- il y a 12 ans
Alors que Lucy sort sur les écrans, revenons sur Luc Besson, un homme qui divise dans le monde du cinéma Français. Au delà de la vie personnelle et des affaires judiciaires, penchons nous dans cette première partie sur ses 4 premiers long-métrages : Le Dernier Combat, Subway, Le Grand Bleu et Nikita.
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Court métrageTranscription
00:00Bonjour à tous ! Aujourd'hui est l'occasion de revenir sur un acteur majeur du cinéma français.
00:04Un homme qui divise, mais qui a aussi provoqué mon premier émoi cinématographique, Luc Besson.
00:16Parler de Luc Besson est certainement l'une des choses les plus compliquées que je vais avoir eu à faire
00:19sur cette chaîne.
00:20L'homme catalyse envers lui tellement de haine et de mépris que je sens que je suis bien parti pour
00:23me battre contre des moulins avant.
00:24On va donc se mettre d'accord dès le début, si vous n'aimez pas Luc Besson l'homme, ça
00:30n'est pas mon problème.
00:31Je ne suis pas là pour parler de sa vie privée ou de ses déboires judiciaires.
00:34Je ne suis pas apte à le faire et j'ai envie de vous dire que je m'en fous.
00:37Ce qui m'intéresse, c'est son cinéma.
00:40Parce que Besson, c'est un personnage particulier.
00:42Quelqu'un qui dès ses premiers films a attiré la haine et le mépris pour avoir participé au mouvement français
00:46du cinéma du look.
00:47Encore que l'existence de ce mouvement soit sujette à caution puisque définie par un seul critique et sans manifeste.
00:51On lui reproche son esthétisme, des dialogues et scénarios vides ou mal écrits où le style prévaut sur le contenu.
00:56Au début des années 2000, Besson ajoute au reproche sur son style, pourtant ultra populaire,
01:01une carrière de producteur qui l'amène à créer EuropaCorp avec laquelle il va tenter de concurrencer les studios hollywoodiens.
01:06À quoi s'ajoutent enfin les affaires judiciaires suite au financement en grande partie publique des nouveaux studios de la
01:10cité du cinéma
01:11qui doivent concurrencer les studios de Pinewood anglais où s'entournait James Bond,
01:14Balzberg en Allemagne et la Cine Cheetah italienne.
01:17À l'heure où j'enregistre cette vidéo, son quinzième long métrage, Lucie vient de faire un démarrage canon aux
01:21USA
01:22et ne va pas tarder d'arriver en France, l'occasion donc de revenir sur ce qui fait le monde
01:25de Luc Besson.
01:27Oui, j'ai dit 15 films parce qu'il faut déjà qu'on se mette d'accord là-dessus.
01:31Quand on parle de Luc Besson, on parle de ça, les 15 films de fiction qu'il a réalisés.
01:37Si vous commencez direct à gueuler sur Taxi, Taken ou autres Transporters, déjà vous ne savez pas de quoi vous
01:42parler.
01:43Les films de Luc Besson sont les films réalisés par Luc Besson, sinon il est scénariste ou producteur
01:48et ce sont d'autres métiers qui n'ont rien à voir et on ne peut pas en tenir compte
01:51pour juger son œuvre
01:52pour des raisons que j'aborderai plus tard.
01:53Mais du coup, 15 films ça fait un petit peu beaucoup donc je vais être obligé de rester un petit
01:57peu en surface.
01:59Maintenant que les présentations sont faites, commençons.
02:01Après un court-métrage peu remarqué, Luc Besson commence sa carrière en 1983 avec la réalisation du dernier combat.
02:07Dans ce film de science-fiction noir et blanc, tous les personnages sont muets et il n'y a donc
02:11aucun dialogue.
02:12Le héros incarné par Pierre Jolivet tente de survivre après un événement qui a fait chuter l'espèce humaine.
02:17Il n'est jamais expliqué mais ça devait être un sacré bordel pour détraquer le monde au point qu'il
02:20pleuve des poissons et des rochers.
02:22Il va rencontrer un médecin joué par Jean Bouize qui va le recueillir.
02:25Ensemble, ils prendront soin d'une femme mystérieuse qui reste enfermée dans une chambre protégée puisqu'elle est une des
02:30dernières rares survivantes
02:31et devront s'occuper d'une brute jouée par Jean Reynaud qui tente d'entrer dans l'hôpital par tous
02:35les moyens.
02:35Le film ne performe pas beaucoup en salles mais rencontre le succès en festival.
02:38En 1985, il revient avec Subway, film entièrement tourné dans le métro parisien.
02:43On y suit Fred, joué par Christophe Lambert, un gentil vaurien qui a volé des documents à un politique quelconque
02:48et est venu là pour avoir l'aide de son ami, joué par Jean-Hugue Anglade.
02:51On suit ses rencontres avec les divers marginaux qui y vivent alors qu'il est poursuivi par la police de
02:55l'inspecteur Batman, joué par Jean-Pierre Bacry,
02:57et le commissaire Gisbert, joué par Michel Galabru.
03:04La seule chose qui intéresse Fred, cela dit, c'est la femme de l'homme à qui il a dérobé
03:07les papiers, Helena, incarnée par Isabelle Adjani,
03:10qui va peu à peu découvrir ce monde souterrain et se laisser séduire par sa liberté.
03:14En 1988, il signe son plus gros succès en salle en France, le Grand Bleu, inspiré en partie de la
03:18vie de deux plongeurs en apnée
03:19et en partie de la vie de Luc Besson qui aurait sans doute fait de la plongée professionnelle si un
03:23problème de santé n'en avait pas empêché.
03:24L'histoire d'amitié mêlée de rivalité de Jacques Mayol, joué par Jean-MacBarre, un dauphin né dans un corps
03:29d'humain selon son entourage qui ne nourrit aucune volonté de compétition,
03:32et de Enzo Molinari, champion du monde italien de descente en apnée, tellement sûr de sa supériorité qu'il voit
03:38dans le français une compétition enfin stimulante.
03:40Jacques va devoir hésiter entre son monde, la plongée, et le « vrai monde » entre guillemets, dans lequel l
03:45'attend Johanna, joué par Rosanna Arquette.
03:47Tu m'étonnes que le mec préfère rester au fond avec les dauphins.
03:54En 1990, il sort Nikita, l'histoire d'une jeune fille perdue, droguée, illettrée et violente, jouée par Anne Pareillot,
04:00qui après avoir été arrêtée pour le meurtre d'un policier pendant le casse d'une pharmacie,
04:04se voit plus ou moins forcée de suivre une formation afin de devenir espionne pour le comte de l'Etat
04:08français.
04:09Instable, fragile, partagé entre la figure paternelle de son patron, Bob, joué par Chiqui Cario, et son amoureux, joué par
04:15Jean-Hugue Anglade, Nikita essaye de se créer une vie.
04:18Et on va faire une petite pause ici pour évoquer le début de carrière de Besson.
04:21Dès son premier film, il est remarqué pour son style très visuel.
04:24Un film de Besson, c'est presque un mouvement de caméra à chaque plan, de préférence compliqué.
04:29Ils sont logiquement également très travaillés dans leur composition.
04:31Le dernier combat marque par ces décors qui mêlent une normalité banale à l'étrangeté provoquée par ce monde post
04:36-apocalyptique.
04:37Par exemple, le héros vit dans un ancien bureau qu'il a aménagé, il a installé son lit, etc.
04:42Mais le sol est entièrement couvert de sable, qui est un élément qu'on trouve en extérieur.
04:46Ou encore le magasin d'artis, en sous-sol comme la plupart le sont, mais noyé jusqu'au niveau de
04:50la taille.
04:51Idem dans Subway où les dédales de couloirs s'en font, bénis d'une couleur marronnasse dégueu et de carrelage,
04:56enferment le spectateur, sans pour autant créer un sentiment d'oppression.
04:59C'est grâce à l'utilisation quasi systématique pour Besson de focales courtes.
05:03L'effet d'un objectif en focale courte, c'est d'exagérer les distances, de déformer l'espace,
05:07avec parfois une courbure des lignes droites pour les vieux objectifs ou ceux de moins bonne qualité.
05:12Par exemple, depuis que je tourne avec une caméra semi-pro, je suis en focale moyenne, normale.
05:16Quand je tournais avec mon ancien caméscope, j'étais déjà en plantaille,
05:19mais vous voyez beaucoup plus de ce qu'il y a derrière moi, du décor, de l'étagère, du mur,
05:23etc.
05:23alors que la caméra était au même endroit.
05:26L'utilisation de focales courtes additionnées au format cinémascope permet à Besson de pouvoir composer ses cadres comme il le
05:31souhaite.
05:32En temps normal, en faisant un gros plan, il aurait un décor flou.
05:35Mais avec cette focale, il peut décider d'y mettre du décor.
05:38Le grand blanc en particulier regorge de ses plans qui lui permettent d'avoir ses valeurs de cadres voulues sur
05:42les personnages,
05:42tout en conservant constamment les sublimes environnements de la Grèce et de l'Italie.
05:46Ce qui permet aussi de cadrer Enzo et Jacques côte à côte dans un submersible dans lequel la caméra doit
05:51à peine avoir la place de rentrer.
05:52Et permet enfin de véritablement isoler Jacques au fond de l'eau.
05:55Nikita propose également ses éléments de mise en scène, en y ajoutant un soin tout particulier porté aux transitions.
06:00En effet, il y a très peu de cuts brusques entre deux séquences.
06:03Il préférera les fondus enchaînés sur un même lieu, mais avec la caméra à la même position.
06:07Ou encore, un de ses gimmicks préférés, la transition dans le mouvement.
06:10Le personnage commence une action dans une scène et la finit dans la scène suivante, de sorte que l'on
06:15ne sente pas le passage du temps.
06:16C'est très étudié, parce que c'est lié à la narration de Nikita.
06:19C'est amusant de dire ça parce qu'au début de sa carrière, et encore aujourd'hui d'ailleurs,
06:22on a beaucoup reproché à Besson de ne pas du tout s'intéresser à la narration et uniquement au visuel.
06:27Un reproche foncièrement contradictoire étant donné qu'en cinéma, la narration est visuelle,
06:31d'autant que dans ses premiers films, il a l'occasion de faire des expérimentations de narration extrêmement poussées.
06:37Nikita est en effet le premier film de Besson à avoir une narration linéaire et simple.
06:41Le Dernier Combat a adopté un récit assez proche des travaux de Michelangelo Antonioni, qui est l'errance d'un
06:45personnage.
06:46Si Antonioni est trop vieux pour vous, peut-être que vous avez vu Frances A.
06:50L'idée c'est que le film suit un personnage qui ne sait pas où il va,
06:52un personnage qui va vers ce qui attire son attention, et part ensuite voir la prochaine chose qui retient son
06:57attention.
06:57On n'en est pas exactement là, mais tout de même, rien n'est accompli dans ce film.
07:01Le personnage retourne à la case départ, et tout ce qui lui arrive lui est arrivé par le hasard total
07:05de ces rencontres.
07:07Subway, lui, propose une narration totalement éclatée.
07:10Fred en est le héros puisque c'est celui qui prend les décisions et fait avancer le récit.
07:13Mais on suit avec autant d'intérêt les gardes du corps d'Helena, le marchand de fleurs jeux par Richard
07:17Boranger, le roller, l'inspecteur Batman et le commissaire Gisbert.
07:20Il n'y a donc pas vraiment de personnage principal, ce qui colle assez avec l'état d'esprit des
07:24jeunes du film qui ne veulent plus être soumis à des classes sociales.
07:27Monsieur le préfet, votre dîner est nul. Votre baraque est nul. Et je vous emmerde tous.
07:34Dans Le Grand Bleu, le récit est partagé entre Jacques, Enzo et Johanna, et donc Nikita et son premier film
07:40linéaire.
07:41Un personnage principal, un récit qui ne fait que avancer, et où donc les ellipses, ces moments passés sous silence
07:47dans le récit dont on vous a parlé en français au collège,
07:49sont travaillés pour ne surtout pas faire sentir le bon en avant effectué.
07:52On ne peut pas dire que ces 4 films évoquent un mec pour qui la narration est secondaire lorsqu'elle
07:57devient la forme concrète du film,
07:58au point que le film soit, faire un récime au cinéma, tourné dans l'ordre chronologique.
08:03C'est-à-dire qu'il voulait tellement que l'histoire avance, avance, avance, toujours tout droit, qu'il a
08:07décidé de tourner les scènes dans l'ordre du script,
08:09ce qui permet également aux acteurs de mieux contrôler l'évolution du personnage d'une délinquante agressive à une femme
08:14intelligente et en quête de liberté.
08:16Ah, la quête de liberté. Chose intéressante quand on s'appelle Luc Besson et qu'on essaye de révolutionner un
08:21cinéma français un peu plan-plan.
08:24Selon le critique qui a élaboré les thèmes du cinéma du look, Besson en était un des fers de lance
08:28accompagnés de Léo Scarax et de Jean-Jacques Bénéix.
08:30L'idée était non seulement d'apporter un attachement à l'esthétique du film, au dépens ou non du récit,
08:35mais aussi d'être la voix de cette jeune génération marginalisée, la génération Mitterrand.
08:40S'il y a bien une photo que je ne serais pas attendu à mettre dans une de mes vidéos,
08:43c'est une photo de François Mitterrand.
08:44Figure de poids de cette intention, Subway. Comment être plus underground qu'en étant sous terre ?
08:50C'est surprenant, cette bande de rebelles anticonformistes et opposées à une société bien pensante qui décide de vivre dans
08:55ce gruyère géant qu'est le réseau des transports parisiens,
08:57à vivre de menu larcin en mode YOLO, et qui se vend comme déterminé et immortel puisque Fred survit au
09:03coup de feu.
09:03Mais ce n'est pas le seul élément qui appuie cette volonté de la part du réalisateur.
09:06Que dire du Dernier Combat, où un homme cherche en but à son existence si aliénante ?
09:10De Nikita, une femme qui rêve de liberté et à qui on impose de rentrer dans le moule. On lui
09:14répète qu'elle doit rentrer dans le droit chemin, mais le droit chemin semble ne provoquer que mort, déception et
09:18souffrance.
09:18C'est traité en allant directement à l'extrême, mais on peut sans doute voir un peu de baisson là
09:22-dedans, ce petit jeune qui veut proposer quelque chose de différent,
09:24et à qui on reproche de ne pas faire cette mise en scène classique que tout le monde fait, dont
09:27l'académisme le répugne probablement.
09:29Et d'ailleurs, à propos de métaphores du cinéma, je trouve que Le Grand Bleu bénéficie également de ce niveau
09:33de lecture.
09:34Le monde aquatique, on l'a tous autour de nous, on sait tous que la mer existe et ce qu
09:37'il y a dedans.
09:38Et la plongée sous-marine est une vraie discipline, qui est un championnat du monde.
09:42Pourtant, tout le problème de Jacques, et d'Enzo, même s'il s'en sort mieux dans la vie de
09:45tous les jours, c'est que personne ne comprend ce qu'il vit.
09:48Personne ne peut vraiment les comprendre, pas même les amoureuses qui les quittent, pas même les professionnels qui encadrent le
09:53championnat, car il faut le vivre.
09:55Il faut être dedans, en apnée, et pas avec tout un tas de systèmes d'aide et de sécurité.
09:59Et bien le monde du cinéma, c'est pareil. Vous le voyez autour de vous, ça fait partie de votre
10:03quotidien.
10:04Mais même si vous appréciez divers exploits cinématographiques, vous êtes extérieur à tout ça et vous ne comprenez pas forcément
10:09tout.
10:10C'est pas méchant ou méprisant de dire ça, si vous saviez tout, vous n'auriez aucun intérêt à regarder
10:13mes vidéos, puisque c'est justement ce que j'essaie de faire,
10:15de vous expliquer ce que c'est que d'être en apnée, sans protection ou sécurité dans le monde du
10:19cinéma,
10:19et pourquoi les décisions prises par les réalisateurs apnéistes vous paraissent parfois obscures, y compris pour les professionnels qui encadrent
10:25le championnat du cinéma,
10:26les critiques qui ont allumé Besson depuis ses tout débuts.
10:29C'est magnifique car les deux passions de Besson ont finalement les mêmes caractéristiques, elles le mettent toujours dans un
10:33autre monde.
10:34Les critiques l'ont incendié, l'ont attaqué comme tout réalisateur qui essaie de s'écarter des sentiers battus.
10:39Les braves gens n'aiment pas qu'on suive une autre route qu'eux, comme dirait Georges Brassens, et c
10:42'est d'ailleurs le sujet de ces 4 premiers films,
10:44des personnages qui veulent inventer un autre monde, mais qui sont combattus par le carcan de la société.
10:49Pourtant, la victoire de Besson est totale, parce que le public le suit.
10:52Si le dernier combat n'a pas marqué tout le monde, avec son sujet et son style si étrange, Subway
10:57réunit 2,9 millions de spectateurs en France.
10:59Le Grand Bleu, après avoir été presque hué par la presse lors de sa projection, devient le film culte de
11:04toute une génération,
11:05faisant plus de 9 millions d'entrées, jusqu'à ressortir dans une version longue qui permet à Besson de prendre
11:09sa revanche en inscrivant sur l'affiche
11:11N'y allez pas, ça dure 3 heures. Perso, je comprends le succès, 3 heures de film avec des décors
11:15paradisiaques et un beau gosse à moitié à poil pendant tout le film qui nage avec des dauphins.
11:19Ahem, enfin, et Nikita qui réunit 3,7 millions de spectateurs en France et parvient même à exploser le record
11:24des recettes d'un film aux USA.
11:26Bon, faut dire qu'il était assez bas puisqu'il n'était que de 5 millions de dollars.
11:29Quand on sait que Lucie vient de faire 44 millions en une journée, on se dit que le monde a
11:32changé.
11:33Enfin, dès ses débuts apparaissent l'un des thèmes, si ce n'est le thème de Besson, la femme forte
11:38et fragile.
11:39Dans Le Dernier Combat, il faut être bien robuste pour avoir survécu au monde extérieur mais elle vit surprotégée.
11:44Dans Subway, Adjeni affiche une détermination palpable et sort un flingue plus gros qu'elle mais tombe sur le châme
11:49du Vaurien.
11:50Dans Le Grand Bleu, Johanna accepte beaucoup mais a quand même besoin d'attention.
11:55Et pour toute la violence physique et verbale de Nikita, elle passe quand même le tiers du film à pleurer.
12:00C'est d'ailleurs un contraste assez fascinant entre la femme forte du restaurant et la femme au maquillage ravagée
12:05par le chagrin de la fin du film.
12:06L'univers de Besson sera aussi grandement défini par le travail de son ami et compositeur attitré, Eric Serrat.
12:12Bassiste, guitariste, chanteur et compositeur, il va créer des compositions très particulières à la recherche de sonorités plus modernes.
12:18Pour les années 80 bien sûr.
12:20Ces compositions pour Le Dernier Combat consistent globalement en des thèmes très éthérés et doux, mais surtout très discrets, comme
12:25si même la musique avait quitté ce monde.
12:27et des compositions beaucoup plus classiques, aux pianos et percussions cristallines lors des scènes où les héros retrouvent leur humanité.
12:33Subway ne conservera que le style rock-punk qui est la musique de la génération mise en avant par le
12:37film.
12:37Le Grand Bleu sera l'occasion d'un tout autre travail.
12:40Le calme, le vide de l'océan et les mammifères marins qui l'abritent inspirent au compositeur des thèmes aériens
12:45portés par des violons de synthèse pour la modernité.
12:47Le synthétiseur qu'il utilise aussi pour créer les chants des dauphins qui participent à ce que le spectateur se
12:51sente comme le personnage de Jacques.
12:52Dans son cocon, au fond de l'océan, avec les dauphins. Enfin, dans Nikita, la musique évolue avec le personnage.
12:59Thème rock-punk en début de film, musique comme suspendue au centre de formation, plus guerrière et déterminée pendant l
13:04'émission,
13:05très simple et discrète quand elle doit se cacher à Venise, etc, etc.
13:09En quelques films, Besson a acquis un statut de réalisateur culte pour une bonne partie de la population, et de
13:14cible à abattre pour une bonne partie de la critique.
13:22Merci.
13:23Merci.