00:00 On ne juge pas un ancien président de la République, n'importe comment, devant n'importe quelle juridiction.
00:09 Parce qu'on n'a pas mis mon nom sur la liste électorale.
00:19 Prétextant que j'ai été condamné après un procès qui m'a jugé parce que j'aurais braqué la BCAO.
00:35 Je refute avec vigueur une telle accusation.
00:43 Dans ma vie, j'ai toujours travaillé pour que je n'ai aucun ombre dans mon casier judiciaire.
00:55 On ne juge pas un ancien président de la République, n'importe comment, devant n'importe quelle juridiction.
01:06 Dans une procédure, la Cour africaine des droits de l'homme a demandé ma réinscription sur la liste électorale.
01:20 Je ne sais pas pourquoi on m'a jugé.
01:23 Personne ne m'a convoqué.
01:28 Pour le monde entier, pour l'univers, c'est là où je résidais au moment de ce procès.
01:36 Je résidais à la CPI, où on m'a amené avec un avion, un présidential Grumman 3.
01:47 Je n'ai eu aucun document de ce procès.
01:52 Jusqu'à présent, à l'heure où je vous parle, je n'ai eu aucun document, ni avant le procès, ni après le procès.
02:01 Est-ce que c'est ça qu'on appelle un procès ?
02:04 Non, c'est trop politicien, ce n'est pas digne d'être appelé un procès.
02:12 Depuis que je suis revenu, vous voyez bien, je ne fais encore aucun coup contre personne.
02:19 Parce que les coups, nous qui avons promis de la politique, on sait en recevoir, mais on sait aussi en donner.
02:28 Mais j'ai décidé de ne pas donner de coups, parce que le moment de coup est passé.
02:39 Aujourd'hui, ce que nous devons faire, le président Bédié, Ouattara et moi-même,
02:51 c'est de nous conduire de telle façon que nous laissions aux jeunes générations une Côte d'Ivoire pacifiée.
03:04 (Bruits de la foule)
03:12 - C'est bon, c'est bon. - C'est bon.