- il y a 4 ans
Avec Éric Revel et Arlette Chabot.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://thao.funnymoment.net/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE_SUD_RADIO-2023-02-13##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://thao.funnymoment.net/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE_SUD_RADIO-2023-02-13##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Patrick Rocher.
00:05 Eric Revelle, Arlette Chabot, la réforme des retraites.
00:08 Est-ce qu'on va arriver au bout de l'examen cette semaine,
00:11 puisque c'est la dernière semaine avant d'aller devant le Sénat ?
00:15 Il y a tellement d'amendements que tous les articles ne peuvent pas être étudiés,
00:20 notamment le fameux article 7 sur l'allongement de l'âge de départ,
00:24 qui est un peu ce qui est central pour les gens qui contestent
00:28 et qui ne seraient pas forcément examinés.
00:30 Alors oui, nous a dit Jérôme Guedj, député socialiste,
00:32 on va l'examiner, on va y arriver, c'est pas certain,
00:35 et ça fait réagir d'ailleurs au 0826-300-300 avec vous, Arlette Chabot et Eric Revelle.
00:40 C'est Didier qui est avec nous de Martigues dans les Beaujolones.
00:43 Bonjour Didier.
00:44 - Et bonjour Sud Radio, bonjour à toute l'équipe.
00:46 - Bon, alors Didier, votre réaction, vous ?
00:49 - Écoutez, moi je suis un petit peu mitigé par rapport à cette réforme des retraites.
00:53 On va parler un petit peu du fond.
00:55 Moi ce qui m'interpelle, c'est que notre ministre nous a fait un énième 49.3,
01:02 elle en a fait 10 je crois, 10 ou 11.
01:05 Donc je pense que ce débat en fait est un petit peu faussé dans le sens où,
01:09 personnellement j'ai plus confiance, je me dis, il y a des débats,
01:12 il y a des confrontations, ça discute,
01:16 mais au fond, est-ce que cette réforme, elle n'est pas déjà toute prête, toute faite,
01:20 et elle passera sous un énième 49.3 ou un énième 47.2, j'ai entendu parler aussi.
01:24 - 47.1.
01:26 - Et lorsqu'on voit des syndicats ou des opposants manifester, bloquer,
01:33 lorsqu'on leur demande "mais ok, vous voulez bloquer, vous voulez empêcher les gens de travailler,
01:37 certes la cause est noble, mais qu'est-ce que vous proposez derrière vous ?
01:40 Parce que bloquer c'est bien, mais derrière vous proposez quoi ?
01:42 Et là c'est non, on bloque d'abord et après on discute.
01:44 Donc c'est penser à l'envers pour moi.
01:46 - Ah oui, donc vous vous êtes mitigé par rapport à ça, hein mon cher Didier.
01:50 - Bien sûr, je suis complètement perdu moi.
01:52 - C'est vrai. Est-ce qu'on peut vous éclairer ?
01:54 Comme beaucoup d'auditeurs, j'imagine, qui sont un petit peu perdus à ce sujet.
01:58 Eric Rebel, Arlette Chabot.
02:00 - Non, en fait, il y a eu l'utilisation, vous avez raison, je ne sais pas si c'est 10 ou 11 49.3,
02:04 mais vous savez, depuis la réforme de 2008, vous avez le droit à 2 49.3 par session.
02:10 Mais en fait, pourquoi est-ce qu'il y en a 10 ou 11 déjà d'utilisées ?
02:13 Parce que tout passe sous le sceau du budget, que ce soit rectification de la Sécurité Sociale ou pas,
02:19 et en fait, ça ne compte que pour 1 49.3, même si vous l'utilisez 10 ou 11 fois.
02:25 Et vous aurez le droit à un autre 49.3.
02:27 Moi, j'ai le sentiment, mais je ne sais pas si Arlette Chabot est d'accord avec moi,
02:30 qu'utiliser le 49.3 en voyant que même les alliés officiels LR sont de moins en moins sûrs,
02:36 c'est peut-être l'étincelle qui mettrait un peu plus le feu aux poudres.
02:39 - Ah bon, Arlette ?
02:40 - Moi, je ne crois pas du tout à l'utilisation du 49.3.
02:42 Je crois à ce qui peut arranger le gouvernement,
02:44 et c'est en ce sens-là qu'on peut s'interroger sur la stratégie, notamment de la France Insoumise.
02:48 C'est qu'effectivement, le texte ne soit pas examiné dans son intégralité vendredi à minuit,
02:55 tac, c'est fini, et le projet du gouvernement va tels quels au Sénat.
03:01 Et là, il y a une majorité des Républicains qui, au fond, va corriger, amender le texte.
03:06 Ça va devenir un projet des Républicains.
03:09 Et donc, du coup, selon la procédure, il y aura une commission, ce qu'on appelle "mixed",
03:14 paritaire, c'est-à-dire députés et sénateurs, qui vont sans doute se mettre d'accord,
03:20 parce que les Républicains sont majoritaires, et avec les amis d'Emmanuel Macron,
03:24 on arrivera à un texte commun qui sera adopté par l'Assemblée du Sénat.
03:28 - Mais, pardonnez-moi, Arlette, mais ce qu'il faut bien préciser, peut-être, pardon Eric,
03:30 mais juste, ce qu'il faut bien préciser, la procédure, c'est qu'après, quand ce texte revient,
03:35 là, il doit être adopté, ou alors, est-ce qu'il y a...
03:38 - Il sera adopté, puisqu'il y aura...
03:39 - Oui, il n'y aura pas de bataille de nouveau...
03:41 - Non, il y aura... s'il y a un accord entre députés et sénateurs, la procédure est celle-là,
03:46 le texte revient, il sera adopté.
03:48 - Oui, Eric Revelle, et puis, Olivier, avec nous, de nouveau.
03:50 - Donc, s'il n'y aura pas eu de débat, tout le monde le regrettera, il n'y aura pas eu de débat,
03:54 parce qu'effectivement, le nombre d'amendements à l'Assemblée empêchera tout vote,
03:59 et c'est dommage pour les oppositions, a priori, en tout cas.
04:04 - Oui, mais Arlette Chabot, pardonnez-moi, mais je serai député LR, je serai député LR,
04:09 aujourd'hui, j'aurais signé à Blancyn en disant "on va voter cette réforme",
04:13 puisque, cher gouvernement, vous avez accepté la fameuse mesure des 1200 euros.
04:19 On voit bien que tout est en train de se dégonfler, que tes 1200 euros,
04:22 ça va concerner que 100 000 personnes en France, et que les, pardonnez-moi,
04:26 les cocus de l'affaire sur cette histoire-là, c'est le groupe LR à l'Assemblée nationale.
04:30 - Ce n'est pas contradiction avec ce que je dis, Eric.
04:32 - Moi, je serai un peu, si vous voulez, embêté à voter une réforme dont on m'a fait croire
04:37 qu'on me faisait un cadeau avec les 1200 euros, et où tout le monde s'aperçoit qu'en réalité,
04:42 ces 1200 euros bruts, nets, ça concerne très peu de personnes.
04:45 Donc c'est... Non mais c'est dramatique pour les députés LR, pardon.
04:48 - Eric, ce sont les LR... Non mais c'est dramatique aujourd'hui,
04:51 mais le texte va être modifié par les sénateurs républicains.
04:54 Donc les sénateurs républicains peuvent effectivement écrire eux-mêmes
04:59 et adopter, parce qu'ils sont majoritaires au Sénat, l'histoire des 1200 euros pour tous.
05:04 Donc ils peuvent le modifier. Mais oui, ils peuvent le voter.
05:07 - Et concernant... - Et ça coûtera combien ?
05:09 - Et concernant et concernant l'atmosphère, plus qu'électrique.
05:14 On l'a vu en fin de semaine dernière, on va voir comment ça redémarre ce matin,
05:17 avec l'histoire du ballon écrasé à l'effigie de Dussopt par Thomas Porte et son exclusion 15 jours.
05:26 - Et du président de la République, il y a aussi l'image d'Emmanuel Macron, on l'oublie.
05:29 - Oui, c'est vrai. Et puis Elisabeth Borne aussi pendue sur un char...
05:32 - Sur le camion de CGT. - De côté de Marseille.
05:34 Didier, là-dessus, quel est votre regard ? Et puis je donnerai la parole à Pierre, qui nous appelle également.
05:38 - Alors oui, je finirai là-dessus. Effectivement, pour moi, cette réforme, c'est pas un cadeau.
05:42 Mais quand on voit le niveau de l'opposition sur la forme,
05:48 mais le gouvernement ne peut que se frotter les mains.
05:50 Excusez-moi, mais c'est terrible de voir une opposition avec un level aussi bas.
05:55 C'est la cour de récréation, quoi.
05:58 - Merci Didier. Du côté de Martigues, dans les Beaujolones, on traverse la France.
06:03 C'est Pierre, du côté de Bordeaux, qui est avec nous ce matin.
06:07 Bonjour Pierre. - Bonjour.
06:09 - Vous, Pierre, vouliez parler justement de cette atmosphère électrique à l'Assemblée.
06:14 - Oui, je trouve que c'est ridicule de faire des centaines d'amendements comme ça.
06:18 Ça aurait été plus efficace d'en faire deux ou trois sur lesquels ils auraient pu communiquer.
06:23 Déjà, je trouve que c'est une mauvaise chose.
06:27 Moi, je suis de sensibilité de gauche.
06:30 J'ai voté Mélenchon. Je suis désolé.
06:33 J'ai hésité dans l'isoloir. J'ai mis Jean Massal comme d'habitude.
06:37 Et puis j'ai voulu être utile.
06:39 Et puis finalement, vous voyez, je regrette.
06:41 - Ah oui, vous regrettez. - Oui.
06:43 - Pourquoi ? Parce que ce n'est pas assez constructif ?
06:46 - Oui, on voit bien que c'est n'importe quoi.
06:49 C'est un peu dommage et les médias s'en emparent.
06:52 C'est normal. C'est des erreurs.
06:56 - C'est-à-dire qu'on s'en empare.
06:58 En même temps, on décrit ce que l'on voit ou ce que l'on entend.
07:01 - Oui, oui, oui.
07:03 Mais disons que...
07:06 Moi, je voudrais souligner la présence des républicains, comme a dit la personne avant.
07:11 Ça, c'est scandaleux.
07:13 Quand Macron a fait le tour, quand il a vu qu'il n'y avait pas de majorité,
07:16 il a tout de suite fait un tour.
07:18 C'est été médiatisé aussi, vous voyez. Donc c'est une bonne chose.
07:21 On a vu un petit peu la méthode pour récupérer des voix.
07:27 C'est quand même scandaleux.
07:31 - Oui, oui, on comprend.
07:33 Eric Revelle, sur cette stratégie aussi de Jean-Luc Mélenchon
07:38 de faire de l'obstruction permanente.
07:41 Enfin, ce n'est pas lui, c'est tout le groupe, bien sûr.
07:44 - J'ai envie d'employer des phrases chocs.
07:46 Les LR sont les cocu de l'affaire 1200 euros.
07:49 J'ai envie de vous dire, la France insoumise, c'est les idiots utiles du gouvernement.
07:54 Mais, je remarque quand même une chose.
07:57 C'est que ces incidents, ces postures, qui pour moi,
08:01 vu de chez moi, sont scandaleuses.
08:03 Les attitudes d'un Louis Boyard à l'Assemblée nationale, l'histoire du ballon.
08:08 Mais c'est aussi sans doute instrumentalisé par le gouvernement
08:11 pour gagner du temps et pour éviter de discuter de l'essentiel
08:14 et de renvoyer vite fait le texte au Sénat.
08:16 - Vous allez dire double idiot utile.
08:18 - Oui, double, c'est ça.
08:20 - Non, parler de chevaux.
08:21 - Moi, je pense qu'effectivement, les alliés objectifs, je le répète,
08:24 c'est effectivement les insoumis.
08:26 Parce que la multiplication des incidents retarde le débat.
08:29 Donc, il n'y a pas de débat sur le fond, de discussion.
08:32 On entendait tout à l'heure Jérôme Getsch qui souhaite maintenant,
08:35 il est membre de la NUPES avec le Parti Socialiste.
08:38 - On a l'impression qu'il regrette justement d'être ici.
08:40 - Evidemment, il regrette parce qu'il y a une différence, il y a des divergences entre eux.
08:43 Louis, il souhaite aujourd'hui que les propositions, le contre-projet,
08:46 notamment des socialistes, puissent être présentées dans la discussion parlementaire.
08:51 C'est ça le Parlement, c'est ça la démocratie.
08:53 Quand il y a des incidents de séance à répétition, il n'y a pas de débat.
08:57 Et la vraie question, et demeure posée ce matin,
09:00 est-ce que, comme le souhaitent la CGT et la CFDT,
09:03 ce fameux article 7 qui décale de 2 ans l'âge de départ à la retraite et 64 ans,
09:10 pourra être discuté ?
09:12 - C'est ça qui est assez incroyable, parce que la contestation,
09:14 elle porte sur ce point précis, et cet article pourrait ne pas être étudié.
09:18 - Oui, parce que l'argument des Insoumis, c'est de dire que si le vote est acquis sur cet article,
09:24 il y aura une démobilisation dans la rue.
09:28 Donc, pour l'instant, ils refusent.
09:30 Mais, encore une fois, les organisations syndicales souhaitent que chaque député prenne ses responsabilités,
09:36 et du côté des socialistes, on voit que ce sentiment est partagé.
09:40 - Mais il y a un argument de poids, je trouve, que Jérôme Gage a développé à votre micro, Patrick Reger,
09:44 c'est celui du taux de chômage. Pourquoi ?
09:47 Parce que si vous avez un taux de chômage, c'est les prévisions du gouvernement,
09:50 qui va à 4-5 de la population active, ça veut dire qu'on aura peut-être créé un million d'emplois,
09:54 ou qu'un million de personnes auront retrouvé un emploi.
09:57 Mais ça veut dire que les salariés en question qui auront retrouvé un emploi
10:00 paieront des cotisations qui iront bien au-delà du déficit actuel du système par répartition d'ici un an ou deux ans.
10:06 Sauf à imaginer, mais qui peut le croire,
10:08 que le gouvernement ne croirait pas à ses propres prévisions de baisse du taux de chômage.
10:12 Mais si c'est le cas, alors j'allais dire mécaniquement, en fait,
10:16 les 10 milliards ou 13 milliards d'euros qu'il faut précipitamment combler
10:20 sur le déficit du système par répartition, se trouveraient comblés,
10:23 puisque vous aurez plus de salariés, donc plus de cotisations sur les bulletins de salaire.
10:27 - Oui, oui.
10:28 - Bon, c'est à suivre. Pierre, quelque chose à ajouter ?
10:32 - Ce que je crois en ça, c'est que les vrais perdants sont les citoyens, sont les électeurs.
10:37 C'est ça ce qui est dramatique.
10:40 Que la NUPES fasse exprès ou pas, parce que c'est une question,
10:44 ça revient à la même chose.
10:47 C'est pas efficace, c'est pas la bonne méthode.
10:49 C'est pas une bonne façon de s'opposer.
10:51 - Bon, en tout cas, ce que je retiens, Pierre, de votre intervention,
10:53 c'est que si vous deviez voter ce matin, vous ne voteriez pas NUPES comme vous l'avez fait.
10:58 - Ah non, et non, et non.
11:00 - Voilà, Jean-Luc Mélenchon, quoi.
11:02 - Et par rapport au chômage, qui est un problème aussi,
11:06 on peut aussi s'inquiéter sur les épis secondaires d'éveter le vaccin,
11:11 parce que si les gens, on le voit de plus en plus, deviennent malades,
11:16 ça compromet aussi les retraites, vous voyez.
11:19 - Oui, oui, alors bon, ça c'est un autre sujet.
11:22 Un autre sujet aussi qui vous concerne en Gironde, Pierre,
11:26 ce sont les viticulteurs, puisque un tiers des viticulteurs en Gironde
11:30 sont en grande difficulté aujourd'hui.
11:33 C'est un énorme problème, on l'a évoqué déjà ce matin,
11:36 et puis il y a le grand rendez-vous mondial du vin Wine Expo
11:41 qui a lieu pendant trois jours à Paris,
11:43 où d'un côté, il y a des propriétés qui vont bien, qui fonctionnent,
11:47 et puis d'autre, aujourd'hui, on fait des "petits vins"
11:52 qui ont du mal à se vendre et à s'écouler,
11:54 parce qu'il y a aussi, en plus, la crise mondiale,
11:57 c'était important de l'aborder.