00:00Je vous propose de regarder le document, on voit donc les prisonniers en haut de l'image et en bas
00:05les unités spécialisées qui entrent pour mettre de l'ordre. Regardez.
00:40C'est parti.
01:03C'est assez impressionnant. Sabrina, peut-être un élément de contexte, quelques précisions sur pourquoi ça s'est déroulé comme
01:14ça et qu'est-ce qui s'est passé à l'origine ?
01:15Ça s'est passé hier jeudi vers 16h30. Ça se passe au centre pénitentiaire de Grenoble-Vars.
01:21Et en fait au moment d'une sortie qui est autorisée dans la cour de la prison de Grenoble, une
01:26trentaine de détenus refusaient de réintégrer leur cellule.
01:30Une situation qui arrive malheureusement assez fréquemment en prison. Là ce qui impressionne c'est le nombre. Ils sont une
01:36trentaine, ils sont beaucoup.
01:37On ne parle pas de mutinerie. Parce qu'une mutinerie ça voudrait dire qu'ils ont pris le contrôle de
01:41la prison. Ce qui n'était pas le cas.
01:42Il y a un refus de réintégrer leur cellule à partir de 16h30. Ce qui fait qu'aux alentours de
01:4818h30, la prison a fait appel à une unité spéciale qui s'appelle les ERIS.
01:52Eux, ils sont vraiment spécialisés dans le maintien de l'ordre au sein des centres pénitentiaires.
01:57Ils sont équipés, vous l'avez sans doute vu tout à l'heure, de boucliers, de casques aussi pour pouvoir
02:01intervenir.
02:02Ils les mettent face contre le mur, mains en l'air. Et puis ils arrivent au bout de 30 minutes
02:06à les réintégrer dans leur cellule.
02:07Voilà comment ça s'est passé. Derrière ce mouvement, on ne peut pas évidemment oublier le contexte de violence dans
02:13lequel on est aujourd'hui,
02:14qui a pu peut-être inciter les détenus à réagir de cette manière. Et puis ce que vous voyez, les
02:18conditions de détention qui sont décriées, critiquées par les détenus,
02:22qui font de temps en temps comme ça des actions, on pourrait dire coup de poing. Mais maintenant, encore une
02:27fois, ça arrive dans les prisons, ces refus de réintégrer.
02:30Parfois il n'y a pas de revendication derrière. Sauf qu'ici on voit que c'était un nombre assez
02:34important, une trentaine de détenus. C'est ça qui surprend.
02:36C'est ça qui marque. Et l'intervention des éries, il s'en va.