00:00 Les vraies voix Sud Radio.
00:02 Et le tour de l'actu en trois mots, Félix Mathieu,
00:05 Atermoiement, Staline et Coït.
00:08 Les atermoiements du groupe LR sur la réforme des retraites
00:10 voteront ou voteront pas, c'est pas clair.
00:13 Staline qui revient en grâce dans la Russie de 2023,
00:16 la ville de Volgograd, l'ancienne Stalingrad,
00:18 vient d'inaugurer un buste à son effigie.
00:20 Et puis Coït, car dans l'Oise, un couple était si bruyant au lit
00:24 que la police municipale a dû s'en mêler.
00:26 Nous avons pu joindre le maire qui n'est plus étonné par grand chose.
00:29 Les vraies voix Sud Radio.
00:32 La balle est dans le camp du gouvernement sur les carrières longues.
00:35 C'est le patron des députés LR, Olivier Marlex,
00:37 qui le dit aujourd'hui après son entretien avec Elisabeth Borne.
00:41 Les républicains qui étaient censés voter le texte du gouvernement
00:43 quand il a été présenté, puisqu'ils avaient obtenu des choses,
00:46 comme la retraite minimum à 1200 euros,
00:49 puis finalement pas si sûre au fil des semaines.
00:51 Les uns, les autres se défaussent, pas question de voter le texte en l'état.
00:55 Dernière condition en date, un amendement LR
00:57 pour permettre à ceux qui ont commencé à 21 ans de partir avant l'âge légal,
01:01 s'ils ont fait leurs 43 années.
01:03 Des conditions, des conditions, mais le président du groupe LR,
01:06 Olivier Marlex, l'assure pourtant ce matin sur Sud Radio, il est pour la réforme.
01:10 Je pense que majoritairement on considère qu'il n'y a pas de miracle.
01:14 Si on veut défendre les retraites des retraités,
01:18 si on veut défendre le pouvoir d'achat des retraités,
01:20 si on veut améliorer le niveau de vie,
01:22 notamment des pensionnés les plus modestes,
01:25 il faut faire une réforme des retraites.
01:27 Il n'y a pas de miracle.
01:28 Si cette réforme ne se faisait pas,
01:30 ça veut dire qu'on condamne nos retraités à rester dans cette situation de misère.
01:35 Le président du groupe LR, qui a tout de même cette prudence,
01:38 ce matin au micro de Patrick Roger dans le petit-déjeuner politique de Sud Radio,
01:41 il rappelle la liberté de vote au sein de son groupe, le groupe LR.
01:44 Une réaction, Philippe Bilger, la liberté de vote au sein du groupe LR,
01:47 c'est peut-être ce qui va faire balancer le vote de la loi ?
01:50 Peut-être, et j'aime beaucoup l'attitude d'Olivier Marlex,
01:54 qui doit gérer des écartèlements multiples et contradictoires.
01:59 Mais il le fait bien, je trouve, contrairement aux critiques qu'on lui fait.
02:03 Il parvient à donner au groupe LR une image de cohérence,
02:07 alors que d'aucuns pourraient le taxer de fluctuation.
02:11 - Olivier Dardignon ?
02:12 - Au moment de la présentation du projet de loi,
02:14 le 10 janvier, la majorité était quasiment assurée.
02:18 Aujourd'hui, ça n'est plus le cas.
02:20 Avec des voix d'eau, notamment au groupe LR, une quinzaine, on dit.
02:24 Mais y compris dans le camp macroniste,
02:26 tout simplement parce que ce travail "pédagogique"
02:29 qu'ils ont essayé de déployer depuis quelques jours
02:32 n'a pas eu son efficacité.
02:34 Et la grosse concession qui avait été faite au groupe LR,
02:37 c'est de prendre l'amendement du Sénat,
02:40 au pile-poil, qui est déposé chaque année.
02:43 Mais rien n'y fait, décidément, le pays,
02:46 et une majorité dans l'opinion publique, ne veut pas de cette réforme.
02:49 - Imane Ysseli ?
02:50 - Moi, je suis assez surprise par la manière
02:53 dont les LR gèrent ce groupe,
02:56 parce que moi j'ai connu autre chose, je suis passée par le Sénat,
02:59 et avant, dans les groupes politiques, on votait tous comme un seul homme.
03:02 Donc c'est bien la réalité qu'aujourd'hui,
03:05 même chez les LR, je crois que c'est le cas un petit peu partout,
03:08 on vote plus d'une seule voix, donc ça va être un petit peu compliqué.
03:11 Et je suis assez surprise, parce que cette réforme,
03:13 si on est un peu, si on soit un peu réaliste,
03:17 il faut réformer en tout cas le système de retraite.
03:20 Et comment on le fait, je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui,
03:23 le texte tel qu'il est présenté par l'AREM,
03:25 corresponde à la vision qui était celle des LR,
03:28 même si on prouve quelques petites choses.
03:29 Donc finalement, moi je ne serais même pas surprise
03:32 s'ils ne votaient pas, parce que ça ne correspond pas à ce qu'ils ont vendu,
03:35 pendant la présidentielle.
03:37 - Et on continue en Russie, c'est une inauguration lourde de Saint-Paul
03:40 qui vient d'avoir lieu à Volgograd.
03:42 - Oui, Volgograd, qu'on a connu par le passé sous le nom de Stalingrad.
03:46 * Extrait de Stalingrad *
03:52 - Et justement, Volgograd vient d'inaugurer un buste de Staline,
03:56 justement à la veille du 80e anniversaire de la victoire soviétique
03:59 sur les nazis à Stalingrad, des commémorations
04:02 auxquelles devrait participer Vladimir Poutine,
04:04 selon une agence de presse russe.
04:06 Pour rappel, plusieurs dizaines de millions de jeunes soviétiques
04:09 avaient péri durant la Seconde Guerre mondiale,
04:11 au moins 20 millions de morts pour l'armée rouge
04:13 dans la lutte contre le nazisme.
04:15 Mais au-delà du sacrifice de ces jeunes soviétiques,
04:17 beaucoup estiment que le commandement de Staline,
04:19 peu compétent sur les questions militaires,
04:21 avait plutôt aggravé le bilan pour ses propres troupes.
04:23 - Ça envoie un drôle de message, Philippe Bilger.
04:25 - Oui, mais en même temps, c'est l'éternel flux et reflux de l'histoire, Cécile.
04:31 Poutine, on sait qu'il rêve de cette grande Russie
04:36 qui a été démembrée.
04:38 Il y a dans l'épuration qu'on fait du personnage de Staline,
04:45 une part évidemment que les Russes conservent,
04:49 peut-être tous, sur le fait qu'il a été le vainqueur de Hitler
04:55 dans les conditions épouvantables qu'on connaît.
04:58 Et malheureusement, les dictateurs reviennent souvent au premier rang
05:02 pour une raison très cynique,
05:04 c'est que parfois on trouve pire.
05:06 Ce qui n'a pas encore été le cas pour Staline.
05:10 - Olivier Dardigolle.
05:12 - Il y a deux dimensions.
05:13 D'abord, en termes de devoirs de mémoire,
05:15 on peut bien évidemment commémorer la victoire de Stalingrad,
05:18 qui est le point de bascule de la Seconde Guerre mondiale.
05:21 Et penser en effet à ces jeunes soldats,
05:24 à ce qui était appelé à l'époque la guerre patriotique.
05:26 La seconde dimension, c'est bien sûr l'utilisation politique
05:30 que peut en faire aujourd'hui Poutine.
05:35 Dans sa volonté de retrouver une grande Russie,
05:39 et dans cette guerre épouvantable.
05:43 On en a parlé déjà, avec une escalade qui est très préoccupante aujourd'hui.
05:50 - Rapidement, Madi.
05:52 - De notre regard occidental, ça peut choquer,
05:55 mais je pense qu'en Russie, ça reste un grand homme
05:58 pour beaucoup de Russes.
06:00 Et effectivement, c'est aussi une manière pour Poutine d'exister,
06:04 et de faire un lien d'extraordinaire dans ce cas-là.
06:07 - Il est mis à l'honneur.
06:08 Et puis, venons-en à cette affaire, Philippe.
06:10 - De tapage nocturne un peu particulière dans l'Oise.
06:13 - Il l'attend avec impatience, le pétard.
06:16 - Plusieurs habitants de Lénieville, dans l'Oise,
06:18 se sont plaints du bruit fait par un couple de voisinage.
06:21 Et pour vous éclairer sur la nature du bruit en question,
06:23 disons que ça semblait venir de la chambre à couches.
06:25 Et alors, autant vous dire qu'après ça,
06:27 plus rien n'étonne le maire de la commune, Christophe Dittrich.
06:29 - J'ai mes policiers municipaux,
06:31 qui me font un compte-rendu quotidien de leur mission.
06:34 Et donc, ils m'ont expliqué qu'il y avait effectivement eu une plainte
06:37 des résidents d'un immeuble qui se plaignaient des,
06:39 on va dire, des performances d'un couple
06:42 qui, visiblement, plusieurs fois par nuit,
06:44 de façon répétée, de façon très bruyante,
06:46 avait tendance à exprimer un peu trop son désir et son plaisir.
06:49 Voilà.
06:50 Sur le coup, j'ai cru que c'était une blague.
06:52 On me dit non, c'est très sérieux.
06:53 Alors bien évidemment, au début, on prend ça à la rigolade.
06:56 Et puis, quand on se rend compte que, au final,
06:58 c'est tous les soirs, toutes les nuits,
06:59 et plusieurs fois par nuit,
07:00 effectivement, lorsqu'on a du bain-fond,
07:01 lorsqu'on travaille, ça résonne,
07:02 c'est pas très agréable.
07:03 Voilà.
07:04 - C'est ça, Philippe Bilger.
07:06 - Oui, c'est ce que je pensais.
07:07 - C'est fabuleux.
07:08 - C'est comme c'est l'autre ville de villégiature, ça.
07:10 - Au départ, ma chère Cécile,
07:12 je pensais que la femme cultivait l'art de feindre.
07:15 Une fois, mon Dieu, elle fait semblant
07:17 d'arriver dans un VIIe siècle absolument inattendu,
07:20 que seul un Philippe d'Amis peut inspirer.
07:23 Mais, en l'occurrence,
07:25 plusieurs fois par nuit, c'est remarquable.
07:28 - Ah, une fois, mon Dieu.
07:29 - Et ça paraît être un confrère amoureux authentique.
07:32 - Olivier Dardigaud, là, ce qui est troublant,
07:34 c'est que ce village est précisément le lieu
07:38 de la maison secondaire de Philippe David.
07:40 Je ne dis rien que pour plusieurs raisons.
07:43 En tout cas, les personnes mises en cause
07:47 lui ont répondu dans un premier temps
07:49 que c'était le chat qui miaulait très fort, effectivement.
07:51 - C'est ça, oui.
07:53 - Le chat à bon dos.
07:54 - Oui, le chat à bon dos.
07:55 "Oh, je vous laisse pas réagir", m'a dit.
07:56 - Oh non, non, tu ne dois pas être élu, là.
07:58 - Mais pas le seul maire ou maire de vos communes
08:01 qui doit faire face quand même à des dossiers.
08:03 - Mais ma vie, ça va être le sujet le plus important.
08:05 - Ah, non, ça va falloir que je m'y...
08:06 - Olivier Dardigaud a raison,
08:07 c'est là qu'on voit l'étendue du travail
08:09 de nos amis élus, les maires d'Amis.
08:12 - Enfin, c'est le charme du coq, là.
08:14 - Écoutez, comme ça, ça change.
08:16 Vous restez avec nous, on revient dans quelques instants
08:18 avec le grand débat du jour,
08:19 avec cette loi immigration, régularisation
08:21 de mes 100 papiers pour les métiers en tension.
08:23 Est-ce la seule solution pour vous ?
08:25 De ricaner bêtement, Olivier Dardigaud ?
08:27 - C'est sérieux, regardez le débat.
08:29 - C'est en me regardant qu'il rit.
08:31 - Allez, c'est sérieux. 0826 300 300.
08:34 Vous voulez bien sûr débattre et apporter
08:37 votre point de vue à l'actualité.
08:38 Vous êtes les bienvenus, on vous attend au Standard.
08:40 À tout de suite.