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  • il y a 13 minutes
La France s'apprête à vivre samedi sa troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines, considérée par l'exécutif comme "à haut risque". Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour la journée du 24 octobre qui n'avait pas donné lieu à des incidents majeurs.

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Transcription
00:00Encore une fois, il y a eu une entrave au droit de manifester qui fait que la veille encore, on
00:05ne sait pas où va avoir lieu la manifestation.
00:07Et je considère que c'est une manière de mettre le chaos dans le pays, parce que vous comprenez bien
00:13que les gens ne vont pas savoir où aller.
00:15Donc, je le redis, il faut absolument changer de la façon de maintenir l'ordre public dans ce pays.
00:22Et là, la justice a donné raison aux organisations syndicales, parce que la justice, le tribunal administratif,
00:27a considéré que c'était une entrave au droit de manifester que d'interdire de manifester de Bastille à Nation.
00:33Vous savez, c'est exceptionnel, en fait, dans ce pays, d'arriver à ce point-là à entraver le droit
00:38de manifester.
00:39C'est une liberté fondamentale de notre République.
00:42Si aujourd'hui, vous avez la retraite, si vous avez des congés maladie, un congé maternité, si vous avez la
00:47sécurité sociale,
00:48si vous avez le salaire minimum dans ce pays, savez-vous comment ?
00:50Parce qu'il y a eu des grèves, des manifestations, des mobilisations sociales.
00:54Voilà, c'est la France, la France des droits humains.
00:58C'est aussi une France qui, à un moment donné, a le droit de s'exprimer et le fait avec
01:02des centaines de milliers de personnes.

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