00:00Il ne faut jamais dépolitiser ce genre de débat, parce qu'effectivement, il y a tout le débat sur le
00:03tribunal, le référé-liberté, combien de temps ça prend, etc.
00:06Mais je pense qu'aujourd'hui, quand il y a des interdictions et effectivement un martèlement du gouvernement, pour que
00:10notamment à Paris, qui n'est pas n'importe quelle ville,
00:12on est dans un pays extrêmement centralisé, avec tous les organes de pouvoir à Paris, ceci extrêmement symbolique.
00:18Si le gouvernement incite pour que ce soit autant tenu en périphérie des villes, c'est là où vraiment j
00:22'insiste.
00:23C'est-à-dire que les violences, etc. ne sont que prétextes pour un gouvernement qui est extrêmement gêné par
00:29la mobilisation,
00:30parce que ça vient appuyer sur une crise politique et sur une crise de régime qui est installée depuis des
00:34mois, voire des années.
00:36On efface certes un gouvernement d'illégal, mais en réalité illégitime.
00:39Et en fait, écarter les mobilisations des centres de pouvoir, c'est aussi une forme d'invisibilisation de nos mobilisations.
00:44Dans un contexte où le gouvernement est, comment dire, mis à pied dans la mesure où en fait il ne
00:49répond pas aux revendications,
00:50il nous offre des miettes, voire des arnaques. Je veux dire, il n'a répondu à rien.
00:54C'est-à-dire qu'on demande la fin de la sélection universitaire. On n'a eu rien sur ce
00:58sujet.
00:59La question, c'est peut-être de changer le prénom de parcours, si vous voyez.
01:02On a demandé davantage de moyens pour nos universités et nos lycées.
01:05La réponse qu'on a eue, c'était peut-être de faire des prêts aux collectivités territoriales qui sont déjà
01:10extrêmement en difficulté.
01:11Quand on sait qu'il y a des milliards qui sont donnés à l'armée, des milliards qui sont faits
01:15aux entreprises avec des aides publiques.
01:18Quand on sait qu'il y a des milliards à récupérer dans l'évasion fiscale, on est en train de
01:21se foutre de notre gueule.