- il y a 10 ans
Échappées belles : Afrique du Sud : Le Cap Jérôme est au Cap. Nous découvrirons, le côté Hollywood de la ville et le côté Woodstock. Bo-Kaap est le quartier ...
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00:00:00Générique
00:00:54Ça y est, on est arrivé
00:01:11C'est sympa
00:01:12Oui, c'est chouette
00:01:13Bien, écoutez, c'est dans la partie la plus australe du continent africain que je vous emmène cette semaine
00:01:18Je vais visiter le Cap, la ville la plus cosmopolite et la plus contrastée d'Afrique du Sud
00:01:23Mais également la plus visitée
00:01:25Je vous propose vraiment de découvrir les incontournables de cette belle région
00:01:29Et j'achèverai mon voyage, si j'ai de la chance, avec la rencontre avec les grands requins blancs
00:01:34Oui, je suis sûr Jérôme que tu auras la chance de voir le grand requin
00:01:37J'espère aussi
00:01:39Et puis je terminerai avec mon dernier coucher de soleil sur le Cap de Bonne Espérance
00:01:44Voilà, soyez les bienvenus au pays de Nelson Mandela
00:01:46Le père de cette nouvelle nation arc-en-ciel
00:01:49Et bienvenue dans les échappées belles
00:02:13Qu'est-ce que représente cet endroit dans la ville ?
00:02:16Le fond de mer est le coin le plus touristique de la ville
00:02:19Et aussi le plus visité d'Afrique
00:02:23C'est un port en activité avec bateaux de luxe
00:02:28Mais aussi des bateaux de pêche
00:02:30Du coup c'est plein d'énergie
00:02:32Est-ce que c'est ici que sont arrivés les premiers Hollandais qui ont colonisé le pays ?
00:02:39Les bateaux de la compagnie hollandaise des Indes s'arrêtaient au Cap pour se ravitailler
00:02:47Ils embarquaient des légumes frais, des fruits, pour que l'équipage ne meure pas du scorbut
00:02:55Ça a donc été le point de départ de la colonisation de l'Afrique du Sud par les Hollandais ?
00:03:03Oui c'est ça
00:03:04C'est là que tout a commencé
00:03:06Et que l'Afrique du Sud est devenue une colonie
00:03:10Ça c'est cette sculpture là
00:03:16Je l'ai déjà vue, ça me dit quelque chose ?
00:03:18Dans la coupe du monde de football
00:03:20Je ne sais pas, non c'est ça ?
00:03:21Exactement, on a commandé cette oeuvre à un artiste
00:03:24Et elle est restée ici après la coupe du monde de 2010
00:03:29Alors justement est-ce que cette coupe du monde de football
00:03:32Comme en son temps la coupe du monde de rugby
00:03:33A permis de donner une autre image de l'Afrique du Sud
00:03:37Est-ce que ça a changé les choses ?
00:03:40Bien sûr que ça a changé les choses
00:03:43Les grands événements sportifs sont bons pour l'image du pays
00:03:47Parce que les gens peuvent voir que l'Afrique du Sud moderne a beaucoup à offrir
00:03:53Et que tout a beaucoup changé ici
00:03:56Regarde autour de toi l'environnement, les villes, les gens
00:04:20Du soleil toute l'année
00:04:22L'une des plus belles du Mir au monde
00:04:24Les caméras se tournent vers le cap
00:04:26La ville décore de publicité
00:04:28Les marques du monde entier viennent filmer leur spot de pub au cap
00:04:33Car la ville nous emmène n'importe où
00:04:35Au milieu d'une avenue, sous un building
00:04:37La scène pourrait aussi bien se dérouler à New York ou à Londres
00:04:58Devant la mairie du Cap, une reconstitution de l'élection de Nelson Mandela à la présidence
00:05:0420 ans après l'abolition de l'apartheid, il est le héros d'une publicité pour du whisky
00:05:09Pas de quoi surprendre les passants
00:05:12Ce n'est pas inhabituel pour nous au cap, c'est une façon de vivre ici
00:05:16Tous les jours, tu marches dans la rue et il y a quelqu'un qui tourne une pub
00:05:22Chaque mois, plus de 60 pubs sont tournés dans ces rues
00:05:25Depuis 7 ans, le Yisso travaille comme assistant réalisateur
00:05:31L'été au cap, c'est notre moment
00:05:35J'ai commencé à travailler le 6 janvier et je n'ai pas eu 3 jours de repos depuis
00:05:39C'est travail, travail, travail, tous les jours
00:05:44Plus de 450 personnes travaillent sur ce tournage
00:05:48Colin est le producteur
00:05:50Il a vu naître l'industrie de la pub dans les années 80
00:05:52Et le marché s'élargit à l'international à la fin de l'apartheid
00:05:59Le cap, c'est le Hollywood de l'Afrique
00:06:01Car ici, on a un nombre invraisemblable de décors à moins de 45 minutes
00:06:05Que ce soit le désert, la montagne, les lacs, les dunes
00:06:09On a tout à offrir en moins de 45 minutes
00:06:16L'industrie de la publicité a explosé
00:06:18En 4 ans, son chiffre d'affaires a triplé
00:06:20Elle rapporte près de 800 000 euros
00:06:29Rob fait du repérage pour ses clients étrangers
00:06:32Ils cherchent les lieux de tournage de leur scénario
00:06:37C'est exactement ça
00:06:42Ok, c'est super
00:06:44J'adore ça
00:06:48Cette lumière est géniale
00:06:52J'aime vraiment
00:06:53C'est exactement le scénario
00:06:55L'image, la main prenant la bouteille
00:06:59On a beaucoup d'endroits de ce genre
00:07:02Qu'on pourrait trouver au Canada
00:07:03En Alaska
00:07:05Des endroits où il faudrait faire des trajets extrêmes
00:07:08Pour aller sur le lieu de tournage
00:07:09Ici, on a tout sur notre palier
00:07:12L'industrie de la pub en Afrique du Sud
00:07:14Est la deuxième ou la troisième du monde
00:07:16Après celle de Los Angeles
00:07:20Tous les ans, dans les décors du Cap
00:07:22Plus de 500 pubs sont réalisés
00:07:24Ces spots inondent les télévisions du monde entier
00:07:27Alors, la publicité est aussi une vitrine touristique
00:07:35Le bar de la plage fera 8 mètres sur 4
00:07:39Et on aura 4 grands palmiers
00:07:45Tous les clients de la pub qui viennent ici
00:07:47Restent dans un hôtel
00:07:48Donc les hôtels sont complets
00:07:50Donc ils embauchent plus
00:07:51Des cuisiniers par exemple
00:07:53Puis la pub crée aussi des emplois
00:07:55Dans les services comme la location de voiture
00:07:58Beaucoup de secteurs se nourrissent
00:07:59De l'industrie de la publicité
00:08:03Seulement, ces emplois sont saisonniers
00:08:05Car au Cap, les clients de la pub
00:08:08Sont majoritairement européens
00:08:10Quand l'hémisphère nord traverse l'hiver
00:08:12Le soleil brille en Afrique du Sud
00:08:15De plus français, allemands, norvégiens
00:08:17Ou sud-africains
00:08:19Tout le monde est aligné
00:08:21Sur le même fuseau horaire
00:08:22Aujourd'hui, une assurance européenne
00:08:25Est venue chercher la lumière du Cap
00:08:31En Afrique du Sud, on conduit à gauche
00:08:33En Europe, vous conduisez à droite
00:08:35Donc dans certains plans, je suis filmé
00:08:37Derrière le volant
00:08:37Comme si je roulais à gauche en Afrique du Sud
00:08:39Puis avec un trucage de montage
00:08:41L'image est retournée
00:08:43Et on a l'impression que je conduis comme en Europe
00:08:49Même si l'Europe recréée dans les décors du Cap
00:08:52Demande quelques trucages
00:08:53La publicité au Cap a de beaux jours devant elle
00:08:56Sous-titrage Société Radio-Canada
00:09:27On tourne sur nos mètres, c'est ça ?
00:09:30Excellent.
00:09:35C'est où ici ? On est à quelle altitude ?
00:09:38Là, on est à 1600 mètres.
00:09:40Et regarde cette vue en bas.
00:09:43C'est Camps Bay, un endroit très réputé.
00:09:47On y fait beaucoup de tournages et de photos de mode.
00:09:50Mais le centre de la ville est de l'autre côté.
00:09:55Ça, c'est la maquette. C'est joli.
00:09:58Voilà le centre et le port où nous étions.
00:10:01Puis on est monté en moto jusqu'au téléphérique.
00:10:04Et là, on est ici, tout en haut de la montagne.
00:10:09Là-bas, c'est le stade du Cap, dont on est très fiers.
00:10:12Et là, c'est l'île où était emprisonné Nelson Mandela ?
00:10:16Oui.
00:10:18Il y a toujours des requins autour de l'île.
00:10:21Combien de temps Nelson Mandela était emprisonné dans Robben Island ?
00:10:26Il a passé 18 ans là-bas et 9 ans dans d'autres parties du pays au cours des procès.
00:10:33En tout, 27 ans en prison.
00:10:35Ah, 27 ans.
00:11:18Ça sent la gourmandise, tout ça.
00:11:42Tu as vu comme ça sent bon ?
00:11:44Oui, ça sent le sucre, c'est bon.
00:11:45Oh là là là là.
00:11:49Ici, c'est une institution au Cap.
00:11:51C'est très célèbre.
00:11:52Tout le monde veut un gâteau d'anniversaire qui vient de chez Charlie.
00:11:55Regarde celui-là, il est dingue.
00:11:59Et c'est aussi connu à l'étranger, car en Italie, il y a un show télé sur cette famille
00:12:04et sur sa pâtisserie.
00:12:25L'émission parle de ma famille, mais pas seulement de moi et mes filles.
00:12:29Ça parle de tous ceux qui travaillent ici.
00:12:31C'est une vraie famille.
00:12:32C'est une vraie famille.
00:12:35Mon mari Charlie était allemand.
00:12:39Je suis juive.
00:12:40On fait toutes sortes de gâteaux, peu importe d'où ils sont.
00:12:43Si on les aime, on les fait et on veut qu'ils soient beaux.
00:12:47C'est très coloré en tout cas.
00:12:50Voici mes filles et voici Jérôme d'Échappé-Belle.
00:12:55Et vous connaissez Andrew, photographe sud-africain.
00:12:58C'est mon guide, c'est celui qui me fait découvrir la ville.
00:13:02Et vous travaillez en famille, c'est important.
00:13:06Oui, parce que travailler avec mes filles m'apporte de la joie.
00:13:11On a toutes des qualités différentes et ensemble, on forme une bonne équipe.
00:13:16Et peut-être aussi parce que vous êtes un petit peu gourmande, non ?
00:13:19On adore manger, pas question de régime.
00:13:26Ça, c'est pour vous.
00:13:30Oh, ça, c'est gentil.
00:13:33C'est joli, hein ?
00:13:34Oui, c'est une jolie dédicace.
00:13:39Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le Cap, c'est vraiment une ville haute en couleurs.
00:13:43Tu sais, tu n'as pas encore tout vu.
00:13:45Non ?
00:14:00Le Cap, une mégalopole de plus de 3 millions et demi de personnes.
00:14:04En plein centre de la ville, le quartier de Beaucap, un village dans la ville.
00:14:10Ces habitants sont les descendants d'esclaves arrivés d'Asie du Sud-Est,
00:14:13avec la compagnie néerlandaise des Indes, à partir du XVIIe siècle.
00:14:17De Malaisie, d'Indonésie ou du Sri Lanka,
00:14:21ils sont arrivés par bateau pour servir de main-d'œuvre à la colonie.
00:14:30Reste de cette histoire, les arômes d'Extrême-Orient.
00:14:34Ahmed est né dans le quartier.
00:14:38Les esclaves se sont libérés ici, et c'est comme ça qu'ils ont fondé le quartier.
00:14:42Aujourd'hui, je parle africain, anglais, arabe et quelques langues indiennes.
00:14:48L'hindi, le marathi et l'urdou.
00:14:51Nos parents se sont assurés que l'on garde en mémoire d'où l'on vient.
00:14:58Derrière les façades, une économie locale s'organise.
00:15:02À Beaucap, on peut faire ses courses chez ses voisins.
00:15:14Nazima vient acheter des Kou Sisters, des beignets épicés, recouverts de noix de coco râpée.
00:15:22Je voudrais deux douzaines de beignets, s'il vous plaît.
00:15:27La communauté de Beaucap repose vraiment sur la famille.
00:15:32Ici, c'est un petit business familial.
00:15:34Dans la maison, toute la famille se met en cuisine.
00:15:37C'est une façon d'augmenter un peu ses revenus.
00:15:45Frais, frais, poisson frais, tout droit à la sortie de l'océan.
00:15:51Fouad est né dans le village urbain de Beaucap.
00:15:53Comme lui, ils sont 6000 cap-malais, comme on les appelle, à vivre dans ces ruelles.
00:15:58Métis, ils appartiennent à la communauté colored sud-africaine.
00:16:04La plupart des hommes travaillaient au port sur les docks, comme pêcheurs ou dans la construction.
00:16:10Il y avait des charpentiers, des tailleurs, des plombiers.
00:16:14C'est comme ça qu'on a grandi et qu'ils ont construit le quartier.
00:16:19Eh, ça va, Salam ?
00:16:31J'ai grandi dans cette rue.
00:16:34Quand j'ai courtisé ma copine, qui est devenue ma femme, j'étais très exactement dans cette rue.
00:16:41Et bien sûr, quand on courtisait à l'époque, il fallait tourner autour, bien s'habiller, crâner un peu, avoir
00:16:48l'air intelligent.
00:16:52Non, non, non, non.
00:16:54Fouad a élevé ses enfants dans le quartier.
00:16:56Tous sont restés à Beaucap.
00:16:58Nazima, sa fille, travaille dans un labo pharmaceutique.
00:17:02Dans sa cuisine, épices et couleurs se mélangent.
00:17:05Elle prépare un plat cap-malais, la cuisine traditionnelle de Beaucap.
00:17:10La cuisine cap-malais est la cuisine de tous les jours.
00:17:13On a nos bridis, nos curies, nos briannies, tous les jours.
00:17:18Pas seulement pour les occasions spéciales.
00:17:20Pour les célébrations, on mangera plutôt des plats sud-africains, à base de fruits de mer par exemple.
00:17:31Depuis quelques années, le cadre idyllique de Bokap est très convoité.
00:17:34Le prix de l'immobilier s'est envolé.
00:17:37Face à la gentrification, pour ceux qui choisissent de rester, comme Ellie, la tradition est d'autant plus importante.
00:17:43Tous les jours, après l'école, elle accompagne ses petits-enfants à la maidressa.
00:17:50Les gens quittent le quartier, parce qu'ils ont entendu le mot « millions ».
00:17:55« Millions », aujourd'hui, c'est beaucoup.
00:17:57Mais ceux qui partent ne pourront jamais revenir.
00:18:00Moi, je ne vendrai jamais ma maison. Je la garde pour mes enfants.
00:18:13Abraham, le prophète.
00:18:14Abraham, qu'est-ce qu'il a construit ?
00:18:18Il a construit la Kaaba.
00:18:20Et où se trouve la Kaaba ?
00:18:23La Mecque.
00:18:24Et la Mecque est dans quel pays ?
00:18:26En Arabie Saoudite.
00:18:28La Kaaba qu'Abraham a construite est en Arabie Saoudite.
00:18:33La vie du quartier doit se poursuivre de la même façon.
00:18:37Comme j'ai été éduquée dans ma famille, nos enfants et petits-enfants doivent continuer.
00:18:42Ils ont un héritage à perpétuer.
00:18:48Le quartier est majoritairement musulman.
00:18:50Les esclaves venus d'Asie du Sud-Est ont introduit l'islam au cap.
00:18:58Musique.
00:19:19Tu m'emmets où, là ? C'est quoi, cet endroit ?
00:19:25Woodstock est un bon exemple de réaménagement d'un quartier.
00:19:30Beaucoup de jeunes designers et artistes s'installent ici, car le quartier est moins cher.
00:19:35En fait, c'est une vieille usine transformée en marché.
00:19:40Il t'arrive de venir ici pour prendre des photos ? Qu'est-ce que tu aimes photographier ici ?
00:19:44Je travaille sur plein de projets publicitaires différents.
00:19:47Ce que je préfère, c'est photographier des gens.
00:19:50On va peut-être photographier Tenba. C'est un styliste réputé.
00:19:54Bonjour, je suis Jérôme. C'est bon de vous rencontrer.
00:19:55Moi aussi.
00:19:57Tu es un designer ?
00:19:58Oui.
00:19:59Je fais surtout du streetwear.
00:20:25Bienvenue chez moi.
00:20:27Je travaille dans ce loft pour mes prises de vue.
00:20:31Mais c'est aussi un endroit agréable à vivre.
00:20:34C'est quoi, ça ? C'est tes photos ?
00:20:35Oui, c'est mon blog.
00:20:36Vous l'appelez comment ?
00:20:37Ça s'appelle « Un gars avec une caméra ».
00:20:40Je voulais montrer la vie d'un photographe au Cap.
00:20:43Et j'ai fait ce blog aussi pour montrer mon travail.
00:20:53Ah, ça, c'est sympa, dis donc.
00:20:55Tu as reconstitué le tableau de Delacroix, c'est ça ?
00:20:59Oui, c'est la liberté menant le peuple de Delacroix.
00:21:01Et donc, qu'est-ce que tu as voulu dire en reprenant l'idée de Delacroix ?
00:21:06L'Afrique du Sud est un beau pays, mais il y a des luttes et des difficultés.
00:21:12On voit des protestataires qui représentent la jeunesse sud-africaine.
00:21:19Dans le coin, là-haut, il y a Madiba, c'est Mandela, la légende.
00:21:24Et un vous-vous-et-là aussi.
00:21:26Bien sûr, un vous-vous-et-là, on ne peut pas s'en passer.
00:21:41Essaye d'avoir l'air plus sud-africain.
00:21:54Santé !
00:21:55Quelle bonne journée !
00:21:59Ça, c'est un borrower.
00:22:06Ça fait partie de la culture sud-africaine.
00:22:08C'est censé crépiter quand ça cuit.
00:22:12C'est une saucisse épicée.
00:22:15Elle vient d'où, cette tradition de cette saucisse et du braille ?
00:22:20Ça vient d'où ?
00:22:20C'est une tradition africaine.
00:22:23En africaine, boer veut dire ferme, et worse veut dire saucisse.
00:22:27Donc, saucisse du fermier.
00:22:29Et vous, vous parlez anglais ?
00:22:31Donc, vous avez finalement eu peut-être une filiation des Anglais qui sont venus ici.
00:22:38Vous parlez africaine, saucisse ?
00:22:41Pendant une période, l'Africaine était obligatoire en primaire.
00:22:45Mais après, on avait le choix.
00:22:47L'Anglais en première langue à l'école, et l'Africaine en deuxième langue.
00:22:52C'est quoi ça donne quoi, l'Africaine ? Vous pouvez parler un peu, je regarde.
00:22:54C'est un bas-cof, hein ?
00:23:19Ici, je peux embrasser ma copine dans la rue.
00:23:20Au Cap, c'est plus accepté que nulle part ailleurs dans le pays.
00:23:25Depuis que j'ai déménagé ici, je vois que beaucoup de gens, surtout de Johannesburg, s'installent ici, parce que
00:23:29c'est une ville gay-friendly.
00:23:32Beaucoup de personnes viennent du monde entier, car ils savent que le Cap, c'est l'endroit où l'on
00:23:36peut être libre et ouvert.
00:23:38Sur le million et demi de visiteurs qu'accueille le Cap chaque année, 15% sont homosexuels.
00:23:44Le Cap est devenu la capitale gay de l'Afrique.
00:23:49En 2006, l'Afrique du Sud légalise le mariage homosexuel et l'adoption par ses couples.
00:23:54C'est le premier pays d'Afrique à franchir le pas et le cinquième au monde.
00:23:59Notre Père, bénissez ces bagues et leurs vœux.
00:24:03Faites que ces bagues leur rappellent les promesses qu'ils se sont faites, l'un envers l'autre.
00:24:08Amen.
00:24:11Sean, je te donne cette bague pour sceller notre union, notre engagement, basé sur l'amour et la compréhension.
00:24:17Tu es mon parfait, mon âme sœur, mon meilleur ami.
00:24:20Tu es mon parfait, mon âme sœur, mon meilleur ami.
00:24:25Le couple ici, en face de vous, est légalement marié.
00:24:30Je vous déclare, mariés dans la vie, vous pouvez vous embrasser.
00:24:38Depuis 2006, le révérend Brit a uni plus de 800 couples homosexuels.
00:24:44A cause des abus de l'apartheid, il fallait que la constitution fondatrice de notre pays englobe tous les droits
00:24:52de l'homme.
00:24:53Il est donc clairement écrit qu'il ne peut y avoir aucune discrimination d'aucune forme que ce soit.
00:25:02Alors, deux femmes ont porté le cas du mariage à la cour constitutionnelle, avançant qu'aucune loi n'interdisait qu
00:25:10'on les marie.
00:25:10Et elles ont gagné.
00:25:16Sean et Eban sont officiellement mariés.
00:25:19C'est l'archevêque d'Esmond Tutu qui a été le premier religieux à s'exprimer en faveur du mariage
00:25:23homosexuel.
00:25:28Gabriel fait visiter le Cap à travers son histoire des droits des homosexuels.
00:25:32Point de départ, les jardins du Cap.
00:25:34A la fin du XVIIIe siècle, des femmes qui se sont habillées toute leur vie comme des hommes se retrouvaient
00:25:38déjà ici.
00:25:39Après la Première Guerre mondiale, c'est dans une enclave au nord, sur la côte, que les femmes se sont
00:25:44installées entre elles.
00:25:46Pendant la Deuxième Guerre mondiale, avec l'influence des marins et des soldats autour du port de Cape Town,
00:25:52beaucoup de clubs et de barguets ont ouvert dans la ville.
00:25:56Au début, ils étaient souvent cachés.
00:26:00A la fin des années 60, le Parlement veut durcir la loi criminalisant l'homosexualité.
00:26:05Alors le premier rassemblement gay et blanc s'organise pour s'opposer aux législateurs.
00:26:09L'homosexualité est décriminalisée.
00:26:12Au même moment, la France classe l'homosexualité dans les maladies mentales.
00:26:15A la même époque, il y avait un endroit qu'on appelait la chambre de Bobby,
00:26:20la chambre d'un travailleur noir.
00:26:22Il autorisait les gays et les lesbiennes de couleur à rester chez lui, s'ils étaient en ville après le
00:26:27couvre-feu.
00:26:28C'est intéressant de voir que ces deux rassemblements se sont déroulés au même moment.
00:26:37Dans la communauté d'où je viens, ce n'est pas encore si gay-friendly.
00:26:43Dans les townships, on a encore peur.
00:26:45Mais j'espère que la nouvelle génération pourra faire changer les choses.
00:26:53Et je vois le changement arriver.
00:26:59Depuis 2001, le Cap a sa gay pride.
00:27:02Chaque année, le cortège réunit de plus en plus de personnes et de communautés.
00:27:11Aujourd'hui, les drag queens de la parade sont en répétition pour la prochaine édition.
00:27:21Interagissez les unes avec les autres.
00:27:22Vous savez, riez.
00:27:24Oh mon Dieu, c'est merveilleux.
00:27:29Toutes sont collordes.
00:27:31Vivica habite dans un township.
00:27:33Cette année, elle participe pour la première fois à la gay pride.
00:27:36Je suis ouvertement gay depuis que j'ai 13 ans.
00:27:39Alors les gens m'ont insulté.
00:27:41Dans ma famille, certains ne m'acceptaient pas.
00:27:44Mais avec les années, j'ai tout traversé.
00:27:46Et aujourd'hui, à l'âge de 34 ans, tous m'aiment et me supportent.
00:27:53J'ai voulu intégrer la gay pride pour la jeune génération.
00:27:56Ils doivent se lever pour montrer au monde qu'il ne faut pas cacher ce que l'on est.
00:28:00Ils vont se lever pour vous.
00:28:01Ils vont se merveiller là, vraiment.
00:28:04Oui.
00:28:04Oui.
00:28:19Je te mets la Oliver.
00:28:23Je suis fier.
00:28:23C'est pas ça que tu es.
00:28:24C'est ça que tu es mais.
00:28:25C'est pas ça.
00:28:25C'est pas ça.
00:28:28C'est pas ça.
00:28:37Il est là-bas.
00:28:41Vous devez être Jérôme.
00:28:43Bienvenue ici.
00:28:44Ça va ?
00:28:47Oui, absolument. On l'aime.
00:28:49C'est le musée auquel tu accordes beaucoup de temps.
00:28:52C'est un endroit important pour toi.
00:28:54Oui, c'est très important.
00:28:56C'est l'endroit qui retrace la violation des droits de l'homme
00:29:00et on veut expliquer ce qui s'est passé dans le district 6
00:29:04et garder cette mémoire vivante.
00:29:07Pas la mémoire de la haine, car à l'époque, on voulait diviser les gens.
00:29:15Oui, parce que le district 6 est un quartier qui a été la victime
00:29:20en quelque sorte de la politique de l'apartheid
00:29:22avec l'expulsion de ses habitants parce qu'ils étaient noirs.
00:29:27Le Cap était à l'époque une ville multiculturelle
00:29:31et le district 6 l'était aussi.
00:29:40Voilà les rues du district 6
00:29:43et on a fait une tour avec les panneaux d'origine.
00:29:51Ça a été totalement rasé, entièrement à 100% ce quartier.
00:29:58Quand on déclarait qu'un quartier devenait blanc,
00:30:01tous les gens de couleur devaient en partir.
00:30:06Dans le district 6, qui était le plus grand,
00:30:09on a évacué plus de 60 000 personnes
00:30:16et on les a envoyés dans un bidonville appelé Cap Flats.
00:30:20On a détruit nos maisons pour qu'on ne revienne pas.
00:30:23C'était la démolition du district 6.
00:30:40Là, je vois qu'il y a un banc qui s'est extrêmement choquant.
00:30:44Il y a marqué « European only ».
00:30:47C'est le résultat d'une politique du parti nationaliste
00:30:50arrivée au pouvoir en 1948.
00:30:55À cette époque, si je m'asseyais là,
00:30:58j'étais arrêté par la police.
00:31:01Quelles étaient les autres interdictions
00:31:03dont vous étiez victime ?
00:31:05On s'assoit, du coup, profite-en.
00:31:06Maintenant, on peut.
00:31:09Il y avait l'immorality act
00:31:12qui a interdisé les relations intimes
00:31:14entre blanc et noir.
00:31:19Interdit de se marier entre races, bien sûr.
00:31:23Et le groupe AERA Act
00:31:25qui te disait où habiter en fonction de ta couleur.
00:31:29Et le district 6 a été victime de cet acte.
00:31:33Toi qui as vécu cette période
00:31:34et qui as été expulsé,
00:31:35quels ont été les moments les plus difficiles ?
00:31:40J'avais 28 ans quand j'ai été expulsé.
00:31:43C'était donc inconcevable
00:31:46de ne plus pouvoir être ensemble
00:31:47et de ne plus se côtoyer.
00:31:49Parce que soi-disant,
00:31:51tu contamines la race blanche avec ta couleur.
00:32:17Il y a encore des gens
00:32:19qui pensent qu'on ne doit pas se mélanger.
00:32:21Et il faudra plusieurs décennies
00:32:23pour que les mentalités changent.
00:32:24Elles ont disparu.
00:32:25Bien sûr.
00:32:38Le cap est entouré de bidonvilles.
00:32:40On les appelle ici des townships.
00:32:43Depuis l'abolition de l'apartheid en 1991,
00:32:45les logements informels se sont transformés
00:32:47en quartiers qui s'étirent pour former
00:32:49une infinie banlieue très densément peuplée.
00:33:08Je vais prendre le taxi collectif
00:33:09pour aller au travail.
00:33:10Il n'est pas toujours à l'heure
00:33:11et souvent plein,
00:33:12donc il faut partir tôt.
00:33:17Mazoui vit à Philippi,
00:33:18un township voisin de Kailitsha.
00:33:21Sa population est estimée
00:33:22à 150 000 habitants.
00:33:37Le matin, on fait tous la queue.
00:33:40Tout le monde ici va au cap
00:33:41pour l'école ou pour le travail.
00:33:44Le transport est organisé
00:33:46par les gens de la communauté
00:33:47du township.
00:33:55Le taux de chômage sud-africain
00:33:57frôle les 25%.
00:33:58Alors, une économie parallèle
00:34:00se développe dans le township.
00:34:03Originaire de la province du Cap oriental
00:34:05sur les côtes de l'océan Indien,
00:34:07Joyce était venue au cap
00:34:08pour trouver du travail.
00:34:10Faute d'emploi,
00:34:11dès 7h du matin,
00:34:12elle prépare des têtes de moutons.
00:34:16Tous les jours,
00:34:16je prépare les têtes de moutons.
00:34:18Cette recette est très ancienne.
00:34:20Elle vient de la province du Cap oriental.
00:34:23A l'époque,
00:34:24il n'y avait que les anciens
00:34:25qui avaient le droit d'en manger.
00:34:27C'était le travail
00:34:28des jeunes garçons
00:34:28de les préparer.
00:34:30On n'en trouve que dans les townships,
00:34:32c'est vraiment typique.
00:34:34C'est les clausas,
00:34:35l'ethnie de la province du Cap oriental
00:34:36qui ont amené la recette au Cap.
00:34:40Nous, on appelle ça des smiley faces
00:34:42parce qu'une fois cuit,
00:34:44on voit leur sourire.
00:34:56tous les jours,
00:34:57à l'école de Philippi,
00:34:59la journée commence en chanson.
00:35:16À l'école,
00:35:18on apprend le clausas aux enfants.
00:35:19C'est la langue de l'ethnie des clausas
00:35:21qui vient de la province du Cap oriental.
00:35:23Ici,
00:35:24la majorité des gens sont clausas.
00:35:26Alors au quotidien,
00:35:27tout le monde parle clausas.
00:35:28C'est la langue maternelle.
00:35:29Mais on leur apprend aussi l'anglais
00:35:31car dans le monde,
00:35:32tout le monde parle anglais.
00:35:33Ils doivent pouvoir parler
00:35:34avec des étrangers par exemple.
00:35:44Le pays compte 11 langues officielles.
00:35:47L'anglais est la langue maternelle
00:35:49de seulement 8% des Sud-Africains.
00:35:51Le clausas,
00:35:52celle de 18%.
00:35:53C'est la deuxième langue du pays
00:35:55après le Zulu.
00:36:02Bien que la majorité des clausas
00:36:03soient chrétiens,
00:36:04dans les townships,
00:36:05une autre croyance est très influente.
00:36:0880% des Sud-Africains
00:36:10rendent visite à un sang goma
00:36:11plus de 3 fois par an.
00:36:14Guérisseurs traditionnels,
00:36:15ils sont l'équivalent de chamanes.
00:36:17Il serait 80 000 dans le pays.
00:36:21Mes ancêtres vénérés,
00:36:22je vous implore.
00:36:23J'entends la voix puissante
00:36:24de ma grand-mère.
00:36:25Elle n'est pas contente.
00:36:27Elle me dit qu'il faut commencer
00:36:28par la tête
00:36:28et que quelque chose te dérange
00:36:30dans ton estomac,
00:36:31comme des boules noires
00:36:32que tu ne pourras pas voir.
00:36:35Là, tout de suite,
00:36:36j'ai peur et je suis choqué.
00:36:39Tout ce qu'il dit,
00:36:41je crois en lui,
00:36:42ce qu'il a vu en moi.
00:36:44Mais tout ce qu'il dit,
00:36:46certaines choses,
00:36:47je pourrais les voir avec mes yeux,
00:36:48mais d'autres non.
00:36:53Donc, je suis choqué.
00:36:56On ne devient pas sang goma.
00:37:00Tout le monde ne peut pas l'être.
00:37:02Tout dépend de l'appel.
00:37:03Oui, c'est un appel.
00:37:06Un ancêtre,
00:37:07un ancêtre sang goma
00:37:08veut te donner ce don
00:37:09dès le plus jeune âge.
00:37:11Il t'appelle dans les rêves
00:37:12et ce don se développe en toi.
00:37:14Tu l'acceptes.
00:37:23Le township de Philippi
00:37:24est relativement récent.
00:37:26Il s'est construit
00:37:26dans les années 80
00:37:27avec les politiques d'apartheid
00:37:29et l'arrivée de migrants économiques
00:37:31venus des autres provinces
00:37:31d'Afrique du Sud
00:37:32ou des pays frontaliers.
00:37:34Namibie, Botswana
00:37:35ou Zimbabwe.
00:37:37Ce salon de coiffure
00:37:38est tenu par Fatima.
00:37:39Elle vient du Mozambique.
00:37:49Pour travailler ici à Philippi,
00:37:52il faut avoir un petit commerce,
00:37:54une petite boutique
00:37:55pour répondre aux besoins des gens.
00:37:57Parce que la ville,
00:37:58elle est loin.
00:37:59C'est la débrouille.
00:38:00Il faut se créer
00:38:01sa propre opportunité.
00:38:02C'est pour ça
00:38:03que j'ai ouvert ce salon.
00:38:04Ici, on a notre propre économie.
00:38:09Je viens quatre fois par mois
00:38:11chez le coiffeur.
00:38:12J'aime prendre soin de moi.
00:38:13Les femmes ici sont fières
00:38:14et coquettes.
00:38:15Et puis le salon,
00:38:16c'est le lieu de rendez-vous
00:38:17des femmes.
00:38:18C'est notre lieu de rendez-vous
00:38:19pour discuter.
00:38:33Au Cap,
00:38:34plus des deux tiers
00:38:34de la population
00:38:35vivent dans un township.
00:38:36Sous-titrage Société Radio-Canada
00:39:01Sous-titrage Société Radio-Canada
00:39:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:39:24et de la France.
00:39:54Sous-titrage Société Radio-Canada
00:39:54Merci. Ça va, Topi ?
00:39:56Je suis contente de te voir.
00:39:57Je suis heureux d'être là.
00:39:58Ça va ?
00:40:00Oui, oui, ça va. Ce n'était pas très loin.
00:40:02J'étais très impressionné par l'immensité de Cayelica.
00:40:06Dans les townships, nous sommes environ 2 millions.
00:40:09Ils se développent très rapidement.
00:40:12Depuis 1983, nous sommes le plus peuplés,
00:40:14avec un énorme accroissement de la population.
00:40:18Nous accueillons le monde entier
00:40:19et des visiteurs viennent de partout dans mon bed and breakfast.
00:40:22Et toi aussi, maintenant.
00:40:24C'est parti.
00:40:25Bienvenue.
00:40:27Bienvenue chez moi.
00:40:29Merci.
00:40:57J'ai décidé d'ouvrir mon bed and breakfast en 1999.
00:41:02Car dans ces années-là, les tours opérateurs venaient avec des touristes
00:41:07qui restaient assis dans le bus pour prendre des photos de nous.
00:41:11Ils ne descendaient jamais du bus.
00:41:13Tu sais, à cette époque, les gens avaient peur de venir à Cayelica.
00:41:17Pourtant, nous vivons comme tout le monde.
00:41:19Et nous n'avons pas choisi de vivre ici.
00:41:22C'est l'ancien régime qui nous a poussés ici.
00:41:28Nous avons résisté et nous avons changé nos conditions de vie.
00:41:34Ça a bouleversé nos vies.
00:41:48Il y a beaucoup de petits entrepreneurs qui vendent plein de choses.
00:41:53Oui, il y a beaucoup de chômage ici.
00:41:55Les gens ne travaillent pas, mais beaucoup d'entre eux prennent des initiatives
00:41:58pour trouver des choses à vendre afin de s'en sortir par eux-mêmes.
00:42:02Mais ce n'est pas facile.
00:42:06Si tu restes assis, tu restes assis pour toujours.
00:42:31Ils sont très contentes que je t'emmène ici pour voir comment on vit.
00:42:35Quand je vois des gens comme toi ici, je suis super contente.
00:42:39Parce que nous avons besoin que des gens comme vous viennent dans notre pays,
00:42:42en Afrique du Sud.
00:42:45Nous avons besoin de tout le monde.
00:42:47Les blancs, les noirs et même les roses.
00:42:49Tout le monde.
00:43:06On arrive chez toi, là ?
00:43:09Oui, c'est moi chez moi.
00:43:11Alors, bienvenue à Copanong.
00:43:19Oula, il y a plein de drapeaux ici sur toutes les nationalités que tu reçois.
00:43:26Bonjour.
00:43:27Jérôme.
00:43:28Bienvenue Jérôme à Copanong.
00:43:30Bienvenue en Afrique du Sud à Cape Town.
00:43:33Où suis-je alors ?
00:43:36Alors, voilà l'intérieur.
00:43:39Ce sont bons.
00:43:40Ici, c'est la cuisine où nous préparons à manger pour les invités.
00:43:45Car beaucoup d'entre eux veulent goûter la cuisine traditionnelle.
00:43:47Donc nous préparons le petit déjeuner.
00:43:49Et voici une des chambres.
00:43:51C'est sympa.
00:43:52Come inside.
00:43:53Merci.
00:43:54Allez, dans une autre ambiance.
00:43:56C'est bien.
00:43:57Super.
00:44:01Est-ce que vous avez besoin d'un coup de main ?
00:44:04Non, pas pour le maman.
00:44:13Toi, Mpo, tu travailles avec ta maman tout le temps ?
00:44:18Je travaille avec elle tous les jours, mais parfois je travaille comme guide pour un tour opérateur,
00:44:25pour faire visiter le centre-ville et les alentours.
00:44:30C'est un bon boulot pour rencontrer les gens.
00:44:35La fin de l'apartheid a ouvert beaucoup d'opportunités pour les gens.
00:44:39Maintenant, ils réalisent qu'il y a des possibilités pour eux.
00:44:43Chouette.
00:44:43Ah, justement.
00:44:47Tu veux que je t'aide ?
00:44:49D'accord.
00:44:51Allez.
00:44:55Je pense que c'est bien que tu sois ici, car je sais qu'en Europe, vous lisez beaucoup de
00:44:59choses sur l'Afrique du Sud.
00:45:01Vous entendez plein d'horribles histoires.
00:45:03Et je pense que c'est important que tu te rendes compte par toi-même.
00:45:07Franchement, moi j'ai été très surpris de voir autant de sourires, autant de gens si ouverts,
00:45:13alors que quelquefois on peut avoir en effet des préjugés sur le fait que les gens sont peut-être un
00:45:17peu craintifs, voire agressifs.
00:45:18Et c'est, moi, en tout cas, j'ai pas du tout ressenti ça.
00:45:21Nous sommes comme ça dans cette partie du monde.
00:45:26C'est, moi, en tout cas, j'ai pas du tout.
00:45:54Écoutez ça, elle joue notre musique.
00:45:56C'est l'hymne de Rufest.
00:45:57On a sorti ce titre en 2008.
00:45:58Et aujourd'hui, il sonne encore.
00:46:04Max et Celo forment le duo The Rufest, les durs à cuire en anglais.
00:46:09Leur son, celui de la nouvelle génération sud-africaine, le Kwaito House.
00:46:13La musique traditionnelle des townships accélérée sur des platines.
00:46:17Au début des années 90, les artistes Kwaito chantaient à propos de la lutte,
00:46:22car ils n'étaient pas libres de dire tout ce qu'ils voulaient avant 94.
00:46:26Maintenant, on chante pour tout le monde.
00:46:28Avant, ils avaient seulement le droit de chanter le Kwaito dans les townships.
00:46:32Nous, c'est partout.
00:46:36Max et Celo savourent les prémices de la célébrité.
00:46:39Aujourd'hui, le Kwaito, l'énergie du township en Argo, donne le pouls de la métropole.
00:46:45Ils sont les plus grands exemples de nos townships.
00:46:48Tout le monde les connaît, et pas seulement chez nous.
00:46:50Ils sont nés et ont grandi ici, mais leur esprit est libre.
00:46:54Ils parlent au-delà des townships.
00:47:02Max était danseur, mais en 2004, il se fait tirer dessus.
00:47:06Une balle perdue dans une fusillade de gang le paralyse.
00:47:09Cette année-là, Celo et Max forment leur duo.
00:47:12Presque huit ans plus tard, ils travaillent sur leur deuxième album.
00:47:37Sous-titrage Société Radio-Canada
00:47:47Pour être honnête, avec le nouveau Kwaito, la plupart du temps, on parle de s'amuser.
00:47:52Quand on pense à l'Afrique du Sud, on ne doit plus seulement penser à l'apartheid.
00:47:56Les choses ont changé, il faut passer à autre chose.
00:48:00On vit dans cette nouvelle génération.
00:48:05Pour se faire connaître, Max et Celo avaient l'habitude d'écouter leur musique en voiture, toutes fenêtres ouvertes.
00:48:11Dès qu'une démo était prête, ils partaient la distribuer à tous les disques jockeys de la ville avec l
00:48:15'ambition de se faire un an.
00:48:22Avant la Coupe du Monde de foot en 2010, on a fait un titre qui est devenu un tube.
00:48:27Il s'appelle « Rends-moi heureux ».
00:48:29Ce titre a tout déclenché.
00:48:31Tout le monde s'est enflammé en Afrique du Sud.
00:48:33Tout le monde voulait savoir « Mais qui sont ces mecs ? »
00:48:37« Comment ont-ils fait ça ? » « D'où viennent-ils ? »
00:48:39Depuis 2010, depuis ce titre, on a explosé en Afrique du Sud.
00:48:47Aujourd'hui, The Roofust est attendu au cap pour une interview.
00:48:51La scène musicale se convertit à l'hédonisme « Kwaito House ».
00:48:57Max et Celo parviennent à vivre de leur musique.
00:48:59À l'avenir, peut-être feront-ils partie de ce que les médias sud-africains appellent la « Black Oasis
00:49:04»,
00:49:04la nouvelle bourgeoisie noire de l'Afrique du Sud post-Apartheid.
00:49:08« Eh les mecs, le rêve devient réalité. »
00:49:11« C'est grâce à vous. »
00:49:13« Mais non, vous savez que c'est grâce à vous. »
00:49:15« Parce que vous avez travaillé comme des malades. »
00:49:18« On a beaucoup d'attentes. »
00:49:22« Dans cinq ans, j'espère qu'on vivra dans le centre du Cap. »
00:49:26« Qu'on conduira une belle voiture. »
00:49:31« On veut vivre la grande vie, quoi. »
00:49:34« C'est ce que j'ai dit avant. »
00:49:37« La plupart des mecs, quand ils réussissent, ils se prennent pour les bosses. »
00:49:42« Ils se la racontent parce qu'ils ont pris leur revanche. »
00:49:45« Ils crânent. »
00:49:47« Donc oui, le succès, c'est effrayant, car on ne se voit pas changer. »
00:49:51« Ça me fait peur, mais je prie pour que ça ne nous arrive pas. »
00:49:59« Ici, nous avons la première génération de ceux qu'on appelle les bornes frites, ceux qui sont nés libres.
00:50:04»
00:50:04« Ils ne s'intéressent pas au passé, et leur message, celui de Rufest, est important pour le pays. »
00:50:09« Ils disent, on va s'amuser, avec style, mais on ne va pas attendre que quelqu'un vienne nous
00:50:12sauver. »
00:50:13« On le fait. »
00:50:33« Ils nous font danser, ils nous rendent heureuses, ils nous font aimer la vie. »
00:50:47« Je les aime, tout simplement. »
00:51:11« On ira en France, on ira en France, peu importe comment. »
00:51:15« La France, fais attention, Rufest arrive. »
00:51:32« C'est quand même assez original d'avoir des vignes si proches de la mer, comme ça. »
00:51:37« Ça, c'est mon petit bonheur. »
00:51:38« Tu vois, quand j'arrive ici, c'est la vue sur la mer, l'horizon. »
00:51:43« Et oui, c'est une des seules vignes dans cette région si proche de la mer, parce que tu
00:51:47vois, c'est très résidentiel, c'est très chic. »
00:51:49« Oui, on est quand même dans le jardin du propriétaire. »
00:51:52« C'est un jardin qui a été transformé en vignes, on fait une seule barrique ici, on fait 280
00:51:56-300 bouteilles. »
00:51:59« Et voilà, on est obligé d'avoir des filets de protection, parce que les oiseaux, sinon, nous mangent tout.
00:52:09»
00:52:09« On est ici sur des vignes comme on trouve dans le sud de la France, c'est du Mourvèdre.
00:52:14»
00:52:14« Lorenz, c'est la parcelle là-bas. »
00:52:22« Donc, ben voilà, on se pose là, au travail, on peut même commenter, tu vois, celui-là il est
00:52:26bien plein. »
00:52:27« On a eu une relativement bonne récolte cette année. »
00:52:30« Tu vois, là, on a des grappes, tu vois, qui ont déjà été en partie prises par les oiseaux,
00:52:37malheureusement. »
00:52:39« Mais c'est pas grave, on fait tout à la main, donc on triera, on enlèvera, celle-là elle
00:52:43n'est pas assez mûre, on la mangera. »
00:52:49« Je dirais, dans un rayon de 100 km de Cape Town, tu as la majorité de ce qui se
00:52:52fait en vignes en Afrique du Sud, oui. »
00:52:55« Il faut la proximité du courant marin, parce qu'on est au niveau de Tripoli, au niveau d'Alger,
00:53:01donc il fait très très chaud ici. »
00:53:02« Si on n'avait pas la nuit le rafraîchissement dû aux océans qui sont avec les courants antarctiques à
00:53:0612-13 degrés, »
00:53:07« on ne pourrait pas faire de vignes, on pourrait même la vie, ça serait le désert de l'Arizona,
00:53:10ça serait le Sahara. »
00:53:13« Laurence, tu peux laisser une caisse ici et mettre l'autre dans la voiture ? »
00:53:20« C'est mon premier jour. »
00:53:23« Tu n'avais pas entendu ce son-là. »
00:53:33« Ta passion du vin, elle vient d'où, toi ? »
00:53:36« C'est une passion familiale et culturelle. J'ai eu la chance de grandir dans une famille où le
00:53:43vin était un art de vivre. »
00:53:44« Pour moi, m'expatrier en Afrique du Sud et commencer comme consultant, et commencer à acquérir des petites parcelles
00:53:49à droite à gauche, »
00:53:50« C'était l'opportunité pour moi de rentrer dans une profession qui n'aurait pas forcément ouvert les bras
00:53:57en France à l'époque. »
00:53:58« D'accord. »
00:53:59« Le monde du vin est un monde familial en France où il faut avoir la vigne pour en faire
00:54:05partie. »
00:54:06« J'avais pas de vigne. »
00:54:13« Donc là, c'est ton bar, là. »
00:54:15« Ah ouais, c'est mon bar, ma cave. On fait tout, là. On fait le vin et on le
00:54:18boit. »
00:54:19« Non, tu fais le vin, oui. »
00:54:20« Non, je te le jure. »
00:54:21« Ah oui, d'accord. Tu fais là carrément dans le resto. »
00:54:23« Oui, tout est fait ici. »
00:54:24« Les raisins rentrent d'un côté et de l'autre, on met en bouteille. »
00:54:36« Ah, c'est chaud, là. »
00:54:39« Sur la tonnelle. »
00:54:40« Et voilà. La vigne historique. Monument historique en Afrique du Sud. »
00:54:45« 1771. »
00:54:45« Et comment tu sais ? »
00:54:47« On a le croquis. »
00:54:48« On a des textes qui disent que sa vigne a été plantée en même temps que ce bâtiment en
00:54:521771. »
00:54:52« Elle a survécu. Parfois, elle a été coupée, mais elle est repartie de ses racines. »
00:54:56« Et voilà. 1771, elle est toujours là. »
00:54:58« Et tu la vendanges ? »
00:54:59« Oui, je vendanges. Et je fais une dizaine de bouteilles, parfois 20 bouteilles par an. »
00:55:02« C'est un vin historique. »
00:55:04« C'est marrant. En tout cas, ce lieu est magnifique. »
00:55:06« Ah oui, c'est... »
00:55:10« On a envie d'être. La vigne, il n'y a qu'une bonne bouteille. »
00:55:13« Oui, mais je crois qu'on a deux ou trois choses à faire avant, non ? »
00:55:16« Ben oui, malheureusement, les raisins ne vont pas attendre. »
00:55:18« Il faut s'en occuper. »
00:55:21« On a attaqué la partie la plus difficile du vignoble, celle qui était la plus abîmée par le soleil,
00:55:25et attaquée par les oiseaux. »
00:55:27« Donc le but, c'est de recturer uniquement les grains, les beaux grains. »
00:55:31« Tu laisses les grains verts, tu laisses la rafle. »
00:55:33« On est grappin. »
00:55:35« C'est le côté manucural de ce qu'on fait sur les vignes du Cap. »
00:55:40« C'est qu'on est dans les conditions extrêmes et on compense avec beaucoup de travail manuel. »
00:55:46« Et Laurence est là, il s'occupe des vignes avec moi, et on est également là pour être sûr
00:55:50que ce qui rentre dans la cuve, ça soit le meilleur possible. »
00:56:03« Alors, est-ce que les Sud-Africains boivent beaucoup de vin ? »
00:56:07« Oui, oui, bien sûr, ça devient de plus en plus populaire. »
00:56:11« On voit de plus en plus de gens qui vont acheter du vin dans les magasins. »
00:56:16« Qui en consomment pour des occasions spéciales. »
00:56:20« Et même moi, parfois, à la maison, j'en bois. »
00:56:25« Le vin, c'est un plaisir populaire. »
00:56:28« On se fait plaisir avec des petits vins. »
00:56:30« C'est le vin de l'amitié. »
00:56:31« C'est ce qu'on a su faire en France. »
00:56:33« Et bien voilà, l'Afrique du Sud, il faut qu'on commence à mettre ça dans l'idée des
00:56:37gens »
00:56:37« où le vin, c'est plaisir et c'est le partage. »
00:56:40« C'est un partage social et c'est un partage qui dépasse les couleurs, qui dépasse l'éducation. »
00:56:50« Ah, voilà une belle idée. »
00:56:51« T'as bien travaillé, t'as bien droit à une bonne récompense. »
00:56:54« Vous êtes gentil, maître. Merci mille fois. »
00:56:55« Avec plaisir. »
00:56:56« Laurence, pour eux. »
00:56:58« Santé. »
00:56:58« Santé. »
00:56:59« Merci. »
00:57:00« Merci à votre travail. Merci à toi. »
00:57:01« Alors, qu'est-ce que c'est, ça ? »
00:57:03« Grenache 2003. »
00:57:04« Bien. Très bien. »
00:57:07« Waouh, c'est... »
00:57:08« C'est ça, vu le soleil, hein ? »
00:57:09« Tout le soleil d'Afrique du Sud, oui. »
00:57:11« Bon, ben, on profite donc de notre petite pause pour retrouver le feuilleton. »
00:57:15« Notre route mythique, comme on l'appelle. »
00:57:17« On va aller sur la route nationale 40. »
00:57:18« En Argentine. »
00:57:19« Emblématique route Argentine, voilà. »
00:57:21« Marc Moptil, réalisateur, eh bien, lui, a décidé de la découvrir à l'envers en partant de la fin,
00:57:27de la frontière bolivienne, en descendant sur la corde hier des Andes, pour finir son voyage, eh bien, en Patagonie,
00:57:33non loin de la terre de feu. »
00:57:35« Voilà. C'est le premier volet du feuilleton. »
00:57:37« Santé. »
00:57:37« Santé. »
00:57:38« Avec modération, attention. »
00:57:45« Sur un air de tango à Buenos Aires, dans le quartier des Antiquaires de San Telmo, deux objets m
00:57:54'ont fait voyager. »
00:57:56« Le premier, un ocarina de la cordillère des Andes à huit trous. »
00:58:01« Le second, une amulette en pierre sculptée représentant une grenouille, symbole de fertilité et de richesse. »
00:58:08« De la Bolivie aux bornes de la terre de feu, sur plus de 5000 kilomètres, la route 40 est
00:58:22l'une des plus longues et aussi l'une des plus élevées du monde. »
00:58:27« A 20 kilomètres de la Bolivie, Javi, petit village retenu dans le temps, me semble de meilleure augure pour
00:58:56entamer ce voyage. »
00:59:00« Aujourd'hui, ils fêtent ces 347 années d'existence. Ils sont tous là, Indiens, Quechua comme aussi les Créoles.
00:59:09»
00:59:09« Malgré leurs différences, ils n'avaient qu'un ennemi commun, l'Espagnol. »
00:59:21« Nous sommes des gens qui n'avons jamais arrêté d'aimer et de penser à ce village. »
00:59:30« Il y a des gens qui sont nés ici, des natifs, mais cela n'enlève pas le fait que
00:59:35des gens de passage, et qui ont fait l'histoire de ce village, veulent eux aussi être reconnus. »
00:59:41« J'aime tout cela. Comme natif, j'aime tellement tout cela que j'aimerais que, comme moi, ils sentent
00:59:47que cela fait partie d'eux. Donc bon, je suis heureux ici. »
00:59:58« La Doma, le rodéo argentin. En Argentine, le cheval est une religion. Mais il s'agit de dompter et
01:00:07d'apprivoiser une monture sauvage sans lui faire peur et sans mordre la poussière. »
01:00:15« Tenir plus de 15 secondes, tel est le défi. Tout cela sous le champ des pailladores, intarissables. »
01:00:23« Dans l'altiplano, à l'écart de tout, ce village était le seul marquesado, la résidence du marquis. »
01:00:45« Cré dans le territoire de la future Argentine. C'était un chemin obligé entre le Rio de la Plata
01:00:51et les mines d'argent pur de Potosí. »
01:00:56« Ils venaient ici parce qu'il y avait beaucoup de trafic à l'époque coloniale. Beaucoup. Et puis il
01:01:06y a eu l'époque pendant laquelle sont arrivés les royalistes. »
01:01:09« Ils ont voulu. Ils ont fait ce qu'ils voulaient. Mais bon. Jusqu'au jour où nous, les créoles,
01:01:15on a dit « Ça suffit. »
01:01:18« On a dit « Ça suffit. Ici, c'est à nous. Vous avez emporté beaucoup de choses. Nous défendons
01:01:24ce qui nous appartient. »
01:01:31« Ici, les Espagnols ne sont pas venus nous aider. Ils sont venus pour nous tuer. Nous, les indigènes. »
01:01:41« Tous ces gens que tu vois maintenant, avec ce visage-là, ils sont d'ici. Et les Espagnols ont
01:01:49liquidé leurs ancêtres. Tu comprends ? »
01:01:57« En 1680 fut consacrée l'actuelle église de San Francisco. »
01:02:17« Vierge du Rosaire, aide-moi pour tous mes problèmes et mes angoisses, pour la maladie de mon fils Vilmaire,
01:02:24qui souffre d'alcoolisme.
01:02:26Merci de m'écouter, ma petite Vierge. »
01:02:30« C'est un des messages que les gens laissent parce qu'ils croient en la Vierge et lui demandent
01:02:34son aide pour leurs problèmes. »
01:02:45L'aristocratie espagnole locale enrichit cette chapelle de rétables, de peintures et de vitraux en onyx encore visibles aujourd'hui.
01:02:55Extorqué spécialement depuis le vice-royaume de l'Alto Pérou pour la splendeur du culte et la conversion des Indiens.
01:03:10L'histoire de la route 40 se perd dans la nuit des temps préhispaniques, alors qu'elle n'était qu
01:03:15'une longue succession de pistes T-Welch puis Mapuche.
01:03:19« Assez vite, on entend parler de ce chemin qui passe au pied des Andes, là où il y a
01:03:32de l'eau. »
01:03:39« Mi-août, on célèbre la Pachamama. Le premier jour, on donne à manger à la terre. On la remercie.
01:03:47On demande à la terre-mère de nous donner la permission de vendre ce qu'elle a donné.
01:03:52Et c'est ça la Pachamama. On y croit beaucoup.
01:03:58Beaucoup de gens croient en la déesse-mère. »
01:04:08« Hola amigo, que tal ? »
01:04:14Cette terre piétinée par les envahisseurs Inca et les conquistadors espagnols, Yul Kila la connaît bien.
01:04:22Avec Maria, sa femme, ils la défendent bec et ongles.
01:04:25Ils la vénèrent comme leurs ancêtres, les Cochasses.
01:04:32« Il me semble qu'il va pleuvoir. »
01:04:34« Oui, oui, il va pleuvoir. Je suis en train de laver les assiettes et maintenant il va falloir donner
01:04:38à manger aux chèvres. »
01:04:40« Je vais t'accompagner parce qu'il faut leur donner du maïs. »
01:04:43« Bon, bon, d'accord. »
01:04:51« Nos grands-parents nous ont enseigné énormément de choses et nous venons de là. »
01:04:58« Ils avaient beaucoup de connaissances. »
01:05:00« Par exemple, sur cette plante, beaucoup de gens ne la connaissent pas et disent, cette plante est si moche
01:05:05et pleine d'épines. »
01:05:07« En fait, elle s'appelle Churki et produit de la Cholongka, qui est un aliment pour les animaux. »
01:05:13« On la retrouve dans leur crotin, qui sert d'engrais pour mélanger à la terre. »
01:05:18« Et cela donne ensuite une très belle production. »
01:05:22« La Pachamama ou la terre-mère, héritage des Incas, est considéré comme un être vivant. »
01:05:47« Il convient donc de lui offrir des champs rituels et lui faire des cadeaux pour s'attirer ses bonnes
01:05:52grâces. »
01:05:54« Ainsi, on creuse un trou dans le sol pour y déposer de la nourriture, de la bière et des
01:05:59feuilles de coca. »
01:06:01« La Pachamama est aussi de la partie et la fumée qui s'en dégage, sert à purifier l'environnement
01:06:06et à chasser les mauvais esprits. »
01:06:09« Le mot Pachamama, à travers les ondes, signifie espace-temps, mais aussi l'univers. »
01:06:16« C'est ça la Pachamama. »
01:06:18« Elle est en relation avec notre habitat et celui de tous les êtres humains, la terre. »
01:06:24« Ce qui est intéressant dans ce film documentaire, c'est la très bonne critique quant à l'attitude de
01:06:45l'église catholique avant 1960,
01:06:48qui nous interdisait de chanter. »
01:06:51« Oui, c'est vrai. Très rarement, on pouvait sortir chanter. »
01:06:55« Et quand on y pense, nous, cela fait maintenant 247 ans que l'on maintient et que l'on
01:07:00défend notre culture quechua. »
01:07:07« Maria, quel est le refrain qui parle de la culture ? »
01:07:16« La culture no se quema, la cultura no es papel. »
01:07:22« La cultura no se quema, la cultura no es papel. »
01:07:27« La cultura se defiende como abejas a la miel. »
01:07:32« La cultura se defiende como abejas a la miel. »
01:07:37« Nous, on est comme les abeilles. On est prêts à mourir pour défendre notre miel. »
01:07:45« A 3000 mètres d'altitude et avec une population de 6000 habitants,
01:07:50Umawaka est la plus grande colonie entre Rourouille et la Bolivie.
01:07:55Pendant près d'un demi-siècle et d'interminables luttes,
01:07:58les chefs indiens purent ainsi admirer les Espagnols, se massacraient entre eux.
01:08:07Avec l'arrivée des Espagnols, l'imposition du christianisme et l'influence du métissage,
01:08:13les rituels ont eu tendance à régresser.
01:08:16Ceux de la Quebrada sont restés intacts.
01:08:19Est-ce pour narguer l'envahisseur ou pour rappeler aux hommes que le vent est le maître ?
01:08:26Fortunato joue et danse avec l'espace-temps depuis toujours.
01:08:37« Cet instrument s'appelle erke.
01:08:41C'est un instrument d'hiver.
01:08:43C'est un instrument religieux.
01:08:46Il doit résonner en hiver.
01:08:48S'il sonne en été, on pense qu'il amène le froid,
01:08:51les gelées, les maladies et le mal.
01:08:54C'est une croyance qu'on respecte ici, dans ce lieu. »
01:09:07« Sais-tu que nous venons de dépasser le tropique du Capricorne au kilomètre 4800 ? »
01:09:13me dit Alejandro, mon chauffeur et guide.
01:09:19Depuis 1935 et jusqu'à aujourd'hui,
01:09:22le tracé de la route 40 n'a pas cessé d'évoluer.
01:09:25Ils passent de colle en pleine, sans aucune difficulté.
01:09:47Après une heure et demie de trajet,
01:09:49Ariel et son compagnon prennent la piste des Grandes Salines.
01:09:53Ce sont des travailleurs du sel de la terre.
01:09:57En pleine Pouna, l'altiplano,
01:10:00une saline est exploitée depuis la nuit des temps,
01:10:03d'une blancheur et d'une pureté aveuglante,
01:10:06le salar.
01:10:26Mais sous ce sel se cache une autre richesse
01:10:29que le monde entier commence à convoiter,
01:10:32le lithium,
01:10:33ce métal utilisé pour les batteries,
01:10:36l'aéronautique et la physique nucléaire.
01:10:40« Tout ceci, c'est comme des veines.
01:10:44Ce qui sort là, par-dessus,
01:10:46c'est la fleur de sel.
01:10:48C'est la saline qui fait ça.
01:10:52Parce qu'elle est tout le temps en mouvement.
01:10:54Le jour, elle se comprime
01:10:57et la nuit, elle se dilate.
01:11:05Il paraît qu'il y a du lithium.
01:11:09Nous, cela nous préoccupe,
01:11:10cette histoire de lithium,
01:11:12parce que cela fait des années
01:11:13que nous travaillons dans les salines.
01:11:16Cela fait des années qu'on le fait
01:11:18et certains disent que le lithium assèche le sol
01:11:22et qu'à force de le travailler,
01:11:25les salines vont disparaître.
01:11:29Mais en réalité, on ne sait pas exactement
01:11:32quel dommage peut causer l'exploitation du lithium.
01:11:41Ici, les conditions de travail sont difficiles.
01:11:44Il y a le froid.
01:11:45En hiver, les températures sont très basses.
01:11:49On souffre beaucoup des yeux aussi,
01:11:51c'est tellement blanc.
01:11:54Si tu ne mets pas de lunettes de soleil,
01:11:55ta vue s'abîme.
01:11:58Et ensuite, il y a la solitude.
01:12:00Quand tu viens ici pour la première fois,
01:12:03alors que tu es habitué à ta famille,
01:12:05tout cela te manque.
01:12:07Mais on s'y fait
01:12:08et on se sent bien ici.
01:12:17Demain, nous reprendrons le ripio,
01:12:20la piste.
01:12:21Le silence et les montagnes nous entourent.
01:12:24Nous décidons de passer la nuit
01:12:25entre sel et lune.
01:12:29La honte.
01:12:44La honte.
01:12:48C'est parti.
01:13:22C'est une cage flottante. Elle reste ancrée ici tout le temps. Ça évite qu'elle dérive.
01:13:28Quand tu es dans la cage, tu peux laisser la tête hors de l'eau.
01:13:33C'est une espèce endémique. Il y en a toujours aux alentours de la baie.
01:13:38Certains sont là pour deux ou trois jours, d'autres restent deux ou trois semaines avant de repartir.
01:13:42Et pour nous, il y a toujours des recats.
01:14:06L'idée, c'est de mettre un appât pour le faire venir ?
01:14:09Oui, c'est un petit appât qui sert de cible visuelle, ce qui nous permet d'attirer le requin le
01:14:15plus près possible de la cage.
01:14:33Quand la visibilité est mauvaise, comme aujourd'hui, le requin sait qu'il y a un avantage.
01:14:38et il surgit des profondeurs et attaque par surprise.
01:14:42C'est une stratégie de chasse.
01:14:44Tiens, en voilà un. Il s'approche.
01:14:47Il s'approche.
01:14:49Ah, il vient le replonger.
01:14:52Là-dessus à l'œil, moi je le vois à peine.
01:14:54Je suis habitué, ça fait longtemps.
01:15:02Donc le fait d'utiliser ce système-là, c'est autorisé, vous avez tous le droit de le faire ici
01:15:06sur la baie ?
01:15:07Oui, il y a huit bateaux, huit permis, la même heure de jeu, et personne n'est avantagé.
01:15:15Il n'y a que la pêche des baleines, des dauphins et des phoques qui est interdite.
01:15:24Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On se met en tenue, là ? Moi, j'ai envie d
01:15:26'y aller, là.
01:15:27Profitez, qu'il y en ait un.
01:15:28Je vous donne un petit peu de temps, et on va le faire.
01:15:44Allez, vous êtes prêts ?
01:15:46Donne-moi juste la température.
01:15:4810, 12 degrés ?
01:15:50C'est la bonne température pour eux.
01:15:53Ils vont et viennent tranquillement le long des côtes.
01:15:56Malheureusement pour nous, c'est très froid.
01:16:00Il n'y a pas de plaisir, sans douleur.
01:16:02Allez, si tu veux aller.
01:16:06Oh, oui !
01:16:09Ah, voilà le requin.
01:16:11Ok, tu n'as pas à t'inquiéter, ce requin est végétarien.
01:16:16Allez, petit, petit, petit !
01:16:18On y va !
01:16:19Quand le requin est là, tu plonges et tu bloques tes pieds au fond de la cage.
01:16:25À gauche !
01:16:26À gauche !
01:16:28Descends, descends !
01:16:34Il est venu me chatouiller, hein !
01:16:37Il est venu sur la grille, tu sais !
01:16:56Reviens !
01:16:56Je suis venu, je suis venu.
01:16:57C'est ça !
01:16:58C'est ça !
01:16:58C'est ça !
01:17:12Il était plus gros, celui-ci, hein !
01:17:14Oh, c'est excellent !
01:17:16Aux premières loges.
01:17:19Ils ont de quelle taille, à peu près ?
01:17:222,5 mètres, 2,80 mètres.
01:17:25C'est quoi, c'est un bébé ?
01:17:27Oui, c'est un jeune.
01:17:28Jusqu'à 3,5 mètres, c'est des jeunes.
01:17:31Les mâles deviennent adultes quand ils font 3,20 mètres, 3,50 mètres.
01:17:36Ils ont entre 9 et 11 ans.
01:17:39Oh !
01:17:54C'est un beau, Jérôme !
01:17:56Ah, ça, j'apprécie, le voilà !
01:17:59Voilà, tout fini.
01:18:01C'est un endroit extraordinaire pour les observés, là, hein !
01:18:03C'est un beau place.
01:18:05Comment on doit se comporter dans l'eau face à un requin ?
01:18:08Est-ce qu'il y a quelque chose à faire ou on va ne pas le faire ?
01:18:11Il n'y a rien que tu puisses vraiment faire.
01:18:14Le requin n'est pas en train de te chasser, mais c'est un prédateur.
01:18:17Quand tu le vois, tu peux essayer de faire des bulles, de te gonfler autant que tu peux.
01:18:21Et avec un peu de chance, le remous va lui éclater au nez et le gêner.
01:18:24Mais tu dois y penser en une seconde.
01:18:26Et de toute façon, ce n'est pas important, car le requin va t'attaquer en venant de l'arrière.
01:18:30Je suis derrière toi.
01:18:32Ah, cool !
01:18:39Merci.
01:18:43Mais tu parles bien français.
01:18:45Tu me réponds souvent en anglais, mais tu parles bien français, toi ?
01:18:47Pour quoi ? Tu as appris ça où ?
01:18:50En Suisse.
01:18:50En Suisse, tu as vécu là-bas ?
01:18:52Oui, pour 7 ans.
01:18:53Et comment tu t'es intéressé au requin ?
01:18:55Pour moi, c'était dans la mer.
01:18:57Dès que j'ai vu ça, quand j'étais gamin.
01:18:58Dans la mer, le film ?
01:18:59Oui, c'était fini pour moi.
01:19:01Après, c'était toujours Discovery Week, Shark Week, chaque année.
01:19:06Tout ce qui concernait le Grand Blanc me fascinait.
01:19:09Et je suis venu ici pour 2 mois, et je ne suis jamais reparti.
01:19:20Le Cap de Bonne Espérance.
01:19:22Au 15e siècle, les Portugais sont les premiers à naviguer à la pointe de l'Afrique.
01:19:26Leur voile poussé par l'obsession d'atteindre les Indes.
01:19:31En 1488, Bartholomeo Diaz expérimente les ressacs du Cap.
01:19:36Mais sa flotte est emportée vers le sud.
01:19:38Aucune terre à l'horizon.
01:19:40Le navigateur a longé le Cap, il le sait.
01:19:42Il le baptise Cap de Bonne Espérance.
01:19:45Les navires portugais ont maintenant bon espoir d'ouvrir la route des Indes.
01:19:5010 ans plus tard, Vasco de Gama atteint ce Cap si convoité
01:19:53et ouvre une des plus importantes routes maritimes au monde.
01:19:58John navigue depuis longtemps dans son sillage.
01:20:01Tous les matins, Vasco de Gama voyait le soleil se lever à l'est de son bateau.
01:20:05Et quand il a passé le Cap, soudainement, le soleil se levait de l'autre côté.
01:20:09Il a réalisé qu'il avait passé le Cap.
01:20:11Maintenant, il naviguait vers le nord.
01:20:16Dans leur rouleau, les lames du Cap portent les légendes et les exploits des marins
01:20:20venus défier les vents et les courants.
01:20:23Depuis le 18e siècle, un vaisseau fantôme hante le Cap, le Hollandais volant.
01:20:28A la pleine lune, il surgirait des abysses pour engloutir les bateaux et leurs équipages.
01:20:35Ici, on appelle cette zone la machine à laver, car c'est vraiment violent.
01:20:40Il y a un rocher qu'on appelle le siphon.
01:20:42L'eau vient dessus, on la voit gicler dans le ciel.
01:20:45Ça t'aspire comme un siphon.
01:20:47Beaucoup de bateaux ont fait naufrage ici.
01:20:50Ici, les éléments déploient toutes leurs forces.
01:20:53Alors, la simple évocation de Bonne Espérance fascine les navigateurs du monde entier.
01:20:59Car pour tenir la barre, il faut affronter le Cap.
01:21:02John est météorologue.
01:21:08Ici, on a un courant marin chaud, le courant des aiguilles.
01:21:11Il vient de l'est, de Madagascar, du Mozambique.
01:21:14Et il se dirige vers le sud, vers le Cap de Bonne Espérance.
01:21:16Il est extrêmement rapide.
01:21:18Et de l'autre côté, on a le courant froid de Benguela,
01:21:21qui vient de la côte ouest et qui se dirige vers le sud.
01:21:24Les deux courants se rencontrent juste au niveau du Cap,
01:21:27où l'on voit tous ces remous se former et remonter vers la côte.
01:21:30Quand ils se rencontrent, ça forme des vagues.
01:21:32On peut avoir des vagues de plus de 11 ou 12 mètres ici.
01:21:37Le vent souffle en moyenne à 80 km par heure.
01:21:40Mais les premiers colons n'ont pas reculé.
01:21:42Le Cap de Bonne Espérance, un point stratégique.
01:21:46Au XVIIe siècle, les Hollandais installent ici
01:21:48leur camp de ravitaillement entre l'Europe et les Indes.
01:21:51Ce comptoir deviendra Cape Town, la cité-mer de l'Afrique du Sud.
01:22:21Il y a une concentration importante de requins blancs ici.
01:22:40J'ai vu ça. J'ai eu l'occasion de les approcher de près cette semaine.
01:22:44Comme il n'y a pas de filet anti-requin, il y a des sharks spotters.
01:22:48On en a 13 autour de la péninsule du Cap.
01:22:51D'accord. Sur les plages principales comme celle-ci ?
01:22:56Et là, c'est la mecque du surf au Cap.
01:22:58Parce que l'eau est beaucoup plus chaude de ce côté-là qu'à Cape Town.
01:23:01Là, on est sur la partie atlantique ?
01:23:03C'est toujours atlantique, mais on a le courant chaud.
01:23:05Donc le courant chaud, c'est le courant des aiguilles
01:23:08qui est 3-4 degrés plus chauds que Cape Town,
01:23:11qui est le courant benguela, qui est le courant froid.
01:23:14Donc les gens qui veulent se baigner au Cap,
01:23:15ils viennent toujours ici, enfin, ils viennent souvent de ce côté-ci,
01:23:18de la péninsule, et c'est pas trop loin du Cap.
01:23:21Il y a des bonnes vagues en tout cas.
01:23:22C'est sympa.
01:23:23Une belle plage.
01:23:31Excusez-moi, bonjour.
01:23:34Elle est concentrée.
01:23:40Je voulais savoir comment vous arriviez à voir
01:23:43des requins d'aussi loin.
01:23:44Comment vous faites ?
01:23:46Je sais ce que je recherche.
01:23:49Et j'ai des lunettes polarisées pour m'y aider.
01:23:51Ça me permet de détecter les taches sombres.
01:23:55Les requins viennent toujours de ces petites îles,
01:23:59appelées les îles des phoques.
01:24:02Mais moi, je l'appelle l'île des hamburgers,
01:24:04car c'est un vrai fast-food pour le Grand Blanc.
01:24:07Quand on voit le requin arriver,
01:24:09tout le monde a quelques secondes pour sortir de l'eau.
01:24:12Quand ils voient le requin, ils envoient un signal
01:24:14et ils montent le drapeau.
01:24:16Donc, drapeau blanc avec requin noir,
01:24:17ça veut dire qu'il y a un requin dans l'eau.
01:24:19Et à ce moment-là, il y a une sirène
01:24:20et tout le monde sort de l'eau.
01:24:22Bye bye.
01:24:22Bye bye.
01:24:23Ciao.
01:24:24Étonnant ce truc quand même.
01:24:25Je n'avais jamais vu ça.
01:24:28On a beaucoup de routes avant le Cap de Bonne Espérance.
01:24:30Là, j'ai peur qu'on ne voit pas le coucher de soleil
01:24:33à la vitesse à laquelle je vais.
01:24:42Elle est super agréable, cette balade-là.
01:24:44C'est sympa.
01:24:45Je ne comprends pas pourquoi tu es installé ici.
01:24:47D'ailleurs, comment ça s'est passé ?
01:24:49T'es venu il y a longtemps ?
01:24:51Je suis venu en vacances.
01:24:51Je suis venu il y a 23 ans de ça.
01:24:53Ah oui ?
01:24:54Je suis venu.
01:24:55Je voulais apprendre l'anglais.
01:24:56Et je me suis dit, c'est un petit peu plus exotiste
01:24:59de venir en Afrique du Sud que d'aller en Angleterre.
01:25:03D'accord.
01:25:03Et puis, ma foi, j'ai passé de bonnes vacances.
01:25:06Et puis, ça fait 23 ans que je suis là.
01:25:08Tu les as prolongés ?
01:25:09Je les ai prolongés, oui.
01:25:10Bon.
01:25:11Qu'est-ce qui t'a plu quand tu es arrivé ici ?
01:25:13Qu'est-ce qui a fait que tu es resté ?
01:25:15En fait, la qualité de vie ici.
01:25:18C'est sûr, le climat, il fait beaucoup.
01:25:20La qualité de vie.
01:25:21Je suis tombé amoureux du pays.
01:25:25Et des gens, parce que les gens sont très sympas,
01:25:26très servables, très gentils.
01:25:30Et voilà.
01:25:31La région du Cap, c'est très cosmopolite.
01:25:33Oui.
01:25:34Très mixte.
01:25:37Et on se sent à la maison tout de suite.
01:25:39Oui.
01:25:40On se sent comme à la maison.
01:25:47Et on se sent à la maison.
01:26:17C'est la vena vente de bouteille.
01:26:21C'est la vena vente de bouteille.
01:26:26Maintenant, des tripes au frère.
01:26:28Maintenant, à la vente de bouteille.
01:26:32Ça décoiffe ici.
01:26:33Donc, ça y est, on est au bout du continent africain, c'est ça ?
01:26:37Oui, le Cap de bonne espérance.
01:26:38Ce n'est pas le plus au sud, c'est le plus au sud-ouest.
01:26:40D'accord.
01:26:40C'est le plus au sud-ouest.
01:26:41En fait, le plus au sud, c'est à 250 kilomètres d'ici.
01:26:45Ok, donc de ce côté-là, c'est l'océan Indien qui est ?
01:26:48Oui, l'océan Indien. En fait, les deux côtés, c'est l'océan Atlantique.
01:26:52Beaucoup de gens pensent que le Cap de Bonne Espérance, c'est là où les deux océans se rencontrent,
01:26:55mais ce n'est pas ça.
01:27:03Tu peux voir le Cap magique quand même ?
01:27:05Tu vois le phare, le premier ?
01:27:09Ah, puis avec la lumière du soir, c'est sublime !
01:27:12C'est sublime !
01:27:30On va vous remercier d'être restés jusqu'au bout de notre périple.
01:27:37Je te remercie, je te remercie aussi Andrew, Toppy et Joe,
01:27:42tous ceux qui m'ont fait partager leur amour de cette belle ville du Cap et de la région.
01:27:46Et puis, j'espère que vous avez apprécié comme nous ce long périple.
01:27:49Je vous dis à très vite pour de nouvelles échappées belles.
01:27:52On va profiter du coucher de soleil.
01:27:55Merci à toi.
01:27:56Ciao.
01:27:56Merci Joe.
01:27:57Ciao.
01:27:59A bientôt.
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