00:00 C'est une garde à vue difficile, ce sont en tout cas les informations qui nous remontent.
00:04 Pourquoi c'est une garde à vue difficile ? Parce que cet homme semble tenir un discours assez incohérent.
00:10 A plusieurs reprises, il s'est roulé par terre et on voit bien que c'est compliqué pour les policiers.
00:15 Alors évidemment, il peut y avoir un effet de dissimulation.
00:18 Ça arrive parfois chez les suspects, surtout quand on est accusé d'actes aussi graves.
00:24 Alors ils ont fait appel à un psychiatre qui est venu l'analyser, l'ausculter pour essayer de comprendre.
00:30 Pour l'instant, on n'a pas de réponse, même si on imagine que ce professionnel de santé a donné des éléments aux policiers.
00:36 Mais on voit mal comment en tout cas cet interrogatoire pourra déboucher sur des éléments pour comprendre pourquoi cet homme est passé à l'axe.
00:43 Ce qui va être important dans les prochaines heures, c'est l'enquête d'environnement.
00:47 C'est interroger toutes les personnes qu'il a croisées ces dernières semaines ici à Annecy.
00:52 Pourquoi était-ce un point de chute pour lui ?
00:54 Et puis sans doute sa famille, ses proches, sa femme en Suède qui va expliquer pourquoi cet homme est parti de son pays.
01:00 Pourquoi il a laissé sa femme, pourquoi s'est-il séparé d'elle, pourquoi aussi il a laissé son enfant de 3 ans là-bas.
01:07 Donc ça va être des éléments importants.
01:09 Mais pour l'instant, on voit mal effectivement comment cet interrogatoire pourra donner des éléments aux policiers.
01:15 En tout cas, il y a des éléments importants que nous, on a pu recueillir à travers des témoignages ici.
01:19 Parce que cet homme avait été aperçu à plusieurs reprises dans ce parc depuis maintenant plusieurs semaines.
01:24 Il y a notamment une dame qu'il voyait régulièrement qui nous disait "mais cet homme, on voyait bien qu'il était dérangé".
01:29 Et il y a plusieurs témoignages comme ça qui m'ont...
01:31 En ce sens, en plus, il était assez reconnaissable parce qu'il avait des tatouages sur les jambes.
01:36 Voilà ce qu'on sait sur cette gare d'abus.
01:38 Alors elle peut durer 48 heures. On est dans le cadre d'une enquête finalement "classique".
01:41 J'y mets des guillemets évidemment. Pas dans le cadre d'une affaire terroriste. En tout cas, pas à ce stade.
01:46 Alors on voit bien que cette piste de la bouffée délirante, de problèmes psychiatriques ou psychiques,
01:50 c'est cet homme est tout de même jugé sérieux puisque vous le savez, le parquet antiterroriste, à ce stade en tout cas, ne s'est pas saisi de cette affaire.