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  • il y a 3 ans
Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #90minutesInfo du lundi au vendredi

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News
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00:00:00 Bonjour et bienvenue dans cette dernière édition de la semaine de 90 minutes info.
00:00:03 Je suis ravie de vous retrouver.
00:00:04 On va développer tous les titres et tous les thèmes de débat du jour dans un instant.
00:00:09 Juste après, le rappel des titres avec Adrien Spiteri dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.
00:00:14 Joyeux anniversaire Adrien.
00:00:15 Merci beaucoup Nelly.
00:00:20 François Braune assure que la situation dans les hôpitaux est compliquée.
00:00:24 Le ministre de la Santé s'est rendu dans une caisse primaire d'assurance maladie de Bobigny.
00:00:28 Aujourd'hui, il se veut toutefois rassurant.
00:00:31 Il affirme que les établissements font leur maximum pour que tous les patients arrivent
00:00:35 à trouver des médecins traitants.
00:00:38 Elisabeth Borne veut diviser par deux les délais pour obtenir une carte d'identité
00:00:42 ou un passeport d'ici à l'été.
00:00:44 La première ministre était en déplacement dans l'Inde aujourd'hui.
00:00:48 Elle milite pour un accès simple et rapide aux services publics.
00:00:52 Les délais sont aujourd'hui en moyenne de 66 jours.
00:00:54 Il pourrait être ramené à 30 jours.
00:00:57 Et puis l'ONU tire la sonnette d'alarme, la fonte des glaciers bat des records.
00:01:02 La perte d'épaisseur cumulée des glaciers depuis 1970 s'élève à près de 30 mètres.
00:01:08 Un phénomène qui semble pour l'instant impossible à arrêter avec le réchauffement climatique.
00:01:14 Et en ce vendredi, nous parlerons donc du premier chantier les 100 jours,
00:01:17 c'est-à-dire l'école avec pour commencer la revalorisation des salaires des enseignants,
00:01:22 accueilli d'ailleurs de manière plutôt mitigée.
00:01:25 On met en moyenne à peu près 900 euros de moins par mois, payés par mois,
00:01:31 que la moyenne des fonctionnaires de la catégorie dans la fonction publique d'État.
00:01:35 Donc nous, les enseignants ne sautent pas de joie
00:01:37 parce qu'en fait ils vivent un déclassement salarial,
00:01:39 une paupérisation depuis plusieurs dizaines d'années.
00:01:43 Nous parlerons aussi de ce projet d'autoroute contesté en Occitanie
00:01:46 alors que des associations écologistes veulent s'y rendre ce week-end.
00:01:49 Y a-t-il une crainte de débordement comme autour des grandes bassines il y a quelques semaines ?
00:01:53 Visiblement, ça n'est pas du tout la même échelle de risque.
00:01:57 C'est deux types de manifestations très différentes.
00:01:59 À Seine-Sauline, la manifestation était interdite.
00:02:02 Dans le Tarn, la manifestation est autorisée.
00:02:04 Parce que nous n'avons pas de renseignements qui nous démontrent
00:02:07 que dans le Tarn, les gens ont eu une envie absolue de violence,
00:02:09 ce qui était évidemment le cas à Seine-Sauline, tout le monde l'a constaté.
00:02:13 Enfin, alors que la loi anti-squat n'est pas encore entrée en vigueur,
00:02:15 un exemple édifiant.
00:02:16 À Nantes, pointe l'impunité dont jouissent encore les occupants illégaux de ces appartements.
00:02:22 Ils ont cassé d'ailleurs les carreaux pour rentrer par la porte.
00:02:27 Ils ont enlevé les serrures, ils les ont remplacées,
00:02:30 ils ont soudé des plaques de tôle sur les portes d'entrée rue Baron.
00:02:34 Lorsque je les ai vues pour la première fois,
00:02:37 ils m'ont dit que c'était des logements qui étaient libres
00:02:39 et que comme ils étaient libres, ils pouvaient les prendre, ils pouvaient les occuper.
00:02:43 Eux, ils n'avaient pas de quoi se loger.
00:02:45 Un petit sprint en ce vendredi.
00:02:47 J'ai du bien de retrouver ma place.
00:02:49 Bonjour, bienvenue à tous.
00:02:50 Je suis ravie de vous voir.
00:02:52 C'est un plateau un peu inédit pour moi,
00:02:54 puisqu'il n'y a que des têtes nouvelles
00:02:56 ou en tout cas pas souvent présentes sur le plateau 90 minutes info.
00:02:59 Bonjour, Juliette Briens.
00:03:00 Bonjour.
00:03:01 Merci d'être là.
00:03:01 Vous êtes journaliste à l'incorrect, à vos côtés.
00:03:04 On retrouve Sabrina Grestirou-Bach qu'on n'avait pas vue depuis un petit moment, c'est vrai.
00:03:08 Députée Renaissance des Bouches-du-Rhône, bienvenue à vous.
00:03:11 Bonjour, Thomas Scarpellini.
00:03:12 Bonjour.
00:03:13 Je rappelle que vous êtes juriste.
00:03:14 Et puis pour m'accompagner pour le décryptage politique
00:03:17 et pour les analyses diverses et variées,
00:03:20 Elodie Huchard du service Pôle.
00:03:23 On va évidemment parler de cette première pierre posée au chantier des 100 jours.
00:03:27 C'est Emmanuel Macron lui-même qui le répète à l'envie.
00:03:29 C'est l'école avec la volonté de remotiver le corps enseignant
00:03:33 et des augmentations présentées comme un choc d'attractivité.
00:03:37 Alors ça oscille entre 100 et 230 euros net par mois pour tous dès la rentrée prochaine.
00:03:43 Ce n'est pas, vous allez le voir quand même dans le reportage,
00:03:45 qui suit tout à fait à la hauteur des attentes.
00:03:47 Thibaut Marcheton.
00:03:48 Dès la rentrée scolaire 2023-2024,
00:03:52 tous les enseignants pourront constater sur leur fiche de paye
00:03:54 une augmentation de leur salaire entre 100 et 230 euros net par mois.
00:03:59 L'objectif du gouvernement, remonter la rémunération des professeurs
00:04:02 afin que tous les salaires soient au-dessus de 2000 euros par mois.
00:04:05 C'est super 230 euros pour contrer l'inflation, pour plein de choses.
00:04:10 C'est top.
00:04:11 Ça peut aider, mais ça reste quand même négligeable.
00:04:13 En Ile-de-France, c'est loin d'être suffisant.
00:04:15 C'est bien, c'est vraiment une bonne chose.
00:04:17 C'est des études longues, aujourd'hui, ils sont quand même obligés d'aller jusqu'au master,
00:04:19 je crois, c'est cinq années d'études.
00:04:21 Un ingénieur avec la même période d'études,
00:04:23 il gagne déjà plus de 2000 euros par mois en fait.
00:04:27 C'est plus juste aussi.
00:04:28 Si les Français restent mitigés quant à cette annonce,
00:04:31 les principaux concernés eux trouvent cette aide largement insuffisante.
00:04:35 On est en moyenne à peu près 900 euros de moins payés par mois
00:04:41 que la moyenne des fonctionnaires de la catégorie dans la fonction publique d'État.
00:04:45 Donc non, les enseignants ne sautent pas de joie
00:04:47 parce qu'en fait ils vivent un déclassement salarial,
00:04:49 une paupérisation depuis plusieurs dizaines d'années.
00:04:53 Lors de son déplacement, le chef de l'État a précisé
00:04:55 que si l'enseignant s'implique davantage dans des missions sur la base du volontariat,
00:04:59 cette augmentation pourrait aller jusqu'à 500 euros net par mois.
00:05:03 Alors, Élodie, il est bien entendu que ça ne va pas être du rattrapage complet.
00:05:08 D'ailleurs, Papendia et je crois le conseiller lui-même,
00:05:12 parce qu'on paie aujourd'hui, si je puis dire, des années quand même de retard
00:05:17 et de non-augmentation, de non-revalorisation.
00:05:20 Oui, évidemment, et c'est aussi pour ça que du coup,
00:05:21 les syndicats ne sont pas forcément satisfaits parce que certes, il y a un mieux,
00:05:25 mais ça ne rattrape pas tout le retard qui avait été pris.
00:05:28 Et puis d'ailleurs, plus globalement, Emmanuel Macron nous disait que l'école,
00:05:30 ça devait être un des grands chantiers de ces 100 jours, comme vous le disiez,
00:05:33 avec à la rentrée une école totalement refondée, etc.
00:05:36 Alors oui, c'est un premier pas pour les professeurs.
00:05:39 En revanche, si vraiment il faut qu'à la rentrée scolaire de septembre,
00:05:42 on a une école qui change du tout au tout,
00:05:44 on a la garantie que tous les enseignants sont remplacés
00:05:46 avec des résultats scolaires qui sont meilleurs,
00:05:48 bon courage parce que certes, la mesure peut faire plaisir,
00:05:51 c'est un peu un pansement quand même sur une jambe de bois,
00:05:53 mais le projet plus global, on attend quand même qu'il se décide,
00:05:56 on en saura peut-être plus mercredi avec la première mise
00:05:57 qui va dévoiler la fameuse feuille de route des 100 jours.
00:06:00 On en saura déjà peut-être un petit peu plus avec vous, Sabrina Agresti-Roubach,
00:06:05 puisque vous êtes un peu la représentante de la majorité aujourd'hui.
00:06:08 Qui dit, femme de valorisation, dit quand même
00:06:11 que ça va représenter des dépenses supplémentaires importantes ?
00:06:14 Ça a été budgétisé adéquatement, j'imagine, mais où on va trouver l'argent ?
00:06:17 Écoutez, déjà ça a été voté au dernier PLF,
00:06:21 donc projet de loi de finances 2023,
00:06:23 donc ça a été voté en 2022 pour 2023,
00:06:25 ça c'est la première chose, l'autre chose,
00:06:27 c'est que la vraie question, comment est-ce qu'on rattrape
00:06:30 des décennies et des décennies de non-augmentation et de non-valorisation ?
00:06:34 C'est même pas revalorisation, c'est valorisation.
00:06:36 Oui, là il s'agit de juste valoriser.
00:06:38 C'est sûr que moi je prends toujours ma part et notre part de responsabilité,
00:06:42 ça c'est la première chose.
00:06:43 L'autre chose, c'est sur les augmentations.
00:06:46 Il faut bien distinguer à mon sens et être vraiment précis
00:06:49 quand on parle de l'augmentation de nos professeurs,
00:06:52 c'est le socle invariable.
00:06:54 Le socle invariable, il va de 100 euros à 230 euros selon l'échelon
00:06:59 et l'enceinté du professeur.
00:07:01 Donc ça, c'est la première chose.
00:07:02 Après, il y a un autre socle absolument...
00:07:04 On allait y venir, mais allez-y, bien sûr.
00:07:06 Donc sur l'engagement, le fameux pacte avec,
00:07:11 je fais des missions en plus et ça peut aller quand même jusqu'à,
00:07:15 pour la faire brève, jusqu'à 5 000 euros net par mois, ça a été annoncé.
00:07:19 Ah, 500, 500.
00:07:20 Par an, pardon.
00:07:21 5 000 par an, mais voilà, par an.
00:07:23 Mais c'est 500 par mois.
00:07:25 En tout cas, ça sera 6 000 par an dans ce cas.
00:07:27 Ça serait 6 000 par mois.
00:07:28 6 000, exactement.
00:07:29 Donc ça peut aller, ça va, on a au bas mot entre 1 300 et quelques euros
00:07:34 jusqu'à 6 000 euros par an, net.
00:07:38 Et l'autre chose aussi, et à mon avis c'est important,
00:07:40 sur le remplacement des professeurs.
00:07:42 Quand on dit, moi je veux juste rappeler la philosophie du président de la République
00:07:46 sur ce sujet, que je connais pas trop mal,
00:07:48 c'est de dire, l'essentiel c'est que nos enfants aient toujours un professeur en classe.
00:07:53 C'est-à-dire, moi je le vois, ma fille, quand il manque un professeur,
00:07:56 parfois c'est le professeur de CDI et qui vient faire un cours
00:07:59 donc sur la documentation, sur la littérature, sur les livres.
00:08:02 Ah oui ?
00:08:03 Moi, mon fils, quand son prof est pas là, il est pas remplacé pendant une semaine.
00:08:06 C'est du vécu.
00:08:07 Non mais c'est vrai.
00:08:08 Non mais je sais.
00:08:09 Une semaine entière.
00:08:10 Mais je sais.
00:08:11 L'essentiel c'est que les enfants aient un professeur en face,
00:08:15 donc que le manque soit comblé et quelle que soit la matière qu'on fait.
00:08:20 Parce qu'après, entre professeurs et entre équipes éducatives,
00:08:25 on est capable de rattraper entre nous, si je puis dire, ou entre les cours.
00:08:28 Le professeur de maths, par exemple, qui a été en maladie pendant 6 semaines,
00:08:31 ce qui arrive, ça c'est cas concret, moi je les vois tous les jours,
00:08:36 s'il y a X heures de maths à rattraper,
00:08:38 mais qui ont été rattrapées par un autre professeur qui a fait une autre matière,
00:08:42 il pourra aussi, l'essentiel c'est le socle des fondamentaux quand même.
00:08:45 C'est arriver in fine, avec un socle des fondamentaux sur les matières,
00:08:50 notamment principales, maths, français, anglais.
00:08:52 On va y venir dans un second temps, à cette belle ambition,
00:08:55 à ce renforcement aussi de la…
00:08:56 Ah, belle ambition, il faut bien avoir une ambition.
00:08:57 Non mais le renforcement de la lecture aussi, parce que c'est important,
00:09:00 on voit, si on veut renforcer la lecture en 6e,
00:09:04 alors qu'en 6e, normalement, ça fait partie des choses qui sont acquises de longue date,
00:09:08 c'est qu'il y a un vrai problème aujourd'hui dans notre système éducatif.
00:09:10 Mais j'aimerais qu'on reste quand même momentanément sur la question des profs.
00:09:13 Alors, ce qu'elle dit, c'est qu'en fait, c'est conditionné.
00:09:15 Or, les profs nous disent, Juliette Briens,
00:09:17 on travaille déjà 43 heures par semaine,
00:09:20 entre les missions en classe et tout ce qu'il y a autour, donc ça va être compliqué.
00:09:24 Mais justement, parce que pour sortir un tout petit peu des détails
00:09:27 de ce qui va être proposé justement aux profs,
00:09:29 je pense qu'effectivement, c'est essentiel, il faut revaloriser les salaires des profs
00:09:33 qui se sont effondrés sur une période de 30 ans.
00:09:36 Et cette crise de la vocation, elle passe aussi par là,
00:09:39 c'est par une revalorisation des salaires.
00:09:41 Et je trouve personnellement que ce n'est pas suffisant du tout.
00:09:45 Cette revalorisation, elle doit se faire aussi par le statut.
00:09:48 Vous savez, pendant la Troisième République, les hussards noirs, comme on les appelait,
00:09:51 ils avaient un vrai statut, ils étaient respectés.
00:09:54 Parce qu'en fait, c'était des instructeurs, c'était des instituteurs,
00:09:57 c'était des instructeurs de l'école laïque et républicaine.
00:10:01 Ils avaient un vrai statut, ils se sentaient considérés,
00:10:03 ils étaient respectés par les parents, par les élèves, par l'État.
00:10:08 Et aujourd'hui, en fait, il y a des sondages qui sont sortis.
00:10:11 On a un sondage qui dit 8% des professeurs de collège interviewés
00:10:16 ne se sentent pas respectés et ne se sentent pas considérés par la société.
00:10:22 Vous voyez, ça va bien au-delà d'une revalorisation salariale.
00:10:25 C'est tout le champ de raison qu'on va trouver.
00:10:27 Et également, pour combien de centaines d'euros, vous, iriez-vous travailler dans une ZEP,
00:10:32 dans un collège en grande difficulté, où les professeurs se font cracher dessus,
00:10:37 insulter, parfois violenter ?
00:10:39 Pour combien de centaines d'euros iriez-vous risquer d'être le prochain Samuel Paty,
00:10:43 qui, on le répète, a été complètement abandonné par tout un système,
00:10:47 par ses collègues, par l'administration ?
00:10:49 On l'a encore vu dans des échanges récents dévoilés dans les mails.
00:10:51 Le salaire, c'est bien, mais il faut aller plus loin.
00:10:53 Et c'est toute l'école qui est...
00:10:55 C'est vrai que dans ces conditions, les candidats ne sont pas légion,
00:10:59 pardon, j'en perds mon stylo,
00:11:01 au point qu'effectivement, ils viennent à manquer pour passer les concours.
00:11:05 Et il y a eu une sorte de...
00:11:07 Comment dire ?
00:11:10 De baisse dans le recrutement, en tout cas dans les standards de recrutement,
00:11:12 parce qu'on essaie d'aller chercher partout pour combler les trous.
00:11:15 Ce n'est pas comme ça qu'on va sauver effectivement la profession.
00:11:18 Est-ce qu'il faut un plan plus ambitieux encore, Thomas Karpellini ?
00:11:21 Alors, deux éléments de réponse.
00:11:22 La première, le constat, on le partage tous.
00:11:24 Les professeurs français sont les moins bien payés ou presque de l'OCDE.
00:11:28 Vous allez en Allemagne, vous traversez le Rhin,
00:11:29 c'est quasiment 1500 euros de plus par mois.
00:11:32 Vous avez quitté les détails, Juliette Moncron,
00:11:33 je pense que c'est important d'y aller, sur les détails de cette augmentation.
00:11:37 Pourquoi ? Trois éléments de réponse.
00:11:38 La première augmentation, en calcul en Gouknois,
00:11:41 ça fait une augmentation de 4% des salaires.
00:11:43 Emmanuel Macron avait promis une augmentation de 10%.
00:11:46 On en est loin, donc.
00:11:47 On en est loin.
00:11:47 Deuxième élément, ce n'est pas le salaire intrinsèque qui augmente,
00:11:50 ce sont les primes, ce qui veut donc dire qu'ils ne sont pas pris en compte.
00:11:53 Mais vous oubliez les 2000 euros de salaire net par mois.
00:11:57 Je parle sur cette augmentation.
00:11:58 Ça va arriver.
00:11:59 Ça va arriver, absolument.
00:12:00 Je dis simplement que cette augmentation de 100, 200, 500 euros...
00:12:03 Le socle, ça sera 2000 euros.
00:12:05 En attendant, cette augmentation n'est pas prise en compte
00:12:07 dans le calcul de la retraite, par exemple.
00:12:09 Oui, parce que les primes ne sont pas calculées,
00:12:11 ce n'est pas du salaire brut.
00:12:14 Et finalement, qu'est-ce qu'on regarde ?
00:12:15 C'est que finalement, cette réforme, cette annonce était attendue,
00:12:19 elle fait plaisir, mais c'est vraiment mettre du vernis sur une jambe de bois,
00:12:22 c'est faire du cosmétique.
00:12:24 On sait que les professeurs ont été particulièrement engagés
00:12:26 dans les manifestations contre la réforme des retraites.
00:12:28 De plus, comme vous l'avez très bien rappelé,
00:12:30 cette réforme a déjà été votée au 49-3 il y a plusieurs semaines,
00:12:34 voire plusieurs mois.
00:12:34 Donc Emmanuel Macron, en pleine période de crise,
00:12:36 sort de son chapeau cette réforme cosmétique
00:12:39 pour essayer de remettre dans le giron du débat
00:12:42 et avec une forme de complaisance les enseignants
00:12:44 pour quelque chose qui finalement ne va pas faire augmenter leurs retraites,
00:12:47 ne va pas les faire gagner significativement plus par rapport à leurs voisins
00:12:50 et qui ne réglera en rien que ce soit le climat ou la vocation
00:12:53 pour aller dans les écoles.
00:12:54 Alors juste un petit addendum, s'il vous plaît.
00:12:55 Juste un petit mot sur la crise des vocations.
00:12:58 Quand je l'ai dit, tout le monde a sauté au plafond.
00:13:00 Ce n'est pas que seulement avec de la revalorisation de salaire
00:13:04 qu'on fabrique des profs.
00:13:05 Après, il y a la vocation quand on est professeur.
00:13:08 Moi, je vous donne un exemple.
00:13:09 Oui, mais pour avoir la vocation, il faut avoir l'envie.
00:13:12 Pour la donner l'envie.
00:13:13 La cuisine qui est avocate, droite publique,
00:13:15 et maintenant elle est professeure des écoles,
00:13:17 elle a une classe de C20.
00:13:18 Donc c'est bien une vocation.
00:13:20 Ça compte la vocation.
00:13:22 L'envie, comme vous le disiez, dans des zones compliquées.
00:13:25 Moi qui viens de Marseille,
00:13:26 et pour le coup, vraiment des quartiers populaires.
00:13:29 Qui m'a donné envie d'avancer et qui m'a donné envie de progresser ?
00:13:33 Ce sont mes professeurs au-delà de mes parents.
00:13:34 J'ai eu l'éducation de mes parents
00:13:37 et j'ai eu l'instruction de mes professeurs.
00:13:39 Et je l'écris moi dans un livre.
00:13:41 J'adorais l'école quand j'étais petite
00:13:42 et pourtant j'étais dans un endroit compliqué.
00:13:44 Donc oui, vous avez raison.
00:13:46 Et ça, c'est une première.
00:13:47 - Donc on viendra avec moi qu'aujourd'hui,
00:13:48 il n'y a pas le même degré de motivation chez les élèves que chez les profs.
00:13:52 - Aujourd'hui, les profs sont abandonnés par tout le système.
00:13:55 Plus personne les aide à faire face aux difficultés,
00:13:58 face à les fougements du niveau.
00:14:00 - Mais oui, la société a changé.
00:14:03 - On pense que l'école va pouvoir régler tous les problèmes de nos enfants
00:14:09 et tous les problèmes de la société.
00:14:10 On pense pareil pour les policiers.
00:14:13 Ce n'est pas l'école qui doit régler tous les problèmes.
00:14:15 - À mon avis, à chacun sa propre...
00:14:17 - Là, on a parlé en effet du chantier des salaires.
00:14:20 C'est important.
00:14:21 Emmanuel Macron, il a voulu commencer par ça
00:14:22 parce que c'était aussi une manière de redorer son blason
00:14:25 après la séquence compliquée qui se poursuit d'ailleurs à chaque déplacement
00:14:29 de l'après-réforme des retraites.
00:14:30 Mais le chantier de l'éducation, il l'a fait là.
00:14:33 Il a donné les grandes lignes sur Twitter, sur ses réseaux sociaux.
00:14:36 Je vous en donne deux ou trois et puis on pourra les commenter ensemble.
00:14:39 Le dédoublement des grandes sections, vous savez, ça avait commencé avec le CP.
00:14:43 - Ça avait bien marché ?
00:14:44 - Ça a marché, ça s'est apporté à son crédit, visiblement,
00:14:47 de la vie des autres spécialistes.
00:14:49 Et là, maintenant, on veut l'étendre à la grande section de maternelle.
00:14:51 Il y a l'aide à la lecture, ça c'est important, en sixième,
00:14:53 mais c'est aussi le reflet de quelque chose qui ne va pas bien.
00:14:55 Le soutien scolaire renforcé, ça va dans le bon sens.
00:14:57 Et puis, l'aide au choix de l'orientation dès la cinquième
00:15:01 et la réintroduction des maths en première pour les filles qui n'en avaient plus.
00:15:03 Là, effectivement, il a tenu compte quand même,
00:15:05 lui et son entourage et les experts de l'éducation,
00:15:09 de tout ce qui n'allait pas et pourquoi la France est quand même régulièrement épinglée,
00:15:12 écomplie dans les classements mondiaux, Elodie.
00:15:14 - Oui, et tenir compte aussi, d'ailleurs, des erreurs qui ont été faites
00:15:17 par les précédentes réformes pour revenir dessus,
00:15:19 sur, vous le disiez après, très justement, sur la volonté finalement de se rendre compte
00:15:23 qu'il faut d'abord maîtriser les fondamentaux.
00:15:26 Ça semble peut-être évident pour tout le monde,
00:15:27 mais on voit que les précédentes réformes avaient plutôt tendance à se dire
00:15:30 qu'il faut qu'on ouvre un petit peu, qu'il y ait des matières un peu différentes,
00:15:32 notamment au lycée, alors que certains, finalement, sortent sans avoir le bac
00:15:35 parce que les maths, les français, ça n'est toujours pas maîtrisé.
00:15:38 Donc, c'est aussi une volonté de revenir à une éducation peut-être plus simple.
00:15:41 - Et il y a des choses, quand on voyait la liste, qui semblent extrêmement simples,
00:15:44 en réalité, quand on dit "aide à la lecture, plus de mathématiques, plus de français",
00:15:48 ça semble presque finalement assez incroyable qu'on se dise
00:15:52 "on en est là à faire une réforme pour dire qu'il faut des maths et des français".
00:15:53 - Mais les enfants lisent moins et ce n'est pas de l'orientation de la République.
00:15:57 - Ça, je ne comprends pas.
00:15:57 Si l'élève de 5e n'a pas les bases de lecture et de mathématiques,
00:16:01 qu'est-ce qu'on va l'aider à choisir son orientation ?
00:16:03 - Il n'y a pas forcément la maturité en 5e de savoir ce qu'il peut faire à l'école.
00:16:05 - On n'a pas du tout cette maturité en 5e.
00:16:07 - Mais ce n'est pas un choix défini.
00:16:08 - Pour nos élèves de l'ambiance.
00:16:09 - On ne vous demande pas de dire "vous allez être orientés vers telle ou telle filière".
00:16:12 - Et après, qu'est-ce que se sont dit maintenant ?
00:16:14 "Oui, on va les orienter vers des filières très spéciales".
00:16:18 "Pas besoin d'apprendre le français, pas besoin d'apprendre le math,
00:16:20 vas-y, va apprendre un métier".
00:16:21 - Ils ne donnent pas la chance, là, pour le coup, aux enfants.
00:16:24 - Quand vous étiez lycéenne, le CPE, vous le voyez souvent.
00:16:28 Enfin, je veux dire, à moins d'avoir une idée, une vocation propre, personnelle,
00:16:32 on a besoin, à un moment donné, d'avoir quand même des pistes
00:16:35 pour savoir quel métier, plus tard, potentiellement, nous trouver.
00:16:37 - La 5e, excusez-moi, ça me paraît un peu jeune, surtout vu le niveau aujourd'hui.
00:16:41 - Mais attendez, si vous permettez juste une chose,
00:16:43 les petits français lisent moins, est-ce que c'est de la faute du président de la République ?
00:16:46 - Non, après, il y a la citation parentale.
00:16:49 - Il y a ça aussi, il y a le ancien Pélinier qui va tenter de se frayer un chemin dans cette discussion.
00:16:52 - Ça ne vous déprime pas de voir ça ?
00:16:53 Vous savez, il y a quelques semaines, le ministre de l'Éducation, en Corée du Sud,
00:16:56 qui est quand même un pays comparable au nôtre, que ce soit en termes de développement,
00:16:58 il a donné comme engagement que pour l'équivalent des gamins de 3e,
00:17:01 quand ils passent leur brevet à eux, ils soient capables de coder en Python.
00:17:04 Python, c'est un codage qu'on apprend en polytechnique ou dans les grandes écoles d'ingénieurs.
00:17:08 Eux, en Corée du Sud, ils veulent que ce soit appris dès la 3e.
00:17:11 Et nous, on est en train de débattre pour savoir si nos gosses sont capables de lire.
00:17:14 - Mais vous savez comment ça fonctionne en Corée ?
00:17:16 - Je termine là-dessus.
00:17:19 Évidemment, Emmanuel Macron ne peut pas être derrière chaque parent,
00:17:22 chaque enfant, lui dire "attention, tu vas lire, tu vas lire, tu vas lire, tu vas faire des maths".
00:17:25 Ce qu'on paye là, c'est 40, 50, 60 ans de déclassement de notre école.
00:17:31 Et je suis désolé, mais dans la 6e ou 7e puissance économique mondiale,
00:17:34 voir que notre président de la République, son objectif pour l'école,
00:17:36 c'est que des gamins soient capables d'accorder un subjonctif
00:17:39 ou écrire tout simplement en français et ne plus déconstruire la langue.
00:17:42 - C'est assez triste en fait.
00:17:43 - C'est même pas triste, c'est consternant.
00:17:45 Qu'est-ce que ça va donner plus tard ?
00:17:48 - Mais là, vous devez un petit peu plus parler que les autres,
00:17:50 mais vous aurez l'occasion de revenir.
00:17:52 Vous savez quel est le système ?
00:17:53 - En amont, vraiment en amont.
00:17:54 - En Corée du Sud, ils vont à l'école jusqu'à 11h du soir parce qu'ils font les académies.
00:17:56 Nos petits écoliers font pas exactement la même chose.
00:17:58 - Je m'attendais à ça.
00:17:59 - Excusez-moi, on n'est pas exactement dans la même...
00:18:01 - La Suisse qui a moins d'horaires que nous a des résultats qui sont, selon PISA,
00:18:04 9 fois supérieurs aux nôtres.
00:18:06 - Mais ils n'ont pas le codage phyton.
00:18:07 - Ils ont moins d'horaires que nous.
00:18:08 - 9 fois supérieurs aux nôtres, mais moins de temps de jour.
00:18:10 - Ah tiens, on a oublié le sport.
00:18:11 30 minutes de sport en plus, mais ça c'est peut-être une bonne chose.
00:18:14 Parce que nos enfants qui sont rivés devant les écrans,
00:18:17 font pas assez d'exercices et ça c'est quand même quelque chose de prouvé.
00:18:20 Alors, il nous reste quelques minutes, j'aimerais qu'on aborde un autre problème très sérieux.
00:18:23 L'inquiétude dès lors qu'on accompagne, vous le savez, un proche aux urgences,
00:18:26 parce que maintenant, il n'est pas dit que le proche en question soit accepté
00:18:31 ou soit admis immédiatement.
00:18:34 Parfois, on nous demande même de rentrer chez nous.
00:18:36 Eh bien, il y a eu un décès aux urgences du CHU de Grenoble.
00:18:39 C'est même le troisième depuis le mois de décembre.
00:18:42 Regardez ce qui se passe dans ce CHU qui est quand même largement abandonné.
00:18:45 Olivier Madinier, Michel Dos Santos.
00:18:49 Le CHU de Grenoble est à bout de souffle.
00:18:51 Avec une capacité d'accueil d'une cinquantaine de lits,
00:18:54 les urgences sont débordées et se retrouvent parfois avec le double de patients.
00:18:58 Infirmière Julie craint un nouveau drame, elle réclame une série de mesures urgentes.
00:19:03 Que des lits réouvrent, qu'on ait du personnel soignant disponible pour répondre aux besoins,
00:19:08 qu'on ait plus de médecins, nous ce qui nous manque aux urgences, c'est des médecins actuellement.
00:19:11 On voudrait juste retrouver des conditions de travail normales
00:19:13 et je pense que c'est pas non plus la mer à bord, on réclame pas 5000 euros par mois.
00:19:18 Pour le chef des urgences, l'amélioration des conditions de travail
00:19:21 permettra d'accueillir de nouveaux urgentistes.
00:19:23 La priorité reste cependant de trouver des places dans des services hospitaliers
00:19:27 où l'attente se compte parfois en semaine.
00:19:29 Il y a des filières qui ne fonctionnent pas du tout et c'est le cas en particulier de la psychiatrie.
00:19:33 C'est la même chose pour la gériatrie.
00:19:35 Les patients psychiatriques et les patients âgés avec des problèmes sociaux,
00:19:39 personne ne veut s'en occuper, personne ne sait s'en occuper.
00:19:42 Ils restent aux urgences et parfois ils meurent aux urgences.
00:19:45 Face à cette situation, les syndicats ont saisi la justice.
00:19:48 Au-delà du CHU de Grenoble, le département de l'ISER
00:19:51 est lui aussi confronté à des contraintes similaires.
00:19:54 Alors, on entend souvent, Juliette Briens,
00:19:56 on en a marre des plans, ça va se dégrader partout, il y a des problématiques hétérogènes.
00:20:00 C'est exactement comme l'école, c'est la dégradation longue et de longue date
00:20:03 de tous nos services publics.
00:20:04 On a laissé tous les métiers de fonctionnaires essentiels à nos vies se déclasser, se dégrader.
00:20:10 Les infrastructures sont pitoyables, les procédures administratives sont hyper lourdes.
00:20:14 Tous les services sont embourbés dans la politique, dans la paperasse,
00:20:18 par le manque de personnel.
00:20:20 Jusqu'à laisser ce vieil homme, ce pauvre homme de 90 ans mourir sous nos yeux.
00:20:24 C'est là qu'on en est aujourd'hui.
00:20:25 J'aimerais rappeler qu'en fait, l'école française et le milieu hospitalier français,
00:20:30 c'était les meilleurs du monde.
00:20:32 Le monde entier nous enviait notre système hospitalier.
00:20:35 Aujourd'hui, on laisse des vieilhommes mourir.
00:20:37 La lente dérive des services publics.
00:20:39 Il y a aussi cette petite musique qui monte,
00:20:41 que vous avez peut-être entendu dans certaines conversations.
00:20:42 Et moi, j'ai déjà vu dans des débats et même sur les réseaux sociaux, ça monte,
00:20:45 de gens qui disent, il y a une contestation, une forme de contestation.
00:20:48 On en a marre de donner de l'argent au fisc pour un service public de base qui n'est pas rendu.
00:20:53 Les Français commencent vraiment à s'opposer frontalement
00:20:55 à l'idée de devoir payer pour qu'il n'y ait rien derrière.
00:20:58 Mais exactement, vous voyez votre fiche d'impôt, vous voyez ce que vous payez
00:21:01 et vous voyez ce que vous avez.
00:21:02 Rien ou alors peau de chagrin.
00:21:04 Et pour continuer le parallélisme avec l'école,
00:21:06 l'hôpital, c'est comme l'école, c'est un métier de vocation.
00:21:08 Et si on doit faire un focus, on peut parler des internes.
00:21:11 Vous savez, ces jeunes médecins qui ne sont pas encore diplômés,
00:21:13 qui sont envoyés en première ligne dans ces urgences,
00:21:15 qui sont souvent mal accompagnés, pas assez formés,
00:21:18 plus que sous-payés aux horaires de travail absolument démentiels,
00:21:21 qu'on envoie aux urgences. Pourquoi on les envoie ?
00:21:23 Parce qu'ils ne coûtent rien et que ça permet de ne pas salarier des médecins en plus.
00:21:26 C'est-à-dire qu'on envoie nos futurs médecins, notre jeunesse,
00:21:28 qui ont une vraie vocation de blouse blanche,
00:21:30 se faire achaper dans les hôpitaux et les services publics.
00:21:33 Madame la députée, en dix secondes, on en est là quand même.
00:21:36 L'état du service public qui se délite, le déclassement, c'est ça aussi.
00:21:39 Quand l'hôpital ne va pas, plus rien ne va en fait.
00:21:41 Alors, je trouve que vous dressez un tableau...
00:21:45 -Sombre. -Non, non, non.
00:21:47 On a quand même, en France, quand vous avez un cancer,
00:21:49 vous ne vous demandez pas combien ça va vous coûter, vous êtes soigné.
00:21:52 Il ne faut pas non plus, je pense, trop noircir le tableau.
00:21:55 Allez vous faire soigner ailleurs, vous verrez que...
00:21:56 Les urgences qui n'acceptent pas les patients, ça ne va pas.
00:21:58 Non, non, non, mais pourquoi ? Alors moi, je vais vous dire.
00:22:01 Pareil, je regarde, je suis une maman, comme tous,
00:22:03 on a déjà emmené nos enfants aux urgences.
00:22:05 Pourquoi est-ce qu'on va aux urgences ?
00:22:07 Moi, je pense qu'à un moment donné, il va falloir donner des actes.
00:22:10 Par exemple, aux infirmières pratiques avancées,
00:22:13 elles sont capables de faire des choses que les urgences n'ont pas à gérer.
00:22:16 Le problème, c'est qu'on va aux urgences pour tout et n'importe quoi.
00:22:19 Et là où on doit gérer justement l'urgence,
00:22:21 du coup, on arrive à un drame pareil.
00:22:24 -Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. -On le fera plus tard.
00:22:26 Désolée, on n'a plus le temps.
00:22:28 On n'a pas fini d'en parler, on revient pour aborder d'autres thèmes.
00:22:31 Vous êtes très chatty aujourd'hui, comment vous bavardes.
00:22:34 Allez, à tout de suite.
00:22:35 De retour avec vous avant de reprendre le débat avec nos invités,
00:22:42 je vous propose de retrouver Mickaël Dorian, c'est l'heure de son JT.
00:22:44 Bonjour, Mickaël.
00:22:45 Bonjour Nelly, bonjour à tous.
00:22:46 Le 3 octobre 1980, une bombe a explosé
00:22:49 près d'une synagogue de la rue Copernic à Paris.
00:22:52 L'attentat a fait quatre morts et des dizaines de blessés.
00:22:54 Le verdict du procès est attendu aujourd'hui, 43 ans après.
00:22:58 Noémie Schultz, vous êtes en direct de la Cour d'assises spéciales de Paris
00:23:02 où les magistrats se font attendre et sont toujours en train de délibérer.
00:23:06 Oui, il y a tout juste quelques minutes,
00:23:11 on a appris que le verdict serait rendu dans une heure et demie à 17h30.
00:23:14 Il aura donc fallu huit heures aux cinq magistrats professionnels
00:23:18 qui composent cette Cour d'assises spéciales pour délibérer,
00:23:21 pour trancher et décider de condamner ou d'acquitter Hassan Diab.
00:23:26 Auront-ils été convaincus par le réquisitoire hier
00:23:29 des deux représentants du parquet antiterroriste
00:23:31 qui ont fait part de leur intime conviction,
00:23:32 la culpabilité de ce Libano-Canadien de 69 ans ?
00:23:37 Ou au contraire, auront-ils été plus sensibles aux arguments de la défense
00:23:40 qui les a mis en garde contre le risque de commettre une grave erreur judiciaire
00:23:43 en condamnant cet homme qui a toujours clamé son innocence
00:23:47 dans un dossier qui repose en grande partie sur les renseignements,
00:23:51 un dossier dans lequel même la France a eu parfois des positions contradictoires
00:23:56 en mettant des années d'abord à identifier un suspect,
00:24:00 puis en le poursuivant avant d'en donner un nom de lieu
00:24:03 et à nouveau de le renvoyer devant une Cour d'assises.
00:24:06 Voilà donc beaucoup d'incertitudes autour de ce verdict
00:24:08 et évidemment une décision très attendue par les partis civils.
00:24:11 Certaines ont assisté aux trois semaines du procès
00:24:14 et avaient hâte que la justice passe enfin 42 ans et demi après les faits.
00:24:19 Merci beaucoup Noémie Schultz.
00:24:20 Les images sont signées Loïc Tontat pour CNews.
00:24:23 Gérald Darmanin promet de renforcer les effectifs
00:24:25 pour lutter contre l'immigration clandestine à Mayotte.
00:24:28 Il prévoit d'y mener dans les prochains jours une vaste opération anti-migrants.
00:24:32 Plusieurs sans-papiers, dont la plupart sont comoriens, doivent être expulsés.
00:24:36 Mais problème, les Comores ont d'ores et déjà annoncé
00:24:38 qu'ils n'entendent pas les accueillir.
00:24:41 Dans le reste de l'actualité, l'armée de terre a de plus en plus de mal à recruter.
00:24:45 Depuis 2021, une nouvelle recrue sur trois démissionne avant la fin de son contrat.
00:24:50 Autre chiffre inquiétant, 37% des soldats renoncent à signer une deuxième fois
00:24:55 pour retrouver la vie civile.
00:24:59 Et puis avis aux adeptes du Monopoly.
00:25:01 La rue la plus chère de France n'est pas la rue de la paix, non.
00:25:04 Selon le site spécialisé Meilleur agent qui a sélectionné les rues
00:25:08 où le prix au mètre carré est le plus élevé, l'Arter, la plus chère du pays,
00:25:12 et le quai des Orfèvres, à Paris, évidemment.
00:25:15 Les précisions de Célia Barotte.
00:25:18 Pour acheter un bien immobilier ici, il faut casser sa tirelire
00:25:21 et débourser 23 000 euros par mètre carré.
00:25:24 C'est le prix à payer si l'on souhaite habiter sur l'île de la Cité,
00:25:28 non loin de la Conciergerie, de la Sainte-Chapelle ou encore du Pont-Neuf.
00:25:32 On compte seulement 11 immeubles d'habitation
00:25:35 dans une localisation très prisée et très touristique.
00:25:38 Les appartements sont tous exposés plein sud.
00:25:41 Et pour les Parisiens que nous avons rencontrés et interrogés,
00:25:44 le prix n'est pas si étonnant.
00:25:46 23 000 euros de mètre carré, oui, c'est l'offre et la demande.
00:25:49 Si c'est 23 000 euros de mètre carré, c'est qu'il y a des gens qui sont prêts à payer pour.
00:25:53 Je pense qu'on est dans un quartier assez touristique,
00:25:55 avec Notre-Dame pas loin, le fameux 36 Quai des Orfèvres.
00:25:58 Donc oui, ça ne m'étonne pas forcément.
00:26:00 Non, je ne pensais pas que c'était la rue la plus chère,
00:26:02 mais en même temps, je savais que c'était cher.
00:26:04 Si désormais on associe le Quai des Orfèvres à sa valeur immobilière,
00:26:09 il a été rendu célèbre notamment pour son numéro 36
00:26:12 et ses différents lieux de tournage.
00:26:15 Et on termine avec un mot de sport après une saison compliquée du côté du Paris Saint-Germain.
00:26:19 Les doutes s'intensifient autour de Christophe Galtier,
00:26:22 l'entraîneur du PSG qui en conférence de presse a pourtant annoncé
00:26:24 qu'il se projetait déjà sur la saison prochaine.
00:26:27 Est-ce que je suis persuadé d'être l'entraîneur de la saison prochaine ?
00:26:41 Je me projette pour être l'entraîneur de la saison prochaine au Paris Saint-Germain.
00:26:45 Persuadé, non, mais confiant en apparence,
00:26:48 Christophe Galtier avance sans certitude,
00:26:50 mais prépare déjà l'avenir au PSG.
00:26:53 Nous travaillons avec Louis sur l'architecture de l'effectif,
00:26:58 la saison prochaine avec les modifications que l'on souhaite apporter.
00:27:02 On sait sur quoi nous devons axer notre réflexion.
00:27:06 De nombreux chantiers, car cette saison la patte Galtier ne s'est jamais imprimée sur son effectif.
00:27:11 Un plan de jeu trop dépendant de Kylian Mbappé,
00:27:14 8 défaites en 2023 et des éliminations précoces en Ligue des Champions face au Bayern
00:27:19 et en Coupe de France à Marseille.
00:27:20 Pas certain que cela suffise pour vivre cet avenir à Paris.
00:27:25 Et suite au soupçon de racisme à l'encontre de Christophe Galtier,
00:27:28 on vient d'apprendre que l'entraîneur du PSG a décidé de porter plainte
00:27:32 pour diffamation et menace de mort.
00:27:34 Tout de suite, Nelly Denac et la suite de 90 minutes Info.
00:27:37 Merci cher Michael.
00:27:46 On va poursuivre ce débat avec nos invités sur ce plateau qui sont restés,
00:27:50 Juliette Briens, Thomas Karpelini, Sabrina Gresti-Roubach et Elodie Huchard
00:27:55 qui nous rejoint à l'instant.
00:27:57 J'aimerais vous soumettre ces nouvelles données que le ministère de l'Intérieur a transmises
00:28:02 sur la corrélation qui peut être faite entre insécurité, délinquance et immigration.
00:28:09 On va regarder dans un instant, on va les découvrir et les faire analyser par une de nos reportères,
00:28:13 les faits ou les mis en cause sont des étrangers.
00:28:16 Je propose de regarder quand même dans leur proportion globale et par catégorie d'élit,
00:28:22 ce que ça donne lorsqu'il s'agit des cambriolages par exemple.
00:28:26 On va vous montrer ce tableau.
00:28:28 On voit que la part des étrangers est relativement importante.
00:28:32 41% de faits relevés ou mis ou les mis en cause sont des étrangers pour des cambriolages.
00:28:38 35% dans le cas de vols violents sans armes et 17% et une baisse quand même assez sensible
00:28:44 pour ce qui est des coups et blessures volontaires.
00:28:46 Même chose pour ce qui est des violences sexuelles ou des homicides.
00:28:53 Je pense que c'est dans le carton qui suit.
00:28:54 Voilà 17% pour les homicides, 13% pour les violences sexuelles.
00:28:57 Le tout mis en lumière par Mathilde Couvillier-Fleurnoy et on en parle ensemble.
00:29:01 Les chiffres donnés par le ministère de l'Intérieur sont définitifs et font état de bilan pour 2022.
00:29:08 Selon nos informations, 41% des mis en cause pour cambriolages sont de nationalités étrangères.
00:29:15 35% des vols violents sans armes ont été effectués par des personnes d'origine étrangère.
00:29:20 17% des mis en cause pour coups et blessures volontaires sont étrangers.
00:29:25 17% c'est également la part d'étrangers inculpés pour homicides.
00:29:29 Enfin, 13% d'entre eux sont mis en cause dans des cas de violences sexuelles.
00:29:33 Ces infractions ont été relevées par les services de police et de gendarmerie
00:29:37 sur le plan niveau national.
00:29:38 Si ces chiffres donnent la part d'étrangers mis en cause dans des actes de délinquance,
00:29:43 il n'est pas possible en revanche de savoir pour l'ensemble de ces faits
00:29:47 si les victimes étaient de nationalité française ou étrangère.
00:29:51 A noter que ces données du ministère de l'Intérieur concernent les 5,2 millions d'étrangers en France.
00:29:57 C'est toujours la même chose, Elodie Huchard.
00:29:59 Il faut les analyser à l'aune de la proportion que ça représente dans la population.
00:30:02 Il faudrait voir le ratio étranger, d'ailleurs étranger, est-ce que c'est immigration illégale, légale ?
00:30:09 Il faudrait voir, affiner tout cela et voir en proportion ce que ça représente
00:30:13 par rapport à la population globale aussi.
00:30:15 Oui, parce qu'en fait, c'est important de savoir si c'est important ou pas.
00:30:17 Voilà, effectivement, les chiffres bruts, comme ça, il faut les rapporter à la population.
00:30:20 On voit aussi d'ailleurs que selon les crimes ou délits,
00:30:23 on n'est pas du tout quand même sur les mêmes proportions.
00:30:25 En revanche, ça pose la question de la corrélation entre les deux.
00:30:29 Emmanuel Macron a dit qu'il ne faisait pas de lien existentiel entre les deux.
00:30:33 Gérald Darmanin qui avait été quand même un petit peu plus clair, un petit peu plus franc,
00:30:37 en disant qu'il y avait effectivement un problème avec la délinquance étrangère,
00:30:41 avec toujours cette question entre la différence de, comme vous le disiez,
00:30:44 immigration légale ou illégale, puisque ce n'est pas la même question.
00:30:47 Avec, effectivement, quand ce sont des étrangers entrés illégalement en France,
00:30:50 on se dit qu'effectivement, ils n'avaient rien à faire sur ce territoire,
00:30:52 si ce n'est pas le cas pour ceux qui sont là légalement.
00:30:54 C'est un panorama, Thomas Carpellini, mais ça n'est pas suffisamment affiné,
00:30:58 précis pour qu'on puisse en tirer des conclusions trop hâtives non plus.
00:31:02 On est face à de la bêta donnée, des chiffres bruts.
00:31:06 Après, ils sont libres à interprétation.
00:31:08 La phrase du statisticien disant que les petits chiffres sont des êtres fragiles,
00:31:11 qui tordus peuvent dire n'importe quoi, ils sont soumis à interprétation.
00:31:15 Ce qui est certain, c'est qu'il faut mettre ces chiffres en parallèle
00:31:18 avec la répression de la délinquance étrangère, qui pareil,
00:31:21 est soumise à interprétation, mais regardons les chiffres.
00:31:23 Le nombre d'OQTF, obligation de quitter le territoire français.
00:31:27 Le nombre d'exécutions des OQTF.
00:31:30 Et dès lors, on peut également comparer.
00:31:32 Par exemple, la Suisse ou les pays scandinaves
00:31:34 mettent en place quelque chose comme 90% des OQTF.
00:31:38 Et eux, ces chiffres, ça fait des années qu'ils les ont.
00:31:40 Ils se sont rendus compte qu'une mise en place stricte
00:31:42 des obligations de quitter leur territoire
00:31:44 permettait de faire baisser la propension de la délinquance issue par les étrangers.
00:31:48 Dès lors, on ne peut pas faire une corrélation entre délinquance et étranger,
00:31:51 du moins pas avec ces chiffres.
00:31:52 Par contre, on peut mettre en place une corrélation
00:31:54 par étude statistique comparative d'autres pays,
00:31:57 de l'application des sanctions de renvoi notamment vers les pays d'origine
00:32:01 et baisse de la délinquance.
00:32:03 Alors, juste une précision sur les OQTF,
00:32:07 les obligations de quitter le territoire.
00:32:09 C'est quand même soumis, et ça, ce n'est pas à vous que je la prends,
00:32:12 au laissé-passer consulaire.
00:32:14 Donc, le...
00:32:15 Ah oui, mais enfin, Gérard Darmanin et même Emmanuel Macron
00:32:17 ont dit "on va mettre le paquet".
00:32:18 On va augmenter, donc ça...
00:32:20 Non mais, je vais vous dire... Non, non, non.
00:32:21 Ah oui, mais s'il faut mettre le paquet,
00:32:23 il faut qu'on fasse des répondants.
00:32:24 Oui, mais ça relève aussi de la diplomatie.
00:32:27 Ce que vous ne précisez pas, c'est que ce n'est pas la même immigration
00:32:30 parce qu'ils ne viennent pas des mêmes zones.
00:32:32 Nous, en France, c'est plutôt le Maghreb et l'Afrique subsaharienne.
00:32:34 Et dans les pays nordiques, pareil, que je regarde aussi de près,
00:32:38 c'est plutôt une immigration qui vient de Turquie,
00:32:41 qui vient plutôt de pays avec qui ils ont de bonnes relations.
00:32:43 Donc, aussi, ça dépend...
00:32:44 Mais on a de bonnes relations avec le Maghreb.
00:32:45 On a pas de bonnes relations avec l'Algérie ?
00:32:46 On a supposément de bonnes relations.
00:32:48 Emmanuel Macron a dit que nous étions deux pays amis.
00:32:51 Mais j'étais avec lui lors de sa visite en Algérie au mois d'août.
00:32:55 Donc, je peux vous garantir de ce qu'il a dit.
00:32:58 Et en tout cas, du travail diplomatique
00:33:00 qui s'accompagne aussi pour l'exécution des OQTF.
00:33:02 Ce n'est pas que le ministre de l'Intérieur ou le président de la République
00:33:05 ou Sabrina ne veulent pas exécuter les OQTF.
00:33:07 C'est juste qu'il faut délaisser passer consulaires
00:33:09 pour pouvoir les exécuter.
00:33:11 Et juste une chose sur la corrélation entre les deux.
00:33:15 Il va falloir aussi regarder de près
00:33:18 quelle est la part d'immigration illégale
00:33:21 et des transgressions légalement sur notre territoire.
00:33:24 Mais aussi, on ne peut pas faire de corrélation
00:33:28 parce que ça voudrait dire que par l'origine,
00:33:30 on explique un comportement.
00:33:31 Pas du tout. C'est l'origine sociale qui explique le comportement.
00:33:34 L'origine sociale, c'est-à-dire...
00:33:35 C'est faux.
00:33:36 Comment c'est faux ?
00:33:37 Ce sont des étrangers...
00:33:40 Mais bien sûr que ce n'est pas faux.
00:33:41 Ce sont des étrangers qui viennent de pays
00:33:43 qui ont des cultures drastiquement différentes de la nôtre,
00:33:46 qui sont propulsés parce qu'on les laisse venir sur notre territoire.
00:33:49 On ne leur demande pas de venir, vous êtes d'accord ?
00:33:51 Rassurez-moi.
00:33:52 Ah bon ?
00:33:53 On les incite.
00:33:54 On les incite largement.
00:33:55 Pourquoi ?
00:33:56 Le Chèque-Viti, on les prend,
00:33:58 on leur donne des allocations sociales, on les aide.
00:34:00 Mais non, ils vont continuer à venir.
00:34:02 Ils vont continuer à venir tant qu'on les a fait venir.
00:34:05 Ce n'est pas l'origine ethnique qui explique ça.
00:34:07 Fermons les frontières.
00:34:10 Fermons les frontières.
00:34:11 Renvoyons les occultes chez eux.
00:34:14 Oui mais elle vous dit...
00:34:16 Les occultes, on n'a pas...
00:34:19 Attendez, attendez, attendez.
00:34:21 On n'a pas les moyens.
00:34:23 Juliette Briens, on n'a pas les moyens.
00:34:26 Mais regardez les communes !
00:34:27 On n'a pas les moyens.
00:34:28 Non mais là...
00:34:29 Si tout le monde parle en même temps, on ne va pas s'en sortir par contre.
00:34:32 Il faut que vous la laissiez finir son propos.
00:34:34 Et après je reprends la main derrière.
00:34:35 Parce que c'est comme ça que les gens nous entendent.
00:34:37 Vous avez vu, vous avez vu, ils ne nous captent rien.
00:34:39 Et ça devient un peu pénible pour tout le monde.
00:34:41 Le problème c'est qu'on n'a pas les moyens
00:34:42 d'appliquer cette politique des occultes.
00:34:44 On n'a pas les moyens parce qu'on ne se les donne pas.
00:34:46 Il faut faire preuve de courage politique.
00:34:48 Évidemment si on continue à se soumettre à Buxelle
00:34:50 et à appliquer leurs lois,
00:34:53 leurs lois qui ne sont pas légitimes,
00:34:55 qui ne sont pas nos lois,
00:34:57 évidemment on n'y arrivera jamais.
00:34:58 Donc il faut mettre un coup de poing pour ça.
00:35:00 Ils ne peuvent rien contre nous.
00:35:02 Allez, Thomas Kerpelini avant qu'on change de thème.
00:35:04 Deux choses.
00:35:05 Et obliger les pays à reprendre.
00:35:06 La première, je me porte en faux sur l'origine sociale.
00:35:09 Le département le plus pauvre de France,
00:35:11 c'est la Creuse.
00:35:12 Et ce n'est pas le département où il y a plus de délinquance.
00:35:15 Donc je refuserai toujours la corrélation
00:35:17 entre pauvres et délinquance.
00:35:19 Parce que c'est tout aussi odieux
00:35:21 que faire une corrélation entre étrangers et délinquance.
00:35:23 Combien de Français, un Français sur cinq,
00:35:25 sous le seuil de Provéthée,
00:35:26 ils ne sont pas tous délinquants.
00:35:27 C'est la première.
00:35:28 La deuxième, qu'est-ce que ça démontre ?
00:35:30 Également un signe de déclassement de la France.
00:35:32 Car si la France, 6e, 7e puissance économique mondiale,
00:35:35 membre fordérateur de l'Union Européenne,
00:35:36 membre du Conseil de sécurité de l'ONU,
00:35:38 n'est pas capable de remporter des bras de fer
00:35:40 avec des pays qui n'ont pas son rayonnement économique,
00:35:42 qui n'ont pas son rayonnement diplomatique,
00:35:44 qui n'ont pas son rayonnement militaire,
00:35:45 pour faire exécuter des OQTF,
00:35:47 enfin, excusez-moi,
00:35:48 il suffisait de voir les déclarations des dignitaires somaliens
00:35:51 ou algériens,
00:35:52 qui sont certes des pays très respectables,
00:35:53 mais qui, avec la France,
00:35:54 pourraient engager peut-être un bras de fer à un moment,
00:35:56 dire, nous rironner quand on veut les forcer
00:35:59 à appliquer des laissés-passer consulaires,
00:36:02 si la France n'est pas capable...
00:36:03 - Donc vous faites quoi ?
00:36:04 Vous coupez l'aide au développement ?
00:36:06 - Mais ça en fait partie !
00:36:08 - Mais ça en fait partie, le Danemark !
00:36:09 - Le Danemark, c'est un pays européen,
00:36:11 oui ou non, c'est un pays européen,
00:36:12 des sociodémocrates.
00:36:14 Ils se sont rendus compte de la bêtise,
00:36:17 de la bêtise dans laquelle ils s'étaient mis,
00:36:19 tous seuls d'ailleurs,
00:36:20 de leur politique migratoire incontrôlée.
00:36:22 - Tout a baissé drastiquement.
00:36:24 - Ils ont pris conscience de ça,
00:36:26 et maintenant ils ont tout changé,
00:36:27 et ils renvoient des étrangers chez eux.
00:36:29 - Et on le fait aussi !
00:36:30 - Pourquoi nous, la France, ce grand pays,
00:36:33 pourquoi on n'est pas capable d'avoir ce courage ?
00:36:35 Les gens n'en peuvent plus,
00:36:36 tout par un volo,
00:36:37 mais c'est aussi à cause de ça.
00:36:38 La délinquance, les prisons,
00:36:39 qui débordent d'étrangers,
00:36:41 c'est pas normal.
00:36:42 Donc vous videz les prisons,
00:36:44 en renvoyant les gens chez eux,
00:36:45 et comme ça on pourra mettre
00:36:46 les autres délinquants dans les prisons.
00:36:47 Vous baissez de...
00:36:48 La délinquance, vous la baissez de 70%.
00:36:50 - C'est un débat qu'on ne pourra pas...
00:36:52 Merci, c'est un débat qu'on ne pourra pas clore aujourd'hui,
00:36:54 et de toute façon...
00:36:55 - Et d'un moins, le fond peut le faire aussi.
00:36:56 - Il est certain qu'on vous réconciliera pas immédiatement.
00:36:59 À venir, un week-end de mobilisation
00:37:01 potentiellement tendue.
00:37:02 Ça se passe à la lisière du Tarn
00:37:04 et de la Haute-Garonne.
00:37:05 1 500 à 2 000 habitants
00:37:07 des associations d'écologistes
00:37:09 s'opposent à la construction
00:37:11 de ce qu'on va appeler l'autoroute A69.
00:37:15 Elle est censée relier Toulouse à Castres.
00:37:17 Il n'y a pas une si grande distance que ça.
00:37:19 Il y a déjà une nationale
00:37:20 qui permet de relier les deux villes.
00:37:22 C'est là aussi le cœur du problème.
00:37:23 C'est le tracé de cette autoroute
00:37:25 qui va couper un village en deux.
00:37:27 Mais, évidemment,
00:37:28 pourquoi tout le monde se tourne
00:37:29 vers cette localité,
00:37:31 enfin, ces localités, sur le tronçon ?
00:37:33 C'est parce qu'il y a un danger potentiel.
00:37:34 200 radicaux pourraient s'y rendre
00:37:36 à compter de demain.
00:37:38 Évidemment, c'est sans commune mesure,
00:37:39 je vous le dis tout de suite,
00:37:40 avec ce qui s'est passé à Sainte-Soline.
00:37:42 Il n'empêche, tout le monde surveille quand même ça
00:37:44 comme le lait sur le feu.
00:37:45 Bonjour Thomas Bonnet, vous êtes sur place.
00:37:47 Vous êtes tout près de l'endroit
00:37:49 où la mobilisation aura lieu.
00:37:50 Vous avez pu rencontrer des villageois,
00:37:52 des riverains.
00:37:53 Que vous ont-ils dit ?
00:37:57 Oui, tout à fait.
00:37:58 On est dans la commune de Puy-Lorence,
00:37:59 dans le Tarn,
00:38:00 un village d'un peu plus de 3000 habitants,
00:38:02 qui est à une quinzaine de kilomètres,
00:38:04 à peu près, de l'endroit où le campement
00:38:05 a été monté par les manifestants
00:38:07 en prévision de ce week-end.
00:38:09 C'est surtout un village qui a la particularité
00:38:10 d'être situé à proximité très immédiate
00:38:12 du tracé de la future autoroute A69.
00:38:15 Et ici, les débats, en fait,
00:38:16 ils ont démarré il y a des années,
00:38:17 voire même des décennies,
00:38:18 sur cette autoroute.
00:38:20 On a donc interrogé les habitants,
00:38:21 mais aussi les commerçants de cette commune,
00:38:23 sur ce qu'ils pensent de cette autoroute.
00:38:26 Et force est de constater qu'il est compliqué
00:38:27 de trouver des personnes favorables à ce projet.
00:38:29 Écoutez ces réactions récoltées cet après-midi
00:38:31 au micro de Fabrice Elsner.
00:38:33 Moi, je pense qu'elle ne servira à rien,
00:38:36 l'autoroute, parce que moi, je suis routier.
00:38:38 À part le village de Cuchtouza qu'on traverse,
00:38:41 qui ralentit un peu,
00:38:42 après, la route en elle-même, elle est bien.
00:38:44 C'est une bonne idée pour le département,
00:38:45 pour le développement du département.
00:38:47 Ça va attirer du monde,
00:38:48 ça peut ouvrir des portes au niveau professionnel.
00:38:50 Les avantages ne sont pas très nombreux,
00:38:52 qu'on n'y gagne pas tant que ça,
00:38:54 et que même ça fait des ravages,
00:38:56 et on le sait, on connaît les conséquences que ça a.
00:38:58 Certains habitants nous disent également
00:39:00 qu'ils craignent des violences
00:39:02 dans le cadre des manifestations
00:39:03 qui vont se dérouler ce week-end.
00:39:05 On sait que les autorités redoutent
00:39:06 la présence d'éléments radicaux
00:39:08 au sein de cette manifestation
00:39:09 qui pourrait rassembler jusqu'à 2000 personnes.
00:39:12 C'est la raison pour laquelle
00:39:13 le dispositif de sécurité a été musclé,
00:39:15 avec plusieurs centaines de gendarmes mobiles
00:39:17 qui vont être déployés.
00:39:19 Et puis, c'est une première,
00:39:20 ces gendarmes mobiles vont pouvoir utiliser des drones
00:39:22 dans le cadre du maintien de l'ordre
00:39:24 lors de cette manifestation ce week-end.
00:39:26 Merci beaucoup Thomas.
00:39:27 Merci en direct de Puy-le-Rhin, dans le Tarn,
00:39:30 accompagné de Fabrice Esner pour les images.
00:39:32 Élodie Huchard,
00:39:33 on n'est pas tout à fait sur les mêmes problématiques
00:39:35 que les bassines,
00:39:37 c'est sans commune mesure,
00:39:38 déjà parce qu'il n'y a pas les champs
00:39:39 qui favorisent, qui facilitent
00:39:40 ces fameuses batailles rangées qu'on a vues.
00:39:43 D'ailleurs, on voit que le dispositif
00:39:44 a été largement allégé,
00:39:46 mais il y a quand même un souci,
00:39:47 c'est que les soulèvements de la terre en seront.
00:39:50 Ils sont aussi à la manœuvre,
00:39:52 et on rappelle que c'est une association
00:39:54 que Gérald Darmanin veut dissoudre.
00:39:56 Oui, et en fait, alors on n'est pas évidemment
00:39:57 sur les mêmes sujets,
00:39:58 pas sur les mêmes terrains,
00:39:59 mais on sait que toutes les occasions
00:40:00 en fait sont bonnes pour ces groupuscules
00:40:01 et pour les éléments violents
00:40:03 pour essayer d'aller taper des forces de l'ordre.
00:40:05 Et que ce soit des bassines,
00:40:06 ou une autoroute,
00:40:07 ou peu importe,
00:40:08 il y a quand même des craintes.
00:40:09 Et quand le gouvernement
00:40:10 semble un peu trop serein
00:40:11 en disant, a priori,
00:40:12 ça ne va pas être un sein de solide bise,
00:40:14 il n'y aura pas forcément deux habes
00:40:15 parce que le terrain ne s'y prête pas,
00:40:16 il faut quand même être très prudent
00:40:17 parce que ce sont des personnes
00:40:18 extrêmement expérimentées,
00:40:20 et il y a un petit côté peut-être aussi agaçant
00:40:22 et limite un peu revanchard,
00:40:24 de se dire, vous allez voir si finalement
00:40:25 on est si calme.
00:40:27 Et puis effectivement,
00:40:28 le soulèvement de la terre,
00:40:29 une fois de plus,
00:40:30 le miso intérieur, pardon,
00:40:31 qui avait annoncé la dissolution
00:40:32 de ce groupuscule,
00:40:33 et on voit plusieurs semaines après
00:40:34 qu'ils sont toujours à la manœuvre
00:40:35 et qu'ils sont toujours présents.
00:40:36 Alors, attendez,
00:40:37 je vais vous montrer juste un reportage
00:40:39 et puis après,
00:40:40 je vais vous demander votre avis.
00:40:42 Régine Delfour,
00:40:43 qui est allée à la rencontre,
00:40:44 on a une autre équipe sur place,
00:40:45 de ces militants écologistes,
00:40:47 certains qui mènent des actions
00:40:48 plutôt audacieuses,
00:40:49 ils sont décidés de se suspendre
00:40:51 dans les arbres.
00:40:52 Regardez.
00:40:53 Pour comprendre la mobilisation
00:40:55 contre la construction de l'autoroute A69
00:40:58 entre Toulouse et Castre,
00:40:59 on a pris un peu de hauteur
00:41:01 en compagnie de Thomas Braille.
00:41:03 Cet arboriste grimpeur
00:41:04 est accroché dans un platane
00:41:06 à plus de 12 mètres de haut
00:41:08 depuis un mois à Vendine,
00:41:10 en route Garonne.
00:41:11 Ce projet est une hérésie
00:41:13 pour ce défenseur des arbres,
00:41:15 surtout qu'une nationale
00:41:16 existe à 50 mètres du tracé.
00:41:19 C'est 400 hectares de terres agricoles
00:41:20 qui vont être artificialisées
00:41:22 et pour un trajet de 53 kilomètres,
00:41:24 on va juste gagner 12 minutes
00:41:26 et on va payer 17 euros l'aller-retour.
00:41:28 Cinq arbres ont déjà été abattus
00:41:30 mais vissés à son platane,
00:41:31 Thomas Braille a réussi
00:41:33 à faire arrêter l'abattage des autres
00:41:35 et il compte bien faire stopper le projet.
00:41:37 On ne partira pas d'ici
00:41:38 tant que le projet ne capotera pas.
00:41:40 On est des pères de famille,
00:41:42 moi j'ai un métier,
00:41:43 je travaille plus, ça fait un mois,
00:41:44 je suis patron, je ne suis pas zadiste
00:41:46 ni quoi que ce soit.
00:41:47 À 8 kilomètres de là,
00:41:48 Sabine Mousson, maire de Tellat,
00:41:50 commune du Tarn,
00:41:52 se mobilise elle aussi.
00:41:53 La 69 qui va passer là,
00:41:55 il faut imaginer que la nationale
00:41:57 est ici et elle va venir carrément en haut,
00:42:00 la bande des 300 mètres va être ici.
00:42:04 Donc votre village se retrouve coupée en deux.
00:42:07 Des milliers de personnes
00:42:08 sont attendues ce week-end dans le Tarn
00:42:10 contre la construction de la 69.
00:42:12 Cette mobilisation est initiée
00:42:14 par plusieurs associations
00:42:16 dont La Voix est libre
00:42:17 et Les Soulèvements de la Terre.
00:42:19 C'est une cause entendable,
00:42:21 Juliette Briens,
00:42:22 en tout cas plus que celle des bassines
00:42:24 parce que là on a quand même
00:42:26 deux visions qui sont trop chocs.
00:42:27 C'est-à-dire qu'il y a les habitants
00:42:28 qui ont une cause incompréhensible,
00:42:30 on ne veut pas assainder le village en deux,
00:42:32 il y a des nuisances sonores réelles
00:42:34 et puis il y a ceux qui disent
00:42:35 attention, il va falloir les désenclaver
00:42:37 ces territoires dont on nous dit
00:42:38 que le maillage ferroviaire
00:42:41 ou des routes n'est pas suffisant.
00:42:44 Ce projet d'autoroute,
00:42:45 il n'est pas apparu tout seul comme ça par magie.
00:42:48 Ça fait 20 ans,
00:42:50 ça fait 20 ans que ce projet d'autoroute existe.
00:42:54 Ça fait 20 ans que les experts
00:42:56 et que les populations discutent entre elles
00:42:58 du meilleur moyen pour de mobilité
00:43:01 dans cette région-là.
00:43:02 Ça fait 20 ans qu'il y avait deux possibilités.
00:43:06 Il y avait la première possibilité,
00:43:08 rénover et réaménager la route
00:43:11 qui est déjà existante.
00:43:13 Les experts ont constaté
00:43:15 que cette solution n'était pas viable,
00:43:17 ni productive, ni pour l'environnement.
00:43:19 Il aurait fallu couper encore plus d'arbres
00:43:21 pour arriver à la solution
00:43:22 et en plus les travaux étaient
00:43:23 d'une telle magnitude,
00:43:25 on estimait la durée de travaux
00:43:27 de 30 ans, 30 ans de durée de travaux.
00:43:29 La deuxième solution,
00:43:30 c'était la construction de cette autoroute.
00:43:32 Pendant 20 ans, il y a eu des discussions
00:43:34 entre les experts et les populations.
00:43:36 Et là, il y a un sondage qui est sorti,
00:43:38 désolée, mais c'est un sondage local.
00:43:40 75% des populations de ce secteur
00:43:43 sont favorables à la construction
00:43:45 de cette autoroute.
00:43:46 Donc encore une fois,
00:43:47 on a affaire à des groupuscules
00:43:50 de forcenés dont le seul projet
00:43:52 est le désordre, le bordel
00:43:54 et l'application de leur idéologie
00:43:56 écolo-gauchiste, anticapitaliste
00:43:59 et de stopper tout progrès.
00:44:02 C'est faire du bruit pour faire du bruit
00:44:04 et pour s'y opposer,
00:44:05 ça devient quelque chose d'idéologique.
00:44:08 Je suis d'accord avec vous là.
00:44:09 Justement, quand vous êtes d'accord,
00:44:11 je vous interviendrai plus tard.
00:44:12 Peut-être que Thomas Carpenny va nous faire mentir.
00:44:14 J'avais quelque chose à dire.
00:44:15 Une précision, la manifestation
00:44:16 quand même est déclarée.
00:44:17 Oui, mais alors oui,
00:44:19 la manifestation est déclarée.
00:44:20 C'est vrai que ça tranche nettement.
00:44:22 Elle est autorisée.
00:44:23 Je vous ferai réagir sur les drones.
00:44:24 Alors, sur le projet,
00:44:25 elle a un argument,
00:44:27 c'est que les locaux qui connaissent
00:44:29 quand même un petit peu plus
00:44:30 le sujet que les autres,
00:44:31 ont dit oui au fond.
00:44:33 Et malgré le coût que ça va entraîner pour eux,
00:44:36 parce que quand même,
00:44:37 c'est pas gratuit.
00:44:38 Même s'il y aura des,
00:44:39 si j'ai bien compris,
00:44:40 quand même des réductions importantes
00:44:42 pour les gens qui habitent la région.
00:44:44 Bis repetitas.
00:44:46 Souvenez-vous de Notre-Dame-des-Landes.
00:44:48 La population était pauvre aussi,
00:44:49 selon les sondages,
00:44:50 selon même le référendum local.
00:44:51 Pourtant, le gouvernement a cédé.
00:44:53 Il y a 40 ans,
00:44:54 l'État, quand il voulait faire quelque chose,
00:44:55 une infrastructure,
00:44:56 on utilisait ce grand mot,
00:44:57 ne demandait l'avis à personne.
00:44:58 Ils mettaient une centrale nucléaire là,
00:45:00 ils mettaient une autoroute là,
00:45:01 ils mettaient un port en,
00:45:02 en, en, en, en, pardon,
00:45:04 en fosse profonde,
00:45:05 comme à Fosse-sur-Mer.
00:45:06 Il n'y avait pas de débat.
00:45:07 C'était l'État,
00:45:08 ils avaient l'imperium,
00:45:09 comme on dit en droit.
00:45:10 Ils dédomménageaient,
00:45:11 dédoménaient,
00:45:12 dédommageaient,
00:45:13 et souvent,
00:45:14 à grand flot,
00:45:15 les populations touchaient.
00:45:16 Et finalement,
00:45:17 tout le monde était content.
00:45:18 Aujourd'hui,
00:45:19 on voit qu'il suffit de
00:45:20 une petite dizaine,
00:45:21 si on le reportage,
00:45:22 de personnes qui,
00:45:23 excusez-moi quand même,
00:45:24 s'agrippent aux arbres.
00:45:25 L'imagination au pouvoir,
00:45:26 pourquoi pas,
00:45:27 pour qu'un projet
00:45:28 qui soit validé
00:45:29 par la population locale,
00:45:30 validé par les experts,
00:45:31 validé par les locaux,
00:45:32 validé par la société
00:45:33 d'ingénierie qui s'en charge,
00:45:34 soit retardé,
00:45:35 soit mis à l'arrêt.
00:45:36 Encore une fois,
00:45:37 c'est le signe
00:45:38 de déclassement de l'État
00:45:39 dans sa capacité
00:45:40 à prendre des décisions.
00:45:41 Et puis,
00:45:42 il y a les drones,
00:45:43 le retour des drones.
00:45:44 Alors,
00:45:45 Elodie,
00:45:46 ils avaient été utilisés
00:45:47 en 2016
00:45:48 pour les Gilets jaunes,
00:45:49 suspendus dans la foulée.
00:45:50 Et puis là,
00:45:51 ils sont réintégrés.
00:45:52 Jusqu'ici,
00:45:53 c'était plutôt
00:45:54 les opérateurs
00:45:55 qui utilisaient les drones.
00:45:56 Là,
00:45:57 les forces de l'ordre
00:45:58 les auront à leur disposition.
00:45:59 Oui,
00:46:00 et justement,
00:46:01 c'est ce qui agaçait beaucoup
00:46:02 Gérald Darmanin
00:46:03 qui n'avait de cesse de dire
00:46:04 "nos forces de l'ordre
00:46:05 ne peuvent pas utiliser les drones"
00:46:06 alors que sur ces terrains même,
00:46:07 les manifestants
00:46:08 peuvent les utiliser
00:46:09 avec des choses
00:46:10 qui vont être permises
00:46:11 avec un peu de hauteur
00:46:12 qui sont plus compliquées
00:46:13 au sol,
00:46:14 par exemple,
00:46:15 sur les regroupements,
00:46:16 sur les départs d'incendie,
00:46:17 parce que les forces de l'ordre
00:46:18 au sol,
00:46:19 parfois,
00:46:20 n'ont pas forcément
00:46:21 la hauteur nécessaire
00:46:22 pour se rendre compte
00:46:23 de tout ça.
00:46:24 Donc,
00:46:25 les forces de l'ordre
00:46:26 vont être armes égales
00:46:27 si j'ose l'expression
00:46:28 et vont pouvoir utiliser
00:46:29 les mêmes dispositifs
00:46:30 parce qu'effectivement,
00:46:31 on voyait des forces de l'ordre
00:46:32 qui réclamaient depuis longtemps
00:46:33 cette utilisation,
00:46:34 qui n'en avaient pas le droit
00:46:35 et le camp d'en face
00:46:36 qui les narguait en disant
00:46:37 "nous, par contre,
00:46:38 les drones, on les fait voler".
00:46:39 C'est juste un retour
00:46:40 des choses
00:46:41 parce que
00:46:42 en fait,
00:46:43 ça va servir de galop d'essai
00:46:44 parce que
00:46:45 ce n'est pas un cas sensible
00:46:46 ce qui va se passer ce week-end.
00:46:47 Non,
00:46:48 ce n'est pas un cas sensible,
00:46:49 c'est pour ça que j'ai insisté
00:46:50 sur la manifestation autorisée
00:46:51 et non autorisée.
00:46:52 Là, elle est autorisée
00:46:53 et puis,
00:46:54 je trouve que de donner des moyens
00:46:55 à nos forces de l'ordre,
00:46:57 justement,
00:46:58 parce qu'avu d'être humain,
00:46:59 vous savez,
00:47:00 vous n'avez pas la même vision.
00:47:01 Un drone, ça sert à ça,
00:47:02 ça sert quand même
00:47:03 à être très en hauteur
00:47:04 et de pouvoir identifier
00:47:05 tout de suite
00:47:06 ce qu'on fait en fait.
00:47:07 Appréhender aussi les regroupements.
00:47:08 Il y a à peu près 200 personnes
00:47:09 ultra violentes
00:47:10 qui vont se déplacer
00:47:11 et sur un projet.
00:47:12 Merci de le répéter,
00:47:13 vraiment.
00:47:14 Les populations locales
00:47:15 veulent ce projet
00:47:16 et honnêtement,
00:47:17 de quoi vient-il ?
00:47:18 C'est un projet
00:47:19 qui est en train
00:47:20 de se développer.
00:47:21 Honnêtement,
00:47:22 de quoi viennent se mêler
00:47:23 ces gens-là
00:47:24 alors qu'ils ne vivent pas là
00:47:25 et ils ne connaissent pas le sujet
00:47:26 juste par dogme et idéologie ?
00:47:27 Pour des platanes en plus.
00:47:28 Les platanes, vous savez,
00:47:29 ça rebooste.
00:47:30 Il y en a beaucoup en France.
00:47:31 Et à un moment donné,
00:47:32 mais je vais vous le dire
00:47:33 et je le dis
00:47:34 et on conclurera avec ça.
00:47:35 Non, mais je le dis honnêtement
00:47:37 sans pudeur
00:47:38 mais qu'ils se mêlent
00:47:39 de leurs affaires,
00:47:40 qu'ils arrêtent de venir
00:47:41 en kikiner tout le monde
00:47:43 alors qu'ils ne vivent pas là.
00:47:44 Tout est prétexte maintenant
00:47:45 à se montrer
00:47:46 et à faire une contestation.
00:47:47 Mais à tout brûler.
00:47:48 Parce qu'on les laisse faire
00:47:49 et on se laisse soumettre.
00:47:50 On ne peut pas dire
00:47:51 que Gérald Darmanin
00:47:52 les laisse faire.
00:47:53 On peut dire au moins
00:47:54 que Gérald Darmanin
00:47:55 est derrière.
00:47:56 Je croyais avoir trouvé
00:47:57 un sujet qui me réconcilie.
00:47:58 Bon, il y a quand même
00:47:59 un petit bémol sur la fin.
00:48:00 Merci.
00:48:01 On va s'interrompre.
00:48:02 On va s'interrompre à nouveau
00:48:03 et on parlera des squats.
00:48:04 Il y a une loi anti-squats
00:48:05 qui a été votée
00:48:06 en deuxième lecture
00:48:07 mais elle est où ?
00:48:08 Vous allez me le dire
00:48:09 dans un instant.
00:48:10 De retour avec vous
00:48:11 en France.
00:48:12 On va se mettre
00:48:14 De retour avec vous.
00:48:15 On a beaucoup débattu déjà
00:48:16 à la pause sur ce plateau.
00:48:17 On va reprendre le débat
00:48:18 juste après le rappel des titres.
00:48:19 Bien sûr, on n'en oublie pas
00:48:20 Adrien Spiteri.
00:48:21 François Braune assure
00:48:22 que la situation
00:48:23 dans les hôpitaux est compliquée.
00:48:24 Le ministre de la Santé
00:48:25 s'est rendu
00:48:26 dans une caisse primaire
00:48:27 d'assurance maladie
00:48:28 de Bobigny.
00:48:29 Aujourd'hui,
00:48:30 il se veut toutefois rassurant.
00:48:31 Il affirme que les établissements
00:48:32 font leur maximum
00:48:33 pour que tous les patients
00:48:34 arrivent à trouver
00:48:35 un système de soins
00:48:36 qui les rendent
00:48:37 en sécurité.
00:48:38 Il affirme que les établissements
00:48:39 font leur maximum
00:48:40 pour que tous les patients
00:48:41 arrivent à trouver
00:48:42 des médecins traitants.
00:48:43 Agnès Pannier,
00:48:44 runachée,
00:48:45 était-elle sur le site
00:48:46 du Tricastin,
00:48:47 aujourd'hui,
00:48:48 une des places fortes
00:48:49 du nucléaire français.
00:48:50 La ministre de la Transition
00:48:51 énergétique
00:48:52 était accompagnée
00:48:53 du ministre de l'Industrie
00:48:54 Roland Lescure
00:48:55 au menu à des échanges
00:48:56 autour d'un programme
00:48:57 sur le nucléaire.
00:48:58 Au total,
00:48:59 il manquerait
00:49:00 100 000 personnes
00:49:01 en France
00:49:02 pour relancer la filière.
00:49:03 Et puis,
00:49:04 Christophe Galtier
00:49:05 porte plainte
00:49:06 pour diffamation.
00:49:07 Les journalistes
00:49:08 Daniel Riolo
00:49:09 et les journalistes
00:49:10 Romain Molina
00:49:11 sont visés,
00:49:12 tout comme l'ancien
00:49:13 directeur du football
00:49:14 de l'OGC Nice,
00:49:15 Julien Fournier.
00:49:16 L'entraîneur du PSG
00:49:17 est soupçonné
00:49:18 d'avoir tenu
00:49:19 des propos discriminatoires
00:49:20 il y a plusieurs mois.
00:49:21 Une plainte pour
00:49:22 menace de mort
00:49:23 contre X
00:49:24 a également été déposée.
00:49:25 Merci beaucoup.
00:49:26 Avec nos invités,
00:49:27 il nous reste encore
00:49:28 deux thèmes,
00:49:29 deux débats
00:49:30 à aborder.
00:49:31 On va commencer
00:49:32 par cet immeuble
00:49:33 qui est squatté
00:49:34 depuis plus d'un mois
00:49:35 à Nantes.
00:49:36 Un immeuble
00:49:37 de plusieurs étages
00:49:38 que vous voyez déjà
00:49:39 en plein écran
00:49:40 dans le plasma derrière moi.
00:49:41 Alors,
00:49:42 il y a plusieurs occupants
00:49:43 dans tous les appartements,
00:49:44 a priori.
00:49:45 Combien sont-ils ?
00:49:46 Impossible de le dire.
00:49:47 Le propriétaire
00:49:48 espère quand même
00:49:49 une décision d'expulsion
00:49:50 a priori le mois prochain.
00:49:51 En attendant,
00:49:52 vous allez voir
00:49:53 les images
00:49:54 de Jean-Michel Decaze
00:49:55 en atteste.
00:49:56 Il ne peut même plus
00:49:57 entrer dans ce bien
00:49:58 qui lui appartient,
00:49:59 même pas dans les parties communes.
00:50:00 Regardez.
00:50:01 Depuis le 13 mars,
00:50:02 les étages de cet immeuble
00:50:03 sont à l'extérieur
00:50:04 de la maison.
00:50:05 Les étages sont à l'extérieur
00:50:06 de la maison.
00:50:07 Les étages sont à l'extérieur
00:50:08 de la maison.
00:50:09 Les étages de cet immeuble
00:50:10 sont squatés.
00:50:11 Sur la porte d'entrée,
00:50:12 les occupants ont soudé
00:50:13 une plaque de métal
00:50:14 et posé un digicode.
00:50:15 Le propriétaire de 75 ans
00:50:16 en est tombé malade.
00:50:17 Il a travaillé toute sa vie
00:50:18 pour obtenir ce bien.
00:50:19 Il ne l'a volé à personne.
00:50:20 Et naturellement,
00:50:21 c'est très très dur pour lui.
00:50:22 Il a fait un petit malaise cardiaque
00:50:23 et il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:24 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:25 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:26 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:27 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:28 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:29 Il ne dort qu'une heure par nuit.
00:50:41 Jusqu'à maintenant, ça allait.
00:50:42 Jusqu'à maintenant, ça allait.
00:50:43 Il n'y avait pas trop de bruit.
00:50:44 Il n'y avait pas trop de bruit.
00:50:45 Mais là, depuis samedi soir,
00:50:46 Mais là, depuis samedi soir,
00:50:47 c'est la numba.
00:50:48 c'est la numba.
00:50:49 Ils sont une vingtaine
00:50:50 ou une trentaine dedans.
00:50:51 Ils sont une vingtaine ou une trentaine dedans.
00:50:52 Ils ouvrent les fenêtres.
00:50:53 Ils ouvrent les fenêtres.
00:50:54 Leur terrasse donne sur mon jardin à moi.
00:50:55 Leur terrasse donne sur mon jardin à moi.
00:50:56 Donc en fait, il y a énormément de bruit.
00:50:57 Donc en fait, il y a énormément de bruit.
00:50:58 Je vous dis, il y a 2h30 du matin,
00:50:59 Je vous dis, il y a 2h30 du matin,
00:51:10 le tribunal d'instance de Nantes
00:51:12 doit rendre une décision début mai.
00:51:15 Alors juste pour que vous compreniez
00:51:16 comment ça a commencé,
00:51:18 cet homme que vous avez vu dans le reportage,
00:51:19 c'est donc le frère du propriétaire.
00:51:21 Il a expliqué comment tout cela a débuté.
00:51:25 Eh bien, ils sont arrivés certainement
00:51:27 la nuit du dimanche au lundi.
00:51:29 Ils ont cassé d'ailleurs les carreaux
00:51:32 pour rentrer par la porte.
00:51:34 Ils ont enlevé les serrures.
00:51:36 Ils les ont remplacées.
00:51:37 Ils ont soudé des plaques de tôle
00:51:38 sur les portes d'entrée rue Baron.
00:51:40 Lorsque je les ai vues pour la première fois,
00:51:43 ils m'ont dit que c'était des logements
00:51:45 qui étaient libres
00:51:46 et que comme ils étaient libres,
00:51:47 ils pouvaient les prendre,
00:51:48 ils pouvaient les occuper.
00:51:49 Eux, ils n'avaient pas de quoi se loger
00:51:51 et que le propriétaire des murs
00:51:53 avait ces pognons pour pouvoir payer
00:51:56 les frais d'électricité et d'eau
00:51:59 pour qu'eux puissent se loger.
00:52:02 No shame comme on dit,
00:52:04 c'est-à-dire aucune honte.
00:52:05 Thomas Carpellini.
00:52:06 On a l'impression quand même
00:52:07 quand on entend ce monsieur là
00:52:08 que ça devient un exercice bien huilé,
00:52:11 bien organisé.
00:52:12 Il y a tout un système
00:52:13 qui se met en place
00:52:14 au point que vous avez vu la grille quand même.
00:52:16 Ce n'est pas un système de fortune
00:52:20 qui a été improvisé à la va-vite.
00:52:22 Elle a l'air d'être faite pratiquement sur mesure
00:52:25 avec un digicode.
00:52:26 Ça suppose un degré d'organisation hors pair quand même.
00:52:29 En effet, vous avez parfaitement raison de le rappeler,
00:52:31 on est face à des professionnels.
00:52:32 C'est devenu un délit
00:52:33 vu que c'est un tel embriglio juridique
00:52:35 pour pouvoir les faire partir,
00:52:36 pas les faire partir
00:52:37 et puis après ils ont le droit de revenir.
00:52:38 Après ils peuvent peut-être se faire expulser.
00:52:40 Mais le tribunal, ça peut être long,
00:52:41 il ne faut pas que ce soit pendant la trêve hivernale.
00:52:43 Les gens ne sont pas bêtes,
00:52:44 ils ont vu ce vide juridique,
00:52:46 ils ont vu ce labyrinthe de procédures,
00:52:48 ils se sont engouffrés dessus,
00:52:49 ils se sont jetés dedans
00:52:50 comme les misères sur le baccalauréat breton.
00:52:52 Or maintenant, qu'est-ce qu'on se rend compte ?
00:52:54 C'est que cette problématique de squatter,
00:52:56 ça devient un petit peu le sparadrap du capitaine Haddock.
00:52:58 Le gouvernement essaye d'arbitrer,
00:53:00 a fait passer des lois,
00:53:01 ou est en train de le faire passer,
00:53:02 sauf qu'ils ont un choix à faire
00:53:04 entre ce qu'on appelle le droit au logement
00:53:06 et le droit à la propriété.
00:53:07 À l'heure actuelle,
00:53:08 un arrêt de la Cour de cassation estivale
00:53:10 avait parlé du droit à la propriété
00:53:11 comme un droit absolu.
00:53:13 Sauf que, attention,
00:53:14 qui pourrait sortir du loup ?
00:53:15 C'est la Cour européenne des droits de l'homme
00:53:17 qui, elle, n'a encore jamais arbitré
00:53:19 cette dualité entre le droit au logement
00:53:21 et le droit à la propriété.
00:53:22 On pourrait avoir une surprise.
00:53:23 Et la surprise pourrait également venir de l'article 6,
00:53:25 qui est le droit à la vie privée.
00:53:27 La Cour européenne des droits de l'homme,
00:53:29 dans des cas similaires dans d'autres pays,
00:53:30 a pu arbitrer en disant que,
00:53:31 comme ces personnes,
00:53:32 bien qu'ils soient squatters,
00:53:33 avaient des factures,
00:53:35 avaient fait livrer de la nourriture
00:53:37 par des plateformes de libre partage,
00:53:39 permettait d'avoir une vie privée dans le lieu.
00:53:42 Or, les délogés de manière brusque,
00:53:44 rapide et parfois désarmossés,
00:53:46 faisaient que le droit au respect de la vie privée
00:53:48 n'était pas respecté.
00:53:49 Et pourtant, la loi anti-squat,
00:53:51 elle est là, elle n'est plus seulement à l'étude.
00:53:53 Elle est...
00:53:54 Elle a une deuxième lecture au CELES.
00:53:55 J'allais dire, si vous permettez une petite blague,
00:53:58 elle suit son chemin démocratique.
00:54:00 On l'a fait dans quelques années.
00:54:02 Elodie Huchard, vous voyez,
00:54:04 il y a un certain nombre de mesures
00:54:06 qui sont prévues par le texte,
00:54:08 et c'est assez lourd quand même,
00:54:09 les amendes encourues.
00:54:10 Oui, avec surtout une volonté du gouvernement
00:54:13 de s'attaquer vraiment à ceux qui organisent
00:54:15 tous les systèmes autour.
00:54:16 C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas s'attaquer
00:54:18 aux locataires qui ne paieraient plus son loyer,
00:54:20 mais vraiment à tous les marges en sommeil
00:54:22 et à tous ceux dont vous parliez d'ailleurs à l'instant.
00:54:23 Tous ces professionnels qui sont capables
00:54:25 de réquisitionner un immeuble en quelques temps.
00:54:27 Alors, effectivement, ça va des peines de prison,
00:54:29 ça va des amendes.
00:54:30 Donc, c'est véritablement une volonté
00:54:32 de taper plus fort.
00:54:33 Les amendes et les peines ont triplé
00:54:36 par rapport à ce qui existait précédemment.
00:54:38 Mais, une fois de plus, et vous le disiez justement,
00:54:40 ils sont face à des professionnels
00:54:41 qui agissent très vite,
00:54:42 parce qu'on connaît la technique.
00:54:43 Vous squattez un appartement,
00:54:44 vous commandez à manger
00:54:45 sur une plateforme de livraison,
00:54:46 et en fait, ça vous fait une facture.
00:54:47 Et comme vous le dites,
00:54:48 après on peut se dire,
00:54:49 "Moi, j'ai une vie privée dans ce logement."
00:54:50 Et donc, le gouvernement aussi,
00:54:51 une fois de plus, a beaucoup de retard.
00:54:52 Et comme vous le disiez,
00:54:53 il y a beaucoup de choses derrière
00:54:54 qui pourraient détricoter cette loi
00:54:55 ou la faire tomber par la suite.
00:54:56 Sabrina Agresti-Roubach,
00:54:58 on en est où alors de la loi ?
00:55:00 Elle est pour quand ?
00:55:01 La loi, c'est mon collègue Guillaume Casmarian
00:55:04 qui l'a déposée, qui la porte.
00:55:07 Elle est en deuxième lecture au Sénat.
00:55:09 Donc, ça veut dire qu'on attend le Sénat
00:55:12 pour la valider.
00:55:13 Après, elle pourra être promulguée
00:55:14 une fois qu'elle aura fini.
00:55:15 Donc, avant la fin de cette session parlementaire,
00:55:16 avant la fin du mois de juin.
00:55:18 Absolument.
00:55:19 Et l'autre chose, c'est que,
00:55:20 alors je vais vous dire,
00:55:21 je vais peut-être vous surprendre,
00:55:22 moi, je pense que c'est une première vraie étape.
00:55:25 En tout cas, j'ai regardé
00:55:26 l'impact que ça a eu, par exemple,
00:55:28 chez moi à Marseille,
00:55:29 avec les Marseillais,
00:55:31 de ma circonscription.
00:55:33 Ça a été très bien accueilli,
00:55:34 mais comme une vraie première étape
00:55:35 de pouvoir punir ceux qui sont organisés.
00:55:38 Parce que, merci,
00:55:39 pareil, encore une fois,
00:55:40 de le rappeler,
00:55:41 ce n'est pas de punir ceux
00:55:42 qui ne peuvent plus payer leur loyer,
00:55:43 parce qu'ils ont une difficulté passagère financière.
00:55:46 Non, mais là, on n'est pas dans cette figure.
00:55:48 Voilà, exactement.
00:55:49 À un moment donné,
00:55:50 moi, je pense que les Français
00:55:52 attendent de nous une extrême sévérité,
00:55:54 parce que la France est un pays
00:55:56 de petits propriétaires.
00:55:57 C'est ça, la réalité.
00:55:58 Ce ne sont pas les grands fonds d'investissement
00:56:00 qui sont les plus grands propriétaires
00:56:01 et qui possèdent la moitié du parc immobilier.
00:56:03 Ce sont les petits propriétaires
00:56:04 qui ont travaillé toute leur vie.
00:56:05 Plus d'un Français sur deux propriétaires.
00:56:06 Absolument.
00:56:07 Et puis, on aime la propriété en France.
00:56:08 Et franchement, pourquoi pas ?
00:56:09 Mais, à un moment donné,
00:56:10 je pense qu'il faut revenir,
00:56:12 et je vais vous dire,
00:56:13 on attend que celle-ci soit promulguée
00:56:15 et on verra,
00:56:16 et vous avez raison de rappeler
00:56:17 la Cour européenne des droits de l'homme,
00:56:20 on verra ce qu'elle dira
00:56:22 et il faudra peut-être aller encore plus loin
00:56:24 dans la sévérité de la punition
00:56:26 de ceux qui exploitent de manière organisée
00:56:29 et criminelle le logement.
00:56:31 Juliette Brienz,
00:56:32 on touche là aux limites de la souveraineté,
00:56:34 c'est-à-dire que si c'est retoqué
00:56:36 par la Cour européenne des droits de l'homme,
00:56:38 ça voudrait dire que le supranational
00:56:40 l'emporte sur nos prérogatives à nous ?
00:56:42 Au-delà des responsabilités de la loi,
00:56:45 de cette société qui est devenue folle
00:56:47 de l'Union européenne
00:56:48 et de notre manque de souveraineté,
00:56:50 et de la gauche qui, je le rappelle,
00:56:52 est vent debout à l'Assemblée
00:56:54 contre cette proposition de loi,
00:56:56 moi, je mets aussi en cause le préfet
00:56:58 sur cette histoire.
00:56:59 Sur cette histoire-là,
00:57:00 je suis désolée,
00:57:01 la loi dit quand même maintenant
00:57:03 que le préfet est compétent
00:57:04 pour ordonner l'expulsion des squatteurs
00:57:07 à part pour des cas exceptionnels.
00:57:09 Ça s'est vu ailleurs,
00:57:10 dans des conditions plus...
00:57:11 De la présence d'un bébé ou d'un enfant
00:57:14 quand il n'y a pas de solution de relogement
00:57:16 et donc il peut reporter cette expulsion.
00:57:19 Mais là, on voit bien qu'on n'a pas du tout
00:57:21 à faire à ce genre de préfets.
00:57:23 Avec des mineurs, on a à faire à des voyous
00:57:25 qui sont parfaitement rodés,
00:57:27 qui savent exactement ce qu'ils sont en train de faire
00:57:29 et qui le font très bien.
00:57:31 Et même si on est sur un retardement
00:57:35 de l'expulsion,
00:57:36 pourquoi il a fait une crise cardiaque
00:57:38 ce pauvre monsieur ?
00:57:39 Parce qu'il voit bien que le bâtiment
00:57:41 a déjà commencé à subir des dégradations énormes.
00:57:44 Donc plus on attend,
00:57:45 plus il va récupérer une poubelle.
00:57:48 Et tout sera à sa charge en plus après.
00:57:50 Tout sera saccagé.
00:57:51 Donc le monde est devenu fou.
00:57:53 Et ce préfet, j'aimerais qu'il s'exprime
00:57:56 et qu'il vienne justifier à ce pauvre monsieur
00:57:58 qui est à l'hôpital aujourd'hui
00:57:59 pourquoi ce retardement ?
00:58:02 Quelle est la raison de sa décision ?
00:58:06 En tout cas, Elodie,
00:58:08 il faut peut-être s'attendre à des bras de fer au cas par cas
00:58:10 comme il le disait tout à l'heure.
00:58:11 Parce que beaucoup connaissent parfaitement la législation.
00:58:13 Et c'est là qu'il y a des députés.
00:58:15 Parce que s'il y a des enfants,
00:58:16 c'est pour ça que les députés sont très importants.
00:58:18 Les députés qui agissent dans le local
00:58:20 parce qu'ils peuvent mettre la pression sur les préfets
00:58:22 et ça s'est déjà fait.
00:58:23 C'est une vraie faculté quand même.
00:58:24 Elodie, le bras de fer est engagé avec la Cour européenne.
00:58:27 Oui, parce qu'en plus,
00:58:28 ces squatters-là sont beaucoup plus malins.
00:58:30 Donc ils connaissent parfaitement les rouages,
00:58:32 ils savent parfaitement, comme vous le disiez,
00:58:33 par exemple si vous avez un bébé, un enfant,
00:58:34 c'est beaucoup plus compliqué.
00:58:35 Ils ne sont pas forcément des jeunes uniquement.
00:58:37 Mais ils en ramèneront moins là.
00:58:39 Et puis surtout, ils savent que plus le coup près se rapproche,
00:58:42 plus ils vont utiliser des stratégies
00:58:43 de faire venir des familles, etc.
00:58:44 Et qui compliquent la chose.
00:58:45 Et on voit des tas de dossiers qui durent depuis des années
00:58:49 où malgré tout, à chaque fois,
00:58:50 les décisions de justice sont cassées.
00:58:52 Parce que c'est un bras de fer qui s'installe
00:58:54 et ces bras de fer-là durent des mois, des années.
00:58:56 En tout cas, ça peut, à terme aussi,
00:58:58 dissuader certains d'accéder à la propriété.
00:59:02 La gauche vraiment devrait avoir honte.
00:59:03 Parce que je répète juste, pour le statut de ces personnes,
00:59:06 on est quand même loin de l'image du gros entrepreneur,
00:59:09 capitaliste, bourritune.
00:59:11 Et on est loin aussi de la pauvre famille sans sous
00:59:13 qui n'a pas de logement.
00:59:14 On est sur des voyous qui font la noubatte toute la soirée.
00:59:17 On s'arrête quelques secondes.
00:59:19 Quelques minutes.
00:59:20 Je vois que c'est un sujet qui vous passionne,
00:59:22 enfin qui vous irrite au plus haut point d'ailleurs.
00:59:24 On s'interrompt à nouveau
00:59:26 et puis on viendra pour parler de la poudrière maillotte.
00:59:28 Là, j'imagine que vous aurez aussi beaucoup de choses à dire.
00:59:30 Mais là, il semblerait que la place Beauvau ait décidé
00:59:33 de prendre le problème à bras-le-corps.
00:59:35 On en parle juste après la pause.
00:59:36 A tout de suite.
00:59:37 Dernière partie de notre émission.
00:59:43 Aujourd'hui, on va évidemment évoquer cette opération
00:59:45 coup de poing à venir dans la poudrière maillotte.
00:59:47 Il faut bien l'appeler ainsi,
00:59:48 avec une immigration illégale qui a mis les habitants sous pression,
00:59:52 qui favorise la délinquance et la criminalité également.
00:59:55 L'Intérieur a donc décidé de passer à la vitesse supérieure.
00:59:58 C'est le 101e département français.
01:00:01 Gérald Darmanin a donc confirmé l'envoi de 4 escadrons de gendarmes mobiles,
01:00:05 des policiers, de la CRS 8,
01:00:07 des spécialistes contre les violences urbaines.
01:00:09 C'est-à-dire en tout, il y aura à peu près 500 hommes et femmes supplémentaires.
01:00:13 Là où ils étaient déjà 1300.
01:00:15 Ça, c'est pour les forces en présence.
01:00:18 Regardez pourquoi il est urgent d'agir avec Geoffroy Defevre.
01:00:23 Sur les 300 000 habitants de Mayotte,
01:00:25 près de la moitié seraient en situation irrégulière.
01:00:28 L'opération Waoum Bouchou a donc pour objectif
01:00:30 de poursuivre la lutte contre l'immigration clandestine.
01:00:33 Situé dans l'océan Indien,
01:00:35 le 101e département français est confronté depuis des années
01:00:38 à une pression migratoire venant principalement des îles Comores voisines.
01:00:42 En 2022, plus de 25 000 reconduites à la frontière ont été effectuées.
01:00:47 Cette fois, l'objectif est de détruire près d'un millier de bangas,
01:00:51 des logements de fortune où vivraient des personnes en situation irrégulière
01:00:55 et ainsi d'expulser en deux mois environ 10 100 papiers.
01:00:59 De son côté, le président comorien Azali Assoumani
01:01:02 espère que l'opération sera annulée,
01:01:04 craignant de voir arriver entre 150 et 400 ressortissants par jour,
01:01:08 contre 70 actuellement.
01:01:10 Pour freiner l'immigration clandestine, en 2005,
01:01:13 François Barouin, alors ministre des Outre-mer,
01:01:15 avait proposé une exception aux droits du sol
01:01:17 pour obtenir la nationalité française à Mayotte.
01:01:20 En début d'année, Gérald Darmanin a réaffirmé sa volonté
01:01:23 de restreindre les conditions d'accès à la nationalité française
01:01:26 depuis l'archipel mahorais.
01:01:28 Autre point de vue, celui du député Eric Wörth,
01:01:31 qui a été dans un gouvernement Sarkozy.
01:01:33 Je vous explique pourquoi juste après.
01:01:35 C'est un symbole très fort d'une immigration,
01:01:39 mais d'une immigration géographiquement extraordinairement proche.
01:01:42 C'est une île des Comores.
01:01:43 Il y a très peu de kilomètres entre la République des Comores et Mayotte.
01:01:48 Il y a une lutte constante.
01:01:51 Les gens sont ramenés, ils reviennent.
01:01:53 Il y a beaucoup de moyens qui sont déjà mis.
01:01:55 Mais je pense que le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
01:01:58 a bien raison de mener une opération très puissante.
01:02:01 Après, il faut tenir dans la durée.
01:02:04 C'est évidemment un territoire qui est très attractif
01:02:07 pour des immigrants ou des candidats à l'immigration qui sont très proches.
01:02:11 Beaucoup de personnes qui vivent sur le territoire de Mayotte
01:02:14 sont aujourd'hui en situation complètement illégale.
01:02:17 Précision, il y a une distance de 75 km entre les côtes de Mayotte
01:02:23 et l'île Comorienne, l'archipel des Comores, d'Anjouan.
01:02:27 Ce n'est pas très loin, mais quand même, Eric Wörth a beau jeu de dire
01:02:31 que c'est l'attractivité.
01:02:32 On rappelle quand même, elle le dit, que c'est sous Nicolas Sarkozy
01:02:35 qu'elle est devenue 101e département après référendum.
01:02:39 C'est lui qui voulait l'impulser pour des raisons notamment électorales à l'époque.
01:02:42 C'était en 2009, mais Eric Wörth en était ministre.
01:02:46 Lui aussi, il était aux Premières loges.
01:02:47 Il sait pourquoi ça représentait une forme d'attractivité.
01:02:50 Oui, bien sûr.
01:02:51 Et quand même, il a tout dit, Eric Wörth, quand il dit
01:02:53 que c'est une opération d'envergure, vous avez rappelé les chiffres.
01:02:55 Et c'est vrai, 510 membres des forces de l'ordre, des griffiers
01:02:58 pour aider à la justice, des magistrats.
01:03:00 Oui, mais comme vous le disiez, c'est à 75 km.
01:03:02 De toute façon, ça ne change rien.
01:03:03 Il le dit lui-même, il y a des reconduites à la frontière systématique.
01:03:05 Ils reviennent immédiatement.
01:03:07 Et puis attention, les Comores ont déjà prévenu.
01:03:08 De toute façon, on ne veut pas les reprendre.
01:03:10 Donc, c'est exactement ce qu'on disait tout à l'heure.
01:03:11 C'est la même chose.
01:03:12 Vous pouvez renvoyer des gens à la frontière, d'autant plus
01:03:15 quand la distance est si petite et que les trajets entre les deux sont si faciles.
01:03:18 Même si l'opération est forte sur le moment, déjà, il faut qu'elle tienne dans la durée.
01:03:23 Est-ce que le gouvernement a le moyen de laisser véritablement
01:03:25 ses forces dans la durée ?
01:03:26 Et honnêtement, c'est une opération coup de poing.
01:03:28 Alors, il y a de la communication autour.
01:03:29 Le ministre de l'Intérieur l'a annoncé.
01:03:30 Emmanuel Macron en avait parlé aussi très bien.
01:03:33 Maintenant, est-ce que ça va être efficace déjà à court terme ?
01:03:35 Ce n'est pas si sûr.
01:03:36 Et sur le long terme, quand on voit la situation aujourd'hui de Mayotte,
01:03:39 le niveau d'immigration illégale, le niveau d'insécurité,
01:03:42 ce n'est pas une opération coup de poing qui devrait durer à priori deux mois,
01:03:45 pour l'instant, nous dit-on, qui peut changer totalement la face de cette île.
01:03:49 Et les comores qui viennent d'annoncer qu'ils ne reprendront pas.
01:03:51 Oui, c'est ça.
01:03:52 Crime, accès à l'eau qui vient à manquer, paupérisation.
01:03:56 Ça devient vraiment très compliqué pour les Français,
01:04:00 que sont les habitants de Mayotte.
01:04:03 Qu'est-ce qu'on fait ?
01:04:04 C'est l'avenir de la France et de la métropole.
01:04:07 Vous voulez savoir ce qu'on va devenir si on ne met pas un grand coup dans la Forminière
01:04:11 et si on n'a pas le courage de s'attaquer vraiment à notre politique migratoire ?
01:04:15 Regardez Mayotte.
01:04:16 Donc, il faut voir comme une sorte de laboratoire de ce qui va advenir ?
01:04:19 C'est un laboratoire de la métropole, oui, de la France, je pense.
01:04:22 L'heure est-il grave, Sabrina ?
01:04:25 Plusieurs choses. L'heure est grave.
01:04:28 La preuve en est, le ministre a décidé de mener, comme vous dites, une opération coup de poing.
01:04:32 Évidemment que ça ne suffira pas si on reste 15 jours.
01:04:35 Il va falloir le faire, à mon avis, vraiment sur la durée.
01:04:38 Je connais bien le problème maorais, où justement, le droit du sol, vous l'avez dit,
01:04:44 c'est comme un baroin qui a fait le droit du sol.
01:04:46 C'est-à-dire, je viens accoucher à Mayotte, et le petit, il est Français.
01:04:49 Bon, ben voilà, du coup, maintenant, il faut revenir sur ça.
01:04:52 C'est-à-dire que là, moi, je le dis de manière très cache,
01:04:55 parce que je viens d'un quartier où on avait une grande communauté comorienne,
01:04:58 mais qui se plaignait de ça en disant, du moment que les gens venaient des Comores,
01:05:02 les femmes venaient, mais mouraient au milieu de la mer,
01:05:06 pour venir accoucher à Mayotte, pour que l'enfant soit Français.
01:05:10 Donc, je pense qu'il va falloir vraiment revenir en arrière sur ce qu'on a raté là-bas,
01:05:15 et avoir, pour le coup, un vrai courage politique sur continuer à taper fort,
01:05:20 mais à taper fort sur le gouvernement aussi comorien.
01:05:24 Ils doivent récupérer, ils le doivent, c'est à 75 km,
01:05:28 et c'est trop facile de dire "on ne les reprend pas".
01:05:30 Alors, il y a des accords, moi, je ne suis pas ministre des Affaires étrangères,
01:05:33 je laisse ça aux MAE, mais là, il y a un vrai sujet diplomatique,
01:05:38 parce que vous parliez, pardon, de la place de Mayotte,
01:05:42 le 101e département français, mais c'est une place géostratégique aussi,
01:05:45 dans l'Indo-Pacifique.
01:05:46 Oui, il y a les eaux territoriales qui vont autour aussi.
01:05:48 Le problème, c'est surtout l'insécurité que ça entraîne,
01:05:51 avec aussi des fortes densités de population.
01:05:54 Là, franchement, c'est devenu de tous les avis,
01:05:56 c'est pour ça que je pense qu'ils envoient des forces dans d'autres proportions aussi.
01:05:59 Là, on sent...
01:06:00 C'est devenu intenable.
01:06:02 La criminalité touche à peu près tous les résidents des Orméens.
01:06:05 Qui imagine cette scène dans l'Oise, ou en Mayenne, ou dans la Meuse,
01:06:10 ou dans n'importe quel département de métropole ?
01:06:12 Elle vous dit "ça va arriver".
01:06:13 Parce que de toute façon, Macron veut répartir les étrangers dans tous les départements.
01:06:17 Et non, mais pas les étrangers délinquants !
01:06:19 Ce qui est certain, c'est que Gérald Darmanin,
01:06:23 un des premiers ministres de l'Intérieur,
01:06:24 a vraiment pris cette problématique à bras-le-corps.
01:06:26 Car c'était vraiment un problème, c'est pas apparu en quelques mois,
01:06:29 ça fait plusieurs années, et ses prédécesseurs, notamment de gauche,
01:06:31 n'ont pas fait grand-chose.
01:06:32 La deuxième, c'est qu'on pourrait peut-être regarder
01:06:34 quelle autre ère du monde ont été confrontés à cette problématique.
01:06:37 C'est l'Australie.
01:06:38 L'Australie, ils se sont pas embêtés.
01:06:39 Vous avez fait votre étude d'aujourd'hui, la Corée du Sud, le Maroc, la Suisse...
01:06:43 Mais c'est important de le voir, l'Australie, no way !
01:06:44 Les Australiens, c'est une énergie.
01:06:45 Les Australiens avaient exactement la même problématique
01:06:47 avec des îles frontalières, d'autres archipels.
01:06:49 Ils ont pas envoyé la gendarmerie, ils ont envoyé l'armée.
01:06:51 Ils ont la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Indonésie aussi.
01:06:53 Exactement ! Ils ont envoyé les gardes-côtes.
01:06:55 Et maintenant, plus personne ne prend les bateaux.
01:06:56 Et plus personne, pourquoi ? Parce qu'ils savent parfaitement...
01:06:58 Et donc, plus personne ne meurt en mer.
01:06:59 Ce qui est sûr, c'est que l'exemple australien nous montre
01:07:01 qu'avec une réelle volonté politique, ils ont fait le bras de fer
01:07:04 avec le pays en face, ils ont mis les moyens,
01:07:07 ils ont déployé leurs foies avec leurs gardes-côtes.
01:07:09 Dès qu'un clandestin, pas un migrant, pas une personne recherchant
01:07:12 comme tous les euphémistes qu'on peut trouver,
01:07:14 dès qu'un clandestin est aperçu dans les eaux nationales,
01:07:17 il est embarqué par les gardes-côtes et ses retours cassent des pas.
01:07:20 Eh bien, l'Australie a baissé le nombre de clandestins arrivants
01:07:24 de, je crois, quelque chose comme plus de 80 %.
01:07:26 Oui, ils ont mis les moyens dans les gardes-côtes.
01:07:27 Le problème aussi, c'est qu'il y a eu des incitations financières
01:07:30 données à certains pour rentrer chez eux.
01:07:32 Enfin, je veux dire...
01:07:33 Et ils ont pris les incitations, ils ont pris les aides.
01:07:35 Et ils sont revenus dire "da" dans les "quoi ça, quoi ça".
01:07:37 Vous savez, les petites embarcations de fortune.
01:07:40 Ça paraît un peu insoluble en l'état.
01:07:42 J'avais l'exemple australien...
01:07:44 On ne peut pas le qualifier d'État policier.
01:07:46 C'est une démocratie, démocrate, républicaine.
01:07:48 Non, non, non, mais enfin, c'est un très beau pays au demeurant.
01:07:51 Pas proche culturellement des Français, mais quand même.
01:07:55 C'est une immense démocratie.
01:07:57 Alors, on verra si cette opération...
01:07:58 Non, non, mais...
01:07:59 Il nous reste 4 secondes, là.
01:08:01 Il faut juste se rappeler comment arrêter aussi que les gens meurent en mer.
01:08:04 C'est aussi la question.
01:08:06 Merci, merci beaucoup à tous les 4 de m'avoir accompagnée cet après-midi.
01:08:09 On passe la main à Punchline, Eliott Deval dans un instant.
01:08:12 Et moi, je vous dis à très bientôt sur notre antenne.
01:08:15 Excellent week-end.
01:08:16 Merci, merci Néli.
01:08:17 A bientôt.
01:08:18 ♪ ♪ ♪

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