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  • il y a 4 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00 Bonsoir, bonsoir à tous. Merci d'être avec nous pour le meilleur de l'info. On va revoir les séquences qui ont marqué cette journée sur CNews.
00:08 Et vous réécouterez notamment cette menace, menace des syndicats du secteur pétrolier, menace qui sent la pénurie d'essence.
00:16 - Avec un conseil pratique à donner à nos camarades travailleurs et travailleuses qui se lèvent le matin pour aller gagner leur paix, c'est faites le plein de carburant.
00:26 Parce que ça ne va pas durer, été en Allemagne.
00:30 - Faites le plein de carburant, menace des syndicats évidemment liés au rejet du texte sur la réforme de la retraite.
00:35 Le gouvernement aura-t-il une majorité ? Fera-t-il usage du 49.3 alors qu'Emmanuel Macron refuse toujours de recevoir les syndicats ?
00:44 - Il est odieux, infecte. J'aime bien l'affiche président, méprisant de la République.
00:51 - Il ne nous entend pas, il ne sait pas qui nous sommes, cet homme pour qui tout a été facile pour lui, toute sa vie.
00:58 - Et puis nous vous racontons l'histoire de Belhavre.
01:01 Belhavre c'est un paisible village de l'Inde qui aujourd'hui se déchire à cause du projet d'installation d'un camp de demandeurs d'asile.
01:08 - Nous ne voulons pas que Belhavre devienne Barbès-Rechouchoua.
01:13 - Le village n'est pas adapté à cette réception de projets. Pas de transport en commun, pas d'accès à l'emploi, pas d'accès à la formation.
01:20 - Ce n'est pas parce que vous pensez qu'un migrant peut amener de la délinquance que vous êtes un salopard.
01:24 En tout cas c'est un sujet qui pose la question de savoir pourquoi on parachute des demandeurs d'asile au fin fond des campagnes françaises.
01:31 Bonsoir Alexandre de Vécu, rédacteur en chef au Figaro. On va parler de ces sujets et bien d'autres dans un instant juste après le rappel des titres d'Isabelle Pivoulot.
01:42 La grève reconductible dans les transports continue. A la SNCF, le trafic restera perturbé demain avec 3 TGV Inouye Ouigo sur 5, 1 TER sur 2 en moyenne et 1 Intercité sur 3 en vue de la mobilisation de mercredi.
01:56 En région parisienne, l'Aératp annonce un trafic quasi normal pour les métros, bus et tramways mais un service très perturbé du côté des RER.
02:05 Gosport fixé sur son sort mercredi, la chaîne de magasins fait l'objet de plusieurs offres de reprise.
02:12 Le tribunal de commerce de Grenoble doit se prononcer sur le maintien de la période d'observation et fixera un calendrier pour un éventuel plan de continuation par les dirigeants actuels ou une cession.
02:24 Emmanuel Macron reçoit Victor Orban à l'Elysée, l'occasion d'insister sur l'unité des pays européens autour de la guerre en Ukraine
02:32 alors que le Premier ministre hongrois maintient une position ambiguë sur le conflit.
02:37 Les deux dirigeants évoqueront également les questions de politique industrielle, d'énergie et de migration afin de préparer le Conseil européen des 23 et 24 mars qui se tiendra à Bruxelles.
02:49 Avant d'ouvrir une longue page consacrée aux retraites avec Alexandre Devecchio, on voulait revenir d'abord sur cette histoire assez terrible.
02:57 Une nonna génère, 96 ans, nonna génère agressée et violée à son domicile de Clichy.
03:02 Agression et viol insupportable, l'auteur présumé est connu et dans l'immeuble, récidiviste, il est connu des services de police.
03:13 Dans la nuit du 13 au 14 février, une femme de 96 ans est violée et frappée à plusieurs reprises par un individu.
03:20 L'homme est bien connu dans cette résidence et notamment de cette voisine.
03:24 Il y a trois ans, sa fille de 14 ans entretenait une relation avec cet homme alors âgé de 18 ans.
03:30 Par la suite, il lui aurait infligé des violences.
03:34 Une fois encore, un homme a pu récidiver en toute impunité, c'est absolument glaçant.
03:40 On va apprendre suite à son incarcération que ma fille, elle a été victime de violences, de viols, d'actes de barbarie de la part de cet homme-là.
03:49 Il prend soit des mineurs, soit des 97 ans. C'est un vrai barbare cet homme-là. Il prend des gens très fragiles.
03:56 Interpellé le 6 mars dernier pour le viol de la nonna génère, l'individu a été placé en détention provisoire.
04:02 Il en court 20 ans de prison. Il en court 20 ans de prison. Mais combien de temps de prison lui sera-t-il infligé ?
04:10 Ces femmes et ces hommes de la justice, je les avais prévenus qu'ils étaient dangereux. Pas un petit peu, mais très dangereux.
04:17 L'indulgence parfois, les circonstances atténuantes, on va nous parler peut-être de son enfance, de sa vie difficile.
04:23 Non, il faut qu'on arrête avec tout ça. Quant à vous, violenté, il faut violer une dame de 96 ans, vous êtes un petit barbare.
04:30 Il faut qu'on vous sanctionne en l'état.
04:32 Je précise ce que dit encore la maman. Sa fille qui a été violentée par cet homme a tenté de mettre fin à ses jours.
04:37 La famille a porté plainte, mais le dossier a été classé sans suite en 2021. La maman, que vous avez entendu,
04:44 dont il s'appelle Laetitia, estime que la justice l'a laissé tomber et qu'elle n'a pas été entendue.
04:49 Le mot qui est revenu au moins trois fois, c'est barbare.
04:52 Il n'y a pas d'autres mots. Effectivement, ça montre une forme de décivilisation.
04:59 C'est ça, le barbare, quelqu'un qui n'a plus aucun repère collectif, aucune morale.
05:05 La première chose, c'est vrai. La deuxième chose, c'est la justice.
05:08 C'est ce que j'allais dire. Il y a deux coupables. Il y a des barbares et on en est toujours eu.
05:12 Mais normalement, dans une société, justement, pour protéger la société, la civilisation,
05:17 on est extrêmement ferme avec le barbare. Et là, il a bénéficié de circonstances atténuantes.
05:26 Mais c'est tellement répétitif, si vous voulez, ce genre de cas, qu'il n'y a plus de mots.
05:31 On sait très bien d'où vient le problème. Il vient d'une justice qui est sans doute trop laxiste,
05:36 qui manque de moyens, du manque de place en prison, du manque de volontarisme politique aussi.
05:43 C'est un constat terrible, je trouve, pour la société française qui est profondément malade.
05:49 En tout cas, cette histoire vous a choqué. On voulait commencer par vous la raconter aujourd'hui.
05:54 On va passer aux retraites. 49-3. 49-3, utilisera-t-on ou utilisera-t-on pas ?
05:59 Toutes les grandes voix du gouvernement ont juré, ces dernières heures, la main sur le cœur,
06:03 que non, il n'y aura pas de 49-3.
06:09 Nous ne voulons pas de 49-3. Nous souhaitons transformer notre majorité relative en majorité absolue.
06:14 Visiblement, ils ne veulent pas du 49-3.
06:16 Alors, tout ça est une stratégie de communication.
06:18 C'est-à-dire que s'ils savent, au fond d'eux, qu'ils vont devoir l'utiliser, ils n'ont pas intérêt à le dire tout de suite.
06:22 Comme ça, ils montrent qu'ils ont tout fait pour l'éviter et qu'on leur impose contraint et forcé.
06:27 Ah, décryptage.
06:30 Des scarabées.
06:32 Descryptage et des scarabées, bravo.
06:35 Il n'y a pas de raison, aujourd'hui, de faire un 49-3, dès lors que chacun est cohérent avec les engagements qu'il a pris.
06:40 Ils sont très caricaturaux, ces porte-parole de la majorité.
06:44 Ils se posent toujours en personnel politique responsable, face à des gens qui seraient irresponsables.
06:52 Là, c'est le groupe LR. Hier, c'était les syndicats. Avant-hier, c'était les citoyens qui décidaient de manifester.
06:58 Quand on n'est pas d'accord avec eux, on est toujours irresponsable.
07:00 Il faut discuter avec toutes celles et tous ceux, assez peu d'ailleurs, qui sont aujourd'hui assez indécis sur la nature de leur vote.
07:08 C'est toujours la faute de l'autre. Toujours. Pour le Covid, c'est toujours la faute de l'autre.
07:12 Mais c'est leur faute à eux qu'ils assument, une fois, cet échec.
07:16 Ça a été un échec de présentation. On a fait plein de choses. Le peuple n'a rien compris.
07:21 Et aujourd'hui, le peuple n'en veut pas.
07:23 Le texte sur les retraites passera ou passera pas ?
07:26 On va le savoir cette semaine et on y reviendra tout à l'heure sur le calendrier.
07:29 Et le gouvernement compte sur les députés LR pour accrocher la majorité à l'Assemblée.
07:34 Ça va se jouer à une poignée de voix.
07:36 Prochaine étape, peut-être la plus simple, mercredi, la commission mixte paritaire.
07:44 7 députés, 7 sénateurs. S'ils tombent d'accord, le texte est soumis au vote.
07:49 En revanche, la partie sera plus compliquée jeudi à partir de 15h à l'Assemblée nationale.
07:53 Le gouvernement aura-t-il une majorité absolue ou devra-t-il passer par le 49-3 ?
07:58 Parce que tout dépend des LR, si j'ai bien compris.
08:00 Ah oui, très clairement. En tout cas pour la question du 49-3, ça dépend exclusivement des Républicains.
08:05 Il y a 62 LR. 61 LR. Est-ce qu'un décompte a été fait de ceux qui voteront ou pas ?
08:11 Ça commence. Il y aurait une vingtaine de Républicains qui voteraient contre.
08:15 Il faut ajouter à cela les abstentions et ceux qui auront piscine.
08:18 C'est-à-dire qu'ils n'auront pas le courage d'être dans l'hémicycle.
08:22 Donc effectivement, on verra comment ça va se passer.
08:25 S'il y a 20 LR qui votent contre, il faudrait qu'il y en ait 40 qui votent pour.
08:29 Or, il y en a 60 comme je vous l'ai dit à l'instant, donc il n'y en aura pas 40 qui votent pour.
08:34 Donc ça va se jouer en gros.
08:36 Et s'il y en a 20 qui votent contre, la réforme ne passe pas ?
08:40 A priori, oui, elle ne passe pas. Il faut un 49-3.
08:43 La roulette russe qu'a évoqué Bruno Retailleau. Ils vont faire leur compte jusqu'à jeudi.
08:48 Si effectivement ils n'ont pas la certitude d'avoir le compte, ils n'iront pas au vote.
08:53 Parce qu'il y aura un 49-3.
08:55 Ce qui serait fou, c'est que le gouvernement aille au vote pensant avoir le vote et qu'il ne l'est pas.
09:00 Par exemple, il y a Ophélie Cati qui me dit "on a bien compris que vous détestiez les LR, je suis LR, je soutiens ce parti qui est cohérent.
09:06 Les adhérents de ce parti sont pour cette réforme, c'était dans le programme, nous sommes cohérents.
09:10 Alors stop avec les LR, ne parlez pas pour eux et occupez-vous des gauchos."
09:14 "Elle est pas mal, hein ?"
09:18 "Je suis, je suis, je suis."
09:21 Les LR n'ont jamais été aussi présents qu'aujourd'hui, ou hier, ou ces derniers jours, au centre du débat politique en tout cas.
09:30 "Oui, effectivement, ils sont la force d'appoint pour le gouvernement et le risque de finir en supplétif du gouvernement.
09:40 Ce qui est intéressant, c'est quand même qu'il y a une partie des députés et même des sénateurs, on l'a vu pour le vote du Sénat, qui se rebellent.
09:47 Là, il va y avoir 20 votes contre, très probablement, 35 abstentions sur un total de...
09:54 Enfin, pas 35 abstentions, mais 35 en tout qui ne voteraient pas la réforme, donc 20 votes contre et une quinzaine d'abstentions sur 61 députés.
10:03 Ça veut dire que plus de la moitié ne suivra pas Eric Chottier et Bruno Rotaillon."
10:11 "Ça veut dire que le compte n'y est pas, là, dans votre cas de suite, le compte n'y est pas pour la majorité."
10:14 "Et le compte n'y serait pas, effectivement, pour la majorité. Moi, je crois qu'effectivement, ils passeront par un 49-3.
10:20 D'ailleurs, ils le savaient dès le départ, puisqu'ils en ont fait une loi de finances, ce qui n'était pas forcément le cas,
10:25 pour pouvoir utiliser, justement, le 49-3. Sinon, ils n'auraient pas pu le réutiliser, si vous voulez.
10:32 Donc, c'est tout un jeu compliqué, mais ce qui montre, de toute manière, que c'est une réforme qui est passée au force 7."
10:39 "Bon, encore une fois, dans cette dernière ligne droite, on a l'impression d'assister à une drague, une drague du vote républicain.
10:46 Certains, chez LR, trouvent cela assez insupportable, comme vous allez l'entendre sur le plateau de Jean-Marc Mlandini."
10:51 "Sur les épaules des députés républicains pèse aujourd'hui un poids très lourd.
10:58 Et le débat que moi j'entends dans nos fédérations, auprès de nos militants, on parle bien d'un parti politique,
11:04 ce n'est pas que des parlementaires d'un parti politique, ce sont des élus locaux, ce sont des militants, des citoyens qui payent leur carte,
11:10 parce qu'ils veulent s'engager. Qu'est-ce qu'on entend aujourd'hui ?
11:12 C'est 'ne faites pas l'erreur, ne faites pas l'erreur de tromper le sens du vote qui vous a porté à l'Assemblée nationale.
11:20 Vous avez été élu pour vous opposer à M. Macron. Vous avez été élu...
11:24 - Attendez, vous avez été élu contre des députés macroniens, contre des candidats macroniens.
11:30 - Vous étiez contents aux sénateurs républicains ? Moi je les ai entendus après le vote ce week-end, ils étaient super contents.
11:34 C'est grâce à nous, c'est notre effort, on a fait évoluer le texte, ils étaient contents.
11:40 - Je vais juste quand même dire une chose, c'est qu'il y a d'abord même au Sénat, vous avez des sénateurs républicains qui ont voté contre le texte.
11:47 - Alors à mes consciences, les députés LR vont devoir voter sur ce texte.
11:51 - Moi je ne suis pas dans une posture de débauchage individuel et de petits calculs, est-ce qu'on a une petite majour ou pas ?
11:56 - Vous n'avez pas de majorité, vous avez deux tiers de l'Assemblée contre vous.
12:03 - Je ne suis pas pour qu'on vienne appâter le député LR pour essayer de...
12:06 - C'est exactement ce que vous êtes en train de faire depuis des mois !
12:09 - Et avec succès au Sénat !
12:11 - Dans les ministères, la drague ouverte, non M. Guéranion, on n'en fait pas ça, personne ne vous croira.
12:18 - Vous êtes dans un système de drague épouvantable !
12:21 - Dans un système de drague épouvantable, mais là c'est surtout la preuve qu'au sein de LR, c'est la dissension.
12:27 - Rien ne va exactement comme on voudrait, ça ne parle pas d'une voix unique.
12:32 - Non, et puis il y a surtout, je trouve, un schisme qui est intéressant d'ailleurs entre les députés de base et les chefs politiques.
12:41 - On voit bien qu'Eric Ciottier et Bruno Rotailleau ne sont pas suivis, en tout cas pas par la totalité de leur troupe,
12:47 - et souvent par ceux qui ont été élus sur le terrain.
12:50 - On parle beaucoup d'Aurélien Pradié, mais pas seulement, il y a une dizaine de députés proches de LR qui s'apprêtent à voter contre ou ne pas voter.
12:59 - Alors je ne sais pas quel est le point de vue de LR, timidement il a dit qu'il fallait la voter, mais c'est tellement timide qu'on ne l'a pas entendu.
13:05 - En fait ils le font en opposition à leur chef, à l'intérieur du parti, ou ils le font vraiment en opposition au texte ?
13:13 - Non, ils le font en opposition au texte, mais ça veut dire quand même qu'ils ne sont pas sur la même ligne que leur chef,
13:18 - et peut-être parce qu'ils sont sur le terrain et plus à l'écoute de ce que pensent les Français et singulièrement leurs électeurs.
13:24 - Ça a été très bien dit par Gilles Platré, ces députés-là ont été élus face à des députés macronistes, ce n'est pas pour faire la même politique.
13:32 - Alors Emmanuel Macron refuse, vous le savez, de rencontrer les syndicats, ce qui augmente encore parfois la sensation de mépris pour certains Français,
13:41 - à la fois mépris pour les manifestants, mépris aussi pour certains LR.
13:46 - Si la colère avait été en tout cas contenue jusqu'à présent, là elle monte oui, et le fait de ne pas se faire entendre fait qu'elle monte.
13:57 - Il est odieux, infecte, j'aime bien l'affiche "méprisant de la République".
14:03 - Des gens qui sont très déterminés et qui effectivement, il y a une part de haine, de ressentiment, de rancœur contre Emmanuel Macron.
14:09 - Ces gens-là, c'est même dangereux pour le pays. La dame qui dit "méprisant de la République", évidemment tous les présidents ont été sans doute plus ou moins détestés,
14:20 - mais il y a quelque chose d'autre qui est lié à sa personnalité, c'est-à-dire qu'il ne nous entend pas, il ne sait pas qui nous sommes,
14:29 - cet homme pour qui tout a été facile pour lui, toute sa vie.
14:33 - Les mots maladroits qu'il a eus au début de son quinquennat, c'est resté dans la mémoire un peu collective.
14:40 - Oui mais là, son attitude, pardonnez-moi, son attitude, tu reçois pas les syndicats, tu dis pas un mot de plus de moi,
14:46 - tu vois quelqu'un, tu lui dis "bah oui, il y a une visite médicale quand il va au salon de l'agriculture", etc.
14:51 - Tu as l'impression d'une absence d'empathie totale pour une partie, je dis pas tous, parce que de l'autre côté, les gens "comme vous" etc., ils adorent Macron.
15:03 - Il a une nature contre laquelle il ne peut rien. Il aura beau faire, il n'aura jamais une personnalité qui donnera l'impression au peuple français d'une totale empathie.
15:14 - C'est son problème, mais il n'y peut rien, il est comme ça.
15:18 - Macron espère quoi ? Que les gens finissent par se fatiguer, se dégoûter ? C'est l'inverse qu'il faut faire, essayer de trouver des sorties.
15:26 - Donc nous allons en trouver une par la force.
15:28 - Emmanuel Macron, quand il est dans une discussion, il faut toujours qu'il gagne, il faut toujours qu'il donne le sentiment d'avoir écrasé son interlocuteur.
15:36 - C'est un joueur.
15:37 - Les syndicats, si vous êtes con, je vais vous écraser. Les LR, c'est vrai, ça a été dit, on leur fait un bras d'honneur quand même.
15:42 - Aujourd'hui, il n'a pas de majorité.
15:44 - Une majorité de français estime ne pas être entendue, ne veulent pas de la réforme d'Emmanuel Macron.
15:49 - Je vous pose une question très simple, est-ce qu'Emmanuel Macron est encore le président de tous les français ?
15:54 - Il n'a jamais été le président de tous les français puisqu'il n'a pas été élu par tous les français.
16:00 - C'est une réalité politique avec une légitimité très faible, surtout lorsqu'on rapporte au nombre des inscrits et qu'on va au-delà.
16:09 - C'est très très faible en réalité le score qu'il a fait.
16:12 - Mais c'est vrai qu'un président, même s'il n'est pas élu par tous les français, se doit d'essayer de les incarner.
16:17 - C'est vrai qu'Emmanuel Macron a souvent semblé parler uniquement à ses électeurs, considérer qu'il avait été élu sur un programme, qu'il devait l'appliquer.
16:28 - Je crois que c'est plus compliqué que ça quand on est président de la République, qu'on doit tenir compte des contre-pouvoirs, de l'opinion publique.
16:34 - Et il y a effectivement une forme de sourdité ou d'arrogance par rapport à cela.
16:38 - Alors attention, attention ce soir à ce que dit la CGT et les représentants syndicaux qui bloquent les dépôts pétroliers.
16:45 - Faites le plein d'essence. Voilà le message.
16:49 - Si on avait un conseil pratique à donner à nos camarades travailleurs et travailleuses qui se lèvent le matin pour aller gagner leur pays,
17:01 c'est faites le plein de carburant parce que ça ne va pas durer éternellement.
17:06 On annoncera dans pas longtemps que le plus gros dépôt de France rentre lui aussi dans l'action.
17:14 - C'est-à-dire qu'on va bloquer les dépôts de carburant. Faites bien le plein, dit M.Matteux de la CGT 13.
17:20 - Oui mais là, l'unité syndicale qui a fait la démonstration de sa force pour l'immobilisation, elle voilerait en éclats.
17:30 Parce que dans la même interview que je trouve vraiment excellente de Laurent Berger dans le JDD, il dit "nous, notre culture, c'est pas le blocage à la CFDT".
17:37 - Mais il dit qu'il ne répond pas de ce qui se passera après si la réforme est associée au forcève.
17:43 - Et puis je note, alors évidemment les mots sont incroyablement clairs, mais là il s'est un peu repris quand il a dit "mettre la France en difficulté".
17:49 Il n'a plus dit "mettre la France à genoux".
17:51 - Mais ce n'était pas lui qui le disait, c'était Manus Plié.
17:53 - Non mais il aurait pu le reprendre. Donc des blocages, oui c'est le risque.
17:56 Et notamment avec un Carence-Monstrois, avec un passage en force, sur des secteurs ciblés qui paralyseraient l'économie française, dont l'énergie.
18:03 - Secteurs ciblés, même talons d'achille, parce qu'on le sait, le carburant.
18:08 C'est le talon d'achille, une France sans carburant.
18:10 En plus on connaît, tout le monde connaît, c'est pas à prendre à la légère, ça va être explosif.
18:15 - S'ils y arrivent vraiment, il y a des réquisitions qui sont possibles.
18:19 On a vu que la dernière fois, il y a eu des blocages mais ça finit par se débloquer.
18:22 - Il n'y avait pas eu de réquisitions.
18:24 - Effectivement ça peut être un tournant.
18:27 Pour renverser le rapport de force.
18:29 Moi je pense que, depuis le début, je vous l'ai dit, c'est pas un souhait.
18:32 Mais je pense que pour gagner une grève, il faut imposer un rapport de force.
18:36 Et il faut imposer, hélas, des contraintes.
18:38 Donc s'ils y arrivent là-dessus, oui ça peut changer totalement la phase du rapport de force.
18:46 On n'en est pas encore là.
18:47 Pour l'instant, il y a un avantage au gouvernement.
18:49 Malgré l'opposition d'une majorité des Français, ils sont en position de voter cette réforme.
18:54 Peut-être par 49-3, mais de la voter quand même.
18:56 - En tout cas, c'est vrai que...
18:58 - De la faire passer quand même.
18:59 - Il faut que ça marque une grève.
19:00 Il faut que ça embête, pour être poli.
19:02 C'est déjà le cas pour...
19:04 Je vais prendre un exemple très précis.
19:06 - Pour les poubelles.
19:07 - Oui, grève des éboueurs contre la réforme des retraites.
19:10 5600 tonnes de déchets non ramassées.
19:13 Les incinérateurs sont également bloqués.
19:15 Donc on ne peut pas faire brûler les déchets qui s'entassent et continuent de s'entasser, s'entasser et s'entasser encore.
19:21 Dans la séquence qui suit, vous allez voir des sacs, mais aussi beaucoup de questions posées sur la possibilité de réquisitionner.
19:28 - Vous allez voir les images en direct près des poubelles qui sont un peu partout,
19:37 avec des tas de poubelles qui s'accumulent dans les rues de Paris, comme vous pouvez le voir ici.
19:44 Gérald Brilhant, est-ce qu'il faut privatiser finalement, puisqu'on sait que c'est les poubelles municipales qui sont en grève ?
19:50 Est-ce qu'il faut privatiser ?
19:51 - Non, non, c'est déjà plus simple.
19:52 Il faut demander à Madame Borne, à M. Macron d'aller ramasser les poubelles,
19:56 parce que c'est eux qui sont les responsables de cette situation.
20:00 - D'accord, donc on ne privatise pas, on ne fait pas...
20:03 - Non, mais il faut que ça aille ramasser les poubelles.
20:05 Il faut que ceux qui ont décidé de cette réforme-là, ils aillent ramasser les poubelles.
20:10 - C'est impossible que M. Macron nous demande à faire tous deux ans de plus.
20:14 Moi, je m'appelle M. Macron à venir un matin à 6h et à faire une collecte de déchets avec nous.
20:20 - Quand M. dit qu'il faut que M. Macron et Mme Borne aillent ramasser les poubelles,
20:25 parce que c'est le résultat de leur politique,
20:27 il s'en trouvera aussi des supplétifs communistes et de la gauche qui ont fait élire Macron
20:31 et qui devraient les accompagner, parce qu'il y a tellement de poubelles à ramasser
20:33 que vous ne serez pas trop nombreux à les ramasser tous ensemble.
20:36 - La situation s'empire de jour en jour, vous le voyez.
20:38 En fait, il y a tellement de poubelles que le passage piéton est complètement bloqué.
20:43 Alors, les Parisiens ne peuvent pas traverser.
20:45 - En fait, on prend en otage les Parisiens.
20:47 - C'est bien dit, David.
20:48 - Moi, j'ai un peu bossé le sujet. Je me suis amusé à regarder une cartographie ce matin des arrondissements.
20:53 En fait, on prend en otage les Parisiens, mais pas vraiment tous les Parisiens.
20:56 Parce que dans votre arrondissement, le 18e, ce n'est pas la régie municipale
21:00 qui s'occupe de l'enlèvement des poubelles. C'est un présataire.
21:02 - Paris a coupé en deux le marché. Il y a un marché privé et un marché public.
21:06 Et à peu près dix arrondissements qui sont confiés à des entreprises privées.
21:10 - Je pense qu'à minimum, il faudrait pouvoir instaurer une sorte de service public minimum
21:17 de ramassage des poubelles toutes les 48 heures ou en tout cas, qui est un service minimum.
21:22 - Il y a des réquisitions. De toute façon, ça n'enlèvera rien au mouvement de grève
21:25 parce qu'on ne peut pas, par définition, réquisitionner pour tout ramasser.
21:28 Par contre, si vous voulez, je ne comprends pas ce que le pouvoir a à répondre à ça,
21:32 le gouvernement a à répondre à ça.
21:34 Est-ce que vous allez nous dire que c'est parce que vous n'avez pas assez expliqué
21:37 la réforme des retraites aux éboueurs et que vous n'avez pas pris assez en compte
21:41 la notion de pénibilité que finalement, il y a cette grève ?
21:43 Là, vous allez faire rire la France entière.
21:45 - Et pendant ce temps, et pendant ce temps, sous les fenêtres de la mairie de Paris,
21:48 envoyée spéciale, Jeanne Cancard.
21:50 - Mais ça a l'air tôt propre, chère Jeanne. Qu'est-ce qui se passe ? On s'en étonne.
21:58 - Oui, Sonia, regardez. On voudrait vous montrer une image qui est assez rare ces jours-ci.
22:02 Donc ça vaut le coup quand même, regardez.
22:04 Une poubelle qui ne déborde pas et encore mieux, une poubelle vide, tout simplement.
22:07 Parce qu'ici, en fait, on est dans le 4e arrondissement.
22:09 Regardez, on est juste au pied de l'hôtel de ville.
22:11 Et le 4e arrondissement, eh bien, il fait partie des arrondissements ici dans la capitale
22:16 où la collecte des déchets, eh bien, elle est gérée par des agents du secteur privé
22:20 qui, eux, ne sont pas tant grèves. Donc forcément, évidemment, c'est assez flagrant.
22:24 - Je vous remercie Jeanne. Et vous avez très bien utilisé, vous avez trouvé l'image qu'il faut
22:30 pour nous symboliser quand même une forme de rupture dans la capitale.
22:34 - Le souci, c'est que depuis que Mme Hidalgo est à la mairie de Paris,
22:37 c'est plus l'âme qui rôde dans les villes, c'est les furbulos. Il y en a partout.
22:40 Et là, avec les poubelles, c'est 10 fois pire.
22:42 C'est-à-dire que Paris, c'est devenu tout varié. Et vous vous faites attaquer par des rats le soir.
22:45 - Attaquer ? - Bien sûr, les rats vont vous attaquer.
22:47 - Il y a un rat qui vous attaque le soir. - Ça m'est arrivé. Ils ont même essayé de bouffer mon chien,
22:49 c'est pour vous dire. Bon, mon chien n'est pas très grand, mais quand même.
22:51 - Ils vous sautent dessus. - C'est terrible comme histoire.
22:55 - Ils vous sautent dessus. - C'est ça ce qui est terrible à Paris,
22:57 c'est qu'Anne Hidalgo a imposé l'idée que sur rien, elle n'y peut rien.
23:00 Que Paris est sale, c'est de la faute de la Présidentielle et qu'elle ne peut pas...
23:03 - Oui, mais elle est réélue. Moi, je dis la même chose à chaque fois.
23:05 - Elle est réélue. - Elle avait dit qu'elle doublerait le budget de la propreté.
23:08 - Mais elle n'a pas parlé, là. On ne l'entend pas.
23:10 - Il y a un oubli. C'est-à-dire qu'Anne Hidalgo peut promettre n'importe quoi,
23:13 elle peut dire n'importe quoi, elle peut dire "je n'irai jamais à la Présidentielle, elle y va",
23:16 elle peut dire "je doublerai le budget de la propreté".
23:18 - Elle n'est pas la seule.
23:19 - Je vous rappelle une tribune qui est parue il y a quelques temps d'élus et d'associations
23:22 qui vous expliquaient qu'il ne fallait pas être cruel avec les pièges à rat qu'on mettait
23:26 et qu'il fallait mettre des pièges qui soient non létals.
23:28 Là, ils ont changé les pièges à rat et le piège est tellement compliqué
23:31 que même le rat ne comprend pas comment aller dedans.
23:33 - Les rats n'écoutent pas Anne Hidalgo.
23:35 - C'est ratatouille.
23:38 - C'est une très belle conclusion. Le rat n'écoute pas Anne Hidalgo.
23:41 - La réalité a dépassé la fiction.
23:45 - La question est vraie, réquisitionner ou ne pas réquisitionner ?
23:49 - Les choses sont compliquées. On pourrait effectivement imaginer une sorte de service minimum.
23:55 Maintenant, vous l'avez dit, la grève s'est faite pour gêner.
23:59 Et le bon côté des choses, c'est qu'on voit que ces gens-là sont utiles,
24:03 qu'ils font un métier difficile et déplaisant et qu'effectivement, quand ils ne sont pas là,
24:07 il y a la saleté.
24:09 La saleté à Paris, ce n'est pas seulement là, c'est effectivement une situation exceptionnelle,
24:13 mais les rats, ça ne vient pas des éboueurs.
24:17 Je peux vous confirmer, alors moi, je n'ai pas de chien, ils n'attaquent pas mon chien,
24:20 mais qu'on en voit souvent passer le soir bien avant cette grève.
24:23 - Là, ils sont gras comme des poulets, je veux dire.
24:25 Le risque, c'est donc le rat avec ses petites dents et ses grosses maladies.
24:28 Vous allez entendre deux médecins et un expert en faune invasive invité dans la parole au français.
24:35 - Attendez, on a 5 millions de rats.
24:37 Là, si on met tout ça dans cette territoire, on va passer à 10 millions.
24:40 - Vous les appelez surmulons, vous savez.
24:41 - Oui, les surmulons, enfin voilà, on veut toujours trouver des autres noms pour dire que ce ne sont pas des rats.
24:44 Moi, quand je suis né, c'était des rats.
24:45 Moi, qui ai eu une mutation génétique à Paris et qui est devenu des surmulons,
24:48 pour moi, ce sont des rats avec des possibilités de maladies et d'attaques aux humains.
24:52 - Il n'y a pas de génération spontanée, donc les rongeurs qui sont déjà là,
24:54 ils vont pouvoir profiter de cette situation, puisqu'on a une partie importante des rongeurs
24:59 qui vivent en surface, qui exploitent déjà de la ressource alimentaire,
25:03 c'est-à-dire qu'il y a une partie qui vit dans les réseaux dans lesquels il y a moins de nourriture.
25:06 Là, si on a une recrudescence de nourriture en surface,
25:08 on va avoir une multiplication des rongeurs qui viennent en surface.
25:12 - Le rat, c'est en même temps une cause et en même temps un symptôme.
25:15 S'il y a des rats, c'est parce qu'il y a des déchets en décomposition,
25:19 et ces déchets en décomposition, en eux-mêmes, il y a un risque sanitaire absolument évident.
25:24 Quand on se promène avec des enfants, ils peuvent tripoter n'importe quoi.
25:27 Et puis le rat en lui-même, il est vecteur de plein de maladies, de plein de bactéries, de virus.
25:35 - À un moment, ils vont laisser de l'urine, ils vont laisser un certain nombre d'éjections
25:39 qui portent les pathogènes, en tout cas les maladies que les rongeurs sont capables de transmettre à l'homme.
25:43 Donc la première question qui me vient en tête, c'est quid de la situation sanitaire
25:49 que ça va provoquer dans les différents quartiers, mais quid également des agents de la mairie de Paris
25:53 qui vont ensuite ramasser ces ordures.
25:55 - Donc aujourd'hui, il y a un problème de santé publique, donc il faut agir.
25:58 Parce que là, vous voyez ça, mais si ça s'arrête pas, on va faire comment ?
26:00 Et là, il faut la réquisition, parce que là, on est dans la santé publique.
26:04 On a la santé des enfants qui vont partager, qui vont se promener dans la rue avec des rats qui...
26:08 Voilà, franchement, il faut que demain, tout ça, ça commence à être évacué.
26:11 - Normalement, si c'est un problème de santé publique, on a le droit de réquisitionner.
26:15 - Oui, oui, bien sûr. Non, non, mais effectivement, moi, je suis pas contre une part de réquisition.
26:20 Ce qu'ils vont pouvoir réquisitionner tout le monde, et effectivement, dès lors que la santé publique est en jeu,
26:25 il faut sans doute agir, oui.
26:27 - De toute façon, ça, normalement, c'est un mouvement qui doit s'arrêter mercredi, si j'ai bien compris.
26:33 On va terminer cette page en parlant de la prochaine manifestation nationale.
26:37 Il y en a une cette semaine, mercredi.
26:39 LFI bat le rappel des troupes aujourd'hui, mais on est déjà, semble-t-il, dans une forme d'essoufflement de la rue.
26:46 Le risque, c'est que les esprits bon enfants et les familles qui participent aux manifestations
26:52 soient remplacées par des esprits beaucoup plus radicaux.
26:55 - Dans cette semaine cruciale, la France insoumise apporte son soutien total aux salariés engagés
27:04 dans les mouvements de grève reconductible pour obtenir le retrait de ce projet de loi.
27:08 Nous appelons à participer massivement à la nouvelle manifestation qui va avoir lieu ce mercredi 15 mars.
27:14 - Est-ce que les gens ont compris que c'était joué, là ?
27:17 Parce que le gouvernement a été très très vite.
27:19 Vote mercredi, jeudi... Enfin, commission de l'épargne à mercredi, vote jeudi dans la foulée.
27:24 - Vote bloqué au Sénat, ce qui n'est pas...
27:26 - Vote bloqué au Sénat, ce qui n'était quasiment jamais arrivé.
27:28 Un timing avec un texte budgétaire qui a été choisi dès le départ.
27:32 Voilà. Donc tout a été programmé pour que ça aille vite.
27:34 Et éviter. En plus, il y avait la cance scolaire au milieu.
27:36 Donc on voit bien que les syndicalistes et les LFI essayent de mobiliser, mais qui a un peu de mal.
27:42 Le mouvement de grève est en train de s'essouffler dans les transports.
27:46 Plutôt le sentiment qu'on va partir dans des...
27:48 - La jeunesse n'est pas entrée dans le...
27:50 - Elle n'est jamais entrée dans la...
27:52 - Ça n'a pas pris. Un peu compliqué.
27:54 - Ça va être très compliqué.
27:56 - Oui, mais ça va se radicaliser peut-être.
27:58 - Exactement. Et donc, en tout cas, ce que redoute le ministère de l'Intérieur,
28:02 vous savez, dans l'histoire des mouvements sociaux, il y a toujours des courbes de croissance et un peu de descente.
28:06 Au début, vous avez trois catégories de personnes.
28:08 Il y a les sympathisants, les militants et les jusqu'au boutistes.
28:11 Et progressivement, plus on se rapproche de la date fatidique du vote,
28:15 moins vous avez les sympathisants, les gens qui viennent un peu pour regarder,
28:19 pour lever le pouce ou pour dire "on vous soutient, on est contre la réforme des retraites".
28:22 Et plus, en fait, les personnes qui restent sont les ultras, les gilets jaunes, les ultras de tous bords.
28:28 Et donc, ce que craignent les policiers, c'est qu'à cette manifestation, donc la prochaine...
28:33 - Il y ait beaucoup de casse.
28:34 - Il y ait beaucoup de casse dès le début de la manifestation et qu'il n'y ait plus que les ultras.
28:38 Donc ça, c'est mercredi, la manifestation, qui est un peu plus redoutée par les forces de police que les autres.
28:44 Ensuite, il se passe quoi ? Le texte passe, admettons.
28:47 C'est le scénario le plus possible. Il passe ou ne passe pas, d'ailleurs, il y aura le 49.3.
28:51 Le texte est adopté. La rue s'essouffle, s'arrête et il reste la CGT qui bloque, des points comme ça un peu plus durs.
29:00 - Le gouvernement espère un essoufflement et un pourrissement.
29:03 On a fait un sondage dans le Figaro qui montrait qu'une majorité des Français
29:06 souhaitaient que le mouvement continue après le vote ou le passage de la loi.
29:12 Mais on voit déjà que c'est compliqué de remplir les manifs.
29:17 Donc le gouvernement gagnerait probablement son bras de fer et pourrait y avoir quand même une surprise.
29:23 C'est la décision du constat constitutionnel, surtout s'il n'y a pas de vote et que ça passe en 49.3,
29:30 parce que ce n'est pas tout à fait une loi de finances, normalement, la réforme des retraites.
29:34 Et donc ça pourrait être jugé inconstitutionnel, qui plus est s'il n'y a pas eu de validation du Parlement.
29:40 - Donc après, il se passe quoi ?
29:42 - Alors là, on est dans une crise politique, je pense, d'émission du Premier ministre.
29:48 D'ailleurs, on peut se poser la question, est-ce qu'Elisabeth Borne va rester si elle est obligée d'utiliser le 49.3 ?
29:54 Parce qu'elle va sortir quand même épuisée de cela.
29:57 Donc oui, sans doute, peut-être 10 solutions dans ces cas-là. On passera à cette solution-là pour le président de la République,
30:05 qui sert à avoir une vraie majorité, mais on entrera dans une crise politique, voire une crise de régime.
30:11 - Je crois qu'on en a une dizaine de 49.3 utilisées, peut-être 13. Le record, c'est Michel Rocard, 28, ça je sais.
30:19 On marque une pause pour rappeler les principaux titres. C'est News Info, c'est avec Isabelle Piboulot.
30:26 La justice se prononcera demain sur l'éventuel retour en détention provisoire de Pierre Palmade.
30:33 La décision sera rendue par la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.
30:38 La détention de l'humoriste avait été levée la semaine dernière par la juge en charge du dossier.
30:43 Mais le parquet de Melun avait rapidement fait appel.
30:46 La Russie est favorable au renouvellement de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes pour 60 jours et non plus 120.
30:54 Une annonce qui, pour l'Ukraine, contredit l'accord initial signé en juillet entre Kiev, l'ONU, la Russie et la Turquie.
31:01 Ce dernier expire samedi et a évité jusqu'ici d'aggraver la crise alimentaire mondiale
31:07 en permettant d'exporter plus de 24 millions de tonnes de céréales depuis les ports ukrainiens.
31:12 Le cyclone Freddy est de retour et frappe l'Afrique australe.
31:16 Plus de 100 morts sont à déplorer au Malawi et au Mozambique.
31:19 De nombreuses personnes sont portées disparues.
31:22 Le Malawi a déclaré l'état de catastrophe dans le sud du pays.
31:25 Le cyclone a fait une boucle, phénomène rarement observé par les météorologues.
31:30 Il avait déjà violemment touché Madagascar et le Mozambique fin février.
31:35 Dans l'actualité aujourd'hui, la Une du Parisien a fait beaucoup parler, elle a fait grand bruit.
31:42 La Une dit que nos enfants français sont bourrés d'antidépresseurs.
31:47 Et on y est revenu à peu près toute la journée sur ces news.
31:51 Le constat est alarmant.
31:54 Antidépresseurs ou psychostimulants, des traitements administrés trop souvent et à haute dose,
31:59 à des dizaines de milliers d'enfants.
32:02 Hausse de la consommation des psychotropes chez les moins de 20 ans, en plus 48,54% d'antipsychotiques.
32:08 Plus 62,58% d'antidépresseurs, plus 155,48% des hypnotiques et sédatifs.
32:16 Il ne faut pas croire qu'on donne des antidépresseurs aux enfants comme on donne des Smarties.
32:20 Ce n'est pas vrai du tout.
32:21 On essaye toujours un processus thérapeutique.
32:23 Seulement, il faut comprendre que là où on en est aujourd'hui, c'est le résultat de ce qu'on a traversé.
32:29 Quand on imagine des enfants qui ont été avec des masques, qui ont été déscolarisés,
32:34 qui ont été en visio, qui ont passé un pourcentage important de leur vie comme ça
32:38 et qui reprennent l'école sans suivi, il ne faut pas s'étonner que ces enfants se font mal-être.
32:42 Les jeunes sont soumis à davantage d'épisodes dépressifs ou de troubles de l'humeur.
32:47 Trop de pression à l'école, harcèlement, poids croissant des réseaux sociaux.
32:51 Le manque de place dans les centres médicaux psychopédagogiques
32:55 pousse donc certains médecins à prescrire ces traitements.
32:57 Il n'est pas question de désigner des coupables.
33:00 Alors ne les nommez pas.
33:02 Il est question de trouver des solutions.
33:04 Écoutez, il y a un principe de réalité.
33:07 C'est un constat, c'est la une du parisien aujourd'hui en France.
33:11 Aujourd'hui, il y a une surprescription de ces médicaments.
33:15 Et clairement, il y a un vrai souci de formation des médecins à la psychologie et à toute cette pharmacologie.
33:22 Vous allez prendre tous les médecins et leur faire la formation, monsieur le psychologue.
33:25 Mais ce serait...
33:26 Attendez, il n'y a pas de leçon sur la psychologie des médecins généralistes.
33:29 C'est notre travail au quotidien.
33:30 Vous ne comprenez pas mon propos.
33:33 Je comprends très bien, cher monsieur.
33:35 Comme quoi nous ne sommes pas aptes, nous les médecins généralistes, à faire de la psychologie.
33:38 S'il vous plaît.
33:39 Il y a un chiffre aussi qui est alarmant.
33:41 C'est 400 suicides chaque année.
33:44 Donc un taux aussi en augmentation.
33:46 Le problème aujourd'hui, c'est quand vous avez autant de suicides, ça veut dire que vous êtes en échec aussi.
33:50 Excusez-moi, devant un suicide, vous faites quoi ?
33:52 Vous faites six ans de psychologie ?
33:54 Peut-être que vous essayez de faire de la psychologie.
33:57 Manifestement, vos confrères n'y parviennent pas.
34:00 Ou alors, ils y parviennent très mal.
34:02 Parce que vous y parvenez, vous ?
34:04 C'est-à-dire que les psychologues font de l'encore mieux.
34:07 Et ce sont aujourd'hui...
34:09 Eh bien nous on fait pour le mieux aussi, monsieur.
34:10 Mais on travaille ensemble et pas les uns contre les autres.
34:12 Voilà, je pense qu'il faut qu'il se parle un peu.
34:14 Psychologue contre médecin, ça peut donner ce que vous avez vu.
34:18 Encore un commentaire sur la dépression, la jeunesse et les liens avec les confinements.
34:22 Commentaire signé du philosophe André Comtes-Ponville, invité ce matin de Laurence Ferrari.
34:27 Plus de 155% d'hypnotiques entre 2014 et 2021.
34:33 C'est une conséquence du confinement ?
34:35 En partie, pour le coup je l'avais dit.
34:37 On est en train de sacrifier notre jeunesse à la santé de leurs parents ou de leurs grands-parents.
34:42 Plus souvent, je trouvais ça anormal et je continue de le trouver anormal.
34:46 On est allé trop loin ?
34:47 La peur était exagérée.
34:49 Sur le confinement, moi je ne l'ai jamais condamné.
34:52 J'ai trouvé qu'en France, il était appliqué avec une rigueur un peu exagérée.
34:55 L'obligation de remplir un papier, ne pas pouvoir aller à plus d'un kilomètre de chez soi.
34:59 Nos amis allemands et suisses qui ont confiné, mais qui faisaient ce qu'ils appelaient un semi-confinement.
35:04 Ils étaient très étonnés que les Français pratiquent cette espèce d'extrémisme sanitaire.
35:10 Ça m'a moi aussi un petit peu gêné.
35:12 Mais encore une fois, je me suis inquiété pour la santé morale de nos jeunes gens et pour leur avenir.
35:17 Parce qu'en gros, on a sacrifié l'éducation.
35:19 Les gamins avec des masques, 8 heures par jour, essayaient d'apprendre à lire ou d'apprendre l'anglais avec un masque
35:24 et devant un professeur masqué pour leur dire des nouvelles.
35:27 On a sacrifié l'éducation des jeunes à la santé de leurs grands-parents.
35:31 Mais pour quelqu'un qui est attaché aux idéaux des Lumières, je trouve ça invraisemblable.
35:35 Entre l'éducation des jeunes et la santé des vieux, je suis vieux, je peux le dire, qu'est-ce qui est le plus important ?
35:40 Mais bien sûr, bon sang, l'éducation des jeunes.
35:42 L'éducation des jeunes.
35:44 Ici, on a parlé souvent de ce qui s'était produit chez les jeunes, de ce malaise de la jeunesse qui a été lié à cette période.
35:53 Oui, alors je ne suis pas sûr qu'on puisse...
35:55 Moi aussi, j'étais contre cette histoire de faire porter le masque à des gamins à l'école.
36:00 Je pense qu'on a été beaucoup trop loin et trop longtemps dans le confinement.
36:03 Donc je suis tout à fait d'accord avec André Kondsponville.
36:05 Maintenant, est-ce qu'on peut mettre cette surprescription de médicaments uniquement sur le compte du confinement et des effets secondaires ?
36:12 Je ne crois pas. Je crois qu'il y a un profond mal-être dans la société.
36:14 L'explosion de tous les repères familiaux notamment fait qu'il y a une explosion des dépressions,
36:19 pas seulement pour les enfants, mais y compris pour les enfants.
36:22 Alors que dans des sociétés moins riches que la nôtre, il y a beaucoup moins de dépressions, si vous regardez en Afrique, en Inde.
36:29 Donc il y a tout de même des questions à se poser.
36:31 Et le fait que les médicaments soient devenus un marché, je pense que c'est une réalité.
36:37 Enfin, vous me le soufflez, les smartphones et les réseaux sociaux.
36:41 On ne se parle plus. On ne se parle pas. En famille, on ne se parle pas.
36:43 Donc il faut le poser un moment, se parler.
36:45 Exactement.
36:46 Et demander comment ça va. Tu vas bien ? Ça va ?
36:48 Voilà, c'est mieux que les antidépresseurs.
36:50 C'est aussi la solution de facilité de filer des antidépresseurs à ces enfants pour qu'ils soient calmes.
36:55 On marque une pause. Dans un instant, on vous raconte l'histoire de Belhavre, paisible, village de l'Inde,
36:59 qui aujourd'hui se déchire à cause du projet d'installation d'un camp de demandeurs d'asile.
37:03 Sujet qui pose la question de savoir pourquoi.
37:05 Pourquoi on parachute des demandeurs d'asile au fin fond des campagnes françaises.
37:08 A tout de suite.
37:09 Nous ne voulons pas que Belhavre devienne Barbès-Rochochoi.
37:14 Le village n'est pas adapté à cette réception de projet.
37:17 Pas de transport en commun, pas d'accès à l'emploi, pas d'accès à la formation, pas de sécurité.
37:22 Ce n'est pas parce que vous pensez qu'un migrant peut amener de la délinquance que vous êtes un salopard.
37:26 On va parler à présent d'un village, un village qui se déchire.
37:31 Et s'il se déchire, c'est à cause de l'arrivée d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile.
37:34 L'histoire se déroule à Belhavre. C'est dans l'Inde. Belhavre, 934 habitants.
37:39 Deux rassemblements étaient organisés ce week-end dans ce petit village de près de 1000 habitants.
37:45 Un groupe était favorable à un projet de création d'un centre d'accueil pour migrants.
37:51 Et les autres n'en veulent pas.
37:53 Nous ne voulons pas que Belhavre devienne Barbès-Rochochoi.
37:57 Parmi les 900 habitants de Belhavre dans l'Inde, la création d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile en inquiète certains.
38:04 On estime tout simplement que le village n'est pas adapté à cette réception de projet.
38:08 On n'a pas d'infrastructure adaptée, pardon. Pas de transport en commun, pas d'accès à l'emploi, pas d'accès à la formation, pas de sécurité.
38:18 Ce n'est pas parce que vous pensez qu'un migrant peut amener de la délinquance que vous êtes un salopard.
38:22 Et vous avez aussi le droit de souhaiter que des éléments qui peuvent troubler, c'est ce que vous pensez en tout cas, votre tranquillité, ne viennent pas la troubler.
38:30 Ce n'est pas être fachot que de le dire.
38:32 Les habitants que j'ai rencontrés, ils m'en aiment aussi. On a vraiment l'impression que la France rurale, que les campagnes deviennent vraiment les endroits où on ne sait pas où mettre les migrants.
38:42 On les met là. Voilà. Ben non. C'est des endroits qu'on veut encore préserver.
38:46 On est contre ce projet. On n'est pas contre l'arrivée de demandeurs d'asile en France. Je tiens vraiment à le notifier.
38:52 Le problème qu'il y a, c'est que voilà, on a un champ culturel. On est dans un village qui est ancré depuis des centaines d'années avec vraiment des racines très profondes.
39:02 Lorsqu'il s'agit d'implanter des prisons dans les territoires, on a mille et une raisons de vous dire que ce n'est pas possible parce que la population ne le veut pas, les élus ne le veulent pas, donc on ne veut pas de prison.
39:12 Je ne comprends pas comment l'État arrive effectivement à imposer des migrants, des quotas de migrants et des centres de migrants dans des endroits où ils n'en veulent pas, alors que les places de prison vous harguent du refus des territoires pour ne pas les faire. Ce n'est pas cohérent.
39:27 La structure, gérée par une association, devrait être installée dans une ancienne usine du village.
39:33 Tout le monde a essayé de dire à Jean-Michel, c'est que la mairie avait dit oui. La mairie a dit oui pour cette implantation de centres.
39:41 Alors, c'est vrai que ça pose quand même la question parce qu'Emmanuel Macron avait prévenu, on va installer, il y aura des centres qui seront installés dans les campagnes puisqu'il s'agit de repeupler les campagnes.
39:52 De repeupler les campagnes.
39:54 Me semble-t-il. C'est ce qu'il a dit, non ?
39:56 Il pourrait s'intéresser à la démographie, faire en sorte que les gens fassent des enfants, mettent des commerces.
40:02 C'est vrai que c'est un peu paradoxal de mettre des migrants dans des endroits où il n'y a parfois pas de travail.
40:07 Et en plus, on a vu les problèmes qu'il y a pu avoir en banlieue. On a vraiment l'impression qu'on va importer en banlieue les problèmes qu'on a dans les campagnes, plus le RER bientôt.
40:18 Voilà, si c'est ça le progrès pour la France, c'est quand même inquiétant.
40:23 Ça montre aussi qu'on ne sait plus quoi faire de l'immigration au sens large.
40:27 Pardonnez-moi, donc peut-être qu'il faudrait arrêter l'efflux, ce serait plus simple.
40:31 Mais le RER dans l'Indre, il n'y est pas encore.
40:34 Non, il n'y est pas encore.
40:35 À quel âge est-on certains de son sexe ? Je ne vous pose pas la question, mais vous pourrez répondre tout à l'heure.
40:40 Mais en tout cas, c'est une question qui va de plus en plus faire débat.
40:43 On va prendre avec l'exemple qui suit. Une mère de famille accuse la mairie de puto, de transphobie.
40:49 Elle est très en colère que son fils, né fille, mais aujourd'hui garçon sur sa carte d'identité, ait été obligé de dormir pendant toute une semaine avec des filles.
40:58 Cette histoire a donné lieu à un débat chez Jean-Marc Morandini avec cette question.
41:02 Donc, à 12 ans, est-ce qu'on est certain de son sexe ?
41:08 Une mère de famille accuse la mairie de transphobie. Son enfant de 12 ans, né fille, est aujourd'hui à 12 ans un enfant transsexuel, c'est-à-dire un garçon.
41:19 Or, lors d'un séjour en Italie organisé par la mairie, il a été mis dans le dortoir des filles, son sexe de naissance, et non dans celui des garçons.
41:28 À 12 ans, on est encore un enfant. Un enfant ne peut pas se prédéterminer, se déterminer sur l'équivalence entre son identité de genre et son identité sexuelle.
41:37 C'est précisément l'âge où tout change à ce moment-là.
41:40 On sait à 3 ans si on a un corps de garçon ou de fille, mais il peut arriver que cette réalité-là ne nous convienne pas.
41:47 La maman dit, vous allez le voir, il a toujours été un garçon, un garçon trans est un garçon, il devait donc être hébergé avec les garçons.
41:56 Martin Gardian.
41:57 Monsieur le Messiah, vous faites la confusion, comme visiblement la mère de Puto, entre sexe et genre.
42:03 Il y a eu des enfants qui sont allés jusqu'au suicide parce qu'on leur a refusé la reconnaissance.
42:06 Non, parce qu'on a alimenté ces imbécilités d'adultes auprès des enfants.
42:11 Est-ce qu'ils veulent être de l'autre sexe simplement pour avoir le droit de pouvoir jouer avec des activités de l'autre sexe,
42:18 ou simplement avoir le droit de s'habiller de l'autre sexe ?
42:21 Et puis il y a d'autres enfants qui parlent de convictions extrêmement profondes.
42:26 La vraie difficulté c'est qu'on commence, hélas, à voir aujourd'hui des enfants qui sont arrivés au bout de leur processus de transition,
42:33 qui ont changé de sexe et de genre, et qui sont au regret de l'avoir fait.
42:38 On voit bien qu'aller trop tôt dans cette transition, ça peut amener finalement de la souffrance supplémentaire, si on veut, des transitions.
42:44 Alors d'où la prudence à avoir vis-à-vis de l'enfant et vis-à-vis de l'adolescent.
42:48 Moi je ne crains, si vous voulez, que les parents qui eux sont dans une espèce de délire,
42:52 projettent sur leurs enfants leurs propres angoisses ou leurs propres fantasmes ou leur propre folie.
42:58 Et je crois qu'on est dans une époque où les psychiatres et les psychologues doivent s'éclater.
43:03 Il y a deux sujets dont on voudrait parler encore, il ne reste très peu de temps.
43:06 D'abord, Jacqui Lematte, c'est un nom qui résonne, Jacqui Lematte, le parrain des parrains.
43:10 Le dernier parrain marseillais surnommé l'immortel, il a survécu après avoir été la cible d'un commando qui lui a mis 22 balles dans le corps.
43:18 Jacqui Lematte l'immortel qui aimait aussi le showbiz, Alain Delon avec qui il avait ouvert un ARA, le journaliste Frédéric Cloquin, pardon.
43:25 Et la veuve de Jacqui Imbert était sur le plateau de Sonia Mabrouc.
43:28 Aujourd'hui, ils ont parlé notamment de cette amitié entre Lematte et Delon.
43:32 Connaissez-vous l'histoire de Jacqui Lematte ?
43:37 Il y a eu deux films quand même, un l'immortel et l'espérie et puis il passait dans la French.
43:41 Jacqui Lematte qui a quand même été le plus grand parrain, on va dire le parrain de la voyoucratie française dans la deuxième moitié du 20e siècle.
43:48 D'être à la fois dans sa cuisine et à l'entraînement rôtière en même temps, c'est-à-dire que d'être des deux côtés.
43:54 Et c'est pour ça que le livre se lit comme ça à deux voix où tout d'un coup on est plus avec sa veuve qui est là.
44:02 Il nous a quittés il y a combien de temps ?
44:03 Trois ans.
44:04 Et vous avez une différence assez marquante avec lui ?
44:07 41 ans.
44:08 C'est un personnage qui parmi ses meilleurs amis a Alain Delon et qui va le suivre toute sa vie et qui va lui être fidèle toute sa vie.
44:15 Je veux dire, ils vont rester très très proches jusqu'au bout pendant des années.
44:18 Vous diriez que c'est un ami ?
44:20 C'est un ami qui a toujours été là.
44:24 Et quand Jacqui se retrouve en prison, c'est quand même Alain Delon qui te remonte le moral tous les jours.
44:28 C'est ça qui moi m'a frappé.
44:29 Je pense qu'Alain Delon il joue des rôles de voyou, il a besoin de modèles.
44:33 Vous pensez que c'est que ça ?
44:34 Mais c'est pas que ça, non, il est complètement fasciné.
44:36 C'est par fascination qu'il est allé le voir ?
44:38 Non, il n'est pas allé le voir. Il se rencontre en 1960 dans un petit café sur les Champs-Élysées, pas loin des Champs-Élysées.
44:44 Jacqui Lematte arrive et le patron de la boîte a installé Alain Delon et sa compagne à sa table.
44:52 Donc Jacqui Lematte arrive, il pousse des cris, il convoque le patron, "Vire-moi ces gens, c'est qui ?" etc.
44:58 Et à ce moment-là, le patron vient le voir et il dit "Oui mais tu comprends, c'est Alain Delon, c'est peut-être la star du cinéma à mon temps."
45:05 Et Jacqui Lematte dit "Ok, je m'assois à ta table, je partage ma table avec eux."
45:10 Il s'assoit, il commence à discuter et là, Jacqui Lematte s'aperçoit.
45:14 Alain Delon est quand même, à un moment donné, à la sortie de... quand il était très jeune, a failli être bandit.
45:21 Il a failli être bandit. En tout cas, il y a des histoires passionnantes dans ce livre qui s'appelle "Jacqui Lematte, le showbiz et les politiques".
45:27 Donc ça veut dire qu'il y a aussi des histoires avec des politiques. C'est un livre qu'on vous conseille.
45:31 On va terminer par les Oscars, 95e cérémonie la nuit dernière à Hollywood.
45:36 Et c'est ça ce qui n'est pas une claque, pas une tache de sang sur le tapis blanc.
45:40 Le triomphe du film le plus délirant, le plus économique et le plus inattendu, c'était en direct hier soir sur Canal+.
45:45 C'est le film "Everything, Everywhere, All at Once" qui a tout raflé cette année avec notamment l'Oscar du meilleur film.
45:54 Je vous le traduis, il y a un "tout, partout, tout à la fois". Romain, si ce n'est pas prémonitoire comme titre.
46:00 Alors on s'attendait à quelques récompenses, c'est vrai, mais sept Oscars, franchement sept Oscars, c'est exceptionnel.
46:05 Et à chaque récompense, on a eu droit à des séquences émotions.
46:07 Par exemple, Kiyu Kwan, ancien enfant acteur découvert dans "Indiana Jones 2", c'était demi-lunain le petit garçon.
46:14 Et bien après avoir laissé tomber le cinéma parce qu'il ne trouvait plus de rôle, 30 ans après, il se retrouve oscarisé meilleur second rôle masculin.
46:21 Et puis la grande dame du cinéma asiatique, l'ex-band-girl, experte en Kung Fu, star de Hong Kong, Michelle Yeoh.
46:28 Michelle Yeoh à 60 ans devient la première asiatique, je dis bien asiatique, pas d'origine asiatique
46:34 puisqu'elle est malaisienne, c'est la première asiatique à remporter l'Oscar de la meilleure actrice.
46:38 Et puis "Everything, Everywhere, All at Once", Oscar du meilleur film face à deux mastodontes,
46:43 Top Gun Maverick, Avatar, La Voix de L'Eau.
46:45 Alors cela montre quelque part qu'il y a une nouvelle génération de cinéastes qui est en train de prendre la relève
46:50 et d'autre part c'est un signal parce qu'il y a une sorte de renouveau à Hollywood.
46:54 - Chris Carabé, vous n'avez pas aimé l'Oscar du meilleur film ?
46:57 - Je suis passé à côté, ça arrive, je vois effectivement l'engouement autour de ce film, sept Oscars.
47:02 - Bah assure, c'est peut-être pas mal.
47:04 - Je suis passé à côté et quand je vois que Babylone a eu que trois nominations et zéro Oscar
47:07 et a fait un flop monumental aux Etats-Unis alors que chez nous il a fait 1,5 million d'entrées,
47:11 ça me rassure, sur la France et sur le goût des Français.
47:14 - Chris Carabé n'a pas aimé, Alexandre Le Rouge a aimé ?
47:17 - Non, je pense que c'est le pire palmarès de la cérémonie des Oscars depuis longtemps
47:21 qui cède au pseudo-intellectualisme, à l'ère du temps.
47:26 On répète, c'est la première asiatique comme si ça avait une importance.
47:30 Je crois que c'est le talent des artistes qui est pris,
47:32 mais je crois que les Oscars doivent un Oscar aujourd'hui à Kate Blanchett, à Steven Spielberg
47:36 et effectivement j'aurais donné tous les Oscars à Babylone cette année,
47:40 mais qui n'était peut-être pas un film assez politique pour correcte.
47:42 - Ok, vous avez réussi à faire une tirade politique, moi j'ai aimé le film, je vous le dis.
47:45 - Au bout de trois fois.
47:46 - Au bout de trois fois, mais peu importe, je le trouve totalement délirant.
47:49 - Je ne dis pas que de classe, mais c'est anecdotique.
47:51 - Allez, c'est la fin du Meilleur de l'Info, merci de votre fidélité, merci à Camille Guédon,
47:55 Brice Boulogne et Adrien Fontenot qui m'ont préparé cette émission.
47:59 Dans un instant, c'est Soir Info, Julien Pasquet, bye bye, à demain, bonne soirée.
48:03 [Musique]

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