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- il y a 3 ans
Comme chaque semaine dans "À l'épreuve des faits", notre journaliste Céline Pitelet tente de démêler le vrai du faux dans l'actualité de la semaine.
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00:00 Il est 13h30, soyez les bienvenus, vous regardez à l'épreuve des faits, toujours avec Céline Pitlet, N'ael Alatrous et Anne-Sora Dupois.
00:05 Nous allons nous pencher sur la question des réseaux sociaux et de leur régulation dans le sillage des émeutes, des violences urbaines.
00:12 Ils ont joué un rôle important, utilisés par les émeutiers, pour se donner rendez-vous, aussi pour partager les images violentes.
00:19 Et une petite phrase d'Emmanuel Macron, Macron a beaucoup beaucoup fait réagir.
00:22 Oui, c'était mardi à l'Elysée, le président recevait quelques 300 maires au palais, victimes de pillages et de violences
00:29 lors des émeutes, et voici ce qu'il a dit à propos des réseaux sociaux.
00:32 Quand les choses s'emballent, pour un moment, on se dit qu'on se met peut-être en situation de les réguler ou de les couper.
00:39 Il ne faut surtout pas le faire à chaud, je me félicite qu'on n'ait pas eu à le faire. Je pense que c'est un vrai débat qu'on a à avoir à faire.
00:44 Et cette idée d'en arriver à couper les réseaux sociaux quand les choses s'emballent a beaucoup indigné, en tout cas dans une partie de la classe politique,
00:51 à gauche comme à droite d'ailleurs. Ok, Kim Jong-un, c'est ce qu'a tweeté Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée Nationale.
00:58 Tweet amer aussi d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste.
01:01 "Le pays des droits de l'homme et des citoyens ne peut pas s'aligner sur les grandes démocraties chinoises, russes et iraniennes,
01:08 des régimes régulièrement accusés de verrouiller les réseaux sociaux."
01:11 Olivier Marlex, président du groupe LRF à l'Assemblée Nationale, écrit "Coupez les réseaux sociaux comme la Chine, l'Iran, comme la Corée du Nord"
01:18 et il ajoute "Même si c'est une provocation pour détourner l'attention, elle est de très mauvais goût."
01:24 Après toutes ces réactions, la polémique qui monte, mardi soir vers 22h, Emmanuel Macron publie un tweet à la tonalité plus positive.
01:31 Voici ce qu'il écrit "Ces derniers jours, nous avons tous vu passer des images difficiles sur les réseaux sociaux,
01:36 mais ces réseaux sont aussi des vecteurs de bonnes nouvelles et de messages bienveillants.
01:40 En voici un" et là le président félicite les nouveaux bacheliers et leur souhaite un bel été.
01:45 Un tweet comme pour contrebalancer un petit peu son discours devant les maires, très critique à l'égard des réseaux.
01:51 Ce qu'on appelle ramer, puisque vous n'avez pas vu Anne-Sophie Bois en scène, on y met le rameur.
01:56 Et même ramer dans l'autre sens, c'est-à-dire au rétro-ram, en rétro-pédale en raman.
02:01 Bon, est-ce que c'est possible, pour reprendre l'expression du président de la République, de couper les réseaux sociaux ?
02:06 Alors, tous les spécialistes que j'ai interrogés m'ont dit qu'effectivement, techniquement, c'est possible.
02:10 Écoutez Damien Bancal, il est journaliste et spécialiste en cyber-intelligence.
02:14 Techniquement, couper un réseau social est très simple.
02:18 Comment ? Eh bien, il suffit que la justice, par exemple, l'impose aux fournisseurs d'accès à Internet.
02:23 Rapidement, un réseau social, c'est quoi ? C'est une adresse IP,
02:27 ce fameux ensemble de chiffres qui permet d'identifier un site Internet, donc aussi un réseau social.
02:33 Il suffit de dire, eh bien voilà, on interdit la moindre personne, le moindre Français,
02:38 de se connecter à ce site Internet, à ce réseau social.
02:41 Et là, c'est qu'une question technique.
02:43 C'est particulièrement facile à faire.
02:45 Ça a déjà été fait, par exemple, pour des sites Internet qui diffusaient, par exemple, des bases de données piratées.
02:50 Donc voilà, techniquement parlant, c'est très simple à mettre en place.
02:53 Ça peut se faire à l'échelle d'un pays, de tous les utilisateurs.
02:56 Ça peut se faire aussi à l'échelle d'un fournisseur d'accès particulier.
02:59 Ça peut aussi potentiellement viser certaines zones.
03:02 Ce n'est que de la technique.
03:03 Donc, il suffit juste d'appuyer sur le bouton « Off », voilà, pour que ça ne fonctionne plus.
03:08 Donc, techniquement parlant, peu importe où on se trouvera,
03:11 si on peut le bloquer, eh bien le fournisseur d'accès à Internet le fera.
03:14 Mais tous les experts m'ont aussi dit que ces coupures des réseaux sociaux, elles peuvent être contournées.
03:19 C'est ce que nous explique Raphaël Grabli, rédacteur en chef adjoint BFM TV, TechInco.
03:23 Techniquement, c'est possible de bloquer les réseaux sociaux, mais techniquement, du coup, c'est aussi possible de les contourner.
03:29 On a bien vu ça, d'ailleurs, dans certains pays où il y a eu des blocages temporaires ou définitifs de certaines plateformes.
03:35 On a vu ça en Turquie, on a vu ça en Iran.
03:37 Et alors, ce qu'on a vu, c'est une hausse très importante des abonnements, des utilisations au VPN.
03:43 Les VPN, c'est des petits logiciels qui permettent de simuler une connexion depuis un pays étranger
03:48 et donc de retrouver l'accès à ces réseaux sociaux.
03:50 Donc oui, techniquement, c'est extrêmement simple de contourner un potentiel blocage des réseaux sociaux.
03:54 Et tout à l'heure, on parlait des régimes autoritaires.
03:57 Et effectivement, seuls les régimes autoritaires, aujourd'hui, coupent les réseaux sociaux.
04:01 Si on regarde un petit peu l'historique, oui, le blocage des réseaux sociaux,
04:06 c'est quand même plutôt quelque chose qui est fait par des régimes autoritaires.
04:09 Alors après, on peut discuter la notion autoritaire de chaque régime.
04:13 Mais enfin, disons que pour donner un exemple, les pays qui ont recours à ce genre de pratiques,
04:17 ça peut être par exemple bloquer l'ensemble des réseaux sociaux,
04:19 ça peut être interdire tous les réseaux sociaux étrangers.
04:21 Ça, c'est ce qui est fait en Chine, que des réseaux sociaux chinois.
04:24 Ça peut être aussi bloquer certaines plateformes au moment d'événements,
04:29 par exemple en Russie, qui a bloqué Facebook et Instagram.
04:32 Pourquoi ? Parce qu'on y trouvait certaines informations en faveur de l'Ukraine.
04:35 On a vu ça en Turquie aussi, on a vu ça en Iran.
04:38 Donc disons que c'est des régimes qu'on qualifiera souvent d'autoritaires,
04:42 mais en tout cas dans les grandes démocraties occidentales, pour utiliser l'expression consacrée,
04:46 on n'a jamais vu quand même de blocage de plateforme,
04:50 si ce n'est dans certains États américains, de blocage de TikTok.
04:54 Mais alors à ce moment-là, ce n'était pas pour les mêmes raisons,
04:56 c'était pour des questions d'accès de TikTok par les médias.
05:00 – Donc, techniquement, c'est plutôt possible.
05:03 – Oui. – Est-ce que c'est légal pour autant ?
05:05 – Experts et avocats en doutent très fortement.
05:07 Pourquoi ? Parce que cette mesure, en fait, elle apparaîtrait complètement disproportionnée.
05:11 – D'un point de vue légal français, si la justice demande à un opérateur
05:17 d'enlever des contenus, ils sont obligés de le faire.
05:20 Alors maintenant, savoir si un pays va pouvoir, de son propre fait et chef,
05:26 de dire "je coupe l'accès à Facebook, à Twitter, à TikTok",
05:30 ce n'est pas gagné.
05:31 Soyons très clairs, on peut quand même présumer que ces opérateurs de réseaux sociaux
05:35 pourraient clairement se plaindre et eux-mêmes, de leur côté,
05:39 déposer une plainte auprès du gouvernement français,
05:43 en lui reprochant peut-être d'avoir un accès dictatorial,
05:46 justement, à son outil de communication.
05:48 Parce que bloquer un réseau social, ce n'est pas anodin,
05:51 c'est un outil qui permet aussi de converser de tout et de n'importe quoi.
05:55 Bloquer un réseau social complet parce qu'on a une centaine de personnes
05:59 qui appellent à manifester de manière violente, on bloquerait l'ensemble,
06:03 je n'y crois pas cinq minutes, je pense que le gouvernement a simplement dit
06:07 "on va réfléchir à toutes les possibilités".
06:10 Je pense que celle-ci, c'est l'extrême de l'extrême.
06:12 Parmi ces possibilités, le président de la République a également parlé
06:15 de récupérer l'identité de ceux qui, d'une manière ou d'une autre,
06:18 font la promo des violences.
06:19 Oui, parce que certains émeutiers, par exemple, ont posté des images de violences,
06:22 ont organisé des formes de concours à l'image la plus impressionnante
06:26 ou alors ont utilisé les réseaux sociaux pour appeler d'autres personnes
06:29 à les rejoindre écouter le président de la République.
06:31 Les demandes seront aussi faites partout où c'est utile et à chaque fois que c'est utile
06:36 pour avoir l'identité de celles et ceux qui utilisent ces réseaux sociaux
06:43 pour appeler au désordre ou pour exacerber la violence.
06:48 Est-ce qu'on peut remonter jusqu'aux utilisateurs ?
06:50 En théorie, oui, c'est tout à fait possible, d'autant que nous,
06:52 utilisateurs des réseaux sociaux, nous laissons beaucoup de traces,
06:55 évidemment, sur internet derrière nous.
06:58 D'ailleurs, il y a eu des affaires médiatisées de cyberharcèlement,
07:01 par exemple, sur Mila, la lycéenne, sur la chanteuse Oshie,
07:05 sur le chanteur Edi Depreto, où des cyberharceleurs ont pu être identifiés.
07:10 Mais vous allez voir qu'en réalité, c'est un rapport de force
07:13 entre les autorités et les plateformes.
07:15 C'est ce que nous explique Raphaël Grabli.
07:17 Techniquement, on peut tout à fait retrouver un internaute.
07:20 Il faut rappeler quelque chose, sur internet, sur les réseaux sociaux,
07:22 l'anonymat n'existe pas, c'est du pseudonyme.
07:25 On se connecte avec une adresse IP qui est reliée à sa box,
07:28 qui est reliée à un contrat internet qui a un nom.
07:30 On peut choisir un pseudonyme, mais on peut être quand même retrouvé.
07:34 Alors, très concrètement, si les autorités constatent que sur Snapchat,
07:36 sur TikTok ou ailleurs, il y a un internaute qui a publié du contenu illégal
07:40 ou qui a montré des actions illégales, les autorités peuvent demander
07:43 aux réseaux sociaux d'avoir l'adresse IP qui est rattachée au compte.
07:46 Ensuite, elles vont utiliser cette adresse IP et vont l'envoyer
07:49 aux fournisseurs d'accès à internet.
07:51 Et une fois que ces fournisseurs d'accès à internet ont l'adresse IP,
07:53 ils peuvent retrouver finalement l'identité et l'identifiant,
07:56 notamment de la personne qui a ce forfait internet et qui a cette box.
08:00 Il faut quand même rappeler une chose, c'est que toutes les plateformes
08:03 qu'on utilise en France, ce sont des plateformes étrangères
08:05 qui sont basées pour les utilisateurs européens en Irlande ou au Royaume-Uni.
08:09 Et donc, quand il y a ce qu'on appelle cette réquisition judiciaire,
08:12 c'est le fait pour les autorités de demander l'adresse IP d'un utilisateur
08:15 ou d'une utilisatrice, les plateformes, en théorie, peuvent répondre,
08:18 mais peuvent aussi ne pas répondre.
08:19 Elles ne risquent rien à répondre ou à ne pas répondre.
08:22 Donc c'est elles qui décident et donc on va dire que c'est aussi un rapport de force,
08:26 même si dans beaucoup de cas elles répondent favorablement.
08:29 Si elles ne répondent pas favorablement, en fait, on ne peut pas faire grand-chose contre elles.
08:34 Et donc c'est pour ça que l'exécutif en arrive à mettre des coups de pression
08:37 parce qu'on est dans un rapport de force.
08:39 Alors c'est un peu la vocation de cette émission "Combattre les fausses informations".
08:43 En marge de ces violences, il y a un document qui a circulé
08:46 et qui menaçait certains quartiers de coupure d'internet.
08:49 Oui, en fait, un document a circulé sur Internet, sur les réseaux sociaux,
08:52 document portant l'antet du ministère de l'Intérieur et de la Police nationale.
08:56 Il est daté du 2 juillet, donc dimanche dernier, et sur ce document,
09:00 il est écrit qu'à partir du 3 juillet, et pour une période déterminée,
09:03 des restrictions temporaires seront appliquées à l'accès à l'Internet
09:08 dans certains quartiers spécifiques pendant les heures nocturnes.
09:11 Et que ces restrictions visent à prévenir l'utilisation abusive des réseaux sociaux
09:15 et des plateformes en ligne pour coordonner des actions et inciter à la violence.
09:20 Il y a le tampon dessus, c'est donc un faux.
09:22 C'est un faux, effectivement. Le ministère de l'Intérieur a démenti l'information sur Twitter
09:26 appelant à être vigilant face aux fake news.
09:29 Et la Police nationale a aussi démenti ces rumeurs ici sur Facebook.
09:33 Une mesure qui d'ailleurs, si elle était envisagée, serait illégale,
09:36 nous ont dit des avocats et techniquement inapplicable.
09:40 Le exécutif se bat, Néla, Anne, avec ce sujet d'Internet, des réseaux sociaux.
09:46 Alors je voudrais vous faire réagir à ce très court extrait.
09:49 Éric Dupond-Moretti, très énervé, qui s'exprime au sujet de cette gestion des comptes et des réseaux sociaux.
09:56 Que les gamins sachent clairement qu'on va péter les comptes.
10:01 L'autorité judiciaire peut, sur réquisition, évidemment, demander aux opérateurs
10:06 de livrer les adresses IP, ce qui nous permet évidemment d'arriver à l'identité de ceux
10:12 qui s'en servent pour dire quand, où et comment on va les casser.
10:17 C'est un sujet central, Néla, et particulièrement dans la gestion de ces violences.
10:20 Oui, alors dans le propos d'Éric Dupond-Moretti, il y avait beaucoup aussi d'intimidation, si vous me permettez le mot.
10:25 C'est-à-dire que l'idée, ce qu'on nous a expliqué dans les entourages et autour du gouvernement,
10:30 c'était qu'il voulait s'adresser aux parents pour leur dire "attendez,
10:33 ne pensez pas que vos enfants, on n'est pas capable de les retrouver".
10:36 Et on juge d'ailleurs que ça a été relativement efficace, puisque moins de contenu a été partagé.
10:40 A ceci près qu'on ne sait pas si moins de contenu a été partagé parce que la menace a fonctionné en réalité,
10:44 ou parce que, tout simplement, après un certain nombre d'interpellations,
10:47 il y avait aussi moins d'émetiers dans la rue.
10:49 Bon, c'est un débat qu'on ne réglera pas aujourd'hui.
10:52 Mais effectivement, il y a tout un combat que porte Emmanuel Macron,
10:56 et y compris au niveau européen, pour réguler les réseaux sociaux.
10:59 Il y a une première loi sur les fake news qui avait été votée au premier mandat,
11:03 qui visait spécifiquement à faire en sorte qu'il n'y ait pas de contenu visant à polluer des campagnes électorales.
11:09 Et il y a ce règlement européen, qui va être valable à partir de la fin de l'été,
11:13 le DSA, le Digital Service Act, qui va offrir une palette plus large aux gouvernements européens,
11:18 pour pouvoir agir sur les réseaux sociaux, avec un principe,
11:21 ce qui est illégal hors ligne, est illégal en ligne.
11:24 Et donc, qu'est-ce qu'il prévoit ce règlement ?
11:26 Il prévoit notamment, par exemple, que les réseaux sociaux fournissent leurs algorithmes à la Commission européenne,
11:32 donc qu'en réalité, la Commission puisse dire, est-ce qu'il favorise la propagation de certains contenus ou pas ?
11:38 On n'est pas dans couper Internet, on n'est pas dans couper les réseaux sociaux,
11:41 on est dans savoir concrètement comment est-ce qu'il favorise un certain nombre de contenus.
11:45 Ce qu'on a vu, les vidéos des meutiers, par exemple, qui ont beaucoup circulé.
11:48 Il impose une deuxième chose, ce règlement européen,
11:51 que les réseaux sociaux doivent analyser tous les ans les risques systémiques qu'ils génèrent.
11:55 Et alors, dans les risques systémiques qui sont cités, il y a la haine et la violence en ligne.
12:00 Est-ce que quand on partage, par exemple, des images de pillages ou de commissariats brûlés,
12:05 est-ce qu'on participe à la violence en ligne ?
12:07 Ça crée en tout cas une base juridique sur laquelle les États et la France,
12:10 et Emmanuel Macron qui parle de cette difficulté à juguler les réseaux sociaux
12:14 et de ce qu'ils ont changé ou bousculé dans le fonctionnement de nos démocraties,
12:17 ça donne une autre base légale pour pouvoir éventuellement légiférer,
12:21 puisqu'on nous dit que couper les réseaux sociaux, et on l'entendait il y a quelques instants,
12:25 ce n'est pas dans l'immédiat, c'est une réflexion à long terme, dit le Président.
12:28 Je ne veux pas être trop pessimiste, mais au début aussi de son premier quinquennat,
12:32 Emmanuel Macron avait réuni tous les acteurs de la tech.
12:35 C'était un très très grand Raoul, il y avait 400 personnes, je pense,
12:41 les représentants des plus grands réseaux sociaux, en tout cas basés en France,
12:45 en tout cas leurs représentants en France, et il avait dit à l'issue,
12:49 si ça continue on va faire du "name and shame", et si ça continue,
12:52 on va vous pourrir la vie autant qu'on pourra parce que votre comportement n'est pas vertueux,
12:56 vous ne bloquez pas les contenus qui devraient l'être,
13:00 vous ne donnez pas les bonnes informations à la justice,
13:03 notamment l'identité des personnes qui préfèrent des menaces, etc.
13:07 C'était il y a plus de 6 ans, et il ne s'est pas passé grand chose,
13:14 parce qu'en réalité tout le monde est bien conscient aujourd'hui,
13:16 et c'est aussi l'effet de ces coups de menton,
13:19 qu'aujourd'hui les réseaux sociaux sont très puissants,
13:22 et surtout qu'on a un problème de droit, ils ne dépendent pas du droit français.
13:26 Donc le gouvernement est limité dans son action,
13:28 et à ce moment-là, au moment où Emmanuel Macron avait dit
13:31 "on va faire du "name and shame", on ne parlait pas des meutes,
13:33 on parlait de terrorisme.
13:34 Donc sans doute aussi la constitution de ce DSA, affaire à suivre évidemment.