00:00 A Siversk, il n'y a plus que trois épiceries d'ouverte.
00:03 C'est devant l'une d'elles qu'est organisée aujourd'hui une distribution alimentaire.
00:07 Les habitants ont quitté leurs abris pendant quelques heures pour récupérer un peu de nourriture.
00:14 - Vous savez, cela fait déjà huit mois que nous vivons avec les explosions constantes sur nous.
00:21 Alors on s'est adapté, on a aménagé nos caves, nous sommes tous prêts et on court s'y cacher quand ça tombe.
00:27 - On se dit "on se cache", voilà.
00:30 Natalia a voulu rester pour pouvoir s'occuper de ses parents malades.
00:34 Chacune de ces journées est rythmée par les frappes.
00:38 Aucune zone n'est épargnée.
00:40 - La vie est très difficile par chez nous, vraiment très difficile, car nous sommes constamment attaqués.
00:48 Vous avez vu, notre magasin a été touché à l'extérieur.
00:51 Nous sommes obligés de fermer puis d'ouvrir, tout dépend des frappes.
00:56 Au nord de la ville, dans la commune voisine de Bilo Horyvka, les troupes russes progressent régulièrement.
01:03 Les habitants de Siversk craignent donc de se retrouver sur la prochaine ligne de front et de finir submergés par l'ennemi.
01:11 Face à ce risque, les autorités tentent de les convaincre de partir, mais beaucoup s'y refusent.
01:18 Ils ne veulent pas laisser leur maison et surtout, ils n'ont nulle part où aller.
01:22 - Ceux qui restent ne veulent pas partir. Visiblement, ils se sont habitués à tout ça.
01:28 Le plus effrayant, c'est qu'il y a des gens qui restent ici avec des enfants.
01:35 On essaye de les convaincre de partir, car on a toute la logistique à disposition pour les déménager avec tout leur bien.
01:41 Avant la guerre, la ville de Siversk comptait 13 000 habitants.
01:45 Aujourd'hui, ils ne sont plus que 1500, essentiellement des personnes âgées, mais aussi quelques familles avec des enfants.