00:00Monsieur le ministre, est-ce que vous pensez que le dispositif de sécurité était suffisamment adapté ?
00:04Est-ce que vous aviez suffisamment anticipé ? Je pense évidemment à Paris, on a vu des scènes de violence,
00:08vous l'avez dit, qui sont inacceptables, des pillages, à Marseille également, où la mairie a été vandalisée.
00:14Est-ce qu'il y a un moment où vous n'aviez pas suffisamment anticipé l'ampleur de cette journée
00:20de mobilisation ?
00:20On n'a rien à cacher déjà.
00:22Et quand on explique comment fonctionne le maintien de l'ordre,
00:24et aussi comment celles et ceux qui ont fait preuve de violence se sont comportés et organisés,
00:32on comprend très vite ce qui s'est passé.
00:34Et donc, le ministre de l'Intérieur reviendra, je pense qu'il sera amené d'ailleurs à se rendre à
00:38Marseille
00:38dans les heures ou jours qui viennent, évidemment, en fonction de l'évolution de la situation.
00:43Mais moi, je veux le dire, transparence totale.
00:46La deuxième des choses, il faut bien comprendre que cette journée en matière de mode opératoire
00:50ne ressemble pas aux précédentes.
00:51Et quel que soit le travail remarquable des services de renseignement,
00:54il y avait une volonté très organisée et très méthodique de frapper fort et de faire usage de cette violence.
01:03Ça arrive très rarement, la violence, dès le matin.
01:06On a l'habitude de voir des cortèges et malheureusement des individus violents
01:10qui s'insèrent dans ces cortèges ou dans les fins de cortège.
01:12Regardez ce qui s'est passé à Marseille dès la matinée.
01:15Et c'est pour ça que je sonne un tout petit peu aussi l'alarme.
01:18L'alerte, c'est que si c'était qu'un problème de nombre d'escadrons de gendarmes mobiles
01:21ou de compagnies de CRS, quelque part, ça serait simple.
01:26Le problème est différent.
01:27On a désormais des gens qui sont plus déterminés que jamais.
01:30Je vois sur certains réseaux sociaux ou dans les médias,
01:32on veut essayer de faire croire que c'est un nouveau mouvement des gilets jaunes.
01:35Non, non.
01:35Là, c'est l'ultra-gauche avec un mode opératoire qui vise à faire des dégâts
01:41et à installer la violence.
01:42Et je vais le dire encore plus clairement,
01:44à organiser un tour de chauffe entre maintenant et l'élection présidentielle.
01:47Parce que derrière, il y a un projet politique.
01:49Il ne faut pas se raconter de l'histoire.
01:50Après, pour les moyens, on n'a rien à cacher.
01:52Après, on ne va pas non plus raconter n'importe quoi aux Françaises et aux Français.
01:55Plus ces jours et plus ces journées et ces nuits s'enchaînent,
01:58plus c'est dur aussi de tenir pour les policiers et les gendarmes
02:00qui aussi ont le droit au repos,
02:02qui ont aussi le droit pour justement qu'il n'y ait pas d'incident,
02:05que le matériel d'ordre puisse se faire avec beaucoup de professionnalisme.
02:08Ça veut dire aussi qu'il faut qu'il y ait des temps de repos physiologiques.
02:11On ne fera pas non plus n'importe quoi.
02:12Mais une fois plus, rien à cacher.
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