00:00 C'est la première fois, à vrai dire, que je suis victime de ces comportements-là.
00:05 Cela monte crescendo, les gens sont de plus en plus agressifs.
00:09 Ce que nous constatons en tant qu'élus, c'est "je veux tout, tout de suite",
00:13 "vous devez faire ci, vous devez faire ça".
00:15 On est, nous les élus, confrontés quotidiennement à cette impatience,
00:21 à cette volonté de se dire "vous êtes élus, vous devez tout faire pour nous".
00:25 Et ça c'est quelque chose qui est assez compliqué,
00:27 et les élus, bien sûr, sont marqués par cette situation,
00:32 cette violence qui monte crescendo, on le voit quotidiennement.
00:35 Nous avons un collègue maire qui a été aussi victime d'agression
00:40 au niveau de Montjoie, M. Hurgal, en Tarn-et-Garonne.
00:44 Donc là aussi, il n'y a pas qu'ici, et je trouve qu'on a franchi un nouveau cap.
00:49 Et c'est ce que je dénonce, et je souhaite qu'il y ait une réponse pénale
00:54 par rapport à ces agressions.
00:55 Ça commence par des agressions verbales, ça va crescendo,
00:58 et les gens tentent petit à petit, et finalement, au bout du compte,
01:01 on en arrive à des agressions aussi physiques qui sont totalement condamnables.
01:05 – Vous êtes élu depuis combien de temps, M. Bézier ?
01:09 – Alors je suis élu à la mairie de Cassin-Saint-Razin depuis 2014,
01:12 c'est mon second mandat, mais en tout cas,
01:14 ça n'intervient pas ma détermination de poursuivre pour mes concitoyens.
01:18 Je tire ma légitimité, comme les autres maires, de mes concitoyens, des urnes,
01:23 et je continuerai à faire ce mandat, je continuerai à exercer ce mandat,
01:28 en tout cas parce qu'il m'a été confié,
01:30 et parce que je dois faire ce qu'il faut pour la population,
01:33 et c'est aussi un engagement personnel.
01:35 J'en connais les risques, malheureusement aujourd'hui,
01:38 mais ça n'intervient pas ma volonté de poursuivre.