00:00 c'est une véritable course contre la montre.
00:02 Est-ce qu'on peut être quand même optimiste ?
00:04 Oui, à partir du moment où...
00:09 Comment dire ? On ne peut pas être pessimiste tout le temps.
00:12 Je veux dire, il faut bien garder un petit peu d'histoire
00:14 sinon on arrêterait tout.
00:16 Maintenant, pour ce qui est des bruits sous-marins,
00:18 je reste assez circonspect sur l'affaire.
00:23 Ça peut être tout et n'importe quoi,
00:27 d'autant qu'ils sont coincés dans une espèce de tuyau en carbone
00:30 et que le carbone réagit mal au fait de le frapper.
00:34 Et on ne sait même pas avec quoi il le frappe,
00:36 ou il le frapperait.
00:38 Donc ça me paraît un peu hypothétique tout ça.
00:40 Mais pourquoi pas, il faut bien s'accrocher à quelque chose.
00:42 Est-ce qu'on a espoir de le retrouver un jour ?
00:47 Parce que ce submersible, peut-être qu'il a disparu à jamais ?
00:50 Alors, oui, ce n'est pas impossible.
00:54 Ce n'est pas le cas d'un avion.
00:56 Vous savez, un avion, c'est une boîte noire
00:58 qui va émettre des signaux acoustiques.
01:00 Là, on est dans le cas d'un appareil
01:04 qui n'est pas vraiment équipé pour faire ce genre de sauvetage,
01:10 enfin, de se sauver lui-même.
01:13 Il y a très peu de chances qu'il soit entre deux eaux,
01:17 mais le temps qu'il a été entre deux eaux
01:20 l'a peut-être fait dériver d'une manière considérable,
01:24 ce qui fait que ça va énormément compliquer les recherches.
01:27 Lorsque les bateaux qui sont en route,
01:29 qui sont occupés de sonar balayage latéral,
01:31 qui sont les outils que l'on utilise le plus pour rechercher des épaves,
01:34 c'est les outils que j'utilise moi-même,
01:36 qui donnent une vue un petit peu aérienne du fond marin.
01:40 Ça fait du ti-là, mettre du temps à travailler.
01:46 Si on retrouve l'épave,
01:50 ce n'est pas garanti que dans les 20 heures qui nous restent,
01:53 s'il nous reste réellement 20 heures,
01:55 on puisse récupérer les gens qui y sont.
01:58 On a une profondeur qui est inhabituelle aussi, 4000 m.
02:03 Oui, on est vraiment dans les profondeurs extrêmes.
02:06 On va arriver à la limite de profondeur du sous-marin,
02:12 qui lui, de mémoire, a été prévu pour 4000 m,
02:14 et là, on est à 3800 m.
02:16 Après, on a des outils comme le ROV di Frémère,
02:20 qui peut aller plus profond.
02:23 Mais ils vont arriver, ils vont se déployer ce soir, je crois.
02:26 On a à côté de ça une autre société,
02:29 d'après ce que j'ai pu entendre.
02:31 C'est vraiment des bruits de coups de coulard,
02:34 mais il y a une autre société où il y a des ROV qui n'ont pas fonctionné.
02:39 C'était déraisonnable, cette expédition, selon vous ?
02:43 Vous qui avez l'habitude ?
02:45 Oui, de mon point de vue, oui.
02:51 Le tourisme, c'est une chose.
02:54 Maintenant, je ne suis pas foncièrement un grand fan de ça.
02:58 Je l'avais expliqué déjà dans les médias en 2019, de mémoire,
03:02 dans ce qui était prévu de faire du tourisme sur le site.
03:07 J'en avais parlé justement avec Marjolaine.
03:10 C'était son truc.
03:12 Maintenant, le pilote, je ne le connais pas,
03:15 c'est le concepteur du sous-marin.
03:17 Je ne suis pas un grand fan de cet appareil.
03:20 Je ne serais pas allé à bord.
03:24 Vous-même, vous auriez refusé d'aller à bord ?
03:27 Oui, clairement.
03:29 Même pour insulter la NIC, je ne me montre pas à boire de ce truc-là.
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