00:00Vu ce que vous décrivez, M. le ministre, est-ce que le gouvernement est en train de réfléchir à déclencher
00:03l'état d'urgence ?
00:05Non, pas du tout.
00:06Ça avait été le cas en Nouvelle-Calédonie avec des émeutes violentes ?
00:08Absolument pas. La journée d'aujourd'hui ne ressemble pas à ce que nous avons connu dans le passé, il
00:16faut le dire.
00:16C'était un appel à manifester qui était essentiellement porté par l'extrême-gauche, l'ultra-gauche, il faut savoir
00:23le nommer,
00:23donc ça ne ressemble pas au mouvement qu'on avait eu précédemment.
00:25Et donc on a eu effectivement des débordements très graves, je le dis, très graves.
00:30Une grande partie d'entre eux ont pu être contenus, mais il y a des dommages qui seront extrêmement importants.
00:34Le maire de Marseille s'est exprimé, le maire de Paris vient de s'exprimer également, et donc non, on
00:39ne déclenchera pas l'état d'urgence.
00:40On continuera à faire le travail qui est fait, qui est à la fois un travail évidemment de maintien de
00:45l'ordre quand il y a les cortèges qui se passent bien et qui sont encadrés,
00:47mais surtout un travail de lutte contre des émeutiers, des violences urbaines, et avec la détermination qui est la mienne
00:53et qui est celle des forces de sécurité intérieure.
00:54Mais je vais avoir une pensée pour elle parce que la journée a été très longue et elle n'est
00:58pas terminée.
00:58Elle n'est pas terminée.