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00:00Hommage aux victimes de l'attentat de Trappes, le maire de la ville s'exprime.
00:03Il a créé une trentaine d'emplois et fondé le club de foot-salle de sa ville.
00:10Ayoub, 21 ans, étudiant en cybersécurité et pompier volontaire à la caserne de Montigny.
00:22Ibrahima, 42 ans, agent de voirie, il a été parmi les premiers à appeler les secours vendredi dernier.
00:31Ibrahima, Cyriné, 26 ans, étudiant au Conservatoire national d'art dramatique, comédien prometteur.
00:47Michel, 80 ans, retraité engagé qui anime le collectif des jardiniers de Trappes.
01:02Cadiatou, 35 ans, infirmière attentionnée, qui a porté les premiers soins à Pengo.
01:21Marine, 44 ans, policière municipale.
01:26Elle a tenu la main de Pengo jusqu'à son dernier souffle.
01:42Voici les visages.
01:46Voici le visage de notre ville, une ville où l'on travaille, une ville où l'on soigne, où l
01:55'on enseigne, où l'on s'entraide.
01:58Une ville française, une ville française avec ses forces, ses fragilités, avec ses joies, avec ses réussites et ses échecs.
02:12Une ville française avec ses drames.
02:18Vendredi 23 octobre, un homme a quitté son domicile.
02:23Une arme de guerre entre les mains et a traversé notre ville et celle de la Verrière pour y faire
02:30un maximum de morts.
02:34Tous ceux qui ont croisé son chemin, son regard implacable, qui ont essuyé ses tirs et fait face à son
02:44arme resteront marqués à vie.
02:48Il a fait huit victimes directes, dont sept blessés.
02:54Au moment où nous nous rassemblons, l'un d'entre eux se bat toujours pour sa vie.
03:00L'une d'entre elles est une petite fille d'à peine 12 ans, criblée de huit balles.
03:09Huit victimes directes, sept blessés et un mort.
03:16Pengo Bossio Wangui, 26 ans, est décédé sur le trottoir bordant l'air de jeu du Square Pergo.
03:26Ses proches le décrivent comme un jeune homme solaire, avenant, joyeux, un travailleur, un passionné de sport qui voulait en
03:37faire son métier.
03:40C'était un fils, un frère, un ami.
03:46Il ne méritait ni les balles, ni la haine de son assassin.
03:52Je veux saluer ce soir sa famille qui est parmi nous, saluer les blessés et leur famille,
04:01leur dire combien leur douleur est la nôtre, et les entourer de notre affection.
04:14Sans la tempête qui a vidé nos rues ce matin-là, sans l'enrayement répété de larmes du terroriste,
04:23sans l'intervention rapide des policiers qui ont mis fin en 20 minutes à son périple meurtrier,
04:29nous aurions compté des dizaines, des centaines de morts peut-être.
04:35Je veux, en votre nom à tous, les remercier profondément pour leur courage et leur réactivité.
04:53Ouvrez les yeux !
04:56L'assassin n'a pas choisi ses victimes au hasard.
05:01Il revendique avoir ciblé des Arabes, des Noirs, des musulmans.
05:09Ouvrons les yeux !
05:11Sa haine ne vient pas de nulle part.
05:15Elle a été inoculée dans son esprit par la répétition incessante des mots,
05:21des discours qui ont fait de ces minorités des cibles à abattre.
05:32Les mots de Jordan Bardella,
05:41qui a appelé, je cite, à protéger la France d'une submersion migratoire
05:46qui n'en est qu'au début de son commencement.
05:51Les mots de Marine Le Pen
05:55qui considèrent, je cite,
05:58que l'immigration est un drame pour la France,
06:01que derrière l'immigration massive, il y a le terrorisme,
06:06que derrière l'immigration massive, il y a l'islamisme.
06:19Sur la table de chevet du terroriste,
06:22les enquêteurs ont trouvé un exemplaire de Mein Kampf
06:26dans un tiroir,
06:28des autocollants à la gloire
06:29de ses inspirateurs du Rassemblement National.
06:35Que faut-il de plus pour ouvrir les yeux
06:39qui osera prétendre encore
06:41que ce parti a fait sa mue
06:43et a abandonné son projet raciste ?
06:48Le Rassemblement National
06:51a assuré la transmission de la haine
06:54à travers les décennies.
06:57Ce parti, fondé par d'anciens SS,
07:00est désormais présidé par un homme
07:03qui a fait la synthèse odieuse
07:05de l'antisémitisme dissimulé
07:07et de l'islamophobie revendiquée.
07:19France Fanon nous alertait.
07:23Quand vous entendez dire du mal des Juifs,
07:26dressez l'oreille,
07:28on parle de vous.
07:30Hier, le clan Le Pen
07:31ciblait explicitement les Juifs.
07:35Aujourd'hui, il pointe les musulmans,
07:38les immigrés et leurs descendants.
07:41Mais ne vous y trompez pas,
07:43aucune minorité ne saura t'épargner.
07:46Que personne ne se croit à l'abri,
07:49que les consciences s'éveillent
07:51et que le drame vécu par nos populations
07:53nous sorte de la torpeur et de l'inaction.
07:59Ouvrez les yeux !
08:02Ouvrez les yeux !
08:05Le terroriste n'a pas choisi Trappes par hasard.
08:09Les auteurs des mots assassins
08:10lui ont désigné la cible.
08:14Quand Marine Le Pen affirme
08:16que Trappes est devenu un territoire perdu de la République,
08:20sous le poids d'une immigration massive et ininterrompue.
08:26Quand Jordan Bardella décrit Trappes
08:30comme une république islamique en miniature.
08:33Quand il exhorte les siens à rendre Trappes à la France.
08:38Quand il ajoute
08:39« Notre civilisation peut mourir »
08:42et qu'il précise que l'horloge tourne.
08:45Que fait-il d'autre que de presser ses troupes à passer à l'acte ?
08:50Que fait-il d'autre que de livrer aux chiens
08:53une ville et tous ses habitants ?
09:02Mesurer le danger de la propagande
09:04de Bardella, de Le Pen et de leur relais
09:09quand le terroriste affirme
09:11devant les enquêteurs
09:12que Trappes est un repère d'islamistes.
09:15Quand il affirme
09:17qu'il ne supporte plus être envahi
09:19et de ne rien faire contre cela.
09:25Combien d'autres disciples du RN
09:27continuent
09:28au moment même où nous nous parlons
09:31à ruminer leurs obsessions maladives
09:35alimentées par les discours de haine
09:36rabâchées à longueur d'antenne
09:38jamais interrompues
09:40même en période de deuil.
09:50Ouvrez les yeux !
09:53Les discours de haine
09:54ont débordé l'espace de l'extrême droite
09:56pour contaminer notre société tout entière.
10:00Si les digues s'effondrent
10:02les unes après les autres
10:04ce n'est en rien
10:06le fruit du hasard.
10:09Les esprits de nos compatriotes
10:11sont empoisonnés
10:13par la propagande raciste
10:15qui diffuse son venin
10:17avec une efficacité
10:18jamais atteinte.
10:20Pour cela
10:21ils s'en sont pris
10:22un pilier essentiel
10:23de notre démocratie.
10:25Les médias
10:26ont été leur première cible.
10:30Si des milliards
10:31si des milliardaires
10:33xénophobes
10:34ont mobilisé autant de moyens
10:35pour constituer un empire médiatique
10:38pour acquérir et soumettre
10:40des pans entiers de la presse
10:41de la télévision
10:42et de la radio
10:44c'est pour bénéficier
10:45d'une puissance décuplée
10:47pour imposer leurs récits
10:48et in fine
10:49leur agenda de conquête
10:51du pouvoir.
10:52Voilà le seul
10:53grand remplacement
10:54à l'oeuvre.
10:57Ouvrez les yeux
11:01car ils ne cachent
11:02même plus leur jeu.
11:05Dorénavant
11:05plus rien ne les retient
11:07ni les maigres
11:08condamnations de l'ARCOM
11:09ni la mobilisation
11:11de quelques rares journalistes
11:12rapidement neutralisés.
11:15Qui peut encore
11:17faire mine de croire
11:18que CNews
11:19est un média
11:19digne de ce nom ?
11:24Alors qu'il y a
11:25cinq ans déjà
11:26son directeur
11:27de l'information
11:29assumait
11:29je le cite
11:32on va commencer
11:33doucement
11:33la campagne présidentielle.
11:36A partir de maintenant
11:37on ne fera plus
11:38que du muslim
11:39du muslim
11:39du muslim
11:45aux journalistes
11:47libres
11:47de ce pays
11:49ouvrez les yeux
11:50avant qu'il ne soit
11:51trop tard.
11:54Refusez
11:54leur droit
11:55de se revendiquer
11:55de votre beau métier
11:58de laisser
11:59des militants
11:59d'extrême droite
12:00dissimulés
12:01derrière des cartes
12:02de presse
12:03se prétendre
12:03vos semblables.
12:05Mesurez
12:06que vous êtes
12:06les prochaines cibles
12:07car plus aucun secteur
12:09n'est à l'abri
12:10pas même
12:11le service public
12:12désormais assiégé.
12:14Votre devoir
12:15est d'être courageux
12:17et de tenir
12:17la digue.
12:19Refusez
12:20d'être contaminé
12:22par les méthodes
12:24de l'Empire
12:24Bolloré.
12:26Assumez
12:27de fermer
12:28vos antennes
12:29aux racistes
12:30condamnés.
12:32Ouvrez
12:33les yeux
12:33la propagande
12:36raciste
12:36à trouver
12:37des relais
12:38et des porte-parole
12:39bien au-delà
12:41des rangs
12:41du Rassemblement
12:42national.
12:43L'emprise
12:44de son discours,
12:46les moyens
12:47d'oppression
12:47dont elle dispose
12:48sont dorénavant
12:50si puissants
12:51que beaucoup
12:51dans le camp républicain
12:53ont cru bon
12:54de leur donner
12:54des gages
12:56en reprenant
12:57ces termes,
12:58en flirtant
12:59avec ces thèses
13:00jusqu'à inscrire
13:01dans la loi
13:01les revendications
13:03et les obsessions
13:03et les obsessions
13:03de Jean-Marie Le Pen.
13:06Chacun
13:09de ces reculs,
13:10chacune
13:11de ces compromissions
13:13a contribué
13:14à fissurer
13:15la digue.
13:17Ceux qui ont
13:18remisé leurs principes
13:19en espérant
13:21récolter des miettes
13:22dans les urnes
13:22ont nourri
13:24le monstre
13:24qui finira
13:25par les dévorer.
13:34Mais je veux vous dire
13:35qu'il n'est pas trop tard.
13:38Il est encore temps
13:39de se reprendre,
13:41d'en revenir
13:41aux grands principes
13:42républicains.
13:45Souvenez-vous
13:45de Jacques Chirac
13:47qui disait
13:48que je le cite
13:50« Je ne contracterai
13:52jamais d'alliance
13:53avec l'extrême droite
13:54dont les valeurs,
13:56les idées
13:56me semblent contraires
13:58aux traditions
13:58et à l'esprit
13:59et même aux intérêts
14:00profonds du pays.
14:03Inspirez-vous
14:03de la force
14:04de Jacques Chirac,
14:05de vos principes
14:06hérités du gaullisme
14:07pour relever la tête
14:09face à l'extrême droite
14:10et voir en elle
14:11ce qu'elle a toujours été,
14:13l'ennemi
14:14irréductible
14:15de la République
14:16qui ne mérite
14:17ni votre soumission
14:19ni vos suffrages.
14:23À tous les responsables
14:25politiques
14:25il vous reste
14:27quelques mois
14:29pour agir.
14:31Votez une loi,
14:32je vous en conjure,
14:34pour pénaliser
14:35l'usage
14:36de la théorie criminelle
14:37du grand remplacement.
14:43Votez une loi,
14:45je vous en conjure,
14:47pour la libération
14:48des journalistes,
14:50pour continuer
14:51à honorer
14:52la promesse démocratique
14:53du programme
14:54du Conseil national
14:55de la résistance.
15:01Je vous en conjure
15:04de tous les partis,
15:07affirmez que vous ferez
15:09barrage
15:09avec détermination
15:11à l'extrême droite
15:12si, par malheur,
15:13elle accédait
15:14au second tour
15:15de l'élection présidentielle.
15:25Je veux m'adresser
15:27aussi
15:28à tous les Français
15:30qui sont tentés
15:31par le vote
15:32pour la candidate
15:33du Rassemblement national.
15:37S'il vous plaît,
15:41je veux m'adresser
15:42à vous.
15:43Je sais
15:44que vous êtes nombreux
15:45à ne rien partager
15:47de ces idées racistes,
15:49antisémites
15:49et islamophobes.
15:51Je vous en conjure.
15:54Ouvrez les yeux
15:55et faites le choix
15:56de la République.
15:58Nous partageons ici
15:59à Trappes
16:00les mêmes souffrances,
16:02les mêmes chagrins
16:03que vous.
16:05Ici aussi,
16:05les services publics
16:06reculent,
16:07les maternités
16:08fermes.
16:10Ici aussi,
16:13il est difficile
16:14de trouver un médecin.
16:16Ici également,
16:18on souffre
16:19de la vie chère,
16:20du chômage,
16:22de la crise
16:22du logement.
16:24Ici aussi,
16:25nous voulons
16:26que la France
16:27retrouve son rang
16:28et sa dignité,
16:29qu'elle relève la tête
16:31et soit digne
16:32de son histoire.
16:44Mais si vous choisissez
16:45Marine Le Pen
16:46pour porter votre colère,
16:48alors vous choisissez
16:50de nous mettre
16:51en danger.
16:53Nous pleinement français
16:55comme vous,
16:57nous infirmières
16:58comme Aïssetou,
17:00ingénieurs
17:00comme Mohamed,
17:02étudiants
17:02comme Ayoub,
17:04agents de voirie
17:05comme Ibrahima,
17:06policières
17:07comme Marine,
17:09nous qui tenons
17:10avec vous
17:10notre pays debout.
17:13ne nous jetez pas
17:15aux loups,
17:16ne mettez pas
17:17nos enfants
17:18au bord
17:19de la société,
17:20choisissez la République.
17:37et enfin,
17:41je veux m'adresser à vous,
17:43ceux que l'on dit
17:45issus de l'immigration,
17:47parfois depuis
17:48d'innombrables générations,
17:50à ceux qui sont français
17:52depuis des temps
17:52immémoriaux,
17:53mais qui ont la peau noire,
17:57à ceux dont les croyances
17:58religieuses sont minoritaires,
18:01juifs et musulmans
18:03notamment,
18:04et qui ne supportent plus
18:05d'être les boucs émissaires
18:06d'un pays malade.
18:08Faites le choix
18:09de la République.
18:12Je sais,
18:13je sais parce que
18:17je la partage,
18:20la tentation de fuir
18:21face à l'adversité,
18:23elle traverse
18:24chacun et chacune
18:25d'entre nous.
18:27Je sais combien
18:28il est insupportable
18:29d'être qualifié
18:30de français de papier,
18:32d'être toujours
18:34essentialisé,
18:35de devoir rendre
18:36des comptes
18:37face aux accusations
18:38odieuses
18:39d'être nié
18:40dans son identité.
18:44Je sais que
18:45la République
18:45fait souvent
18:46des déclarations d'amour
18:47sans être à la hauteur
18:48de sa promesse,
18:50que nous sommes tous
18:51des enfants de la République,
18:53mais que nous sentons
18:54trop souvent
18:56orphelins.
18:59Et donc,
19:00je vous le dis,
19:02je vous le dis
19:04à vous,
19:05mes concitoyennes
19:06et mes concitoyens
19:06de trappe,
19:08la France,
19:09c'est nous.
19:12Nous sommes,
19:14nous sommes ici,
19:16chez nous.
19:18Nous n'avons aucun pays
19:20de rechange.
19:22Vous êtes bien plus français,
19:24bien plus français
19:25que celles et ceux
19:27qui, par leurs discours
19:28et leurs actes,
19:29trahissent chaque jour
19:31les valeurs
19:32les valeurs de liberté,
19:33d'égalité,
19:34de fraternité.
19:37Ne leur laissez pas
19:38la France.
19:40Ne leur accordez pas
19:41cette victoire.
19:47au nom de Pengo
19:48et de sa famille,
19:50au nom de toutes
19:51les blessées,
19:53plus que jamais,
19:55soyez les anticorps
19:56contre le poison
19:57de la haine.
19:59Continuons ensemble
20:00à faire de grandes choses,
20:02comme un seul peuple,
20:03une seule nation.
20:04Vive la République
20:06et vive la France !
20:10Applaudissements
20:11Applaudissements
20:12Applaudissements
20:13Applaudissements
20:14Applaudissements
20:15Voilà, les mots
20:15du maire de Trappe
20:16à lire avec
20:17qui a conclu
20:18ce rassemblement
20:18une semaine après
20:19l'attentat raciste
20:21qui a fait
20:21un mort et sept blessés.
20:24Hommage aux victimes
20:26qui s'est transformé,
20:28on l'a entendu,
20:28au mot
20:29et à son discours
20:30en discours politique,
20:31en tribune politique quasiment.
20:32Oui, d'abord un message
20:33en effet pour la victime
20:35et celles et ceux
20:36qui sont blessés
20:37et en effet un discours
20:38très politique
20:39de la part
20:40du maire de Trappe
20:41Ali Rabet
20:42avec ces quelques mots
20:44qu'il a empruntés
20:44à plusieurs reprises
20:45ouvrez les yeux
20:46ouvrez les yeux
20:47quand il parle
20:48de l'assassin
20:49selon lui
20:50qui n'a pas ciblé
20:51ses victimes au hasard
20:52et il a tout de suite
20:54parlé de Jordan Bardella
20:56de la responsabilité
20:57du Rassemblement National
20:58de Jordan Bardella
20:58de Marine Le Pen
20:59qui ont été copieusement
21:01huées par le public
21:02qui est présent
21:03ici à Trappe
21:04pour cet hommage populaire
21:07ce parti n'a pas abandonné
21:09son projet raciste
21:11hier le clan Le Pen
21:12pointait les juifs
21:13aujourd'hui
21:14les musulmans
21:15des messages très forts
21:16donc de la part
21:17du maire Ali Rabet
21:19qui a aussi tenté
21:19de dire ce soir
21:21à travers les diffusions
21:22qu'il y avait
21:22sur les différentes télévisions
21:24de son discours
21:24aux français
21:25qu'il ne fallait pas
21:26voter Rassemblement National
21:27à la prochaine présidentielle.
21:28Bonsoir Abel Boilly
21:29merci d'être avec nous
21:29éducateur
21:30président de l'association
21:31Tous Uniques
21:32Tous Uniques
21:32c'est vrai qu'on est
21:33peut-être un peu surpris
21:34par ce discours
21:35on nous a annoncé
21:36un hommage
21:36et c'est vrai que le maire
21:37de Trappe a commencé
21:38son discours
21:39en citant le nom
21:40des huit victimes
21:41celui qui a été tué
21:42les sept autres
21:43dans cette fillette
21:44d'à peine 12 ans
21:45est-ce que c'était
21:47le bon endroit pour ça ?
21:48Est-ce que vous estimez
21:49qu'il fallait
21:50pointer des responsables
21:51ce soir ?
21:53Je pense qu'il faut
21:54sortir du débat politique
21:55pour aller sur le ressenti
21:57qu'ont un certain
21:58nombre de français
21:59indépendamment du fait
22:00d'être d'accord ou pas
22:01ce qu'a dit le maire
22:02du Trappe
22:02c'est le ressenti
22:03de beaucoup de français
22:04noirs, arabes
22:05ou d'origine asiatique
22:07qui peuvent avoir
22:08la pression
22:08après on peut débattre
22:09à raison ou à tort
22:10de ne pas être considérés
22:11comme des français
22:12à part entière
22:13mais plutôt d'être considérés
22:14comme des français
22:15entièrement à part
22:16et on a parlé
22:17de cet attentat terroriste
22:19mais avant ça
22:19il y a les insultes
22:20au quotidien
22:21il y a les insultes
22:22sur les réseaux sociaux
22:23aller sur les boucles
22:24WhatsApp d'extrême droite
22:25où beaucoup de personnes
22:27encouragent cette crapule
22:29je vais l'appeler comme ça
22:30et disent qu'il faut
22:30continuer de faire le travail
22:32moi j'ai eu accès
22:33à des messages
22:33qui font froid dans le dos
22:34donc la question aujourd'hui
22:36c'est plutôt
22:36qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
22:38Oui bien entendu
22:38je ne veux même pas le nommer
22:39la question qu'il faut se poser
22:41aujourd'hui c'est
22:41qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
22:43Parce qu'on est toujours
22:44enfermé dans ce cycle mortifère
22:46drame
22:47discours de cow-boy politique
22:48marche blanche
22:49plus jamais ça
22:50et on se donne rendez-vous
22:51aux prochains dames
22:51qu'est-ce que l'on fait maintenant
22:53pour enfin faire corps
22:54sans éluder effectivement
22:55aucun débat
22:56mais au bain de maintenant
22:57il faut trouver une solution
22:58sur la France du 21ème siècle
23:00et le fait de pouvoir vivre
23:01ensemble réellement
23:02Merci beaucoup
23:03merci d'être venu ce soir
23:04sur ce plateau