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  • il y a 3 ans
La course contre la montre pour retrouver le submersible disparu au cours d'une expédition de l'épave du Titanic est lancée. Les capacités en oxygène de l'engin s'amenuisent et il ne resterait au cinq passagers à son bord moins de 20 heures d'autonomie. Des bruits captés par des avions de recherche canadiens suscitent l'espoir pour les sauveteurs dépêchés sur place. 

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Transcription
00:00 c'est une véritable course contre la montre.
00:02 Est-ce qu'on peut être quand même optimiste ?
00:04 Oui, à partir du moment où...
00:09 Comment dire ? On ne peut pas être pessimiste tout le temps.
00:12 Je veux dire, il faut bien garder un petit peu d'histoire
00:14 sinon on arrêterait tout.
00:16 Maintenant, pour ce qui est des bruits sous-marins,
00:18 je reste assez circonspect sur l'affaire.
00:23 Ça peut être tout et n'importe quoi,
00:27 d'autant qu'ils sont coincés dans une espèce de tuyau en carbone
00:30 et que le carbone réagit mal au fait de le frapper.
00:34 Et on ne sait même pas avec quoi il le frappe,
00:36 ou il le frapperait.
00:38 Donc ça me paraît un peu hypothétique tout ça.
00:40 Mais pourquoi pas, il faut bien s'accrocher à quelque chose.
00:42 Est-ce qu'on a espoir de le retrouver un jour ?
00:47 Parce que ce submersible, peut-être qu'il a disparu à jamais ?
00:50 Alors, oui, ce n'est pas impossible.
00:54 Ce n'est pas le cas d'un avion.
00:56 Vous savez, un avion, c'est une boîte noire
00:58 qui va émettre des signaux acoustiques.
01:00 Là, on est dans le cas d'un appareil
01:04 qui n'est pas vraiment équipé pour faire ce genre de sauvetage,
01:10 enfin, de se sauver lui-même.
01:13 Il y a très peu de chances qu'il soit entre deux eaux,
01:17 mais le temps qu'il a été entre deux eaux
01:20 l'a peut-être fait dériver d'une manière considérable,
01:24 ce qui fait que ça va énormément compliquer les recherches.
01:27 Lorsque les bateaux qui sont en route,
01:29 qui sont occupés de sonar balayage latéral,
01:31 qui sont les outils que l'on utilise le plus pour rechercher des épaves,
01:34 c'est les outils que j'utilise moi-même,
01:36 qui donnent une vue un petit peu aérienne du fond marin.
01:40 Ça fait du ti-là, mettre du temps à travailler.
01:46 Si on retrouve l'épave,
01:50 ce n'est pas garanti que dans les 20 heures qui nous restent,
01:53 s'il nous reste réellement 20 heures,
01:55 on puisse récupérer les gens qui y sont.
01:58 On a une profondeur qui est inhabituelle aussi, 4000 m.
02:03 Oui, on est vraiment dans les profondeurs extrêmes.
02:06 On va arriver à la limite de profondeur du sous-marin,
02:12 qui lui, de mémoire, a été prévu pour 4000 m,
02:14 et là, on est à 3800 m.
02:16 Après, on a des outils comme le ROV di Frémère,
02:20 qui peut aller plus profond.
02:23 Mais ils vont arriver, ils vont se déployer ce soir, je crois.
02:26 On a à côté de ça une autre société,
02:29 d'après ce que j'ai pu entendre.
02:31 C'est vraiment des bruits de coups de coulard,
02:34 mais il y a une autre société où il y a des ROV qui n'ont pas fonctionné.
02:39 C'était déraisonnable, cette expédition, selon vous ?
02:43 Vous qui avez l'habitude ?
02:45 Oui, de mon point de vue, oui.
02:51 Le tourisme, c'est une chose.
02:54 Maintenant, je ne suis pas foncièrement un grand fan de ça.
02:58 Je l'avais expliqué déjà dans les médias en 2019, de mémoire,
03:02 dans ce qui était prévu de faire du tourisme sur le site.
03:07 J'en avais parlé justement avec Marjolaine.
03:10 C'était son truc.
03:12 Maintenant, le pilote, je ne le connais pas,
03:15 c'est le concepteur du sous-marin.
03:17 Je ne suis pas un grand fan de cet appareil.
03:20 Je ne serais pas allé à bord.
03:24 Vous-même, vous auriez refusé d'aller à bord ?
03:27 Oui, clairement.
03:29 Même pour insulter la NIC, je ne me montre pas à boire de ce truc-là.
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