00:00 Oui effectivement, il n'est pas rentré. On est actuellement devant le centre de santé dans lequel se trouve actuellement François Brune.
00:04 Et ici les manifestants attendaient de pied ferme le ministre et il est passé par une autre entrée.
00:08 Donc c'est pour ça que vous voyez un petit peu moins de manifestants derrière moi,
00:11 puisqu'ils ont essayé de se diviser pour essayer, par une chance, de pouvoir croiser le ministre à sa sortie.
00:17 Je suis actuellement avec vous Sabrina, vous êtes ici, ça fait deux heures que vous êtes arrivée.
00:21 Qu'est-ce que c'est le message là clairement aujourd'hui ?
00:24 Nous le message c'est celui qu'on donne au gouvernement depuis des semaines à travers les manifestations.
00:29 C'est-à-dire que le peuple n'est pas d'accord pour que tout l'argent soit concentré et qu'une part des richesses aille à ceux qui ont déjà tout.
00:35 Que ce ne sont pas les marchés financiers qui décident, mais c'est nous, les gens, tout le peuple,
00:40 qui ne veut plus d'une politique qui est faite pour l'argent, qui est faite pour les marchés financiers,
00:44 que ce soit pour la retraite, pour l'hôpital et pour nos services publics.
00:47 D'autant que vous êtes médecin, que vous, c'est votre ministre qui est là,
00:50 vous auriez aimé lui poser une question en particulier ou lui dire quelque chose aujourd'hui si vous aviez pu lui parler ?
00:54 Oui, écoutez, moi je suis très en colère parce qu'à chaque fois que je suis en visite et qu'on va voir des personnes âgées à domicile,
01:00 quand on leur dit qu'il faut aller aux urgences, ils ne veulent plus y aller.
01:03 La plupart, ils nous disent "je n'ai plus la force de subir ça".
01:05 Et le endroit où on est censé les soigner, c'est dans le droit où ils n'ont même plus la force d'aller parce qu'on va les maltraiter.
01:11 Il y a encore, il y a trois jours, il y a un monsieur qui est mort à Grenoble dans les couloirs des urgences.
01:15 Et ça fait depuis que Macron est là.
01:17 Il nous dit "un coup avec monsieur Véran, un coup avec madame Buzyn".
01:19 Maintenant, c'est les 100 jours pour désengorger les urgences.
01:22 Partout, on enlève de l'argent.
01:25 Partout, aujourd'hui, l'objectif de dépense d'assurance maladie pour l'année qui est votée, il est encore inférieur aux besoins de la population.
01:32 On prend de l'argent public pour nous faire travailler plus, pour enlever à l'hôpital public, partout.
01:37 Et nous, on dit "stop".
01:38 Et là, monsieur...
01:39 Vous avez l'impression d'être écouté aujourd'hui ?
01:41 Bah écoutez, force est de constater que monsieur O'Brown, on était des centaines ici, il est passé par ailleurs.
01:47 Là, on a encore des centaines qui sont de l'autre côté pour essayer de le croiser à la sortie.
01:51 Et force est de constater que partout, soit ils annulent leur visite, soit ils passent par des souterrains.
01:56 Donc en fait, un gouvernement, à un moment, qui est plus capable de croiser le peuple, qui est obligé de...
02:02 Il a peur pour vous ?
02:03 Bah écoutez, on a quand même les députés en marche qui ont demandé des protections policières.
02:07 Donc à partir d'un moment où un parti qui est celui du gouvernement est obligé de demander partout à la police de le protéger,
02:13 qui est obligé de fuir le peuple, partout, vous voyez, il y a des affiches "Macron démission",
02:18 les cent milliards de fraude fiscale, les gens les collent partout.
02:21 Donc à un moment, ils sont juste plus légitimes.
02:24 Le peuple, il est souverain et on leur dit "on veut pas ça, on veut pas votre politique,
02:28 donc il faut nous écouter et sinon on sera là, on nous enlèvera pas nos cordes vocales,
02:32 ils pourront enlever les casseroles, ils nous enlèveront pas nos voix".
02:35 Une contestation qui est partagée par de nombreux militants avec qui on a pu échanger tout à l'heure.
02:39 Ils essaieront coûte que coûte d'échanger avec le ministre lors de sa sortie
02:43 ou un autre jour dans les prochains jours si c'est nécessaire selon ce qu'ils nous ont expliqué.