L’escalier (3’19)
La science peut conduire aux meilleurs bienfaits et aux pires excès.
L'escalier est le symbole de la progression vers le savoir, de l'ascension vers la connaissance.
J’ai voulu montrer à travers des étapes importantes de la progression vers le savoir humain que la science peut se retourner contre l’homme.
La progression vers le savoir est signalée d’abord par des escaliers : marches en terre, pierre, béton puis marbre. Mais surtout par les inventions : la roue, l’imprimerie, la machine à vapeur (train et/ou cinématographe) et enfin la bombe atomique.
Ce passage d’une invention à l’autre, d’un escalier à un second s’effectue par un système d’ouvertures et de fermetures de portes qui signifie ici le basculement d’un monde à l’autre, d’un temps à un autre.
Par ailleurs, les escaliers nous obligent à suivre un chemin tracé et cloisonné. On ne peut s'empêcher de ressentir (de façon consciente ou non) une certaine impression d'enfermement et d'obligation (pas d'autre alternative que de monter ou de descendre). Cet impression se fait surtout sentir lors de la dernière scène de l’escalier, où j’ai volontairement utilisé une musique au tempo plus rapide, qui semble chaotique dans le but d’accompagner les images qui se font plus rapides et saccadées jusqu’au final que l’on voit à travers une fenêtre : l’explosion d’une bombe atomique.
A l’inverse, le début se déroule dans la nature, une sorte de jardin d’éden, synonyme de pureté originelle. La musique se situant sur ces images est alors calme et apaisée : la face de la science qui apporte des bienfaits pour tous est alors montrée (scientisme) par le biais de l’invention de la roue et celle de l’imprimerie.