00:01Exactement, une cliente, Béatrice, qui est avec nous ce matin, qui est présente ici au marché de l'avenue Doménil.
00:08Vous, c'est intéressant, Béatrice, vous faisiez partie du cortège hier. Expliquez-nous un peu comment ça s'est passé.
00:13Ça s'est très bien passé, dans le sens où moi j'étais à un endroit où il n'y
00:17avait pas vraiment de pression ni de tension.
00:19Par contre, je voyais bien qu'autour, c'était très très très encadré.
00:23Et je suppose qu'à la marge, évidemment, je l'ai vu à plus d'informations, il y avait eu
00:27des actes de violence.
00:28Mais pour nous, ça s'est bien passé.
00:30Vous êtes partie avant la fin du cortège. C'est pour ça que vous n'avez pas vu ces exactions.
00:35Et vous me disiez à l'instant, vous comptez sur cette jeunesse pour faire avancer les choses. Vous soutenez leurs
00:40revendications ?
00:41Alors, je soutiens évidemment leurs revendications. À partir du moment où leurs revendications sont étayées, bien sûr.
00:46Moi, je pense que c'est le résultat aussi, l'expression. C'est passé par les jeunes, mais c'est
00:51l'expression pour moi d'un malaise profond.
00:54Moi-même, je ne suis pas bien. Je suis à mon compte. Je suis surtaxée.
00:58Il y a des tas de choses qui ne vont pas. Et moi, je pense qu'il faut que les
01:02politiques comprennent
01:03que plus ils se coupent de la réalité et de la population, et plus il y aura une résistance maintenant.
01:12Effectivement, vous parlez de résistance. Vous pensez que ce mouvement, ces mobilisations, elles vont perdurer dans le temps ?
01:18Est-ce que c'est un mouvement qui va s'essouffler ? Au contraire, ça va durer plusieurs semaines, jusqu
01:22'à Noël, jusqu'à la présidentielle ?
01:24Écoutez, je pense que c'est bien parti. Ce n'est pas parce qu'il y a eu un tout
01:27petit peu moins de monde cette fois-ci que les autres fois,
01:29que pour autant, le mouvement va s'essouffler. C'est une colère profonde. Et quand il y a une colère
01:34profonde, de toute façon, on ne peut pas l'endiguer.
01:37C'est-à-dire qu'à un moment ou à un autre, ça reviendra. Je pense que la clé, c
01:42'est peut-être de laisser parler les gens,
01:43et surtout de faire la connexion. C'est-à-dire qu'on n'a jamais vraiment demandé l'avis des
01:48gens.
01:48Les référendums, ça n'existe plus. Et c'est une gouvernance qui avance seule, coupée, coupée de la réalité.
01:57Merci beaucoup, Béatrice, pour votre témoignage ce matin. Voilà l'idée de Béatrice.
02:02Les référendums, pourquoi ne pas donner davantage la parole au peuple ?
02:05En tout cas, ici, les commerçants nous disent que ça touche toutes les catégories de population, y compris les quartiers
02:10aisés.
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