00:00 C'est toute la question de la joailléité.
00:01 Que va dire la justice administrative ?
00:03 Est-ce qu'elle peut considérer qu'il y a là une atteinte à la liberté de manifester ?
00:07 Tout d'abord, il s'agit de rappeler qu'en France,
00:10 une manifestation ne peut être interdite qu'en cas de risque avéré à l'ordre public.
00:16 Donc, moi, pour ma part, concernant cette manifestation,
00:21 et notamment je parle de l'Action française parce que les autres mouvements,
00:24 je ne les connais pas,
00:25 sans préjugé de la décision du tribunal administratif, je ne crois pas,
00:31 je ne crois pas que cette mobilisation sera interdite.
00:35 Pourquoi je dis ça ?
00:36 Parce qu'il semblerait que depuis 111 ans,
00:39 ils rendent hommage devant la statue Jeanne d'Arc,
00:42 et à aucun moment, sauf erreur de ma part,
00:46 il n'y a eu de trouble à l'ordre public.
00:48 Donc, il y a une jurisprudence par rapport à ce type d'événement qui existe,
00:54 enfin juriscrudence non pas juridique,
00:57 mais une jurisprudence par rapport aux atteintes à l'ordre public
01:00 concernant ce genre de manifestation.
01:02 Et je vous dis, à ma connaissance, je ne crois pas qu'il y en ait eu.
01:06 Après, je vois pourquoi le gouvernement fait ça.
01:10 C'est-à-dire que la manifestation qui a eu lieu le 6 mai dernier
01:15 a suscité un véritable émoi public.
01:18 Et je peux le comprendre.
01:20 Parce que je vous avouerai que moi, quand j'ai vu les images
01:23 circuler sur les réseaux sociaux avec des gens masqués,
01:26 avec des cycles de croix celtiques,
01:31 autant vous dire que ça m'a fait froid dans le dos.
01:33 Et en plus, erreur de ma part,
01:37 j'ai vu qu'à côté de ces images, c'était écrit en allemand.
01:40 Et j'étais persuadée que ça se passait en Allemagne en disant
01:43 « ben voilà, il y a une recrudescence encore du nazisme ».
01:46 Et je découvre que c'est à Paris, le 6 mai, qu'on manifeste librement.
01:51 Et je tiens à souligner également, et j'en terminerai par là,
01:54 que cette manifestation du 6 mai a été organisée par le GUD à Paris.
01:58 Je vous rappelle que le GUD à Paris était en sommeil pendant plusieurs années.
02:04 Et il semblerait que ce mouvement ultra-violent,
02:07 je le rappelle, ultra-violent, soit aussi une résurgence
02:12 de ce qu'on appelle les Zouaves, qui est un mouvement également
02:17 connu pour ses exactions extrêmement violentes également.
02:22 Donc on peut regretter l'autorisation de cette manifestation la semaine dernière.
02:27 - Est-ce qu'on peut faire ce qu'on fait par exemple pour les hooligans
02:30 dans l'univers du football concernant des manifestations ?
02:33 Parce que là, ne pas participer à un match de football,
02:36 ne pas assister à un match de football, ce n'est pas un droit fondamental.
02:38 Or manifester est un droit fondamental.
02:40 Et comment on peut anticiper ça ?
02:42 Comment la justice administrative va le régler ?
02:44 - Le droit de manifester est un droit fondamental,
02:48 est un droit constitutionnel.
02:50 Ce n'est pas ça que je dis.
02:51 D'ailleurs, je vous le dis, concernant l'action française,
02:54 je pense que ça ne passera pas devant le tribunal administratif.
02:56 Par contre, et vraiment j'en termine par là,
02:59 la semaine dernière, c'est différent.
03:01 Vous avez ce type de mouvements,
03:03 sont connus pour des exactions extrêmement violentes,
03:05 sont connus pour prôner une idéologie raciste.
03:10 Ça, je suis désolée.
03:12 On pouvait imaginer qu'il y ait des troubles à l'ordre public
03:15 et donc interdire ce type de manifestation.
03:17 Donc, je n'en terminerai pas.
03:19 (Générique)
03:22 ---