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  • il y a 10 minutes
Interrogé sur la suspension, par le tribunal administratif de Paris, de l'arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours de la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Laurent Nuñez annonce que la préfecture va "faire appel".


"Dans notre pays, on peut faire appel donc je vais regarder pour qu’on puisse faire appel. Il y a des risques de troubles à l’ordre public importants, c’est ma vision comme ministre de l’Intérieur et celle du préfet de police. On va faire appel car si on a suspendu c’est qu’il y a des dégradations qui ont été commises le 17 octobre, donc le risque de trouble à l’ordre public est important", précise-t-il.

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Transcription
00:00Ce soir, est-ce que vous considérez que Laurent Nunez en fait trop et qu'il vaut mieux en faire
00:04trop que pas assez ?
00:05Ou est-ce que vous aussi, vous estimez qu'une frange radicale liée à l'ultra-gauche ou des casseurs
00:13peuvent casser le mouvement demain ?
00:15Je suis toujours inquiet quand les mobilisations légitimes et les revendications légitimes sont mal rapportées
00:26parce qu'il s'est passé autre chose que l'écoute des revendications dans les manifestations.
00:31Alors, moi, on a connu, j'ai écouté votre plateau précédent, ces problèmes dans les manifestations depuis 2016.
00:44C'était un autre gouvernement, un autre président de la République et on a commencé à voir phénomène de black
00:51bloc.
00:51Donc, rappelez-vous, M. Duhamel, vous devez vous en rappeler, une mobilisation en 2016, c'était contre la loi travail
00:58où les black blocs s'avaient bardé, notamment à l'hôpital Necker et le premier ministre de l'époque, Manuel
01:09Valls,
01:09avez-vous déjà voulu interdire une manifestation mettant la responsabilité des problèmes sur les manifestants
01:18et non pas sur ce qui se passait à l'extérieur des manifestations ?
01:21Donc, je pense que depuis 2016, et les ministres qui se sont succédés, M. Nunez a été ministre délégué
01:29du premier ministre de l'intérieur de l'ère, Emmanuel Macron, qui s'appelait Christophe Castaner.
01:35Donc, lui aussi, ce n'est pas un bleu, si je puis dire.
01:39Eh bien, c'est comment on fait en sorte que la police encadre les manifestations
01:46et s'occupe de ce qui se passe à l'extérieur des manifestations.
01:50Et depuis, je vous le dis, 2016, et j'ai eu l'occasion d'en discuter, on n'a pas
01:55réglé ce problème.
01:56Ils n'ont pas réglé ce problème.
01:58Parce que les manifestants viennent toujours avec des pancartes, avec des banderoles, avec des drapeaux,
02:04jamais avec autre chose que ce qu'on fait traditionnellement pour les manifestations.
02:09Donc, je termine juste en disant que le problème, comme on l'évoque beaucoup depuis tout à l'heure,
02:18ce n'est pas le parcours des manifestations, c'est comment on a une politique de maintien de l'ordre
02:24pour encadrer les manifestations et pour que ça se passe bien.
02:27Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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