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  • il y a 4 ans
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, député de Seine-et-Marne, répond aux questions de BFMTV sur la mobilisation contre la réforme des retraites. Les syndicats prévoient une nouvelle journée de grève et de manifestations contre la réforme des retraites le mardi 7 mars

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Transcription
00:00 Le durcissement de la mobilisation à compter du 7 mars, c'est une fatalité ?
00:04 D'abord, moi je ne suis pas syndicaliste, donc je n'ai pas à donner de consignes au monde syndical
00:09 qui conduit ce mouvement et il est libre de le faire dans les termes qu'il se choisit.
00:13 Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que tout ça est le produit d'une situation.
00:19 Cette situation, c'est un gouvernement qui continue à vouloir passer en force
00:23 alors même que vous avez 94% des actifs qui sont opposés à cette réforme,
00:27 vous avez un parlement où cette majorité est introuvable et où finalement,
00:32 les Français dans leur grande majorité lui disent stop et il continue
00:37 parce qu'il s'est braqué avec cette idée qu'il restait Jupiter
00:41 et que donc rien ne devait lui résister, y compris lorsque, à l'évidence, le projet qu'il promène...
00:46 Vous dites que vous n'avez pas donné de consignes aux syndicats, certes,
00:49 mais enfin le Parti Socialiste fait partie des partis de gauche qui sont dans les manifestations
00:53 et vous êtes au côté des syndicats, est-ce à dire que sans langue de bois,
00:56 vous espérez quand même le durcissement de la mobilisation aujourd'hui ?
00:59 Non mais je n'ai pas... Franchement, je ne sais pas de la langue de bois,
01:02 je ne suis pas syndicaliste et on a toujours dit la même chose,
01:05 c'est qu'on se mettait au service d'une mobilisation qui ne nous appartient pas.
01:09 Nous sommes parlementaires, nous avons ici un autre job,
01:12 mais donc moi je me tiendrai évidemment au service de celles et ceux
01:16 qui organisent la contestation parce que je la crois nécessaire
01:19 et que je crois que malheureusement le gouvernement conduit à ce qu'il y ait ici et là
01:25 des gens qui perdent patience et qui considèrent qu'il y a quelque chose qui ne colle pas.
01:29 On est dans une grande démocratie comme la nôtre,
01:32 on ne devrait pas avoir ce type de discussion en ce moment.
01:36 On a un projet qui est à l'évidence rejeté par tout le monde,
01:39 on n'est pas à 51-49, on est en fait avec une immense majorité de gens qui disent "on n'en veut pas".
01:46 Il y a d'autres possibilités, il aurait pu négocier sur le financement,
01:50 d'autres voies de financement sont possibles et tout le monde les connaît,
01:53 elles sont sur la table, il y a donc d'autres chemins possibles.
01:56 Si le gouvernement voulait agir comme un gouvernement qui n'a pas de majorité absolue,
02:00 il se dirait "bon ça marche pas, ok, on reprend 3 ou 4 mois,
02:04 on se remet à discuter avec les uns et avec les autres, au parlement comme avec les partenaires sociaux
02:09 et à la fin on aboutit à une solution qui convient à une majorité".
02:14 Pour l'instant ce n'est pas ce qu'il cherche, il cherche à passer en force
02:17 et c'est une méthode qui ne peut pas fonctionner dans une grande démocratie.

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