:48l'émis du Marcy.
10:50Pourquoi on dit
10:51l'émis du Marcy
10:52pour El-Ajomar ?
10:55Bon, El-Ajomar,
10:57quand il est arrivé,
11:00il a...
11:01Son empire a commencé
11:02par la prise
11:04de Ségou,
11:05de Kartra,
11:08et...
11:09Ensuite,
11:10de Massina.
11:11Au Massina,
11:12il y avait une famille
11:13religieuse.
11:14Il y avait les chefs
11:15du Massina,
11:16Amadou Amadou,
11:18qui sont des peuls,
11:20qui avaient la Dina,
11:22des gens qui ont fait
11:23beaucoup pour l'islam.
11:24Mais vous savez,
11:25la confrontation des idées,
11:28et là,
11:28je m'en ai considéré
11:30la Tidjana
11:31comme un côté
11:33démocratique.
11:34Parce que,
11:35chez le peuple du Massina,
11:37je vous le dis,
11:38c'est clair,
11:39on ne pourrait pas être
11:40imam
11:41sans être
11:42de sang noble
11:42ou sans être
11:45de...
11:45de...
11:46de...
11:46de...
11:47de grande famille,
11:48comme on se sous-entend.
11:49Alors que dans la Tidjana,
11:52le seul critère,
11:53c'est l'instruction,
11:56le côté moral,
11:58la justice,
12:01la justice,
12:03c'est des critères moraux.
12:05Donc,
12:06on voit que
12:07dans la Tidjana,
12:09beaucoup de gens
12:10qui ne sont pas forcément
12:11ni hommes,
12:12ni fils de chef,
12:12mais qui sont des imams,
12:14qui conduisent les autres.
12:15Ce n'est pas leur qualité,
12:16essentiellement,
12:17que ça se faisait.
12:19Alors ça,
12:20ça...
12:20Donc,
12:20il y a eu une guerre praticide
12:22entre les peuples du Massina
12:25et les tout-couleurs.
12:27Ils m'ont dit
12:27les tout-couleurs,
12:28mais il y avait tout là-dedans.
12:29Et là,
12:29je m'en ai vu
12:30avec des bambaras,
12:31des mots aussi.
12:31Tout le monde
12:31est rassé là-dedans.
12:33C'était vraiment
12:33un club de...
12:36un club de...
12:37de...
12:37Voilà,
12:37un métissage.
12:39Donc,
12:39finalement,
12:40il n'y a pas de gens
12:41qui disent
12:42« Ah, moi,
12:42je suis élogement,
12:42c'est tout. »
12:43Non.
12:44Élogement,
12:44c'est un comportement.
12:45Il faut aimer les gens,
12:47être modeste,
12:49simple,
12:50aimer,
12:51aider les gens,
12:52avoir le sens,
12:52la solidarité.
12:54Aujourd'hui,
12:55il n'y a aucun problème
12:56entre ces communautés.
12:58Moi-même,
12:59je me suis marié
13:00dans ces familles
13:01des chefs-peuls du Massina,
13:04à Gine,
13:06à Diaparabé
13:07et Teningo.
13:10Donc,
13:11je suis un exemple
13:12du métier du Mali.
13:13ma mère s'enlève,
13:15mes parents,
13:16ma rinquée,
13:17mes oncles,
13:18Bobo,
13:19Samo ou Dogon.
13:21Et ça,
13:22c'est moi,
13:22ma qui,
13:22à partir de tous
13:23les apports
13:23de ce combat,
13:25sont comme moi.
13:26Ce sont des mélanges.
13:28On a appris
13:29une chose,
13:29c'est que
13:31la Jomar,
13:31ce n'est pas la génétique.
13:33Je le sens
13:33de la Jomar
13:34et je suis fier,
13:34non.
13:35J'ai un comportement
13:37pour aimer les gens,
13:39faire l'humour
13:40du village,
13:41de la nation après.
13:43Le sens patriotique
13:44tout de suite
13:45dans la multiplicité
13:46des convictions religieuses.
13:49Donc,
13:50nous sommes une nation
13:51au Mali,
13:53de tolérance.
13:54Nous sommes des frères
13:55avec les catholiques,
13:57les protestants,
13:59les gens qui ont
14:00des idées
14:02du libéralisme
14:04et beaucoup
14:05de gens
14:05en pays de Togo
14:06qui ne sont pas
14:07dans des religions
14:10islamiques
14:10ou autres
14:11ou chrétiennes
14:13mais qui croient
14:15au caillou
14:16ou bien
14:17à d'autres choses
14:17des polythéistes.
14:19Ce sont nos parents.
14:20Nous vivons avec eux
14:21en paix.
14:23Donc,
14:23le Mali,
14:24c'est ça,
14:24la force du Mali.
14:26Et pour en revenir,
14:27si vous demandez
14:28aujourd'hui
14:28en pays toareg,
14:30vous prenez
14:31des responsables
14:33de toareg
14:34aujourd'hui
14:34dans le Mali,
14:36vous prenez
14:37Noc,
14:38dont le père
14:39était vice-président
14:40de la salle nationale,
14:42un toareg
14:43de Gounda,
14:45de Dili.
14:47Vous prenez
14:49vous prenez
14:50vous prenez
14:54le ministre
14:55de la Réconciliation nationale
14:57et
14:58Zahabi,
14:59Mohamed Zaheb.
15:00Tous ces gens-là,
15:01ils ont maquillé
15:03notre frère.
15:04On mange
15:05chez moi,
15:05je mange chez eux.
15:07Même aujourd'hui,
15:09ils ne peuvent pas
15:09prendre de couteau
15:10contre moi
15:11et moi,
15:11je ne peux pas non plus.
15:12Donc,
15:13vraiment,
15:13il faut éliminer
15:14seulement
15:15certaines conceptions
15:17occidentales
15:18qu'on veut imposer
15:19dans nos sociétés
15:22et nous allons
15:23nous retrouver
15:23en famille
15:24pour manger ensemble,
15:25se marier ensemble,
15:26continuer.
15:27comme elle a fixé
15:29les normes.
15:30Voilà.
15:31Donc,
15:31l'histoire
15:31aux Mariennes,
15:32c'est un comportement.
15:35Mais la question,
15:36oui.
15:36Aujourd'hui,
15:37quand on vous voit
15:37en tant qu'ancien
15:38ambassadeur
15:39qui avait traîné
15:40votre bosse un peu
15:41sur tout le continent,
15:43vu la situation
15:44actuelle du Mali,
15:45quel message
15:46vous pouvez lancer
15:46vraiment
15:47à l'endroit
15:47de ces décideurs-là
15:48des fils du Mali
15:49pour que nous puissions
15:50vraiment aller
15:50à une décision
15:51digne de ce monde ?
15:53Je vous remercie
15:54beaucoup.
15:56Je vois que le Mali,
15:57il faut utiliser
15:59davantage
16:00les personnes âgées.
16:03Il faut utiliser
16:04les personnes
16:05qui sont liées
16:07aux familles.
16:10Il n'y a pas
16:11de grandes familles,
16:11toutes les familles
16:12sont grandes.
16:13Mais il y a des familles
16:14dont la pensée
16:16originelle
16:17a grandi
16:18dans les circonstances.
16:20les familles
16:21de Bamako
16:22qu'on appelle
16:24les familles
16:24de Régnat
16:26de Bamako,
16:27les grandes familles
16:28Peul,
16:29les grandes familles
16:30de Tukulor,
16:31les grandes familles
16:31Bobo,
16:32les familles
16:34Mignanka.
16:35Il faut utiliser
16:36tous ces gens
16:36pour dire
16:37les personnes âgées,
16:38utilisons-les.
16:40Moi, je suis là.
16:41Je ne suis pas élu.
16:42Je n'ai jamais
16:43cherché à être élu
16:44dans mon village.
16:46Ni comme conseiller,
16:48mais je suis un chef
16:49de famille
16:50admis par la population.
16:53N'est-ce pas ?
16:54J'essaie de faire
16:55un développement villageois.
16:57Il faut d'abord
16:57qu'on sache
16:58qu'il faut aimer
16:59son village.
17:01Et ce que je pourrais dire,
17:03nous avons bientôt
17:04des élections
17:05qui vont se faire.
17:06J'ai ma position
17:08dessus.
17:08Il ne faut pas attendre
17:09les élections
17:10pour demander aux gens
17:11et de nous être élus.
17:12Non.
17:13Il faut déjà montrer
17:15qu'on est capable
17:16d'aimer
17:19un village
17:20où ils sont
17:21à travers quelqu'un.
17:23Donc, vraiment,
17:24moi, je trouve
17:24qu'il faut,
17:26ce serait bien
17:27de réunir
17:28des personnes âgées
17:29et responsables
17:30de leur village.
17:32Il n'y a pas
17:33de les convoquer
17:34pour qu'ils sortent
17:35aussi un point de vue
17:36et on va tous
17:37se retrouver.
17:37Moi, je me reçois
17:38avec les Touareg,
17:39avec les Bobos,
17:41avec les Samogos
17:42et tout le passé.
17:43C'est quoi,
17:44une cinquantaine
17:45de personnes ?
17:45Ça suffit.
17:47Parce qu'il y a
17:48l'âge de marche
17:48qui est extraordinaire
17:49quand même.
17:50C'est que sa mission
17:52n'a pas été faite
17:53comme ça.
17:56Bissolinasco
17:56a vu de nez,
17:57comme on dit.
17:58Mais c'était
17:59avec l'aide de Dieu.
18:00Nous, nous croyons
18:01en Dieu.
18:02Nous sommes convaincus
18:03que la mission
18:04aux Mariennes,
18:06c'est une mission
18:07que Dieu a acceptée
18:08et Dieu a guidée.
18:10Quelqu'un,
18:12Samboing,
18:14sans GPS,
18:15sans camion,
18:18sans route,
18:21sans bateau,
18:23sans drone,
18:25qui conduit
18:263 millions de personnes
18:27sur 2 millions
18:29800 000 km²
18:30pendant 25 ans
18:32et qui établit
18:33une communauté
18:34que personne
18:35n'a pu faire bouger ici.
18:37Les Français sont venus.
18:38Ils n'ont pas
18:39fait bouger
18:39nos communiqués.
18:40Vous voyez partout,
18:41vous avez Tidania.
18:43maintenant,
18:43le diarisme,
18:44c'est quoi ?
18:45C'est des gens
18:45qui essaient
18:46d'organiser quelque chose
18:47pour contrecarrer
18:49cet idéal-là.
18:51Et ça,
18:52c'est une question
18:52matérielle.
18:53C'est parce que
18:54ils vont là
18:55où le moyon
18:56est faible.
18:56les gens
18:57qui ont faim,
18:59qui n'ont pas
18:59à manger
19:00sont susceptibles
19:02de s'accrocher
19:04à des personnes
19:06qui leur proposent
19:07de l'argent
19:07ou de bétail.
19:09où il faut savoir
19:12qui on est.
19:13Ça,
19:14c'est...
19:14Merci beaucoup.
19:15Savoir qui on est.
19:17Oui.
19:17Justement,
19:18bientôt,
19:19nous tirons
19:19vers le mois d'avril,
19:20qui est un mois
19:21spécial pour
19:22cette famille
19:23Tala,
19:24pour la Zaria,
19:26la Tidjani.
19:26Vous parlez un peu
19:27de cette Zaria.
19:32La Zaria,
19:34c'est une réunion
19:35de famille
19:37où on évoque
19:38le souvenir
19:40des personnes
19:41qui ont été
19:42des personnalités
19:43dans la famille.
19:46Au Mali,
19:47ici,
19:48il y a
19:49beaucoup de Ziaras.
19:50La famille
19:51chérifienne
19:51de Nyoro,
19:52qui est une famille
19:53à nous,
19:54une famille.
19:54Je suis dit
19:55à toutes les familles
19:56islamiques,
19:57Nyoro,
19:58là.
19:58C'est mon cadet,
20:01le chérif de Nyoro.
20:02C'est Ella Jomar
20:04qui a prévu
20:05la naissance
20:06de son père
20:07à
20:11Baraweli.
20:13La famille
20:14Nias au Sénégal.
20:16C'est Ella Jomar
20:17qui a prévu,
20:17n'est-ce pas,
20:18la naissance
20:19du vieux Nias
20:20aîné
20:21dans le Sénégal
20:22là-bas.
20:24Partout
20:24où vous allez ici,
20:26Ella Jomar
20:27a laissé
20:27son empreinte.
20:29Elle a laissé
20:29son empreinte
20:30à Gambie,
20:32à Dingirai,
20:33même dans
20:34les pays
20:34d'Oron.
20:35Elle a laissé
20:36son empreinte.
20:38Donc,
20:38vraiment,
20:39Ella Jomar
20:40est respecté.
20:42C'est pour ça
20:43que
20:44la Ziaras,
20:45en arabe,
20:46ça veut dire
20:46random visite
20:47à
20:48au mausoleux
20:49de ces gens-là.
20:51Donc,
20:52il est enterré
20:52à
20:53Ella Jomar
20:54est mort
20:56à Degemberi
20:57en 1864
20:59en février
21:01et chaque année
21:02nous faisons
21:04des cérémonies
21:05de rémunération.
21:07Voilà.
21:09Des îres,
21:10des chapelets là.
21:12C'est un secret
21:12de rémunération.
21:14Voilà.
21:15Maintenant,
21:16évidemment,
21:16on dit que
21:17les talisans
21:18ont des secrets.
21:19On n'a pas de secret.
21:20des secrets
21:21viennent du cœur
21:22et Dieu
21:23en qui nous nous croyons.
21:25C'est lui qui répond.
21:26Quand Dieu décide
21:27que tel type
21:27sera présent,
21:28vous ne croyez rien.
21:29C'est Dieu
21:30qui décide.
21:32Et nous souhaitons
21:32tout que les prêts
21:33que nous faisons
21:34pour dire
21:35que celui-ci
21:35sera le président
21:37que Dieu accepte
21:37cette prière-là.
21:39Mais Dieu
21:39est calculateur,
21:41son ordinateur
21:41ne se trompe jamais.
21:43Voilà.
21:44Donc,
21:44chaque année,
21:45nous faisons une Ziaras.
21:47Nous demandons
21:47à tout le monde
21:48dans le cadre
21:49de la fondation
21:49et là,
21:50je m'arrête
21:50d'or sur le président
21:52de nous aider
21:53à organiser
21:54la Ziaras.
21:55Nous avons une route
21:56qui fait 9 kilomètres.
21:58Depuis Arsinar,
22:00personne n'a mis
22:00un kilomètre
22:01sur cette route
22:02pour l'habitumer.
22:03Et pourtant,
22:04c'est très facile à faire.
22:05Pour un État,
22:06on fait des millions
22:07de kilomètres partout.
22:08Mais il n'y a pas
22:08une seule route.
22:10Je n'ai pas vu,
22:10je n'ai pas...
22:11Il suffit
22:11que j'aille voir
22:12un chef d'État
22:12pour dire le coup de paix.
22:13Mais il n'est pas informé.
22:15Mais cette année,
22:17j'ai la chance
22:18que ma fille,
22:20soit ministre
22:21des infrastructures,
22:23elle a visité
22:24Bandiagala,
22:26elle s'est
22:29inquiérée du problème
22:30et elle a dit
22:31« S'il te plaît à Dieu,
22:32je vais vous mettre
22:33dans un programme
22:33de développement
22:34pour les 9 kilomètres
22:35de Bandiagala
22:36à Degemberé. »
22:39à travers vous,
22:41j'ai invité
22:41toute la famille africaine
22:43à venir
22:43à Degemberé.
22:45Qu'est-ce qui fait
22:46la particularité
22:47de cette ziara ?
22:52pour tout le monde,
22:53je suis le chef
22:54de cette famille.
22:57J'ai le sabre
22:57de la Chomar qui est là-bas
22:59et c'est avec ce sabre-là
23:00qu'il a fait
23:01toute la conquête
23:02religieuse,
23:03toute la diade.
23:06donc les gens viennent
23:09et ils font des bénédictions.
23:12Je souhaite,
23:12j'ai un enfant,
23:14il y a un enfant
23:15dont l'enfant
23:15est à l'armée
23:16dans le nord,
23:17on souhaite qu'il rentre,
23:19un homme dont le fils
23:20doit faire des études.
23:22Donc chacun fait son vœu.
23:25Donc il y a 7 amis,
23:27l'année dernière,
23:28il y a eu 7000 personnes
23:30qui viennent de partout.
23:32Il y a des gens
23:33qui viennent du Niger,
23:35du Maroc,
23:36du Mauritanie,
23:37des Blancs,
23:38des Morts et tout,
23:39de Guinée,
23:41de Gambie.
23:43C'est vraiment
23:44une diade africaine.
23:47Voilà.
23:48Donc les gens viennent
23:49et moi en tant que calife,
23:51je reçois tout le monde.
23:53Je reçois 7000 personnes
23:55en trois jours
23:56par groupe.
23:57Et chacun fait ses bénédictions.
24:00Et en général,
24:01l'année qui vient après,
24:03les gens viennent dire
24:03je suis satisfait.
24:04Les gens qui viennent pour dire
24:06je lui demande
24:06à l'argent,
24:07il ramona mon enfant.
24:09Je lui demande
24:09à l'argent,
24:09c'est mon enfant.
24:11Tout le monde n'est pas élu,
24:12comme député au milieu,
24:14soit, non.
24:15Mais celui qui est élu,
24:17il a dû faire sa bénédiction
24:19pour être élu.
24:23et si Allah a accès à sa bénédiction,
24:26il l'interprète
24:26parce que je suis à la Badiagara.
24:29Aujourd'hui,
24:29dans le pays minyanka,
24:32à Kutala,
24:34quand quelqu'un ne réussit,
24:36on dit
24:40il y a un mythe,
24:43mais pour nous,
24:44ce mythe,
24:45c'est une réalité.
24:46Nous demandons toujours
24:48qu'Allah nous aide
24:50à amener un chef
24:52dans ce pays-là
24:54qui aime le pays,
24:56qui est patriote.
24:58Il y a des insuffisances
24:59comme tout le monde.
25:01Être un chef de ce pays,
25:02ce n'est pas facile.
25:03Vous savez ?
25:05Mais c'est inimaginable.
25:07Le chef actuel qui est là,
25:10parlons-en,
25:13si on voit
25:14depuis Modi Bokhita
25:15jusqu'à aujourd'hui,
25:17les problèmes qu'il a eus
25:19dans cette gestion du pouvoir
25:21dans ces quatre dernières années,
25:24c'est extraordinaire.
25:26On se demande
25:27mais est-ce que
25:29quelqu'un d'autre
25:29aurait fait mieux
25:30que lui ?
25:31Ça, c'est mon point de vue.
25:32Moi, je peux parler.
25:34Si vous parlez,
25:35on dit
25:35il a volé ça,
25:36on n'en a qu'avec
25:37toutes les enquêtes du monde
25:38sur moi.
25:39Mais moi, je le connais.
25:40Je sais que s'il a la santé,
25:42je demande à Dieu
25:44de l'aider.
25:46Vraiment,
25:47pour être encore.
25:48Parce que lui,
25:49je peux le dire publiquement,
25:51mais je n'ai jamais mis
25:52mon pied dans sa maison.
25:55Mais je le connais depuis
25:56Kirigos.
25:57Il a été resté
25:58à 11 ans,
25:58en premier du Soudan.
26:00Son père était
26:01au trésor public ici,
26:04camarade de mon cousin,
26:05Cheikh Tidjian,
26:06au Libadi.
26:07Son père,
26:08à cause de mon intelligence,
26:10il allait me chercher
26:11au lycée,
26:11pour m'amener
26:13et me donner des bonbons.
26:14il m'amenait
26:15à la boulangerie,
26:19il y avait un libaniste,
26:20il y avait un cœur,
26:22il m'a acheté
26:22des croissants
26:24et des cornets.
26:25J'étais très gourmand,
26:27un peu gourbé.
26:29Justement,
26:30cette Zaharia
26:31nous intéresse beaucoup.
26:32Oui.
26:32Parce que c'est une communion,
26:34comme vous l'avez dit,
26:35entre les fils,
26:37les petits-fils,
26:38les Zaharias,
26:39les petits-fils.
26:40Et tous les gens
26:40liés avec la famille.
26:43Pour cette année,
26:44quel message
26:44avez-vous
26:45à véhiculer
26:46vraiment à l'endroit
26:48de tout
26:48ce pèlerin-là,
26:50de toute la population,
26:51surtout Madienne,
26:52qui ne m'apprend pas
26:53à cette Zaharia ?
26:56Moi,
26:57le message
26:58que je veux dire
26:59est le suivant.
27:00Je demande
27:01à tous les gens
27:02qui viendront
27:03à la Zaharia
27:04cette année
27:06de prier
27:07pour que la paix
27:09soit étudiée
27:10dans le pays,
27:12indépendante
27:13des races,
27:14indépendante
27:15des tribus,
27:16indépendante
27:17des communautés.
27:19Nous serons
27:19tous représentés là
27:22et que nous demandons
27:23à Dieu
27:24de nous amener
27:26un chef
27:27pour les quatre
27:28prochaines années
27:31qui va être
27:33la chance
27:34du pays
27:34pour développer
27:35le chantier
27:36déjà mis en place.
27:37Il y a un chantier
27:38qui a commencé.
27:39Il y a beaucoup
27:40de choses.
27:43Le directeur
27:44de campagne
27:45qui sera désigné
27:45là,
27:46si on lui dit
27:47de faire deux points,
27:48on prépare bien.
27:49Mais les actions
27:50qui ont été faites là,
27:51c'est cinq ans,
27:53c'est quatre ans
27:53passés,
27:54mais il n'y a pas
27:55un match avec quelqu'un.
27:57Mais la politique,
27:59il y a tout là-dedans.
27:59Il y a la jalousie,
28:01il y a l'ingratulite,
28:03il y a la peur,
28:05il y a les ficelles
28:06qui sont tirées
28:06par d'autres personnes
28:07qui n'aiment pas le pays.
28:09Donc on laisse
28:10tout ça de côté,
28:11on passe le pays.
28:12Aimer le mari.
28:14Moi, j'aime le mari.
28:15J'ai des preuves.
28:18Je mets au défi
28:20n'importe qui
28:21dans ce pays
28:22de venir avec moi
28:22à la télévision
28:23pour dire
28:24je demande
28:24que moi qui n'ai pas
28:25pas de sorte.
28:26Moi, j'ai des preuves.
28:30Voilà.
28:31J'avais 17 ans
28:34quand j'étais
28:35au lycée de Bordeaux.
28:37En 54,
28:40il y a un livre,
28:42La Nation,
28:45qui a été fait
28:46par Pierre Fougiolas,
28:47qui était mon prof
28:48de philo.
28:52Les quatre premières pages,
28:55il dit
28:56qu'il a écrit le livre
28:57parce que c'est moi
28:58qui lui amène
28:59l'idée de qu'il livre.
29:01Parce que je lui ai fait
29:01découvrir ce qui était
29:03le patriotisme lui-même.
29:06Voilà.
29:06Donc,
29:08les éditions du Seuil,
29:10La Nation.
29:12Il dit carrément,
29:13il dit,
29:14il dit,
29:14voilà.
29:16Et j'ai d'autres choses
29:18qui prouvent que...
29:19Voilà.
29:19Le patriotisme,
29:20c'est un...
29:21Quand on
29:23revient aujourd'hui
29:23dans notre association
29:24d'aujourd'hui,
29:26on voit que
29:27l'école
29:29est aujourd'hui
29:32déplorable,
29:33ne pas délamentable.
29:34Oui.
29:35Selon nos petites enquêtes,
29:38vous êtes
29:39une personne de référence
29:40car presque tous vos enfants
29:42ont émergé
29:44dans la vie active
29:45avec
29:46un bon cursus scolaire.
29:49Quel est votre secret
29:50pour que tous ces enfants-là
29:51puissent avoir
29:52un bon cursus ?
29:55Vous savez,
29:56moi,
29:57je vais amener
29:59beaucoup au passé.
30:00Je suis né
30:00de 21 1935
30:02à Gundam.
30:04Je suis état-ci
30:04français.
30:05Mon père
30:06était un officier français.
30:07Mon père
30:08est officier français
30:09en 1921
30:10par un décret
30:11du président
30:12Alexandre Milran.
30:16À 4 ans,
30:18je suis entré
30:19à l'école primaire.
30:24Non, à 7 ans.
30:26en 42.
30:28Je suis état-ci
30:29de deux classes
30:31et je me suis retrouvé
30:32quatre ans après
30:35pour faire le CEP.
30:37Je n'avais que 10 ans.
30:40Alors,
30:41une demande spéciale
30:42au gouverneur.
30:43À la suite,
30:44je vous ai parlé
30:44un peu de fil,
30:46mais je vous ai présenté
30:47au concours de bourse.
30:49Je suis rentré
30:50ici au concours de bourse
30:52à Théla-Sonde-Fourger.
30:54J'avais 11 ans.
30:57J'étais 4e du Soudan.
30:59J'étais 21 élèves africains
31:01et 10 élèves français.
31:04Et tout de suite,
31:06latin-anglais,
31:08le classique.
31:106e latin-anglais,
31:135e latin-anglais
31:16pour quelqu'un
31:17dont le français
31:18était déjà
31:19une langue étrangère.
31:21Dans un pays,
31:22Niafunké,
31:23où
31:24on ne parle
31:25que son rail
31:26est peule.
31:29En 4e,
31:31on a dirigé
31:32une partie
31:33pour faire du grec.
31:34La série A,
31:35on faisait latin-anglais-grec
31:38et l'autre,
31:40espagnol,
31:40latin-anglais-espagnol.
31:42Série B.
31:43je suis le seul.
31:45Le professeur a décidé
31:47avec son fils
31:48qui était dans ma classe,
31:49déjà Marie d'Abbati,
31:51qui doit faire
31:52des 4 langues
31:54jusqu'au bac.
31:55Donc moi,
31:56jusqu'au bac,
31:56j'ai fait A et B,
31:58latin-anglais,
31:59grec-espagnol.
32:00Je n'étais pas un mathématicien
32:02du tout.
32:06mais quand je suis arrivé,
32:08j'ai fait le bac grec.
32:12et pour la deuxième partie,
32:14mon père,
32:15qui était officier colonial,
32:18il a dit
32:19qu'il faut aller vers les sciences.
32:21Je devais être avocat.
32:22Il a dit
32:22non, non, non.
32:23Ce ne sera pas avocat.
32:26Parce qu'avocat,
32:27un jour,
32:28les pays seront indépendants
32:29et on aura
32:30beaucoup plus besoin
32:31de scientifiques
32:32que d'avocats.
32:34Donc,
32:35j'ai fait ma terrain.
32:37Après les péripéties,
32:39j'ai réussi
32:41à passer mon bac
32:42à Bordeaux,
32:45mathématiques élémentaires.
32:47Et puis,
32:47je suis cursus mathématiques.
32:49Ça m'a mené
32:50en maîtrise
32:50à la Sorbonne,
32:53normal sup.
32:54Ancien élève,
32:56science.
32:58J'étais le deuxième
32:59africain
32:59après Babouakar
33:00du Niger.
33:03Et puis,
33:04après mes deux ans
33:05en normal sup,
33:06j'ai fait le concours
33:08d'entrée à l'INSEE
33:08à Paris.
33:10Et je suis sorti
33:11comme ingénieur,
33:12statisticien,
33:13économiste
33:15de l'INSEE
33:16à Paris.
33:18Et je suis venu
33:19au Mali
33:20manquer des offres
33:21mire au brand
33:23comme un proposé.
33:24Je suis resté
33:24dans le pays.
33:26Et
33:28j'ai travaillé
33:29comme directeur
33:30de la SIC.
33:30J'ai formé des gens.
33:33Parce que souvent
33:33quand on dit
33:34les gens
33:34qu'est-ce que tu as fait
33:34en moins de civils
33:35plein de diplômes.
33:37Le diplôme de la Saborine
33:38et le diplôme
33:38c'est les Baudan.
33:39Mais qu'est-ce que
33:40j'ai fait concrètement ?
33:41Il y a beaucoup
33:42de cadres malinca.
33:43On est
33:43Ibn Deké
33:45et Baradjubendri.
33:46Est-ce que tu as formé
33:46six personnes ?
33:47Non.
33:48Et là,
33:48j'ai été le diplôme.
33:49au taille.
33:50Voilà.
33:51Donc qu'est-ce qu'on a fait
33:52de concret pour ce pays ?
33:54Qu'est-ce qu'on a fait
33:56de concret ?
33:57Est-ce qu'on a construit
33:58des humains
33:58ou on a construit
34:00des maisons
34:00ou des routes ?
34:02On a construit
34:03des cerveaux.
34:03On a développé
34:05dans la justice sociale
34:08des gens.
34:10C'est ça qui compte.
34:12Et après,
34:13moi je me suis retrouvé
34:15ministre du...
34:16Enfin,
34:17directeur général du plan.
34:19pour se vendre
34:20du président
34:20qui n'était pas
34:21un acteur militaire.
34:23Qu'est-ce qui s'est passé ?
34:25Il fallait faire
34:26des projets
34:27pour proposer
34:28au gouvernement étranger
34:30un pays ami.
34:33Il y avait des projets
34:34comme Manantali,
34:35le barge
34:36de Sébarré,
34:39l'Ainverse,
34:41l'aide budgétaire.
34:43Et tous ces projets-là,
34:44il a fallu
34:45en tant que patron du plan
34:47que je les mette en forme
34:48maintenant pour négocier.
34:51Il s'est nommé
34:52en Arabie Saoudite
34:53comme ambassadeur.
34:54Je suis le premier
34:55qui a ouvert
34:56l'ambassade de Jeddah.
34:58Et j'avais
34:59beaucoup de respect
34:59là-bas.
35:00Parce que quand je suis
35:01venu en Arabie Saoudite,
35:03le roi Faisal,
35:06il avait déjà
35:08accepté une mission
35:10conduite
35:11par le président
35:14Senghor,
35:14Moussato,
35:15Réoul,
35:15Dada.
35:16Et moi,
35:16j'étais l'organisateur
35:17de tout ça
35:19pour le développement
35:20de l'Ainverse.
35:22Il avait déjà signé
35:23l'accord de financement
35:24de plusieurs milliards,
35:26des dizaines de milliards,
35:28ou des centaines
35:28de milliards en réalité.
35:30Et il a été assassiné,
35:32Faisal,
35:33quelques temps après.
35:34On est arrivé ici.
35:36Ça a été exécuté.
35:38Puis après,
35:39quand on a décidé
35:40d'organiser ça,
35:42on m'a affecté
35:44aux États-Unis
35:45comme ambassadeur.
35:46Je faisais cinq ans
35:47à Washington.
35:48En même temps,
35:49j'avais du Brésil,
35:50l'Argentine,
35:51de Venezuela,
35:51à Haïti.
35:52J'ai organisé
35:53une ville du président
35:54du Mali au Brésil.
35:56Et pour vous dire
35:57de la vérité,
35:58on a commencé
35:59les accords
36:00avec les Brésiliens.
36:01C'était très intéressant.
36:03À la fin de la mission,
36:05de l'invitation,
36:06ils ont organisé
36:08un stade de football,
36:09un match,
36:10en Maracana.
36:12Et ils sont venus
36:13avec la cassette.
36:15Alors ça,
36:16c'était,
36:16pour eux,
36:17c'était un coup de maître.
36:19Donc j'ai développé
36:21dès le début
36:22de coopération
36:23avec Venezuela.
36:25Il n'y avait pas,
36:26c'est l'accompice
36:27et le président de Venezuela.
36:29Donc vraiment,
36:31après cinq ans
36:32à Washington,
36:33je suis revenu
36:34comme directeur
36:35dans la coopération internationale
36:36du ministère des Affaires étrangères,
36:38conseil spécial
36:39du chef de l'État.
36:41Moi,
36:41je n'ai jamais vu
36:42le chef d'État ici
36:42dans un bureau ou ailleurs.
36:44J'ai vu à un baptême.
36:46Mais je sais que si je le vois,
36:47je peux lui donner des conseils.
36:49C'est mon fils.
36:50J'ai 83 ans,
36:52le 21 avril.
36:53Tous me sont mes fils.
36:56Celui qui veut,
36:57je suis ton père.
36:58Si tu ne veux pas,
36:59je suis ton père.
37:01Où est-ce que ça a donné ?
37:03Voilà.
37:03Et Dieu m'a donné tout.
37:05Le diplôme le plus chez nous
37:06dans notre famille,
37:07c'est le répentant
37:08et de la Jomar.
37:09De Dakar jusqu'à Zanzibar,
37:11c'est moi.
37:12Et ça,
37:13c'est Dieu qui donne à quelqu'un.
37:14C'est lui qui cherche
37:15à t'enlever
37:16et il va dans un monde
37:17prétendu meilleur.
37:18Comment est-ce que
37:19vous avez fait
37:20pour que vos enfants
37:21puissent même aussi
37:22émerger dans la vie ?
37:23Parce que moi,
37:26bon,
37:26mes enfants
37:28sont nés à Paris
37:30quand j'étais
37:31à Antony,
37:34quand je faisais
37:35ma maîtrise de mathématiques
37:36à la Sorbonne.
37:40Mon aîné
37:41s'appelle Madani.
37:43Il est né
37:44avec Marie-là,
37:45ma fille,
37:46Madame Sidibé,
37:48et Koresi
37:49qui est aux États-Unis.
37:51Ils sont nés
37:52à Antony.
37:54Et je les amène
37:55à la caisse.
37:56En même temps
37:56qu'ils les apprennent
37:57de Soglo
37:59et les apprennent
38:00de Gnass.
38:02Ils étaient
38:03dans les pots de billard,
38:05Gnass,
38:07Abdou,
38:08le président de Sérén,
38:11Abdou Diouf,
38:12qui est neuf à moi.
38:13Abdou Diouf,
38:14il m'appelait
38:14toujours Tonton.
38:16Un jour,
38:16on était avec Moussa
38:17dans l'avion.
38:18Il dit,
38:18« Ah, Tonton,
38:19Moussa,
38:19je lui dis,
38:20mais comment ?
38:21Moussa,
38:22Moussa,
38:22je lui dis,
38:22mais oui,
38:23c'est le cousin
38:23de ma mère.
38:24Ma mère est d'elle.
38:26Vous avez compris ?
38:29Donc vraiment,
38:29je suis un Africain.
38:32Chers téléspectateurs,
38:33merci de nous avoir suivis.
38:36et à très bientôt
38:37pour une prochaine émission.
38:39On en parle d'ici là.
38:41Que Dieu bénisse de Mali.
38:42Au revoir.
38:43Au revoir.