00:00Le ministre de l'Intérieur qui fait le point à la veille de ces manifestations à haut risque pour reprendre
00:08ces termes ?
00:09Oui exactement, c'est quelque chose de classique auquel on est en train de finalement s'habituer
00:14puisqu'on en est demain sur l'acte 3, le troisième samedi de mobilisation
00:19et à la veille où le jour même, le matin, le ministre de l'Intérieur a prévu de rendre visite
00:25à des forces de l'ordre
00:26pour marquer son soutien, pour se faire expliquer une situation particulière dans un endroit ou un autre
00:32et aussi pour alerter d'une part les forces de sécurité, ça il l'a déjà fait, mais aussi l
00:38'opinion publique du fait qu'il craint des débordements demain.
00:42Il le dit, il l'a dit lors de sa conférence de presse, son entourage le dit, oui on craint
00:46des débordements à l'image de ce qu'on a connu le 17 octobre dernier.
00:49Donc c'est évidemment un message de communication politique d'aller rendre visite aux forces de l'ordre
00:57et puis il y a aussi une donnée à prendre en compte, c'est une petite musique qu'on commence
01:00à entendre
01:01c'est la fatigue aussi des forces de l'ordre qui ont été beaucoup mobilisées depuis le 17 septembre
01:06c'est le début du mouvement des lycéens le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry à Créteil dans le Val
01:12-de-Marne
01:13et puis ce mouvement qui s'est poursuivi avec ses trois journées de mobilisation
01:17il y a encore la journée de mobilisation du 5 novembre qui est prévue
01:20lundi c'est la rentrée scolaire dans les lycées, il y en aura certains qui seront bloqués
01:24et la réponse aujourd'hui du ministre de l'Intérieur c'est de demander que 75% des effectifs soient
01:29disponibles
01:30pour intervenir sur la voie publique si nécessaire
01:32donc c'est aussi ça qu'il doit arbitrer.